V. SCLÉRÈME et SCLÉRODERMIE
EIVGELIJRE. La tuméfaction rouge, chaude et circonscrite des doigts, des orteils ou du talon, produite par le froid chez les enfants et chez les sujets scrofulcux, caractérise l'engelure.
On peut n'avoir qu'une seule engelure, mais il est plus ordinaire d'en avoir plusieurs.
Les engelures peuvent être superficielles ; mais dans quelques cas elles s'accompagnent de phlyctènes, avec ulcération plus ou moins profonde, pouvant atteindre le périoste et l'os, ce qui devient très-grave.
Dans toute engelure, il y a d'abord un prurit et une chaleur désagréables, puis une douleur qu'augmentent les mouvements et le voisinage du feu. C'est une variété d'inflammation (V. Cutite).
Les engelures durent souvent une partie de l'hiver, cessent pendant l'été, et reviennent les hivers suivants pendant toute la jeunesse.
Thcvapeutique. — On prévient les engelures par des onctions de graisse ou de glycérine, par des lotions aromatiques vineuses ou camphrées, par des ablulions froides, et par d(^s frictions d'eau de Cologne, de teinture de gaïac et de benjoin.
Ou bien :
Glycérine de Priée 60 pri'.imiiics.
Essence de petits grains 1 iil.
Mêlez. (Bouchut.)
Quand les engelures sont établies et qu't'//es ne sont pas ulcérées, il faut, à leur début, avant leur ulcération, les laVer avec de l'eau blanche, ou avec de l'eau additionnée de glycérine, de vin aromatique, d'cau-de-vie camphrée; faire des lotions avec l'eau et le vin rouge ou l'eau de Cologne, l'eau salée, l'eau aluminée ; des frictions avec le baume de Fioravanti et la teinture de benjoin dans de l'eau. — Ces diverses médications peuvent être excellentes civaut l'ulcération ; mais ce qu'il y a de mieux si l'ulcération existe, c'est le repos et la répétition des pansements.
Contre les engelures non ulcérées, on emploie :
(llilore litinide 8 graiimies.
Eiui de fontaine, 250 id.
(IIôp. d'Allemagne.)
Ou bien :
Teinture d'iode 5 gi-unnios.