‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 28 sur 612 · ABOI · texte numérisé non relu

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ABDOMINAUX (MALADIES CHRONIQUES DES VISCÈRES). Les maladies chroniques mal déterminées des voies digestives, et dont on ignore la cause, sont rapportées par les médecins à une maladie du foie, à une gastrite chronique, à une obstruction intestinale, à la dyspepsie, à l'entérite (V. ces mois), et dans ce cas, elles constituent ce qu'on désigne dans les relevés statistiques des eaux minérales sous le nom vague de maladies chroniques des viscères abdominaux. — C'est un aveu d'impuissance scientifique que nous ne potivons ratifier. Maintenant par un diagnostic précis nous trouvons dans celte dénomination générale et vague la gastrite chronique, la dyspepsie inflammatoire ou goutteuse, la pancréatite, la colite et la typhlite chronique, l'hépatite chronique, la gravcUe hépatique, etc. Contre ces maladies indéterminées, on conseille empiriquement :

L'aloès employé longtemps à petite dose, 5 centigrammes avant le repas [3-

Des frictions sur le ventre avec Vhuile de camomilk camphrée.

L'application d'un emplâtre stibié au creux de l'estomac jusqu'à la formation de pustules de 1 centimètre de largeur [+].

Les eaux minérale, alcaline, bicarbonatée de Virhtj, de Fougues, d'Enis, de Curhbud, en boisson et en bains [+1.

Les eaux salines purgatives de Wiesbaden et de Niederbronn [+].

L'eau de Saint-Alban (Loire), apéritive et diurétique, en boisson (5 à 6 onces) et bains [T]-

L'eau minérale sulfureuse i'Ax, boisson et bains \±].

L'eau minérale chlorurée sodique de Bade (Grand- Duché), boisson et bains {+].

L'eau saline ferrugineuse de Bagnéres-de-Bigorre, boisson, bains, douches FR.

L'eau sulfureuse de Baréges, bains Pl.

Les Eaux-Bonnes, sulfureuses, en bains et surtout en boisson [3.

Les eaux chlorurées sodiques, thermales, de Bourbon- V ArchambauU , en boisson, bains, douches.

Les eaux ferrugineuses de Bussang, de Schwalbach, en boisson \±\.

Les eaux sulfureuses de Cauterets, boisson et bains 1+1. L'eau de ContrexéviUe, en boisson, 2, h, 8 verres. L'eau sulfureuse A'Enghien, en bains, douches, boisson

Veau froide prise à doses modérées [+1. L'eau ferrugineuse de Forges, en boisson, un à quelques verres |T].

L'eau de Saint-Gervais (Suisse), bains et boisson [3. L'eau sulfureuse de Louéche (Suisse), bains RI. L'eau chlorurée sodique de Luxeuil , boisson et bains [T].

L'eau alcaline de Sainte-Marie (Hautes-Pyrénées), boisson et bains □.

L'eau alcaline de Saint-Nectaire, boisson, haLins et dou ches [3.

ABELmosCH {Hibiscus abelmoschus) . Plante de la famille des malvacées;elle donne une semence, connue sous le nomd'ambrette ou de graine musquée, quijouit de propriétés stimulantes et antispasmodiques. — Cette semence est employée dans l'Amérique du Sud contre la morsure du crotale. — On s'en sert pour falsifie- le musc.

ABENSBACH (Piavière). Eau minérale alcaline, carbonatée : contre la goutte, le rhumatisme, la gravelle et le catarrhe de vessie (+].

ABOIEMENT. V. Toux NERVEUSE.

ABOUKIK. Eau minérale chlorurée sodique, près de Mostagancm (Algérie) : contre la scrofule.

ABSAC, arrondissement de Confolens (Charente). Eau chlorurée sodique, froide tonique. Elle s'administre en boisson contre les fièvres intermittentes [+1.

ABSINTUE. Plante de la famille des synanthérées, dont une espèce, l'absinthe commune, est la plus employée. Elle renferme une huile volatile, une résine verte et une résine amère ou ubsintJdne. On l'emploie comme stimulante, fébrifuge et emménagogue, aux doses suivantes : En poudre, 1 à i grammes ; en teinture, 2 à 8 grammes ; en vin, ,50 à 100 grammes ; en sirop, 10 à 50 grammes; en tisane, 10 à 20 grammes de plantes pour 1 litre d'eau i-t- +\\ en décoction, 50 grammes par litre d'eau pour laver les plaies de mauvaise nature.

La liqueur d'absinthe à laquelle s'adonnent les ivrognes, innocente à petite dose, est très-dangereuse dans l'abus qu'on en peut faire en raison de l'huile essentielle et l'absinthine absorbées. 11 en résulte une sorte d'hébétude, de tremblement et d'aniyosténie générale souvent compliquée de délire aigu, ou de démence qui constituent Vabsiidhisme.

ABSINTIIISME. V. AbSJNTHE et ALCOOLISME .

ABSORBANTS. Les absorbants sont des substances destinées à l'absorption des liquides ou des gaz sécrétés par une partie malade.

II y a les absorbants externes employés sur les plaies et sur les excoriations de la peau : la poudre d'amidon dans les gourmes, dans l'eczéma et dans les dartres humides [+1: la poudre de bismuth, de lycopode ou de vieux bois, contre les gerçures des parties génitales chez les enfants à la md.melle r+nH ; la poudre de quinquina, dans les plaies atoniques et fétides [+]; la poudre de plâtre coaltarisé, contre les gaz fétides d'un ulcère cancéreux [T], etc.

Il y a les absorbants internes ingérés dans l'estomac et employés dans la dyspepsie flatulente, dans la pneumalose intestinale et dans les aigreurs ou régurgitations gastri ques : telles sont la magnésie calcinée, 5 à 20 centigrammes [T]; les terres alumineuses absorbantes; la poudre d'écaillés d'huîtres {±}; la poudre de craie [±]; la poudre de charbon, 10 à 15 grammes [T] de bismuth, etc.

ABSORPTION DU PLACENTA. Le placenta resté dans l'utérus peut être résorbé (Najgele), mais les faits de ce genre sont très-problématiques (V. Délivrance). Cependant lorsque le placenta est enfermé dans l'utérus et lorsque aucun symptôme de contractions utérines n'existe, et quand il n'y a pas d'hémorrhagie, il vaut mieux attendre que d'aller à la recherche du placenta qui s'atrophie.

ACACIA. Arbre de la famille des légumineuses dont le SMC est employé comme astringent, et comme succédané du cachou*.

ACARIIS. Insecte du genre sarcopte, constituant le parasite de la gale, appartenant à la famille des acarides et longtemps considéré comme arachnide. V. Gale.

ACCOMMODATION (TROUBLES DE l'). Le muscîe ciliaire étant l'organe au moyen duquel l'œil s'accommode pour la vision à différentes distances, sa paralysie et sa contracture produisent des troubles plus ou moins sérieux de la vision.

1° Pni-iil^sic du muscle cillaire. Telle qu'on la produit artificiellement par les collyres à l'atropine, celte paralysie existe seule; elle est aussi la conséquence d'un état général, comme la diphthérite ; Yamaurose diphthéritique n'est autre chose qu'une paralysie du muscle

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ciliaire (Follin), la presbytie des vieillards est une paresse du muscle ciliaire.

On la reconnaît à une hypermétropie accidentelle, c'est-à-dire à une faculté visuelle diminuée pour les distances rapprochées; on la reconnaît encore à la mydriase et à un défaut d'accommodation que l'on constate bien en considérant les images cristalliniennes qui restent immobiles et à la même distance l'une de l'autre, quoiqu'on éloigne et qu'on rapproche la lumière qui produit ces images (fig. 3).

Fig. 3. Images réfléchies sur la Fig. 4. Positions et gi anJeurs relatives des

cornée et le cristallin des ob- mêmes images dans la vue dos objets

jets rapprochés dans le cas éloignés. État permanent dans le myo-

de paralysie du muscle ci- sis et la paralysie du muscle ciliaire. littire.

Les lésions de la papille peuvent coïncider avec la paralysie du muscle ciliaire, mais elles sont sous la dépendance d'un état anémique déterminé par une altération de la santé générale, comme la diphtliéritc par exemple ; la dilatation de la pupille accompagne souvent la paralysie du muscle ciliaire.

Thérapeutique. — La paralysie essentielle du muscle ciliaire, c'est-à-dire liée à un refroidissement, une fatigue de la vue ou une inflammation ancienne de l'œil, peut disparaître seule, ou grâce à un exercice if accommodation réglé ; on peut la combattre par la strychnine à la dose de 3 milligrammes en pilules, ou par la fève de Calabar qui est un succédané de la strychnine ; celle-ci sera employée en solution :

Eau distillée 15 grammes.

Fève de C.alahar 15 centigrammes.

Une goutte sur l'œil par jour. V. Fève de Calabar.

On peut aussi employer le seigle ergoté à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme par jour à l'intérieur, ou bien la solution suivante :

Eau 30 grammes.

Glycérine i id.

Extrait d'opium 1 id.

Par gouttes comme un collyre (Follin).

L'électricité localisée sur la tempe a une efficacité notoire. A titre de moyen palliatif, on emploiera les lunettes à verres convexes.

2° Spasme du muscle ciliaire. Une excitation de la vision* par un travail assidu, les métiers où les ouvriers travaillent sur des objets trè.s-rapprochés de l'œil, ou sont exposés à une vive lumière, causent un spasme du muscle ciliaire produisant une espèce de myopie aiguë. Le myosis ou resserrement de la pupille coïncide assez ordinairement avec le spasme du muscle ciliaire (fig. h). V. RÉFRACTION {Troubles de la).

Thrrapi'iitiquc. — Le repos absolu de I'omI, la cossalion de toute occupation, suffisent quelquefois poiu' remédier au spasme du muscle ciliaire. L'emploi d'un collyre

mydriatique est indiqué si la maladie résiste au repos. On aura recours à une forte solution d'atropine :

Eau 120 grammes.

Sulfate neutre d'atropine. ... GO centigramnies.

Comme traitement palliatif, si ce moyen échoue, on fera porter au malade des lunettes à verres concaves.

— Chez les opérés de cataracte, il y a une absence incomplète d'accommodation, qui est due à la disparition du cristallin (V. Aphakie). Les lunettes à verres biconvexes remédient à ce trouble fonctionnel.

Chez les opérés de strabisme, il existe une certaine lenteur d'accommodation à laquelle les lunettes ne remédient point ; pour arriver à faciliter l'accommodation, il faut habituer les malades à lire progressivement des lettres formant des mots en écriture de plus en plus fine, la régularité de cet exercice est nécessaire pour arriver à un résultat favorable.

ACtorC'ilEMElMT. Tout ce qui se rattache à l'expulsion spontanée ou artificielle d'un fœtus viable ou non hors du sein de sa mère constitue l'accouchement.

Les accouchements au neuvième mois de la grossesse, sont nommés « terme, tandis qu'on considère comme prématurés ceux qui arrivent vers le septième ou le huitième mois, et comme retardés à neuf mois passés.

Pour pratiquer l'art des accouchements, il faut bien connaître V accouchement à terme et les diverses présentations du fœtus ; Y accouchement prématuré ordinaire et Y accouchement prématuré artificiel ; \es accidents de l'accouchement; les opérations qu'ils nécessitent dans quelques circonstances, et enfin les soins à donner à la mère et à l'enfant pendant le travail.

Accouchement à terme (ACCOUCHEMENT PHYSIO- LOGIQUE, Présentation du sommet). Lorsqu'une femme est arrivée au neuvième mois de la grossesse, un peu avant ou un peu après, suivant qu'il s'agit d'une multipare ou d'une primipare, si le ventre tombe, s'il coule par le vagin des glaires et s'il y a des tranchées revenant par intervalles, l'accouchement est proche.

Des douleurs abdominales, des douleurs de rein revenant à courts intervalles, annoncent que le travail de l'accouchement commence; alors le col se dilate, la poche des eaux fait une saillie, qui devient plus bombée et plus dure à chaque contraction, dans le col entr'ouvei't; la tête s'engage en poussant au devant d'elle la poche des eaux ; le vagin et la vulve sont dilatés par la tête poussant en avant les membranes. Quelquefois la poche des eaux s'est rompue au début du travail et c'est la tête seule qui fait l'office de la dilatation. L'accouchement dure en moyenne six heures.

Ces phénomènes sont physiologiques et n'exigent pas l'intervention de l'art; le rôle de la sage-femme et du médecin consiste à surveiller le travail pour qu'il n'arrive pas d'accidents.

On reconnaît qu'il s'agit d'une position de la tête lorsque l'auscultation a permis de constater les bruits du cœur du fœtus dans les flancs de la mère, et quand par le toucher, lorsque la poche des eaux est un peu tendue, on sent une partie dure et globuleuse au-dessus du liquide amniotique.

C'est seulement après la rupture de la poche des eaux qu'on peut être sûr de distinguer les fontaTielles et de reconnaître exactement la présentation du fœtus.

Thérapeutique. — Près d'une femme sur le point d'accouchei', 1(! médecin ou la sage-femme, après avoir fait donner un lavement à la mère et l'avoir fait uriner, la

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feront coucher sur un lit un peu dur, un coussin placé sous le siège.

Si Ja malade désire être chloroformisée, on obtempérera à son désir, mais en général, il est préférable que la mère prête son concours à l'expulsion du fœtus.

On touchera pour reconnaître la présentation et l'état du bassin, puis la position. Un doigt ou la main entière introduite doigt à doigt au besoin, permettent de poser le diagnostic; si la poche des eaux est rompue, il n'y a pas de difficultés. On ne rompra pas la poche pour faire le diagnostic toutes les fois que le travail marchera bien.

11 ne faut engager la femme à pousser que quand la poche des eaux est rompue ou que la tête est engagée dans le petit bassin. Il faut soutenir le périnée pendant le passage de la tête et des épaules, on débridera au besoin une des grandes lèvres pour prévenir une rupture. 11 ne faut jamais tirer sur le tronc à moins d'accidents pressants.

En règle générale, il n'est pas nécessaire de toucher souvent pour suivre la marche du travail.

Le besoin qu'ont les femmes d'aller à la garderobe est illusoire, il n'y a pas à s'en préoccuper.

Lorsque le fœtus est sorti, le cordon est coupé entre deux ligatures à deux travers de doigt de l'abdomen de l'enfant. On donne les soins à l'enfant, puis on délivre la mère. V. Délivrance et Nouveau-né.

Aceotichemcnt à terme (PRÉSENTATION DE l'ex- TRÉMiTÉ pelvienne). Dans la présentation de l'extrémité pelvienne on reconnaît les fesses à la saillie du coccyx, les genoux à la saillie des crêles des tibias, et les pieds au calcanéum. En général, chez les femmes maigres, il est facile de diagnostiquer une présentation du bassin, parce qu'on sent la tête du fœtus à travers les parois de l'utérus et à travers celles de l'abdomen principalement quand la poche des eaux est rompue.

Les fesses s'engagent en position sacro-iliaque gauche antérieure dans la grande majorité des cas; la position sacro-iliaque droite antérieure et postérieure, et la sacroiliaque gauche postérieure sont plus rares. Si la poche des eaux est très-distendue, les pieds sortent les premiers et l'accouchement devient plus facile. En général, la ligne biiscliiatiquc du fœtus se place parallèlement aux diamètres obliques du bassin de la mère ; les hanches, après avoir traversé le détroit supérieur du bassin, tournent de façon que la ligne bi-ischiatique soit parallèle au diamètre antéro-postérieur du détroit inférieur; elles sortent ensemble (Cazeaux) ou c'est l'antérieure qui sort la première (P. Dubois). Le tronc suit, les épaules se dégagent comme les hanches, et la tête s'engage comme dans les positions du sommet, l'occiput est en arrière ou en avant : dans le premier cas, la tête bascule, la face, puis le front glissent sous le pubis et la tête est expulsée ; dans le second cas, la face, le front, passent au devant du coccyx, Il est rare que l'occiput se dégage le premier dans l'une et l'autre position ; il est plus ordinaire de voir l'occiput venir se placer en avant, même dans les positions sacro-iUaques postérieures, et de voir la face se dégager la première. Lorsque la tête est chassée la dernière dans ce mode d'accouchement par le siège, ce ne sont plus les contractions utérines qui expulsent la tête, ce sont les contractions des muscles abdominaux excitées par les épreinles de la mère (Velpeau).

Le travail dans l'accouchement par le pelvis est long et l'enfant est exposé à être asphyxié par suite de la compression du cordon entre la tête du fœtus et le col de l'utérus.

Thérapeutique. — Dans la présentation de l'extrémité j

pelvienne il faut surveiller les divers temps de l'accouchement, favoriser avec la main les déplacements physiologiques du bassin de l'enfant, et déflèchir les cuisses et les épaules.

Quand la tête reste seule engagée, la malade doit pousser. Si la tête est immobile, quand la face est tournée en arrière, il faut basculer le fœtus sur le ventre de la mère ; et mieux, placer l'index et le médius de chaque côté du nez de l'enfant, et dégager la tête, oubien encore appuyer avec deux doigts sur l'occiput pour favoriser le mouvement de bascule. Si la tête reste enclavée, et si l'on ne réussit pas par ces moyens, il faut appHquer le forceps; cela vaut mieux que de laisser la tête comprimer le cordon. V. Dystocie et FoRCErs.

On soignera la mère comme dans l'accouchement par le sommet.

AccoHchemcnt s!i terme (PRÉSENTATION DE LA FACE). L'obliquité de l'utérus est la cause principale des présentations de la face, qui sont dans la grande majorité des cas des présentations mento-iliaques droites (Gardien, Deventer). La transformation d'une position oblique de la tête, la forme des détroits du bassin qui se prête à une position plutôt qu'à une autre, sont les causes auxquelles il faut rattacher la présentation de la face (M™"^ Lachapelle).

Avant la rupture de la poche des eaux, il est impossible d'affii'mer qu'il y a une présentation de la face, il y a encore doute même après leur rupture, on n'aura de certitude qu'en touchant avec la main, introduite doigt à doigt dans le vagin.

Les présentations mento-iliaques gauche ou droite, transversales, permettent l'accouchement spontané. La face s'engage transversalement dans le détroit supérieur, après que la poche des eaux s'est rompue, souvent avec bruit (fig. 6).

Fig. 5.' — Position niento-iliaqne tlrolte transversale ; engagement.

Position mento-ilidque droite transversale, i" Extension forcée de la tête, telle que le diamètre fronto-mentonnier occu})e le diamètre transversal du bassin. 2° Descente autant que le permet la longueur du cou. 3" Rotation de la tète et conséquemment du tronc, le front se place dans la concavité du sacrum et le menton arrive sous le pubis , le

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tronc suit alors la tète. 3° Flexion de la tête, le front glisse sur la concavité du sacrunnje menton glisse sous la symphyse et se dégage (fig. 6). 5" Rotation extérieure (Cazeaux).

Fig. 6. — Dégagonient ilo la tùle.

Position mento -iliaque gauche transversale. Même mécanisme que dans la position précédente, le menton vienl encore se placer dessous la symphyse.

Positions exceptionnelles et mécanisme rare. Si le fœtus est très-pelit le mouvement de rotation inléi ieurc peut mamiuer et la face sortira transversalemenl (M'"'' Lacliapelle^

Si le fœtus est très-petit et mort, la rotation intérieure esl extrêmement variable, le menton peut être placé en arrière (Velpeau) ; dans ce cas le menton doit être ramené sur la poitrine de Fcnfant (Guillemot), mais cela à priori, est hnpossible, parce que dans l'extension forcée de la tête telle qu'elle existe pour les présentations de la face, les contractions utérines se transmettent sur le nienlon (Velpeau).

Si le fœtus a la tète inclinée latéralement, ce qui est une présentation de la joue, ou nudaire (lîaudelocque), la face linit i)ar se placer après quelque temps comme dans les positions mento-iliaques. En général, lorsque les eaux sont abondantes et lorsque le front est plus basque le menton, l'accouchement est plus facile, mais ordinairement le travail est long.

Le fœtus est en danger parce que l'extension du cou et la compression qui y est exercée déterminent des congestions cérébrales (M'"'= Lachapelle) ; le médecin devivi avertir les parents.

Tlicraiieutii/ue. — Favoriser raccomplissement des divers temjis avec la main, au besoin avec le forceps, et ne pas donner d(! seigle ergoté.

Il faut, dès que la tète est à la vulve, liàler l'expulsion'du fcetus, toujours très-congestiunué.

On lavera la figure de l'enfant avec du vin aromati(pie. V. plus loin, Soins à doiinrr an.r nuiivrou-nés.

On ne sera pas sMr|iris si après la sortie du firtus la tète de reniant relumlie eu arrière, car il v a une sorte

de paralysie des muscles antérieurs du cou, mais il ne faut pas s'en inquiéter. Cet état ne tarde pas à disparaître spontanément.

Aocouclieinent (PRÉSENTATION DU TRONC). Le tronc se présente par le plan latéral gauche ou droit, mais peut-être un peu plus souvent par le plan latéral droit. Ces présentations sont dans un rapport de fréquence avec les autres présentations comme 1 est à 2hl (moyenne des statitisques de M""" Lachapelle, P. Dubois, Collins, Naîgele, etc.).

Outre l'obliquité de l'utérus, l'abondance du liquide amniotique, les vices de conformation du bassin et la petitesse du fœtus, l'augmentation des dimensions transversales de l'utérus (Wigand, Danyau, Chailly), sont les causes de la présentation du tronc. Les exercices violents de la mère et les traumatismes ne sont à cet égard que des causes occasionnelles.

La prédominance du diamètre transversal de l'utérus, la possibilité de sentir la tète adroite ou à gauche, les pulsations du cœur du fœtus à l'hypogastre, doivent faire soupçonner une présentation du tronc ; au toucher, on ne peut rien afluaiier sur la portion du plan latéral qui se présente tant que la poche des eaux n'est pas rompue.

Celle-ci une fois ouverte, on reconnaîtra l'épaule en cherchant la saillie de l'acromion et l'aisselle, l'omoplate et par suite le dos; en combinant cette notion avec celle qui est acquise par le palper abdominal et par l'auscultation, on saura quelle est l'épaule qui se présente.

Le coude sera distingué parles saillies de l'épitrochlée, de l'épicondyle et de l'olécràne ; quand le bras est défléchi et que la main est à la vulve, on ouvre la main et on la place de façon que la paume soit tournée en haut : si le pouce est dirigé vers la cuisse droite ou la cuisse gauche, la tête du fœtus est à droite ou à gauche.

Quand l'épaule est engagée au détroit supérieur et quand le bras est à la vulve, il est toujoui's néciîssaire de lecourir à une manœuvre obstétricale (V. Dvstocie et Version). Dans des cas exceptionnels l'épaule peut être déplacée et alors s'opère ce que l'on appelle la vei sion. spontanée. Le bras et la main étant à la vulve, il est encore possible que l'accouchement ait lieu sans l'intervention de l'art, il y a évolution sponta/iée.

Version spontanée. Lorsque les membranes sont encore intactes, et surtout lors(|ue les eaux sont ahondanti's, le hetus se déplace quelquefois de lui-même, et le soiumel ou l'extrémité pelvienne se placent au détroit supérieur; nu"'me après l'écoulement des eaux le fait iieul encore se produire (Velpeau). Le bras à la vulve n'empêche pas la version spontanée; s'il y a version céplialique, le bras reste et la tête sort en môme temps que lui ; si la version est pelvienne le bras remonte. C'est probablement en vertu de contractions partielles de l'utérus que ces phénoniènes se produisent (école allemande, Cazeaux).

Évolution spontanée. (Fig. 7 et S.) Après l'évacuation des eaux et la sortie du bras, le fietus est courbé en deux latéralement par un mouvement de flexion latérale; alors coiiunence uii temps de descente : le fcelus courbé, est engagé dans le petit bassin et l'épaule arrive à la vulve où elle reste ; à ce moment un mouvement de rotation est produit, la tête vienl se placer au-des^us du jinhis qui est alors comme enclavé entre la tête et l'épaule ; par suite de contractions énergiques, le tronc et le bassin glissent en suivant la (;ourbuie du sacrum et viennent se présenter à la vulve, ou sont suivis par les membres inférieurs qui se dépldienl à l'extérieur. Il ne reste plus ipi'à amener la lêle comme dans la présentation parles pieds, avec celle seule

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lifférciice que le bras est retenu et sort avec la Icte. C'est e quatrième temps de l'évolution spontanée, et qui doit

pig. 7. — Position du fœtus pcnilaut le mouveineut de descente.

;lre considéré comme un temps de détlexion autour du )ubis, comme centre d'un mouvement en arc de cercle.

Quel que soit le côté du plan du fœtus qui se présente lendant que la tête est encore retenue au détroit supérieur,

Fig. 8. — Dégagement après le mouvement de rotation.

le plan postérieur du fœtus tend toujours à venir se placer en rapportavec les parties antérieures dubassin(Cazeaux). Jl y a là une relation extérieure comme dans les présentalions de la face (P. Dubois).

Pour que révolution spontanée céphalique ou pelvienne et l'évolution spontanée pelvienne se pro-luisent, il est nécessaire que le fœtus soit petit et le bassin large, ou que l'accouchement ait lieu avant terme, et siu'tout que les contractions utérines soient énergiques. Chez les nuiltipares, il y a des chances pour que cette évolution se produise.

Pour que la version spontanée céphalique (Velpeau) ait lieu, il faut que le fœ'tus soit très-petit ou qu'il soit mort (Cazcaux).

Tliérapciiti'jue. — En général, les présentations du tronc réclament l'intervention du chirurgien; la version spontanée sera aidée par les manœuvres externes : on presse sur l'abdomen (Wigand), et dans ces cas, ce sera presque toujours la version céphalique spontanée qui aura lieu.

L'évolution spontanée ne peut être aidée par aucune manœuvre; mais c'est dans les cas où l'on voit qu'elle va se produire, qu'il est indispensable de vider le rectum et

BOUCHUT ET DESPRÉS. — 2° éd.

la vessie, et de bien soutenir le périnée. Lors(|ue la tète est restée, on se conduira connne dans la présentation du bassin. On ne donnera pas de seigle chez les primipares, et l'on donnera les soins généraux qui conviennent dans tous les accouchements en général.

Accoiiflieiiiciit (Accidents de I-'). La faiblesse des contractions utérines ; la rigidité de l'orifice ; les liémorrhagies avant et pendant la dilatation du col ; l'immobilité de la lète arrêtée dans le petit bassin, rjéclament l'inlervenlion de l'accoucheur. L'éclampsie qui survient pendant le travail sera traitée comme il est dit. V. Eclampsie. V. aussi

DVSTOCIE.

1° Faiblesse des eontvactions utérines. Si la faiblesse des contractions utérines se lie à un état nerveux et à un état de débilité, si le travail est déjà commencé depuis vingt-quatre heures, il faut donner du seigle ergoté, mais pour cela, il faut que le col .soit dilaté; à cet effet, on y appliquera de l'extrait de belladone. Si l'on soupçonne qu'il y a distension extrême de l'utérus, la rupture des membranes facililera le travail. Si la femme est pléthorique et congestionnée, on pratiquera une saignée. Si les membranes étant rompues, la tèle est déjà engagée dans le col, et si toutes les contractions utérines n'avaient d'cfl'et que pour chasser le liquide amniotique, on soulèvera la tète du ftt'tus avec le doigt, le liquide sortira et les contractions utérines agiront sur le lœtus. Lorsque l'enfant est mort, les contractions utérines sont ralenties, on peut allendre, le fœtus sera expulsé à la longue.

Quand des causes morales agissent sur la femme et arrêtent les contractions utérines, le chirurgien les éloignera : c'est à sa sagacité de pénétrer les mystères de ces causes, sans soilir de son rôle de nn'deriii.

Si des vomissements siu viennent, ou duiinera des potions éthérées, de la glace, et l'on fera des lotions narcotiques sur l'estomac; au besoin, on hâtera l'accoucliement par la rupture des UK'niiiranes si elles ne sont pas rompues.

(jontre les cranqies dans les membres, on doniiei a le chloroforme qui ralenlit le travail, et si les douleurs sont exirêmement vives, ou achèvera l'accouchement par la rupture des membranes et le forceps quand la têle sera engagée dans le petit bassin. L'utérus étant faible et ne se contractant pas, on huilera le col de l'utérus, on pressera sur le ventre, on fera lever la mère et on la fera marcher ; si l'on a affaire à ime multipare, on recourra d'emblée au seigle ergoté, ou appliipu'ra au besoin le forceps. Chez les femmes grasses, on pourra avoir recours à la compression de l'abdomen pour faciliter la terminaison du travail, il vaut mieux l'employer que de recourir tout de suite au seigle ergoté (Velpeau) ; en cas de spasmes, c'est-à-dire de douleurs irrégulières eniravant le travail, on donnera un quart de lavement avec vingt gouttes de laudanum, ou une potion avec quinze ou vingt gouttes de laudanum, ou avec sirop de pavot blanc, 30 grammes, et extrait d'opium, ()S'',0.5 (Velpeau).

Pour prévenir un travail trop précipité chez les femmes qui ont accouché déjà avant terme, les femmes seront tenues couchées, on placera autour du ventre un ])andagc de corps médiocrement serré (Pugby). On applitiuera uu bandange en T serré sur le périnée, en laissant une ouvei lure pour la vulve (Nœgele) Ou administrera, soit un lavement iaudanisé, soit une potion opiacée et l'on attendra.

2° Rigidité du. roi. Contre la rigidité du col, qui persiste après un travail commencé depuis plus de six heures, on appliquera localement sur l'oritice de l'extrait de bel-

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luilone, puis ou attendra. La malade sera mise dans un bain tiède. Si la rigidité persiste, on incisera le col sur plusieurs points avec un bistouri boutonné, les incisions n'auront pas plus d'un centimètre. S'il y avait une altération du col, il faudrait débrider sur les parties saines. On peut aussi avoir recours à une douche d'eau tiède (Kiwisli).

3" Ilt'morvhwjics. Lorsqu'une hémorrhagie légère se déclare, il faut donner de la glace, appliquer des compresses froides sur le ventre et sur les cuisses. Dès que le travail commencera, on se tiendra prêt à rompre les membranes et hâter le travail si l'hémorrhagie venait à augmenter.

Si, au déljul du travail, l'iiéniorrhagie est grave et si elle est due à un décollement prématuré du placenta inséré sur le col, s'il y a un peu de dilatation de l'orilice, on donnera l'ergot de seigle, et aussitôt qu'il y aura des contractions, on rompra les membranes pour faire couler le liquide (Puzos). S'il n'y a pas de dilatation de l'orihce, on tamponnera, on donnera de la glace et l'on aura recours aux applications iVoides. Quand la dilatation du col est complète, ilfaut terminer l'accouchement parleforceps V. Dys- TOCIE.

h° Immobilité de latéte. Ouelquefois la tête est arrêtée dans le petit bassin, de façon y[\xc la symphyse du menton du fœtus ou le bregnia arc-boutent sur le détroit supérieur. Alors les contractions restent sans effet. 11 est difficile avec la main de déplacer la tête, on le tentera néanmoins d'abord, en l'absence d'une contraction. Si ce moyen est inel'iicace et si la tête est restée plus de trois heures en place, on appliquera le forceps. V. Forceps.

5° On n'agira pas contre les convulsions jmerpérales lorsqu'elles se présenteront pendant le travail, on hâtera l'accouchement. V. Eclampsie I'UERPÉuale.

Les efforts pendant l'accouchement peuvent causer une tumeur du cou, une sorte de goîlre soudain, et qui paraît n'être autre chose que de l'emphysème du cou dû à la rupture de quelques vésicules pulmonaires. Cet accident est sans gravité et n'exige aucun traitement ; cependant si l'emphysème augmentait, on aurait recours à un traitement approprié. V. Emphysème.

Accuiit'heiucnl . (SoiNS A DONNER A LA MERE PENDANT LE TRAVAIL.) Il n'y a pas de règles absolues dans l'art de diriger le travail, car tout repose sur la décision de l'accoucheur: savoir attendre et agir à temps, sont les secrets de la bonne pratique de l'art des accouchements.

1. Après avoir appris que la malade est à terme, après l'avoir fait coucher et constaté que le col est dilaté, ou que les membranes sont rompues ou à rompre ; après s'être rendu compte autant qu'il est possible de la présentation, et après avoir constaté que le bassin n'est pas réiréci, le praticien portera son attention sur les douleurs vraies, et il les reconnaîtra à ce qu'elles débutent par le col (Wigand) qui devient dur, à ce qu'elles se propagent au corps qui devient dur sous la paroi abdominale en même temps que la poche des eaux devient saillante.

En allant auprès d'une fenmie qui est en travail, le médecin sera pourvu de lancettes, d'une sonde de femme, d'un forceps, d'ergot de seigle fraîchement pulvérisé et de 8 granunes de laudanum de Sydeniiam.

Le praticien devra juger en lui-même si sa présence continuelle est indispensable auprès de l'accouchée; il se foiulera sur la gravité des circonstances que présente le (l avail ou sur la pudeur de la l'euuue, et sur riulimité qui règne entre les époux.

L'auscultation de l'abdomen sera pratiquée dans le but

de constater l'existence des bruits du cœur afin de déterminer si l'enfant est mort ou vivant, et de prévenir la famille de l'état des choses. Il y a en outre un œdème sérosanguin du cuir chevelu chez le fœtus, qui, à défaut des autres signes, devient un moyen de diagnostiquer si l'enfant est mort ou vivant. En effet, chez le fœtus vivant, quand la contraction utérine arrive, les os du crâne chevauchent et la tumeur se plisse ; mais dès qu'elle cesse les os reprennent leur place ; tandis que chez le fœtus mort il n'y a rien de semblable. Dans la présentation du tronc, le bras étant à la vulve, sa tuméfaction et sa coloration violacée doivent faire penser que l'enfant est vivant.

Pour être certain que la poche des eaux est rompue, il faut toucher pendant une douleur et constater l'absence de toute tumeur molle et Iluctuante. Puis, après qu'un ou plusieurs lavements auront été donnés, on placera la femme sur un lit de sangle recouvert d'un premier mate- i las qui fait toute la longueur de la sangle, puis un second | plié en deux de façon à former vm plan incliné ; une barre transversale sera placée sur le pied du lit et attachée de façon à fournir un point d'appui aux pieds de la femme (Desormeaux).

La chaise-lit des anciens (école allemande) n'est pas préférable au lit de sangle, la position couchée sur le côté gauche (école anglaise) n'est pas plus avantageuse.

Les femmes atteintes de hernies ou de prolapsus utérin ou ayant une hémorrhagie, peuvent accoucher sans iuconvénient sur ce lit, tandis qu'il n'en est pas de même pour les situations adoptées par les chirurgiens allemands ou anglais.

Pendant la période de dilatation du col s'il n'y a pas complication, la malade peut se lever, se promener, se tenir assise ou couchée ; il n'est pas bon de faire des massages sur le coccyx en introduisant les doigts dans le vagin pour faire le petit travail. Mieux vaudrait, dans le I cas de sécheresse du vagin et de dureté des parties, faire des lotions huileuses, et donner un grand bain d'eau tiède. Mais lorsque la poche des eaux est sur le point de se rompre et que la période d'expulsion commence, l'accoucheur ne quittera plus la femme et la fera leiùr couchée. Alors, si la femme souffre dans la région loin baire, on y placera une serviette roulée qui soulèvera la femme au moment de chaque douleur. On calmera les crampes des memlires en engageant la malade à contracter les muscles antagonistes de ceux qui sont le siège des douleurs ; mais il n'y a rien à faire contre les frissons qu'éprouvent certaines femmes dans les cas d'une trèsgrande rapidité du travail (Dewees). Si la poche des eaux est épaisse, et si elle tarde à se rompre, le col étant en- A tièrement dilaté, on déchirera les tuniques de l'amnios avec l'ongle ou une plume taillée en biseau; si les eaux sont peu abondantes, ou déchirera avec précaution. Mais si le liquide est très-abondant, on pourra ouvrir l'amnios avant même que le col ne soit entièrement dilaté V. Grossesse {Accidents de ht), Hydropysie de l'amnios.

Pour éviter l'épuisement des contractions utérines, quand le fœtus est très-petit, mobile, et change de posi- . tion, on ne rompra les membranes que quand l'on sera sûr que la tête se présente (Baudelocque) .

On ne laissera pas les malades se lever pour satisfaire les besoins illusoires d'aller à la selle. Les malades ne pousseront plus quand la tête du fœtus sera à la vulve ; alors on soutiendra le périnée avec la main posée à jilat sur le périnée, le bord radial du doigt indicateur reposant sur la fourchette Si l'on craignait une déchirure, il vaudrait mieux débrider par un coup de ciseau sur la grande lèvre droite ou gauche.

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Si par mégarde la femme n'avait pas uriné et si la vessie formait une tumeur, il faudrait sonder immédiatement pour éviter la rupture de l'organe (Rharasbotham) ; pour cela, avec le main droite, on relèvera la tête engagée, et avec la main gauche on introduira la sonde, en choisissant le moment où il n'y aura pas de contraction utérine.

II. Pendant le travail on laissera les femmes se nourrir, si elles sont robustes ; le café au lait, le bouillon, les potages, seront permis, ainsi que les infusions de tilleul, les limonades, l'eau rougie et l'eau sucrée. Mais on ne donnera pas de vin pur.

Quand l'accouchement marche vite, et quand il a lieu la nuit, il n'est pas nécessaire de donner des aliments ; les femmes qui auraient des vomissements s'abstiendront de boire, on leur fera sucer des tranches d'orange ou de petits morceaux de glace, plutôt pour les rafraîchir que pour les désaltérer.

Formule de l'administration de l'ergot de seigle. — Pour favoriser les accouchements ralentis chez les multipares, ou en cas de ralentissement du travail chez n'importe quelle femme, le col étant dilaté, on peut donner la mixture suivante :

Seigle ergoté pulvérisé.

S'icre

Eau de cannelle. . . . •

2 grammes.

10 ifl.

m iii.

En trois fois, de dix minutes en dix minutes (Dewees) r+l- Cette manière d'administrer l'ergot de seigle est la meilleure.

Potion

Seigle ergoté.. .

lulusé dans eau.

2 grammes.

Une cuillerée à café toutes les dix minutes [Stearns)r+1. Vin :

Seigle ergoté.

Vin blanc. .

a grammes.

108 id.

Une cuillerée à bouche toutes les dix minutes (Balardini).

Le tartre stibié en lavement et Vergotiiie sont des médicaments moins fidèles que l'ergot de seigle.

Donné en poudre dans un verre d'eau sucrée, à la dose de 2 à /i grammes en quatre fois, l'ergot de seigle est le meilleur moyen de provoquer les contractions utérines.

Formule d'ergotine.

Pilules ;

Ergotine. 5 grammes.

Poudre d'ergotiue q. s.

Pour 60 pilules : 10 à 12 par jour (Bonjean). Potion :

Ergotine. 6 ...... »

Eau commune

Sirop de fleur d'ovaoger.

i gramme 30 gram. (H, de Pari

Cette potion est préférable aux pilules.

Potion antispasmodique pour administrer pendant l'accouchement :

Teinture de castoréum. i gramme.

Infusion de mélisse 150 id.

sirop simple 38 id.

Ou simplement

Sirop d'éther.

sirop simple.

Eau distillée.

20 grammes.

20 id.

100 id.

On a donné pour diminuer l'excitation que causent 1rs douleurs une infusion calmante, avec semences à'ocimuin pilosum, espèce de basilic (Fleming) ; tisane de dictame de Crète, U grammes pour un litre d'eau [3, mais il vaut mieux avoir recours aux inhalations passagères avec le

chloroforme sans les pousser jusqu'à l'anesthésie, lorsque les malades sont extrêmement agitées [+].

Ce serait aussi le cas d'employer le chloral hydraté bien pur à la dose de à 5 graiumes dissous dans 80 grammes d'eau sucrée (Bouchut).

Injections hypodermiques de sulfate de morphine à la face interne de l'avant-bras à la période de dilatation du col, quand les contractions sont très-douloureuses.

Eau

Chlorhydrate de morphine.

5 grammes.

19 centigrammes.

Injecter 15 à 20 gouttes (Lebert).

Accouchement (SoiNS A DONNER A l'eNFANT PENDANT LE travail). Tous les soins régulièrement donnés à la mère sont une garantie de l'intégrité de la vie de l'enfant, mais ce n'est pas tout.

Quand la tête est arrêtée dans le petit bassin, on cherchera à la dégager en la faisant légèrement tourner à droite ou à gauche, dans l'intervalle des contractions (Velpeau), et mieux pendant une contraction (Cazeaux). Dès qu'elle apparaît, il faut toucher et s'assurer si le cordon ne fait pas autour du cou un lien circulaire qu'il faut enlever. Ensuite on dégagera la tête en l'inclinant à droite ou à gauche, et si l'enfant crie ou respire, on évitera que la face ne baigne dans les liquides et ne soit couverte par les linges qui entourent la femme. Une fois que la tête du fœtus est sortie, si les contractions cessent, on engagera la mère à pousser. Il ne faut tirer sur le tronc que quand la face de l'enfant est fortement congestionnée.

Pour éviter la congestion du fœtus pendant la présentation de la face, on devra soutenir fortement le périnée. Dans l'accouchement par le tronc, il faut éviter le tiraillement et la compression du cordon en tirant légèrement sur son insertion placentaire, et la diminution des battements du cordon sera une indication de hâter l'accouchement. La tête, restée seule dans le petit bassin, peut comprimer le cordon; on préviendra l'asphyxie en ouvrant la bouche du fœtus ou en y introduisant une grosse sonde : la respiration deviendra possible.

L'écoulement du méconium dans les présentations du siège n'est pas grave. Lorsqu'il existe dans une autre présentation, il est l'indice d'une asphyxie commençante par une compression du cordon ou par une autre cause. Pour se rendre compte de la gravité de cette excrétion, on devra ausculter immédiatement, et ce sera de l'étal de la circulation que sera tirée l'indication de hâter l'accouchement.

Acconchement prématuré. La distension excessive de la matrice par deux enfants ou par l'hydropisie de l'amnios, le prurit vulvaire, et toutes les causes des avortements, font naître accidentellement les contractions utérines ; du septième au neuvième mois le travail commence, et l'on dit qu'il y a accouchement prématuré parce que l'enfant naît viable.

Le travail est quelquefois régulier, mais en général il est retardé, carie col, encore épais et dur au septième ou huitième mois, est lent à s'ouvrir. Le fœtus se présente assez fréquemment par son extrémité pelvienne. Mais lorsqu'il existe des présentations vicieuses, les manœuvres externes, la version et le forceps sont d'une application plus facile. Dans les cas de présentation physiologique par le sommet , l'expulsion du fœtus est toujours assez prompte.

Les héinorrhagies pendant le travail de l'accouchement

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prcmalui'é sont assez fréciuenles (Biirns), et c'est à leur tendance qu'on attribue la rapitlilé ordinaire de l'accouclienient.

Thcrupeatique. — Si le fœtus est mort, l'accouchement prématuré peut être hâté. Si l'enfant vit, on tentera de retarder le terme de l'accouchement par une saignée, par le repos, et par un ou deux quarisde lavement opiacé avec vingt gouttes de laudanum. Contre les hémorrliagies, on taniponnera ou l'on appliquera dans le col un bourdonnet de charpie imbiljé légèrement de perclilorure de fer.

L'accoucheur doit éviter de toucher trop souvent la femme (Rai'ns).

Si l'accouchement doit se faire, la rigidité du col réclamera une petite saignée. La délivrance sera retardée ; on frctionnera le ventre, maison ne tirera pas surle placenta de peur de rompre le cordon. Si cet accident arrivait, on attendrait et l'on favoriserait l'expulsion du placenta en administrant le seigle ergoté, 2 à U grammes. 11 faut aller chercher le placenta pour ainsi dire avec la main plutôt qui de tirer sur le cordon.

Ne laissez pas durer la constipation chez une femme qui est accouchée prématurément, et donnez-lui une once d'huile de ricin.

Aux moindres douleurs abdominales continues, qui succèdent à l'accouchement prématuré, il faut appliquer quinze ou vingt sangsues ou un vésicatoire sur le ventre, car les femmes qui accouchent avant tei'me sont plus que les autres exposées aux phlegmasies utérines et à la lièvre ou infection puerpérale.

/iofOHelionjcaït promntiiré artificiel (Macaulay , Kelly, Uenmann). Toutes les fois que la vie de la mère est sérieusement compromise par le fait de la grossesse, et que des accidents graves ou mortels la menacent, si on laisse l'accouchement se produire au terme naturel, il est indiqué de provoquer l'accouchement à partir du septième mois. On se guidei'a sur la nature et sur la gravité des accidents. V. DvsTociE, Vomissements et Éclampsie puerpéiiale.

Un rétrécissement du bassin, réduit à 6 centimètres, c'est-à-dire lorsque le détroit supérieur a 6 centimètres dans son diamètre antéro-postérieur ; une fausse insertion du placenta, des vomissements incoercibles ; une maladie inflammatoire ou des congestions, autorisent la provocation de l'accouchement prématuré.

Le rétrécissement qui ne descend pas au chiffre de 6 centimètres dans son plus grand diamètre, une grossesse gémellaire, contre-indiquent l'accouchement prématuré, dans le premier cas, il vaut mieux attendre et recourir à la céphalotiipsie ; dans le second, les fœtus sont assez petits et peuvent passer pendant l'accouchement à terme.

TIiéniiH'.utiijue. — On provoque l'élablissemcnt du travail :

Par la ponction des membranes, par la dilatation du col, et par l'excitation des contractions utérines, soit au moyen de procédés directs, soit au moyen de procédés indirects (l'ajot) ; mais les médications internes dites abortives, doivent être proscrites.

Des moyens préparatoires doivent alors être préalablement employés; la saignée est peu utile, mais les bains tièdes, les injections émollienles et narcotiques, les frictions sur le col avec la ponnuade belladouée, les frictions sur l'hypogaslre, son! préférables.

La vessie et le rectum étant vidés, lui trocart (Wenlzcl, Slolz), guidé par le doigl indicateur gauche, est introduit dans la vulve, et enfoncé dans la cavité du col pour perforer i'amnios. On retire le iioinyon du trocart, et on laisse

écouler le liquide amniotique, en pressant modérément sur le ventre; Marshall-Hall se servait d'une siuqile sonde de baleine pour perforer I'amnios. Introduire un crochet recourbé de Hopkins et aller perforer les membranes plus haut que le col est une opération difficile et d'un résultat infidèle.

La ponction des membranes est cependant passible de ce reproche que la poche des eaux étant vidée, la dilatation du col et l'accouchement seront longs à se faire.

On dilate le col avec l'éponge préparée (Bruninghausen, Kluge). Ce cône d'éponge graissé, long de 5 centimètres, est introduit à l'aide d'une pince à point d'arrêt dans le col. Un fil passé dans la base du cône sert à le retirer, et plus tard une éponge est mise dans le vagin. Il n'est pas nécessaire de maintenir l'éponge préparée par un appareil mécanique. Au bout de vingt-quatre heures, on place un cône d'éponge pi éparé plus gros.

On pourra dilater avec le dilatateur à valves de Busch. Le dilatateur de Schnakenberg, sorte d'ampoule introduite vide dans le col, et qui est dilatée par une colonne d'eau lancée par une seringue, est le principe des dilatateurs à ampoule de caoutchouc (Barnes, Tarnier, fig. 9); quel que

JC.

Fii;. 9. — Uiliilntpni' h linuli' ilo Tiu iiii-r. Li fîs'iii'O 1 représente l 'instraiiicnt tri i|iril est iiitiiMlnit ilniis l utt'iiis avnllt l'insnlllatioii de lu tidule. I,a partie leuili'e (liu. '.t) e--t ilestiiii''e à rester seule ilans l'utérus, car le maiiehe (fij^. ^) se relire et il ne resli- [xiiut tli* tii;e i'ii^'iile (laus le vaijiii.

soit l'instrument dilatateur à ampoule dont on se servira, on ne doit point laisser passer une tige dans le vagin, la

ACÉP

AGÉT

rigidité de l'appareil occasionnerait des désordres (Tarnier, Depaul).

On excitera les contractions utérines indirectement par l'administration du seigle ergoté. Pour cela : Après avoir fait infuser :

Suivie ergoté 15 grammes.

Eau bouillante 720 iil.

on ajoutera :

sirop simple 30 grammes.

Dose : 60 grammes de cet apozème toutes les trois heures (Patterson),

Mais le seigle ergoté est dangereux, il peut nuire à l'enfant, et n'agit guère que quand les contractions existent déjà (P. Dubois). Il a été appliqué localement dans une vessie engagée dans le vagin (Hunier), mais ce n'est pas un boa moyen.

La succion des mamelles exercée pour produire une action réflexe sur l'utérus (Scanzoni) est insuffisante.

On excite directement les contractions utérines par les douches utérines (Kiwisch). Il faut administrer avec un simple irrigateur des douches d'eau tiède, pendant cinq à six minutes, à l'aide d'une canule portée profondément dans le vagin. On peut se servir d'eau chaude, prolonger la douche, et la répéter jusqu'à ce que les contractions apparaissent.

Les fumigations d'acide carbonique excitant les contractions des muscles de la vie organique (Brown-Séquard), peuvent aussi être employées sur l'utérus pour provoquer l'accouchement (Scanzoni).

Les injections intra-utérines avec une sonde d'un petit calibre (Cohen) sont une variante du procédé des douclies utérines, et ne sont pas beaucoup plus efficaces, mais elles ont l'avantage de décoller doucement les membranes. Aux douches utérines on peut joindre le décollement des membranes à l'aide du doigt, dès que le col est un peu ramolli (Ilamilton), et l'on peut introduire une petite sonde de gomme dans l'utérus pour décoller les membranes (Zwydoeck, Simpson). Ces moyens sont bons.

On peut, après une ou deux injections, tamponner le vagin (Shœller) ; ce moyen est d'une efficacité problématique (Stoltz). Il en est de même de l'électrisation de l'utérus proposée par Schreiber, et appliquée par Barnes.

Quand le col commence à se dilater et quand les douleurs vraies apparaissent, on cesse d'appliquer les moyens qui ont déterminé l'établissement du travail et l'on se comporte comme dans l'accouchement à terme.

ACCUMULATIORI STERCORAI.U DES IIXTES-

Tlivs. V. Constipation.

ACÉPHALOCYSTE. Des vésicules ou petites poches transparentes, sans tête, sans bouche ni organes digestifs, grosses comme un pois ou comme une cerise, situées dans le foie, dans la rate, dans le rein, dans le cerveau, dans le tissu cellulaire, etc., constituent des helminthes que Laennec a nommés acéphalocystes (V, Hydatide, Tumeur, Echinocoque), mais cette poche n'est pas l'entozoaire lui-même, c'est l'enveloppe à la surface intérieure de laquelle naissent les helminthes.

La paroi des acéphalocystcs ordinairement incolore, transparente, quelquefois opaline, infiltrée de gouttelettes d'huile, n'offre aucune trace d'organisation, et elle est remplie d'un liquide transparent dans lequel nagent de petits grains blanchâtres à peine visibles, qui sont des helminthes appelés écliinocoques. V. ce mot.

Les échinocoques sont produits par bourgeonnement sur la membrane interne de l'acéphalocyste.

Les acéphalocystes sont ordinairement renfermées en plus ou moins grand nombre dans une poche plus grande, de structure également indéterminée, laquelle est doublée d'un kyste qui l'isole des tissus voisins, ce qui forme la tumeur hydatiqiie. V. Hydatide.

Il est souvent impossible de reconnaître des acéphalocystes développées dans la profondeur des oi'ganes , mais quand elles forment une tumeur assez grosse pour soulever la peau sans changer sa coloration, et que celte tumeur indolente, apyrélicjue, fluctuante, donne au doigt qui la frappe une sensation spéciale de frémissement élastique, on peut être sûr de leur présence.

Les acéphalocystes peuvent être éliminées spontanément par la peau, par les muqueuses, ou rester stationnaires dans les organes en s'enveloppant d'une membrane fibro-cartilagineuse et calcaire qui arrête à tout jamais leur dévelopi>emcnt, de façon à former un corps étranger que tolère plus ou moins l'organisme.

Thérapeutique. — Contre les acéphalocystes formant une tumeur accessible à la main , il n'y a autre chose à faire que la ponction avec un trocart capillaire pour faire périr les échinocoques, ou l'ouverture de la tumeur au moyen du bistouri et des caustiques. Une fois que la tumeur est ouverle, on pratique dans son intérieur des injections d'eau chlorurée ou iodée. V. Hydatides et Kystes

HYDATIQUES.

ACÉTATES. Sels résultant de la combinaison de l'acide acétique avec une base d'origine minérale ou végétale et très-employés en thérapelique,

— On se sert de Vacétute d'ammoniaque ou esprit de Mindererus, à la dose de 15 à 30 grammes dans une potion; — de V acétate ci' ar(j eut, 2 à 10 centigrammes; — de Y acétate de cuivre en collyre, 10 à 30 centigrammes pour 30 grammes d'eau distillée; — de l'acétate de morphine en poudre ou en potion, de 1 à 3 centigrammes; — de Vacétate de plomb cristallisé, 5 à 20 centigrammes en potion contre les diarrhées; — de Vacétate de plomb lirjuide mêlé avec l'eau formant l'eau blanche ; — de l'acétate de potasse, 1 à 10 grammes en potion comme diurétique; — de Vacétate de quinine et de zinc, mais ceux-ci sont peu usités.

ACÉr«I\'E. L'acétone est un corps volatil, que l'on extrait de diverses substances organiques , sous la forme d'un liquide incalore d'une odeur particulière, assez semblable à celle du chloroforme. Sa composition chimique est la suivante : six équivalents de carbone, six d'hydrogène et deux d'oxygène.

L'acétone se développe dans l'économie par la fermentation des matières organiques et surtout du sucre de raisin. L'observation clinique démontre que Tacétone se forme facilement chez les individus qui sont atteints de catarrhe de l'estomac ; en effet, il y a sécrétion abondante du mucus qui s'altère et donne lieu à une fermentation spéciale. L'acétone provient des organes dont les veines vont se jeter dans la veine cave ascendante, et spécialement du foie et du canal gastro-intestinal.

ACÉTOXOMIE. L'acétonomie , maladie infectieuse

engendrée par le développement spontané d'acétone dans l'organisme, est de découverte récente. (A. Cattani.)

L'acétonomie se développe principalement sous l'influence des causes suivantes :

1° Les écarts de régime, l'abus des boissons alcooliques;

2'' La constipation opiniâtre qui détermine consécutivement une décomposition des matières fécales dans l'intestin;

AGHE

ÀCID

3" Quelques affections fébriles, et surtout la variole, la scarlatine, la fièvre typhoïde;

k° Le diabète , les maladies organiques de l'estomac (cancer du pylore, du cardia, cancer diffus des parois);

5" L'inanition.

L'examen cadavérique n'a jamais rien révélé de particulier; mais le sang, les muscles, et surtout les viscères, exhalent une forte odeur d'acétone.

L' acétone agit comme l'éther et le chloroforme. Quand elle ne se trouve que dans le sang veineux, en petite quantité seulement, elle ne détermine aucun accident grave ; mais on peut la l'econnaître par l'odeur spéciale de l'haleine du malade. Au contraire, sa présence dans le sang artériel constitue une véritable maladie.

Un des premiers symptômes est un certain degré d'excitation, et une fois que l'acétone est arrivée au centre nerveux, on voit aussitôt apparaître la dépression des forces qui augmente sans cesse jusqu'à la mort. Cependant l'intensité de cette excitation et de cette dépression est subordonnée à la constitution individuelle. Non-seulemeut la contractilité et la sensibilité électro-musculaire sont diminuées ou suspendues, mais encore la sensibilité cutanée.

Ces divers phénomènes tiennent à une action toxique qui s'exerce à la fois sur les centres nerveux et sur les nerfs périphériques. Une chose très-digne de remarque, c'est que si l'on applique sur la peau anesthésiée des sinapismes, des vésicatoires, les effets inflammatoires de ces révulsifs ne se produisent que très-lentement. Je signalerai encore la faiblesse de la respiration, une aphonie presque complète, le resserrement et l'immobilité des pupilles, la rétention d'urine, la suspension presque complète de toutes les sécrétions, le ballonnement du ventre, et une odeur très-pénétrante de la transpiration cutanée qui est exagérée et de l'haleine. Enfin les mouvements du cœur et les pulsations artérielles sont très-ralentis, mais dans les derniers moments de la vie le nombre des pulsations arléreilles ainsi que la chaleur augmentent considérablement par suite de la paralysie complète des nerfs vaso-moteurs.

La maladie peut durer quelques jours, mais dans certains cas, elle dure quelques heures seulement.

L'acétonomie se termine quelquefois par la mort ; mais le plus souvent la guérison a lieu.

Tli.érapeiUiqiie. — Le traitement consiste à prévenir les fermentations organiques en activant les sécrétions et à combattre les causes sus-indiquées du mal. Lorsque l'acétone s'est développée dans l'organisme, il faut favoriser son élimination, soit par les excitants, soit par les purgatifs. Enfin on ne doit pas perdre de vue les diverses ndications symptomaliques, et surtout ne pas oublier de vider la vessie

Cattani a également fait connaître, d'après Petters, le moyen de rechercher la présence de l'acétone dans les urines.

Il consiste à distiller une certaine quantité d'urine ; on obtient ainsi un liquide alcalin, limpide comme de l'eau, et dont l'odeur rappelle à la fois celle de l'ammoniaque, de l'acide carbonique et des substances bitumineuses. On neutralise ce liquide au moyen de l'acide sulfurique, puis on le distille de nouveau et à plusieurs reprises au-dessus du chlorure de sodium ; enfin on le met au bain marie. Le liquide ainsi obtenu est incolore, clairet de réaction neutre : c'est l'acétone. Petters dit avoir retrouvé aussi, par ce moyen, de l'acétone dans le sang.

AC'IIf; {Ajiiinn (jrnveoJms). Plante de la famille des ombi'lliièies, dont la lacine, très-aromatique, fait partie

des cinq racines dites apéritives; elle s'emploie comme diurétique à la dose de 15 à 30 grammes par litre d'eau.

ACnORES. Éruption pustuleuse de la face et du cuir chevelu, caractérisée par la présence de croûtes jaunes méhcériques. V, Impétigo.

ACHORIOIV. Genre de champignons microscopiques de la tribu des oïdiés appai'lenant aux arthrosporés. C'est le végétal parasite infusoire découvert dans la teigne faveuse ou favus (V. ces mots), par Schœnlein. Il est formé de spores et de filaments articulés les uns avec les autres, ou bifurqués à leur extrémité. On le rencontre au cuir chevelu, dans la teigne faveuse; sur le corps dans le favus de la peau; sous les ongles et même sur le gland dans le favus de ces parties.

V Arhorion ScJiœnlernii constitue les plaques ou les godets jaunes du favus, et il pénètre dans les follicules pileux de façon à envahir les poils qu'il altère profondément, et dont il détruit le bulbe.

On détruit l'achorion par de simples lotions de sublimé quand il existe sur la peau du corps, et par l'épilation suivie de lotion de sublimé quand il existe sur la tête. V. Parasitisme et Teigne.

A('IIROCHORUOI>i. Les verrues des paupières, les boutons d'acné indurés qui persistent, des hypertrophies partielles du derme du bord des paupières constituent î'achrochordon.

Tliérapeutique . — Les achrochordons ne causent pas de douleurs autres qu'un peu de gêne. Il est souvent inutile de s'en préoccuper. Dans le cas où ils deviendraient incommodes par un volume extraordinaire, on les enlèvera avec des ciseaux, et la plaie sera cautérisée avec le nitrate d'argent. Le malade gardera le repos et conservera des compresses mouillées sur les paupières pendant trois jours.

ACnROWATOPSIE (DALTONISME, DiSCHROMATOPSIE). La faculté de distinguer les couleurs peut manquer totalement, et les individus alors ne reconnaissent dans les couleurs que celles qui sont claires ou sombres.

Quelquefois le trouble fonctionnel est bien plus curieux : il consiste uniquement dans la difliculté de distinguer deux couleurs, le vert du rouge, par exemple, et les malades voient rouge ce qui est vert, ou réciproquement.

Thérapeutique. — Avec des verres colorés, le daltonnien ou dyschromatopsique sent une différence entre deux colorations qu'il avait jugées semblables à l'œil nu. L'emploi de lunettes à verres colorés en rouge ou en vert, rend aux individus jusqu'à un certain point la régularité de leur vision. L'habitude, les renseignements donnés par ceux qui les entourent, une sorte d'éducation enfin, leur permettra de juger les couleurs à défaut de les voir.

ACIDI''.!^. Les acides sont des substances solides, liquiiles ou gazeuses, pouvant former des sels lorsqu'ils sont en présence d'une base.

Selon que le principe acidifiant est de l'oxygène ou de l'hydrogène, il en résulte des oxacides ou des lujdraddes, mais les uns ou les autres combinés avec des substances minérales ou avec les radicaux de la nature organique sont des acides minéraux ou des acides organiques. On appelle acides gras ceux qui sont fournis par les matières gi'asses.

Les acides (miployés en médecine sont :

1° Vac.ide acétique concentre qu'on fait respirer dans la défaillance [+], l-i syncopi; [T], lii migraine [T] et conti'c les mauvaises odeurs. On compose des flacons avec du

ACID

ACNE

sulfate de potasse imbibé de cet acide simple ou aromatisé. On s'en sert encore pour faire le vêsicatoire Beanvoisin, en imbibant une rondelle de papier brouillard qu'on applique sur la peau {+].

2" Vacide acétique du boù s'emploie aux mêmes usages.

Acide acétic/ue aromatisé ou vinaigre aromatique anglais.

Acide acétique concentré GflO grammes.

Camphre 60 iJ.

Huile volatile de lavande. ... 50 centigrammes.

Acide volatil de gérolle 2 grammes.

Acide volatil de cannelle. ... 1 id. Cochenille (j. s.

3° V acide arsénieux se donne à la dose de 1 à 5 centigrammes contre les fièvres rebelles \+ +K' et il forme la base des poudres escharotiques. C'est le principe du remède anticancérenx de Lefévre, 20 centigrammes pour un litre d'eau distillée. Une cuillerée à boucbe par jour [+].

W L'acide azotique s'emploie à l'extérieur comme caustique pour détruire les verrues. On le mélange dans le même but à de la charpie de façon à faire une pâte ; à l'intérieur on le donne dans l'albuminurie, de 1 à 2 gi'ammes dans une potion de 120 grammes ou en limonade dans les fièvres, 5 à 10 grammes par litre d'eau sucrée FR.

5° U acide benzoique, 25 centigrammes à 2 grammes en 'potion ; dans la bronchite chronique et dans la goutte [+]•

6° Ij'acide borique^ 25 centigrammes à 2 grammes en potion; dans les engorgements glandulaires et viscéraux □.

7° Acide carboKque. V. Phénique.

8" L'acide carbonique se donne dissous dans l'eau, comme digestif, sous forme d'e«u de Seltz artificielle ou d'eau alcaline .gazeuse; il s'emploie à l'état de douches gazeuses comme anesthésique, sur les plaies douloureuses, sur la peau atteinte de rhumatisme et dans les ophthalmies scrofule uses [+]■

Dans ces cas on le prépare avec un flacon à deux tubulures, à moitié rempli d'eau, contenant du marbre blanc pilé sur lequel on verse un peu d'acide snlfurique par une des tubulures où se trouve ajusté un tube allant jusqu'à 3 centimètres du fond du vase. Le gaz acide carbonique se produit, reste ati-dessus du liquide, et sort par l'autre tubulure du flacon, fermée d'im bouchon traversé par un tube recourbé ne dépassant pas le goulot de la bouteille. On ajuste à l'extrémité libre du tube recourbé un tuyau de caoutchouc vulcanisé, qui permet de conduire le gaz là où l'on veut l'employer, ici sur une conjonctivite scrofuleuse, là, sur un cancer du sein ou de l'utérus, ailleurs sur la peau, etc., mais quand on veut faire le traitement par des bains d'acide carbonique, il faut aller aux eaux minérales de Saint-Âlban, deVicliy, de Nauheim, etc., où l'on peut recueillir ce gaz dans des baignoires appropriées à cet usage tout particulier.

9° L'acide chlorhydrique s'emploie comme caustique dans l'angine couenneuse \±\; à l'intérieur en potion., 1 à 2 grammes, dans la dyspepsie, par insuffisance de suc gastrique [+]; ou enfin en gargarisme, ï h. h grammes par litre d'eau miellée.

1 0° l'acide citrique se donne en boisson tempérante sous forme de limonade.

11" L'acide cyanhy civique médicincd, formé d'acide cyanhydrique anhydre, 1 gramme pour 8 grammes d'eau distillée, se conserve à l'abri de la lumière et se donne à la dose de 10 à 30 gouttes dans la bronchite, la coqueluche, la plithisie, les palpitations et la gastralgie [+]■

12° L'acide formique dilué s'applique sur de vieux ulcères pour en hâter la cicatrisation [3-

13° L' acide iodhydrique ne s'emploie qu'en inspirations contre la phthisie [+].

L'acide ladicfie, peu usité, se donne dans la dyspepsie [+]•

15° Acide phénique. V. Phénique.

16» L'acide phosphorique se donne en potion, de 1 à 8 grammes, contre la carie des os et dans la gravelle.

17° L'acide suif hydrique en dissolution est employé en aspiration, contre la phthisie [+], ou en bryissofi très-étendue, dans la colique de plomb et les maladies saturnines \±\, dans la goutte, dans les affections mercurielles et dans quelques maladies de la peau. C'est le principe actif des eaux minérales sulfureuses.

18° L'acide sulfureux s'emploie en fumigations, conlve la teigne, contre la gale, et dans les appartements pour détruire les miasmes des maladies contagieuses [+].

19° L'acide sulfurique s'emploie comme, caustique mêlé à du safran (V. Caustique), et, à l'intérieur É, il se donne en limonade, contre le scorbut et les héniorrliagies passives; dans la blennorrhée [+] et dans la diarrii(''e dans la cholérine \±\, enfin dans la colique de plomb \±].

20° L'acide tannique, ou tannin, se donne en pilules, en potio/i. ou en hivernent, contre les hémorrhagies [T) ; l'albuminurie i-h -hl la diarrhée et les fièvres, à la dose de 10 centigr. à 1 gramme. Si on l'emploie en injections, contre la leucorrhée et la blennorrhée, ou en gargarisme, il faut mettre de 1 à U grammes par litre.

21° L'acide tartrique s'emploie en limonade comme l'acide citrique.

22° L'acide thyrniqae s'emploie en lotions au xi'wô-

23° L'acide valérianique m: s'emploie jamais seul et n'a d'usages que lorsqu'il est combiné avec la quinine , avec le zinc ou avec l'ammoniaque, alors il s'emploie dans les névroses.

ACIER. Carbure de fer formé par la combinaison du fer avec le carbone.

L'acier est beaucoup i)lus employé dans l'industrie que par la thérapeutique. On le donne cependant en limaille dans la chlorose Ê, et l'on en fait, avec la graisse, une pommade excitante connue sous le nom de baume d'acier.

ACi^JK. Des pustules rouges, aiguës ou chroniques, suppurant lentement et incomplètement, ayant pour siège les follicules de la peau, surtout ceux du visage, caractérisent l'acné. ^

Il y a différentes espèces d'acné : \'acne simplex, punctata, indurata, sebacea, rosacea ou couperose; Vacnévarioliforme de la scrofule, et à côté d'elles il faut mettre l'acné syphilitique.

\. Ac-ne simplex. De petites pustules rouges, disséminées sur les follicules du front, sur le nez, sur les joues avec auréole vive sans suppuration, sont de r(/e//,é .<!2w*j|j/e.

II. Acnc piinctata. Des follicules sébacés rouges entremêlés de follicules remplis de matière sébacée dont le sommet forme un petit point noir constituent l'acne punctata.

III. Aeiic iiidnrntn. Des follicules sébacés rouges hypertrophiés et formant des pustules indurées sur le visage sont de Vacne indurata.

IV. Aciie sebacea. Quand les follicules sébacés du visage s'hypertrophient, s'enflamment, suppurent et se couvrent de croûtes noirâtres, plus ou moins adhérentes et douloureuses à enlever, c'est de Vacne sebacea.

V. Acne rosaeea ou ooiipci-ose. La congestion chronique du nez, des joues et du visage, avec hypertrojthie et suppuration des follicules sébacés ou dilatation des capillaires de la peau, caractérise la couperose.

ACNE

ACNE

VI. Aeiic mollusciiin ou iiioUuscoitle. Des follicules sébacés, |justulcux, blancs, ombiliqués comme des boutons de vaccine, dont la pression fait soiiir un petit disque aplati de malière caséiforme, appartiennent à l'acné varioliforme ou molluscoïde.

L'acné varioliforme ou molluscum est épidémique et contagieuse, comme si un parasite encore inconnu en était la cause. V. Acné vulvaire.

VII. Acné sypliili(ic|iie. Ij'hypertropbie et la suppuration des follicules sébacés du visage formant des [luslules entourées d'une aréole érythémaleuse à la base, constituent ïuenc stjpliilitique.

C'est à l'époque de la puberté que chez les jeunes gens s'observent ordinairement les ame sùnplex, induratn et 'punctatii, qui disparaissent avec l'apparition de la virilité.

L'aciie simpJex est souvent le résultat de la pléthore qui accompagne la puberté, riiiais habiluellement elle est, ainsi que Vaciie indui'uta et rosacea, une manifestation de la scrofule, de l'herpétismî ou de la syphilis.

C'est par les antécédents du malade, et par ses commémoratifs, qu'on distingua l'acné pléthorique de la jeunesse de l'acné scrofuleuse ou dartreuse, et de l'acné syphilitique. Toutefois cette dernière offre des croûtes brunes et des maculatures cuivrées de la peau qui, à elles seules, peuvent en faire reconnaître l'origine.

Le travail de la puberté, la pléthore, la dyspepsie, la dysménorrhée, la diatlièse scrofuleuse et dartreuse, ainsi que l'hérédité et la diathèse syphilitique sont les causes de l'acné.

11 n'y a rien de grave dans l'apparition de l'acné, mais la maladie étant longue, désagréable par ses atteintes à la beauté du visage, et de plus, difficile à guérir, il faut lui accorder une sérieuse attention.

L'acne romcea ou couperose ne disparaît presque jamais, et l'on ne peut la faire guérir sans crainte d'une métastase toujours dangereuse.

Chez les femmes, Vacne romcea disparaît pendant la grossesse et revient après l'accouchement, de même qu'elle augmente à chaque époque menstruelle et après la cessation définitive des règles.

Thérapeutique. — Il est quelquefois dangereux de guérir l'acné, car le principe du mal se porte ailleurs et par une métamorphose singulière engendre des affections chroniques de l'estomac, des intestins, du foie ou des bronches.

1" Bu réijiine. — Dans les acnés le régime doit être sévère et coirqiosé de boissons acidulés et rafraîchissantes, d'eau miellée, de petit-lait clai'iiié, d'eau de veau, de tisane de romarin, de viandes blanches, de légumes frais, de laitage, de fruits, etc., et l'on doit défendre le vin, le café, le thé, les liqueurs, les exercices fatigants, le séjour dans les endroits chauds, et les grandes excitations nerveuses.

Première indication. — Si les malades sont jeunes, forts et vigoureux, une ou plusieurs petites saignées du bras et des sangsues au voisinage delà partie maiade seront trèsutiles, surtout dans Yucne rosacea.

Deuxième indication. — Vacne simplex, hornée a quelques pustules sur le visage, ou ayant donné lieu à la formalion de petits points noirs dans les follicules sébacés, n'exige pas de traitement sérieux, et il faut presser les follicules pour en ex|mlser la matière grasse qui s'y trouve enfermée. Des lotions d'eau et de glycérine à parties égales; des lotions alcalines, de bicarbonate de soude, 2 grammes

par litre d'eau ; des lotions avec la décoction de semences de coings, avec l'eau de son, avec l'émulsion d'amandes amèrcs, avec le lait chaud, etc., peuvent suffire.

Troisième indication. — S'il y a de la constipation, il faut par tous les moyens rétablir la liberté du ventre, mais lors même que les évacuations seraient régulières, des lavements fréquents et une purgation avec les sels neutres, tous les mois, devront être prescrits aux malades.

Quatrième indication. — Contre l'acné scrofuleuse ou dartreuse, il faut prescrire les amers ; l'huile de morue, 30 grammes par jour; l'iodure de jiotassium, 1 gramme; et l'arséniate de soude 10 milligrammes, enfin, les eaux minérales sulfureuses k l'intérieur.

Cinquième indication. — Dans l'acné syphilitique, on devra donner le protoiodure de mercure à la dose de 5 h 15 centigrammes par jour; la tisane de Fellz ou la décoction de salsepareille. V. Syphilis secondaire.

Différents topiques sont souvent employés. Ce sont : Les applications de coîlodion au moment où conmiencent les pustules [T]. Les lotions d'eau dislillée, de roses rouges, de lavande, de sauge \±\, de sulAimé, 10 à centigrammes pour 300 grammes d'eau \±\\ de ligueur de Gowiand, qui n'est qu'une solution de sul)iimé et de sel ammoniac, dans l'émulsion d'amandes amères les douches de l'apeîw pendant vingt minutes tous les joui'sf+l; les douches d'eau chaude ou iVeau alcuJine de Vichy, de Iloyat et du Mont-Dore [+]; les douches d'eau sulfureuse de Barèges, à'Enghieu, de Canterets, de Bagnères-de-Luchon \±\; les pommades à'iodure de soufre, 50 centigrammes à 1 gramme pour 30 grammes d'axonge [+] ; de (leurs de soufre, 3 grammes pour 30 grammes d'axonge; à'oxude de calcium, ; les cautérisations avec le crayon de nitrate d'argent sur chaque pustule [3; l'application d'un vésicatoire sur les parties affectées \±\, etc.

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