TRANSVERSALE DE LA ROTULE
Fracture du sternum.
Une chute sur le dos, sur la partie antérieure do la poitrine, avec extension ou flexion forcée du tronc ; une
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im avec ilr|.lacinioiil (Xi'liil.iri),
Chute sur les fesses et sur la tète, avec effort considérable (Ci uveilhierj, etmôn.e un effort violent au montent de 1 accouchem..nl (Chau,ssi..r), peuvent causer la fracture unapip du sK.rnum. - Un chor, nne pression sur le
sternum, produisent des fractures par cause directe avec déplacement en arrière et chevauchement léger.
Les fractures du cartilage des côtes coïncident souvent avec la fracture du sternum.
Les fractures du sternum sont verticales (Barreau), transversales ou obliques (Malgaigne).
Les fractures du sternum sans déplacement sont caractérisées par de la douleur sur un point limité de l'os, avec de l'empâtement et une légère ecchymose. Pour sentir la crépitation, on place un oreiller roulé sous le thorax, on laisse pendre la tête, et l'on fait respirer fortement les malades au moment de l'exploration.
Les fractures du sternum avec déplacement sont trèsaisément reconnues à la déformation de l'os, qui esttrésappréciable, et à la crépitation, généralement assez facile à sentir.
Les fractures étendues et avec déplacement du sternum se compliquent quelquefois d'emphysème pulmonaire, de déchirure du cœur ou du péricarde (Dupuytren\ et d'inflammation des médiastins.
Les fractures multiples du sternum sont presque toujours compliquées de plaie.
Tliérapeutique. — Si la fracture du sternum est simple, transversale et sans déplacement, immobiliser le thorax avec une grande bande de diachylon.
S'il y a déplacement angulaire en avant, la réduction se fait en étendant fortement la tête, en appliquant un coussin sous les clavicules (Paul d'Egine), en faisant faire de fortes inspirations au malade. — On a essayé de relever le fragment enfoncé après une incision (Verduc) ; — l'idée de l'élévation des os du crâne enfoncés a longtemps dirigé les esprits pour le traitement des fractures du sternum.
La contention a été faite au moyen d'une compression fréquemment renouvelée sur le fragment inférieur. — Malgaigne propose une compression avec une compresse maintenue par une large bande de diachylon. — Si toutefois la contention ne peut pas être rigoureusement maintenue, il n'y a pas à s'en effrayer, le malade ne sera pas infirme pour cela.
Dans les fractures du sternum, le décubilus dorsal est nécessaire au moins pendant douze jours.
Si un abcès du médiastin se forme conséculivemeni à une fracture du sternum, la trépanation de cet os devicnl nécessaire.
Fracture du tarse et des inéta<:ii-siens. — La
fraclure d'un métatarsien seul, à moins qu'il ne s'agisse d'un coup de feu, est aussi rare que la fracture de plusieurs métatarsiens est fréquente. — Une pression par une roue de voiture ou par la chute d'un corps pesant est la cause ordinaire de ces fractures.
Les métatarsiens fraclui'és présentent des solutions de continuité du même genre que les métacarpiens, avec des écrasements, des contusions et des plaies des parties molles. Ces fractures sont souvent suivies d'inflammation violente.
La crépitation, l'ecchymose et la mobilité anormale .sont les signes des fractures des métatarsiens ; — la douleur, le gonflement des os et l'impossibilité de mettre le pied à terre, caractérisent les écrasements des os du larse ; mais ceux-ci s'accompagnent le plus souvent de plaie, et alors on distingue toujours quelque fracture à l'œil nu.
Thérapeutii/ue. — Quand il n'y a pas de plaie extérieure, qu'il y ail fraclure d(îs métatarsiens ou du tarse,
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on couvre les parties de cataplasmes arrosés d'eau blanche, et l'on place des compresses et un gâteau de charpie enveloppé dans un linge sous le pied. Celui ci est fixé, avec des handes de diacliylon, sur une planchette rembourrée, lorsqu'on se croit à 1 abri de l'inflammation.
S'il y a plaie, on panse avec des cataplasmes froids, — on fait l'irrigation continue, — on extrait les esquilles, puis on panse simplement. — Le pied sera maintenu dans une gouttière de gutta-percha, et l'on appliquera un appareil inamovible lorsque les plaies seront fermées.
S'il y a de grands délabrements des tissus, on amputera ou l'on régularisera la plaie, en laissant le pkxs possible de tissus. — Si l'on ampute dans les parties saines, on fera l'amputation de Chopart et préférablement l'amputation sous-astragalienne. On a quelquefois enlevé les métatarsiens avec le cuboïde (Béclard). Cette opération est une sorte de dissection des os.
Fractures «les vertèbres. — ■ Il y a plusieurs genres de fractures des vertèbres.
I. Fractures des apophyses épineuses. — Les fractures des apophyses épineuses sont rares, et elles sont produites par des causes directes, comme par une balle, et par coni lraction musculaire unie à une flexion forcée de la colonne j vertébrale.
On les reconnaît quelquefois à une saillie de l'apophyse épineuse,, et souvent à une mobilité anormale avec crépitation. Leurs fragments se remettent seuls en place et se réunissent quelquefois par une pseudarthrose.
Thérapeutique . — Repos et application de compresses résolutives. — Un coussin de balle d'avoine doit soutenir le dos, un bandage de corps sera appliqué pendant les premiers jours où le malade se lèvera. — Il n'y a pas lieu d'extraire le fragment, à moins qu'il n'y ait plaie.
II. Fracture de l'arc vertébral. — La fracture d(! l'arc vertébral est rarement simple, c'est-à-dire existant d'un ^eul côté des apophyses épineuses, et le plus habituellement elle est double.
Une violence extérieure considérable est toujours nécessaire pour produire la fracture de l'arc vertébral.
La mort subite est quelquefois la suite des fractures de l'arc vertébral.
f-a compression de la moelle, la myélite consécutive, ^ont les complications des fractures de l'arc des vertèbres, et ces lésions se traduisent par de la paralysie au moment de l'accident, puis par de la contracture au moment le l'inflammation consécutive développée dans le canal cachidien.
Le diagnostic de la fracture de l'arc vertébral est très iifflcile à faire ; on peut la confondre avec une simple commotion de la moelle.
Thérapeutique. — Le traitement antiphlogistique, par une application de sangsues et des ventouses scarifiées, Joit être employé en vue de prévenir les accidents. — Le malade sera tenu au repos ; si la myèlile survient, il faudra appliquer le traitement qui convient (V. Myélite). Paul d'Égine a proposé d'aller relever le fragment, et au besoin d'appliquer une couronne de trépan sur la partie enfoncée.
Il a été proposé aussi de faire l'extension continue en prenant point d'appui sur le bassin, et la contre-extension en prenant point d'appui sous les aisselles. L'étendue du déplacement indique l'emploi de ces moyens.
Le malade doit èire sondé chaque jour plusieurs fois, s'il y a de la rétention d'urine ; — lorsqu il y aura de la fièvre, il sera urgent de surveiller la région sacrée, où il se forme alors facilement des eschares.
III. Fractures du corps des vertèbres, ou fractures dites de la colonne vertébrale. — Les causes qui déterminent les fractures de la colonne vertébrale sont de nature trèsdiverse. Ce sont : la chute sur une des extrémités du tronc ou choc direci ; la chute sur une barre de bois, comme les maçons qui tombent à travers leurs échafaudages; la compression sous un éboulement de terre ; enfin, des coups de feu,
Sous l'inlhience d'une pression produisant une courbure exagérée de la colonne vertébrale, les vertèbres se brisent plutôt que les ménisques inlerarticulaires ne s'arrachent, et lorsque la courbure est exagérée en avant, les corps des vertèbres s'écrasent (Malgaigne) (fig. 288).
Fis. 288. — Fraotnri^ nliliqne (le liv •lonzièiiiP YiTtHhn» ■lors;ili\ (NHloton.)
Le fragment supérieur de la colonne vertébrale fracturée se porte toujours en avant, que la fracture soit droite, oblique ou par écrasement.
La déformation du dos, une vive douleur locale, une paralysie du tronc et des membres au-dessous de la fracture, liée souvent à une lésion de la moelle au-dessous de la fracture, indiquent la lésion de la colonne vertébrale.
Les paralysies des nerfs rachidiens et l'hémiplégie sont des signes appartenant aux complications : la compression ou la rupture des nerfs rachidiens ou de la moelle.
A. Cooper regardait les fractures de la colonne vertébrale comme fatalement mortelles ; mais ce pronostic est exagéré.
Thérapeutique. — Couciier le malade sur le dos sur un matelas soutenu par une planche, et le mainlenir immobile. Une guérison a élé obtenue au moyen de la situation suivante : le malade, couché sur un matelas soutenu par une planche inclinée à k5°, était retenu par-dessous les aisselles ; l'extrémité inférieure du corps, par son propre poids, fournissait un moyen de conire-extension ; les lombes étaient soutenus par un coussin (Malgaigne).
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