HE UN
HERN
de rintestin, s'étranglent vite ou lentement, et l'inllammalion joue le principal rôle dans les accidents.
L'étranglement dans la hernie crurale est dû aux trous du fascia cribriformis, au collet du sac et aux oriiices dus à la perforation du ligament de Gimbernat ou de la paroi interne de la gaine des vaisseaux fémoraux. L'étranglement peut être dû, comme dans toutes les hernies, à une bride extérieure au sac, à une bride intérieure, à îm collet d'épiploon, s'il s'agit d'une entéro-épiplocèle, enfin à un entrecroisement des anses intestinales.
Chez les sujets très-gras on peut méconnaître une petite -hernie crurale (A. Cooper, Chomel) et juger qu'il s'agit d'un étranglement interne ; la douleur à la pression au niveau de l'anneau est le meilleur signe pour éviter l'erreur. Lorsqu'on même temps qu'un ganglion engorgé à l'aine il y a des symptômes de hernie étranglée, le diagnostic ne peut être fait que le couteau à la main (A. Key).
On ne confondra pas une hernie crurale étranglée avec un bubon, parce que le ))ubon est en général polyganglionnaire s'il dépend de la .syphilis. Le bubon vénérien suppure de bonne heure et il n'est pas accompagné de symptômes généraux comme la hernie.
La suppuration d'un ancien sac herniaire deshabite (Chassaignac) est quelquefois accompagnée de constipation et de vomissements, mais cet état est toujours moins grave que celui qui correspond à une hernie étranglée. En cas douteux, on opérera; l'indication est la même, et l'on fera le diagnostic en ouvrant le sac.
Les hernies graisseuses enflammées simulent les éjiiplocéles enflammées. On les reconnaît parce qu'elles ont un pédicule moins volumineux que les épiplocèles (Bernutz), et parce qu'elles ne s'accompagnent pas d'accidents généraux graves. V. Hernies abdominales.
Une hernie coexistant avec im étranglement interne (Perrie), avec une hernie obturatrice (Baker-Brown), est ce qu'il y a de plus diflicile à diagnostiquer, mais la connaissance de ces deux faits antérieurs devra éveiller l'attention dans les cas douteux et mettre le chirurgien sur ses gardes. Si la hernie crurale est réductible et non douloureuse, et s'il y a des signes d'étranglement, on devra chercher dans tous les autres points où il peut exister des hernies, et si l'on n'a rien trouvé, c'est (pi'il s'agit d'un étranglement interne.
Thérapeutique. — Pour prévenir les accidents d'engouement et d'étranglement de la hernie crurale, on emploiera les moyens hygiéniques généraux, comme dans les autres hernies.
Chez les femmes grosses, on évitera la procidence de l'abdomen en avant en plaçant ime ceinture de soutien. Pendant l'accouchement, on ne laissera pas les femmes pousser avec énergie.
Réduire la hernie, les cuisses étant dans l'extension, ou mieux dans la demi-flexion, et appliquer un bandage à ressort français, avec pelote ovale, étroite, à col un peu long, se continuant en ligne droite avec le ressort ; souscuisses, porter un caleçon élastique, au-dessous du bandage.
C'est principalement pour la hernie crurale (|ue les tentatives de cure radicale doivent être proscrites. On n'est .autorisé à tenter ^;ull()pla^li(; (.lameson) qui a réussi une fuis, l'oblitération de l'anneau avec un liouchon épiploïqui' (Goyrand), (pi'après une opération de hernie étranglée.
Si la hernie est eiillanunée , on prescrira des cataplasmes, des purgatifs, puis des sangsues. — l'axis pro-
longé seulement quand il y a de l'intestin dans la hernie et quand celle-ci est volumineuse.
Pour l'éduirc luie hernie étranglée, le taxis sera fait la cuisse étant demi -fléchie (Ricbter), ou si l'on ne réussit pas dans l'extension (l)enicaux), les malades étant soumis au chloroforme, on fei'a le taxis prolongé (Gosselin) ou le taxis progressif avec uae-TîHode de caoutchouc. — Le massage du ventre, le lavement de tabac, les saignées générales, l'opium, le café, le thé, la strychnine, etc., ne sont que des moyens adjuvants dont la plupart demeurent inutiles {Y. Hernies abdominales). Enfin, si l'on ne peut réduire l'intestin, il faut recourir à l'opération et de bonne heure.
Vh. 32S.
BanJiigc i sons-cuisse aiUiéi'Cut à la pelote, pour les lieruii's inguinales et crurales, en place.
Pour opérer la hernie crurale, on incise largement sur la tiuneur par une incision en T (A. Cooper) ou demi-circulaire en croissant (Velpeau), ou perpendiculaire au pli de l'aine (Platner), et l'on dissèque en dédolant jusqu'àce que l'on soit arrivé sur le sac. Les couches aponévrotiqiies ne peuvent être comptées, il faut se borner à disséquei', en évitant les ganglions et les branches des artères honteuses externes et sous-cutanées abdominales.
On débridera chez la femme, en haut et en dedans (Sabatier), chez l'homme, en dedans, parallèlement à l'aicade de Fallope (A. Cooper), en haut et en dehors (Dupuytren), en bas (Verpillat). On débridera sur deux ou trois points (Velpeau, Vidal de Cassis), en dehors et en dedans, par deux petites incisions (.Jarjavay), s'il s'agit d'une hernie étranglée au milieu du ligament de Gimbernat. De tous ces débridements, c'est le débridement multiple qui est k' meilleur, vient ensuite celui de A. Cooper, le débridement en rasant le pubis. Si le collet du sac ou un trou du fascia cribriformis étranglent, on tirera sur le sac et l'on fera des débridements multiples. On débridera avec le bistouri courbe à tranchant limité de Polt et A. Cooper, ou avec le bistouri boutonné simple qui vaut le premier instrument.
La dilatation de l'orince constricteur (Arnaud) est impuissante ; l'élévation du cordon chez l'homme avec une érigne (A. Cooper) peut être utile si l'on doit faire un grand (li''bridem('nt poiu' une hernie étranglée à travers le liga- ,| ment de Gindjernat. |
i>e débridement sans ouvrir le sac {école vhiiitiiiieale (UKjlaisc, d'après J. L. Petit) ne peut convenir que pour
HEBlX
IIEIIN
l'élranglemenl par un des Irons du t'a^cia cribrifurniis, mais 3n devra toujours se tenir prêt à ouvrir le sac à la moindre iifficultc.
Lorsque des difficultés compliquent l'opération de la iiernie crurale étranglée, lorsque le sac est enflammé et 3st dégénéré, il faut redoubler de soins dans la dissection. M un sac épiploïque environne l'intestin, on l'incisera à petits coups; les hernies sèches réclament une attention Extrême, les hernies avec adhérences anciennes de l'intestin au sac sont souvent une cause de blessure de l'incstin. Dans ce cas, si l'intestin est enllammé et ulcéré, )n établira un anus contre nature ou l'on réunira à la fois a peau et l'intestin , si celui-ci est encore assez sain Boyer de Joinville). V. Hebnif.s du c.ecum.
Les artères épigastriques (Gunzius, Dupuytren), oblurarice (Mursinna, Spence, Nichols), la spermatique (Henke), oupées, seront liées, s'il est possible, au moyen du tepculum, ou mieux à l'aide d'une pince à mors coniques V. Ligatures). — La compression avec des houlettes de jharpie et un bandage herniaire, au besoin^, arrêteront les lémorrhagies de peu d'importance.
1 Si une hémorrhagie consécutive apparaît, et si^ comme ela est d'ordinaire, le sang provient du sac, on comrimera.
Pour les autres accidents, V. Hernies abdominales.
Hernies, ciis-e i-ncllcsale. Quelques hernies congéniiles, particulièrement celles de l'ombilic et quelques ernies inguinales chez les enfants, se guérissent sous influence d'un bon bandage bien appliqué. V. Hernie
MBILICALE.
Un certain nombre de hernies opérées ou qui ont été •ansformées pendant longtemps en anus contre nature, uérisseut radicalement.
L'inflammation d'une hernie est très-rarement suivie e guérison radicale.
Les hernies anciennes, congénitales ou acquises, sont îbelles aux traitements dirigés en vue d'une cure radicale.
Le mode de guérison des hernies est loujoursune oblitéition du collet du sac.
Pour guérir radicalement une hernie après une opéilion de hernie étranglée, on interposera un bouchon )iploïque dans le collet du sac, ou une languette de peau ■placée des parties voisines par un procédé autoplasliqiic
tinple ; avivement de la plaie ; dissection du lambeau et ion du lambeau à la plaie par des sutures à anses (Janie- 1, Dzondi, Dieffenbach).
La castration (procédé ancien], la cautérisation avec le r rouge ou les caustiques (procédé arabe), la ligature du llet du sac avec le cordon (procédé du moyen âge, connu us le nom de point doré), sont des procédés barbares et ingereux. La suture royale, ou ligature du sac, en resjctanl le cordon, était une opération mieux combinée et dquée sur le procédé de Celse pour la cure de la hernie nbilicale. L'incision des enveloppes de la hernie, avec X sans excision du sac (,]. L. Pelil), c'esl-à-dire l'opéition de la hernie étranglée sans qu'il y eût d'étrangleent, est un procédé périlleux. Les scarifications du sac, dilatation des anneaux, agissent de la même manière le l'opération de J. L. Petit, et ces procédés conqitent lelques guérisons.
On peut passer dans le sac, à l'aide d'une sonde conictrice ouverte aux deux bouts, une aiguille enfilée d'un )uble fil qui attire dans le sac une petite poche que l'on suffle et que l'on maintient au niveau du collet de la irnie. Ce corps étranger devient le point de départ d'une
sécL'éiion [ilasliiiue qui s'organise cl bouche l'anneau (Delmas).
On peut invaginer le sac herniaire et maintenir l'invagination pour favoriser l'adhérence des séreuses (Gerdy). Dans ce cas on invagine la peau et le sac aussi haut que I possible avec une aiguille à chas, on passe un fil qui est fixé par le moyen de la suture enchevillée (Gerdy, Valetle de Lyon, Lehmann, Burds).
L'invaginalion du sac peut êire maintenue soit par un cône de bois et une aiguille à vis, qui s'attache à une plaque de bois extérieure après avoir traversé les parois invaginées (Wulzer, Rolhmund), soit par un bouchon de liège introduit dans la partie invaginée et fixée à un bouchon extérieur (Waltmann), soit par une pince à mors recourbés pressant la peau au sommet de l'invagination (Leroy d'Etiolles), ou par une pince droite qui maintient l'invagination dans toute sa longueur (Max. Langenbeek).
Fig. 329. — Invaginatem' d>'. VuIl'IIl' lIo Lynii. — A. B. Iiivaginateur destiné il remplacer le doigt. — C, J>. Aiguille traversant l'iiivaginatenr et le lîxant. — H. Tige de l'instniment destinée ;\ être attachée ii luie ceinture. (Alph. Guériii.)
Pour faciliter la formation des adhérences entre les surfaces péritonéales du sac, on peut placer le caustique de Vienne au sommet du cône à invagination de Wulzer, ou d'un côté d'un invaginateur maintenu par une ceinture métallique (Valette de Lyon).
Pour les hernies inguinales, on enroulera le sac avec une aiguille d'argent passée d'un côté du sac ou à travers le sac, et un fil métallique passé de l'autre côté, tout en respectant le cordon (Vidal de Cassis).
On peut, après avoir fait rentrer la hernie et isolé le cordon spermatique, passer trois é])ingles à travers le sac, tout autour du cordon et sans embrasser le cordon. On serre le sac à l'aide de petites viroles de laiton fixées sur les épingles (Bonnet de Lyon).
Après avoir bien constaté la position du cordon que l'on veut respecter, on passera à travers la peau invaginée deux épingles recourbées à angles droits, en dessus et en dessous de l'invagination; on traversera le pilier interne de l'anneau, on fera exécuter un mouvement de rotation à l'une des épingles, l'anneau sera resserré de cette façon et le sac sera un peu enroulé. On laisse les épingles en place de trois à six jours', on les maintient par des bandelettes de diachylon (.J. Wood, 186^1.)
On peut obtenir la cure radicale, en cousant les piliers de l'anneau inguinal par la méthode sous-cutanée avec des fils d'argent laissés à demeure, de façon à avoir une obturation permanente {BnUctin de thvrfrpciitiijnc, 1866, p. 370).
On peut encore, après avoir placé l'invaginaleur de Valette, cautériser la peau au-dessus de lui, attaquer la
HERN
HEliN
poau avivée avec lu cliloiure tic zinc jus(jLÙ'i ce (juc Tiuvaginateur soit à nu.
Le séton passé dans le sac (Mosner) n'est pas un moyen aussi dangereux qu'on peut le supposer. On le laisse en place pendant dix-huit, à vingt jours, et l'on comprime le sac avec un bandage spica, assez forlemeni serré.
Les injections iodées (Velpeau) ou vineuses (Shrœger) ont un effet analogue au séton, mais moins certain pour faire sûrement l'opération et éviter l'entrée de l'air dans le péritoine; après avoir réduit l'intestin, on traverse le sac avec un trocart dont la canule a une ouverture latérale, on fait l'injection en bouchant l'extrémité terminale de la canule, et l'on fait sortir le liquide injecté en cessant de boucher cet orifice (Maisonnenvc, Uicord). Tout le temps (|ue dure l'opération, un aide doit comprimer fortement le pédicule de la hernie.
Quand on a affaire à une hernie irréductible, toute tentative de guérison radicale est conlre-indiquée.
Toutes les tentatives de cure radicale exposent à des péritonites souvent mortelles. Dans les cas heureux, elles ne mettent pas assez souvent à l'abri d'une récidive pour faire oublier le risque que l'on court à les employer.
Toutes ces opérations exigent les soins les plus attentifs; les pansements à l'eau fi'oide lorsqu'il y a plaie, les cataplasmes aux m.oindres douleurs , les sangsues dès qu'une péritonite locale menace de se développer, seront mis en usage.
Avant d'opérer un malade pour guérir une hernie non étranglée, dites-lui que sa vie est en danger; n'oubliez pas que vous devez lui donner à choisir entre la possibilité d'éviter sûrement tous les accidents des hernies, s'il porte un bon bandage, et quelques chances seulement d'être guéri par une opération en courant de grands dangers de mort.
Hernies dîaplii'a^'matiques (Morgagni). J^es hernies diaphragmatiques sont le résultat d'un arrêt do développement et d'une' déchirure congénitale du diaphragme ; ou bien le résultat d'un traumatisme qui a occasionné une rupture de ce muscle, soit après un effort, soit à la suite d'une plaie. — Les hernies du premier groupe appartiennent à l'enfance ou à la jeunesse, celles du second groupe appartiennent à tous les âges. Les hernies diaphragmatiques, suite de plaie el de déchirure, manquent généralement de sac.
Les hernies diaphragmatiques sont aussi fréquentes à droite qu'à gauche.
L'épiploon, l'intestin grêle, le gi'os intestin, l'estomac, le foie (Lambron), peuvent passer dans la cavité thoracique à travers une ouverture du diaphragme.
Ouand les hernies du diaphragme sont pourvues d'un sac, ce sac est toujours double et formé par le péritoine et par les plèvres.
Dans les hernies sans sac, il s'établit de bonne heure des adhérences entre l'intestin et la perforation du diaphragme.
Au début, les hernies diaphragmatiques ne sont pas re connues facilement. La dyspnée', les coliques, les vomissements, s'aggravant après un effort et cessant par le repos, doivent faire soupçonner une hernie au travers du diaphragme. Après un repas copieux les douleurs cessent quelquefois (Olivet). Lorsque la hernie est un peu volumineuse, l'abdomen est dépressible, la percussion donne une sonorité exagérée sur la ligne médiane du (borax, el en ce point il y a absence de murnuire vésiculaire du poumon, un gargouillement se fait (luelquefois entendre à
la place de ce liruit, ainsi qu'une variété de tinlenienl métallique.
La dyspnée, les coliques, les vomissements, la dépressibililé du ventre pendant l'inspiration coïncidant avec les données fournies par l'auscultation et la percussion, révèlent la hernie diaphragmalique.
On ne confondra pas la hernie diaphragmalique avec le pneumothorax, à cause des troul)les digestifs anléj'ieurs ou concomitants, et à cause de l'absence de lésions pulmonaires indiquées par des râles; l'existence d'uiio plaie antérieure fera diagnostiquer une hernie diaphragmatique. Dans un cas de plaie récente le diagnostic ne pourra être établi qu'en faisant boire une grande quantité du liquide aux malades, et qu'en les faisant tenir debout; si la dyspnée diminue , il est probable qu'il s'agit d'unu hernie diaphragmatique.
La plupart des hernies diaphragmatiques ac(iuises finissent par s'étrangler, et l'on observe alors, avec une cm-dialgie intense, tous les symptômes d'un élranglemenl interne ; le ballonnement du ventre n'est pas énorme et les malades ne peuvent se coucher que sur un seul côlé; ilj suffoquent quand on les fait tenir sur l'autre.
Les malades atteints de hernie diaphragmatique étranglée meurent par péritonite, ou par rupture de l'intestin dans la poitrine.
Les enfants qui naissent avpc une hernie diaphragmati(jue ne peuvent pas vivre.
Thérapeutique. — Les hernies diaphragmatiques sont au-dessus des ressources de l'art.
Le repos, la position à moitié assise dans le lit, sont les meilleurs moyens à opposer à la dyspnée. — Dans les cas de comjilications, on fera boire une grande quantité de litluide, les malades dussent-ils vomir ; c'est un procédé rationnel qui peut les soulager.
Les malades devront éviter les' efforts, si faibles qu'il> soient.
Ilcrnio de l'estomac. V. HERNIES tNGUINALES, HeH- ME OMBILICALE, HeUNIES DE LA LIGNE BLANCHE, IIeUN'IEJ BLVPHliA-GMATIOUES,
Hernies graisseuses. Les hernies graisseuses sonl plus fréquentes à la région épigastrique'que partout ailleurs, les signes et le traitement sonl les mêmes en toale> les régions. V. IIehnies de la ligne blanche.
Hernie inguinale. La hernie inguinale est congénitale ou acquise.
I. ITrrnie inguinale congénitale. — La hernie inguinale congénitale est la sortie des viscères à travers le canal do communication entre le péritoine" et la tunique vaginak'. Chez la femme cette hernie se fait dans un diverticulo constitué par la persistance du canal de Nuck.
La hernie inguinale se montre chez les enfants après la naissance, mais elle existe aussi chez les adolescents, parce que l'intestin peut rouvrir le canal séreux qui v jiersisté ou qui s'est mal fermé.
La hernie congénitale des enfants ne contient que l'intestin, et plus tard elle renferme rarement de l'épiploon seul.
La hernie occupe tantôt la partie supérieure du cordoi el est située dans le canal, hernie vaginale funiculaire, tau tôt la hernie est au-dessous du testicule arrêté par 1 a» neau, c'est la hernie testiculairc. Les éléments du cordoi sont souvent en avant du collet de la hernie. I
HERN
HERN
Dans les hernies inguinales congénitales les vaisseaux épigastriques sont toujours au dedans du collet de la hernie.
Les hernies congénitales présentent les mêmes symptômes que la hernie inguinale acquise, sauf qu'il y a souvent du liquide dans le sac herniaire, sauf que la hernie rentre facilement et acquiert un développement énorme parfois^ et enfin que les inflammations latentes y sont rares. — La hernie congénitale interstitielle avec le testicule à l'anneau, c'est-à-dire contenue dans le canal, est
È caractérisée par une tumeur molle, fluctuante en pluieurs points et dure sur d'autres. Lorsqu'on veut la réuire, on fait d'abord refluer le liquide dans le ventre, uis l'intestin qui fait entendre un gargouillement, et le teslicule qui reste se reconnaît à sa consistance et à sa doueur caratéristique à la pression (Samson).
La hernie congénitale s'étrangle quelquefois et donne ieu aux accidents ordinaires de l'étranglement. V. plus pin, Hernie acquise.
Thérapeutique. — Les hernies inguinales congénitales ieront maintenues par un bandage dès le moment de la iiaissance. — On se servira du bandage à ressort, bandage inglais ou bandage français. En attendant, on maintien- Ira la hernie avec une pelote de linge maintenue par un ;pica fait avec des bandes de diachylon (Malgaigne). Le )ani]age à ressort sera appliqué d'après les mêmes règles |ue le bandage pour les hernies inguinales acquises : on oiïiprimera tout le canal. Si le testicule est arrêté à l'anii au, on se servira d'une pelote creuse. La compression rès-bien faite peut parfois guérir radicalement la hernie.
j IL Hernie acquise. — La hernie inguinale acquise est ormée par la sortie de l'intestin dans une dépression du léritoine persistant à travers le canal inguinal. Chez la jemme, la hernie s'engage dans un diverticule qui est le estige du canal de Nuck. C'est une sorte de hernie conénitale consécutive.
D'autres fois, chez l'homme comme chez la femme, la ernie a lieu par une évenlration à travers la paroi postéirure du canal inguhial (hernie de force, Malgaigne),
y a formation d'un sac herniaire et d'une hernie dans la artie interne du canal, puis la hernie sort au dehors.
Suivant que l'éraillure du canal inguinal a lieu en de- .ans de l'artère épigastrique, ou en dedans de l'artère mbilicale, la hernie est dite par la fosse inguinale moyenne u la fosse inguinale interne.
[ La hernie par la fosse inguinale externe ou hernie jblique est la hernie du premier genre ou hernie dans le anal.
Outre les intestins et l'épiploon, la hernie inguinale, olumineuse, peut renfermer la rate, chez les bossus par xemple (J. L. Petit), l'utérus, les ovaires et la vessie.
^ La hernie inguinale externe ou hernie dans le canal, 'abord interstitielle, forme une tumeur arrondie, petite, éduclible, puis une tumeur allongée, indolente, réducible, brusquement ou lentement, suivant qu'il y a de i'in- 3Stin ou de l'épiploon, et au pédicule de laquelle on sent n oi'ifice après réduction. Lorsque la tumeur est sortie t est à l'anneau externe, ehe présente les caractères gééraux d'une hernie, et on la reconnaît en plaçant le doigt ur l'épine du pubis et en faisant tousser le malade; si la. ernie sort au-dessus du doigt il est évident qu'il s'agit 'une hernie inguinale (Malgaigne).
La hernie inguinale qui contient de l'épiploon ressemble une tumeur formée par de petites masses dures, lobu-
BOUCHDT ET DE8PHÉS. — 2" édit.
lées : elle rentre lentement; tandis que la hernie qui contient de l'intestin rentre avec bruit, la hernie descend ensuite dans le scrotum.
Le premier degré est la pointe de hernie ;\e deuxième la hernie interstitielle ; le troisième la hernie inguino-interstitielle ; h quatrième la hernie scrotale, dite bubonocèle et oschéocèle. Les trois premiers degrés peuvent présenter une lenteur d'évolution plus ou moins grande, par le fait du développement de la hernie. Lorsque la hernie est Irèsdéveloppée, les deux anneaux s'agrandissent et finissent par être superposés et donner la sensation d'une seule ouverture.
Fig. 330. — Hernie i'.guinale daus le eaual.
Les hernies inguinales , moyennes et internes, celles qui ont lieu au niveau du bord interne du nmscle droit, se produisent souvent d'un seul coup et se développent dans la paroi abdominale, finissent par sortir à l'extérieur, et elles- s'engagent de bonne heure dans l'anneau inguinal externe : là elles présentent, pendant les phases de leur évolution, les mêmes phénomènes que la hernie inguinale dans le canal, qui sont, d'abord une tumeur interstitielle et ensuite une hernie à l'anneau.
Presque toujours une hernie inguinale dans le canal d'un côté du ventre ne tarde pas à être suivie de la production d'une hernie daus le canal du côté opposé, mais une hernie inguinale directe existe souvent seule.
Fi^. 331. — hernie inguinale directe. Cette liernie, grossie rapidement, est engagée liors l'anneau inguinal externe.
Dans la hernie inguinale interne directe ou par éventration, le cordon est en avant de la hernie, tandis qué
HERN
HERN
dans la hernie inguinale externe interstitielle le cordon reste en arrière et au-dessous.
Les hernies inguinales volumineuses anciennes déterminent quelquefois un engorgement du testicule ou une hj'drofèle de la tunique vaginale et une dissociation des éléments du cordon.
rig. 332.— Grosse lipi-riif insniiiole dcseeudiif lUius le scrotum, oschéocclc.
Règle générale, pour bien examiner les individus afteinis de hernie inguinale, il faut les faire tenir debout.
La pointe de hernie inguinale ne sera confondue avec aucune tumeur, parce que la tumeur se réduit et parce que, en faisant tousser le malade, le doigt placé sur Fanneau reçoit une impulsion. 11 existe d'ailleurs toujours une légèra saillie de Fabdomen au niveau de la hernie. La hernie interstitielle ne sera pas confondue avec uneliydrocèle funiculaire, parce qu'une fois réduite la hernie ne se reproduit pas, tandis que l'hydiocèle congénitale funiculaire se reproduit. Une hydrocèle enkystée est refoulée et non réduite comme une hernie, et la tumeur est mobile avec le cordon. Lorsqu'il y a hydrocèle sans communication de la tunique vaginale avec le péritoine, il n'y a pas d'erreur possible. Si l'hydrocèle a été réduite, on la voit se reproduire d'abord au fond du scrotum, tandis que, dans la hernie, la tumeur reparaît d'abord à l'anneau. L'iufl immation du cordon ne peut être confondue qu'avec la hernie étranglée. V. plus loin.
Si, par exception , un abcès par congestion sortait par l'anneau inguinal, on ne songerait pas à une hernie parce que le liquide se léduirait brusquement et sans bruit, ce qui n'est ni le caractère d'une iiernie épiploïque, ni hj caractère d'une hernie intestinale. — Les tumeurs du cordon ne se réduisent pas; les tumeurs graisseuses sont dans le même cas; la varicocèle est réductible, et lorsqu'on presse sur l'anneau après réduction, la varicocèle se reproduit, tandis que la hernie ne reparaît pas ('^ iilnl de Cassis, Malgaigne).
Une hydrocèle dans un sac herniaire, ou dans un diverticule de sac herniaire, est isolée du testicule et liée à Fabdomen par un pédicule étroit au niveau d'un anneau chez un individu h qui l'on a autrefois connu une hernie. La tumeur est (|uelquefois transparente et une hernie ne l'est jamais. V. Hernie crurale.
Le siège du collet de l;i, hernie, très-près du muscle droit, peu de temps après la production de la hernie, indique une hernie directe ou une éventration. La marche progressive de la hernie et le passage successif de la hernie par les divers degrés, chez nu sujet encore jeune, indiquent une iiernie dans le canal.
On reconnaît F épiploon dans une hernie à Fabsence de sonorité pendant la réduction lente du contenu de la hernie. On reconnaît la hernie de l'intestin à la réduction avec gargouillement, excepté dans le cas de pincement de l'intestin peu étendu. On reconnaît dans la hernie inguinale la vessie à la rétention d'urine; la présence des autres organes ne peut qu'être soupçonnée.
Une hernie inguinale devient irréductible après l'usage d'un mauvais bandage et après des inflammations successives.
Les hernies congénitales et les hernies directes avec large ouverture sont celles qui restent le plus longtemps réductibles.
Les petites hernies peuvent présenter de bonne heure des adhérences; la hernie intestinale devenue adhérente peut s'engouer passagèrement, et il y a ralentissement, mais rarement obstacle complet au cours des matières.
La hernie inguinale peut s'enflammer et s'étrangler. On reconnaît l'inflammation l'i une tumeur dure, douloureuse sur le trajet du canal inguinal, s'accompagiiant de constipation et de vomissement; mais dans la hernie épiploïque, et dans la hernie avec pincement de l'intestin, il n'y a point d'obstacle complet au cours des matières.
La hernie inguinale étranglée forme une tumeur trèsdure, arrondie, quelquefois fluctuante, avec constipation opiniâtre et vomissements incoercibles, un peu moins marqués lorsqu'il s'agit d'une hernie épiploïque seule, et dans ce cas le ventre n'est point ballonné.
Les hernies congénitales qui s'étranglent peuvent avoir un volume variable; les hernies acquises qui s'étranglent sont généralement petites, à moins qu'il ne s'agisse d'une hernie par éventration avec brusque sortie d'une grande quantité d'intestin.
Les hernies directes s'étranglent à une époque plus rapprochée de leur apparition que les hernies congénitales et les hernies dans le canal
Fig. 333. — nnrulaqe iiigninul onlinaire appliqué sans sous-cuisse. (A.inlplic liicliard.)
On ne confondra pas la hernie inguinale enflammée el étranglée avec une inflammation du cordon, parce que dans l'inflammation du cordon la tuméfaction est allongée et le testicule est gonflé, tantlis que dans la hernie on sent
HERN
HERN
line tumeur arrondie bien circonscrite, et Ton peut souvent obtenir des malades les renseignements antérieurs i-ur la hernie.
Une adénite simule quelquefois une hernie inguinale îtranglée, mais on la reconnaît à l'absence de ballonnement lu ventre et de troubles du cours des matières, aux adhé- ■ences de la tumeur sous la peau et à l'absence d'inipuldon'et de douleur pendant la toux. D'ailleurs une adénite l'est jamais accompagnée de symptômes généraux graves.
Une hernie ajraisseuse enflammée est souvent une trans- 'ormation d'une hernie épiploïque ou une infiltration graiseuse du cordon. On ne la confondra pas avec une hernie
cause de sa forme allongée et à cause do la petitesse de on pédicule, et parce que, avant l'inflammation, elle
a été accompagnée d'aucun trouble digestif propre aux ernies. Il n'y a d'incertitude que s'il s'agit d'une ancienne ei nie épiploïque ; mais l'absence de ballonnement du veiil'e, de constipation opiniâtre, feront repousser l'idée d'une lernie étranglée.
, I Thérapeutique. — Les hernies chez les vieillards ne Périssent jamais radicalement. Cliez les adultes, elles jérissent quelquefois par une compression bien faite, land la hernie est petite et est le résultat d'une éraillure ! la paroi adominale. C'est chez les enfants que la hernie ;ut être plus facilem'nit guérie.
Les hernies inguinales seront réduites avec la main par i ession, ert employant le procédé général de réduction
Fig. 334. — BamUige .à. ressort anglais inguluiil ap[ilii|iié pour hernie inguinale. (Adolphe RieUard.)
'S hernies, le malade étant couché, les cuisses placées I ns la flexion, ou étant dans la position accroupie (Maligne).
On contiendra la hernie avec un bandage à ressort franis, de Camper, muni d'une pelote montée sur une cou- Ise, ou articulée à genouillère; et mieux avec le ressort ■ glais, embrassant le bassin du côté opposé à la hernie, ( Salmon et Wikcam, à pelote articulée comme les ban- (ges précédents. On moditiera h-s ban.lages suivant la • ■position de la hernie. Les pelotes ovales triangulaires iront utilisées pour les grosses hernies; les pelotes plates 'iptiques, pour les petites hernies; les pelotes allongées, lur les hernies engagées seulement dans le canal; les
pelotes creuses, si les hernies sont compliquées de la présence du testicule à l'anneau. Les pelotes les plus avantageuses senties pelotes de caoutchouc recouvertes de peau de daim ou de peau d'agneau; les pelotes de bois à ressort en boudin,, dites pelotes américaines, n'ont rien qui
Fig. 335. — B.mdage inguinal double de Dupré prenant point d'appui sur la ceinture osseuse. (Adolphe Richaid.)
doive les faire préférer. Quoique l'usage d'un sous-cuisse soit pénible pour les malades, il est d'une utilité réelle et empêche le bandage de remonter.
Le bandage de Dupré, prenant point d'appui sur la ceinture osseuse rendra service dans quelques cas.
Fig. 336. — ■ Bandage éeliaucré de Richter pour hernie inguinale dans le cas où le testicule est retenu à l'anneau. (Adolphe Richard.)
Un caleçon élastique est utile pour les individus dont la paroi abdominale est faible ; on place le bandage herniaire par-dessus (Debout) ; la compression agit de la sorte comme dans les bandages de Bourgeaurd où la pelote compressivc adhère au caleçon ; ce moyen convient surtout pour les hernies inguinales récentes ou qui ne sont pas descendues dans le scrotum.
Lorsqu'il y a une hernie inguinale dans le canal, ou hernie oblique, on examinera bien s'il y a une pointe de hernie du côté opposé, et l'on appliquera un bandage double aux premières menaces de hernie.
L'hygiène des hernieux sera observée pour les hernies inguinales comme pour les autres hernies.
Traitement de la hernie irréductible. — On emploie contre les hernies irréductibles un bandage herniaire ap-
HERN
HERN
propi ié à la forme des parties sorties, — pelotes creuses pour les enlérocèles et les épiplocèles, — suspensoir en coutil souvent renouvelé pour les grosses hernies scrolales. — Eu même temps, si l'on soupçonne que le gros intestin est dans la hernie, on prescrira des purgatifs fréquents .
Traitement de la Iternie enflcmmée et étranglée. — Contre les grosses hernies enflammées , tout à fait au début, cataplasmes, bains, taxis prolongé, taxis avec les bandes de caoutchouc, s'il s'agit d'une hernie intestinale évidente ; s'il est évident au contraire que l'épiploon seul est enflammé, on ne fera aucune tentative de réduction. On appliquera des cataplasmes et des sangsues. Si, après la réduction de la hernie, les phénomènes d'étranglement persistent, et si l'on sent une tumeur en arrière de la paroi abdominale, on ouvrira à travers l'anneau pour aller à la recherche de la hernie réduite en masse. Si l'inflammation persiste, si le cours des matières est arrêté, s'U y a étranglement, on opérera, quel que soit le volume de la tumeur. V. Hernies abdominales.
Pour opérer la hernie inguinale étranglée, une incision sera faite suivant le grand axe de la tumeur et dépassera celle-ci, en haut et en bas, de 1 centimètre environ.
S'il s'agit d'une hernie congénitale et d'une hernie directe, on incisera avec précaution les tissus de peur de couper les éléments du cordon.
On coupera les tissus en dédolant (V. Hernie abdominale spontanée). Le sac sera ouvert, les liquides étant évacués; l'intégrité de l'intestin étant constatée, on cherchera à réduire, et si l'on ne réussit pas, on débridera. — S'il s'agit d'une hernie directe, on débridera en haut ou en bas, le cordon étant écarté en bas et même en dedans, parce que l'artère est en dehors du collet du sac (Hesselbach). — S'il s'agit d'une hernie congénitale ou d'une hernie dans le canal, on débridera en haut, parce que l'artère est en dedans du collet de la hernie (Louis Lafaye, Sharp, Scarpa, Dupuytren). On fera des débridements multiples (Vidal de Cassis) si l'on n'a pas pu préciser la nature de la hernie et s'U faut une large ouverture .
Si l'étranglement a lieu par le collet du sac, on fera tirer sur le sac par les aides et l'on débridera sur plusieurs points sans se préoccuper de couper suivant une direction ou une autre. 11 est toujours possible de reconnaître l'étranglement par le collet dans les hernies récentes"' en faisant tirer sur le sac et en mobilisant pour ainsi dire la hernie.
En opérant la hernie inguinale étranglée, on est exposé à ouvrir l'artère épigastrique, l'artère funiculaire (Lawrence), une branche pubienne de l'artère épigastrique (Malgaigne) . Si une hémori hagie un peu considérable apparaît, on comprimera avec un spica et mieux avec un bandage herniaire (Nélaton); si l'hémorrhagie a lieu à l'intérieur ou à l'extérieur, on débridera la plaie pour lier le vaisseau.
On panse la plaie de l'opération suivant les règles générales du traitement des hernies. V. Hernies spontanées.
Si la hernie est gangrenée, si l'intestin est ulcéré, s'il a été blessé largement pendant l'opération, ou él;\blira un anus contre nature. V. Anus contre nature.
SSïTBîie de rîa-is. V. IrIS (HeRNIE DE l').
tiSci'nio îscîsîîiiiijjBic (Lassus, Trainel). La hernie ischialiquc se produit dans un diverlicule du périloine qui s'engage dans l'échancrure scialique, autour du nerf sciatique. C'est seulement quand elle est un peu volumineuse que cette hernie peut être reconnue. On sent profondément et eéparée de la peau par une couche épaisse
de tissus, une tumeur qui a les caractères d'une hernie. Le toucher rectal pourrait fournir des éclaircissements si l'on soupçonnait une hernie. Alors on sentirait comme une bride molle, et pendant les efforts extérieurs de réduction on sentirait la hernie rentrer dans l'abdomen.
La hernie ischiatique peut s'étrangler (Jones), mais cet accident ne peut être sûrement reconnu; le toucher rectal, la douleur à la pression sur la fesse, seraient, avec les signes d'étranglement interne, les moyens de diagnostic les moins incertains.
TIicraiKuttque. — Réduire la hernie ischiatique, maintenir la réduction à l'aide d'une pelote fixée au bassin par des courroies (Trainel) ou par un bandage à ressort appi'oprié.
Si la hernie s'étrangle et que l'accident soit reconnu, on fera une incision à travers le grand fessier, parallèlement à ses fibres, on ira à la recherche du sac et, après l'avoir ouvert, on débridera en avant en ayant soin d'attirer le sac au dehors de l'ouverture de l'échancrure sciatique.
Mernics tic îa ligne klasiclie. Les hernies de la ligne blanche consécutives aux grossesses se font à travers une éraillure de l'aponévrose et une sorte de fissure longitudinale dans laquelle les viscères font saillie, ou bien ce sont de véritables éventrationsàla suite d'un effort. C'e:^l surtout au-dessus de l'ombilic que ces h(îrnies se montrent. On trouve sur la ligne blanche des hernies graisseuses (P. Bernard), ou des pelotons graisseux sous-péritonéaux sortis par une éraillure de la ligue blanche.
Les hernies de la ligne blanche coïncident souvent avec d'autres hernies. m
Les hernies de l'estomac (liarengeot), du gros intes-^ tins, forment une tumeur ayant les caractères généraux des hernies, sauf l'impulsion pendant la toux et la possibilité de sentir l'ouverture après la réduction, à cause tle la graisse répandue autour de l'orifice. Les évc>iitrations, ou plutôt l'affaiblissement de la ligne blanche, ne se révèlent que par une saillie entre les deux musclea| droits pendant les mouvements d'extension. Les hernies d« l'estomac, sonores d'abord, donnent de la malité si l'ofl fait boire les malades. ■
Les hernies intestinales de la ligne blanche ne seroifll pas confondues avec les hernies graisseuses, parce qu'elles ne sont accompagnées d'aucun trouble digestif. Une épiplocèle peu grosse, à l'encontre des hernies graisseuses, se réduit ou s'est réduite à un moment donné.
Les hernies de la ligne blanche ne seront pas confondues avec un abcès du foie (Horner), parce que l'abcès du foie n'est jamais réductible et qu'il se rapporte à un traumatisme du foie ou à une dysenterie antérieure.
Les hernies graisseuses de la ligne blanche, dues aune éraillure qui donne passage à des pelolons graisseux, sont des hernies graisseuses simples. Si les pelolons graisseux entraînent avec eux un cul-de-sac périlonéal, c'est la hernie graisseuse compliquée; un sac ancien infiltré dt graisse est une variété de hernie graisseuse. Elles ont un volume n'atteignant pas celui d'un œuf (Laennec). Elles sont quelipiefois multiples. Ces hernies sont rarement ré- ij duclibles ; elles sont bien circonscrites et dures. |
Les hernies graisseuses compliquées sont susceptibles de ; donner lieu à des accidents d'étranglement (Scarpa, d P. Bérard). Une péritonite et une hernie graisseuse (De- I nonvilliei's) sinudent l'étranglement ; si la hernie est ré- ( ductible et léduite, l'erreur ne peut se prolonger; si la
HERN
HERN
iiiineiir est sortie de laliernie graisseuse, l'absence de donleurs à la pression est un bon signe (P. Bérard).
i Lea hernies intestinales de la ligne blanche peuvent s'i'irangler et devenir promptemenl mortelles. V. Hernies
\i;|iOMlNALES.
Thérapeutique. — Réduire les hernies intestinales et les maintenir réduites.
Ceinture élastique pour les écartements des muscles droits et la hernie verticale ; chez les femmes qui ont eu des grossesses répétées, ceinture large et corset. Pour les hernies épigastriques, bandages appropriés. Que la hernie soit réductible ou non, le traitement est le même.
Les hernies graisseuses ne doivent pas être touchées ; cependant, s'il y a des symptômes d'étranglement ou d'inflammation, plutôt que de s'exposer à méconnaître une hernie étranglée, il vaudrait mieux opérer et prol]tcr de l'opération pour enlever la hernie graisseuse (Scarpa). !1 y a un cas de mort (P. Bérard) et deux cas de guérison (Scarpa, Cruveilhicr) après ces opérations.
Même dans les cas où la hernie graisseuse est évidente, 1 un bandage peut être appliqué pour prévenir la formation i d'une hernie en arrière de la tumeur graisseuse.
Hernie omltîlicsile.
I. Exomi^hale, hépatomphale. — Elle se produit lorsque les viscères contenus dans la base du cordon se développent dans cet organe, ou parce que la paroi abdominale inanque ou ne s'est pas refermée. Ces hernies se montrent Jans les premiers temps de la vie fœtale et amènent quelquefois l'accouchement avant terme.
Les intestins et le foie peuvent être contenus dans la tumeur d'une hernie ombilicale.
Il y a deux enveloppes à la hernie ombilicale congénitale, le péritoine et une couche de gélatine de Wharlom
Dans la hernie ombilicale, deux cas peuvent se présener : ou bien la tumeur est réductible, ou bien elle est irréductible. Dans le premier, on a exceptionnellement vu ||a réduction spontanée se faire; dans l'autre, peu à peu es parties enveloppantes se détruisent, il se forme des impoules, puis les parties se sphacèlent, il y a péritonite tmort. On a vu im cas où, dans le sein de la mère, les mveloppes de la hernie étaient rompues et où l'intestin laignait dans le liquide amniotique (Moreau fils).
Thmqientique. — Si la hernie est réductible, la compression doit être employée, un linge enduit d'un corps gras et"recouverl d'une toile gommée est appliqué, la compression est exercée par-dessus, soit avec du di'achylon, soit avec une bande de toile. Un bandage compressif doit être appliqué sur tout le ventre, parce qu'il peut se produire des' hernies ailleurs, à la région inguinale en particulier, le ventre n'étant pas habitué à contenir les anses herniées (J. Petit). S'il y a des symptômes d'étranglement, on débridera.
En cas de hernie irréductible, l'incision de l'anneau en haut et un peu à gauche, la réduction des intestins et la suture de la plaie ont été faites. La ligature des parois de la hernie après la réduction et un bandage compressif ont été aussi appliqués.
II. Hernie ombilicale à la naissance. — hernie ombilicale à la naissance est un engagement d'une portion de 1 mtestm dans un diverticule de la base du cordon.
Au moment de la section du cordon, l'accoucheur esl exposé a lier une anse intestinale dans la base de cet appendice, mais l'aspect régulièrement cylindrique du com-
mencement du cordon devra éveiller les soupçons, et fera éviter cet accident.
On reconnaît la hernie ombilicale à une sorte d'érection des restes du cordon pendant les efforts, et l'on sent un intestin qui se réduit si l'on presse sur la tumeur.
Thérapeutique. — Réduisez l'anse intestinale, liez le cordon et appliquez le bandage compressif. Une bande de diachylon maintenant un petit tampon de linge suffit. C'est dans les cas de ce genre qu'ont été appliqués les procédés do cure radicale par les moyens suivants : la ligature simple, la ligature avec torsion (A. Thierry), les casseaux (Chicoineau) renouvelés de Celse et Desault. Ces moyens sont inutiles et dangei:eux. La compression avec un bandage bien fait est toujours suffisante.
III. Hernie ombilicale des enfants. — Elle se développe en général dans les deux ou six premiers mois de la vie. Une saillie globuleuse du nombril s'allongeant en forme tle doigt de gant pendant les cris et les efforts la caractérise.
La hernie ombilicale peut guérir seule, mais il ne faut pas négliger de la traiter.
Traitement. — La réduction est facile par pression, et la contention doit être faite avec une bande de toile tenant au centre une pelote de crin ou avec un bandage de caoutchouc vulcanisé, ou mieux avec une bande de diachylon large de 5 à 10 centimètres (Malgaigne), une petite compresse plate étant appliquée sur la hernie. — Les bandages métalliques sont inutiles, et surtout insuffisants.
Il faut renouveler la bande de diachylon tous les quatre jours. Un pareil traitemerft pendant un mois suffit quelquefois. Des examens attentifs, du reste, indiqueront le moment où il faut cesser d'appliquer le bandage.
Lorsqu'il y a seulement un peu d'im.pulsion pendant les efforts, et qu'il y a ce qu'on pourrait appeler pointe de hernie, soutenez la paroi abdominale par le bandage de diachylon, vous prévenez ainsi la formation d'une hernie qui allait se faire.
On a vu tous les enfants, dans une famille, avoir des hernies de ce genre, il serait bon, en pareil cas, d'établir dès la naissance une compression sur la région ombilicale chez de tels nouveau-nés.
Lîne pelote d'amadou, formée de rondelles cylindriques disposées en pyramide et serrées par une bande de toile, ou des applications quotidiennes de coUodion, sont encore très-utiles dans celte hernie ombilicale.
IV. Hernie ombilicale des adultes. — Les hernies ombilicales se font à travers des éventrations au niveau de a cicatrice ombilicale, ou bien ce sont des hernies avec un diverticule du péritoine, autour de la veine ombilicale, entre le fascia transversalis (Vidal, de Cassis), ou fascia ombilicalis (Richet), et la paroi postérieure de la ligne blanche et qui passent par l'anneau ombilical (A. Cooper).
Les sujets âgés et chargés d'embonpoint, ou atteints aulrefois d'hydropisie ascite, les femmes, après des grossesses répétées, sont plus sujets que les autres individus à cette espèce de hernie.
Les enveloppes de la hernie ombilicale sont le péritoine, le fascia superficialis, quelquefois des feuillets fibreux nouveaux minces.
Les tumeurs de l'ombilic, et particulièrement les hernies de cette région, déplissent toujours la cicatrice ombilicale.
Une tumeur située sous la cicntrice ombilicale multilobée, quelquefois trilobée, saillante, sonore, réductible, avec gargouillement apparaissant après des efforts ou après une hernie ou plusieurs grossesses, ou même peu-
HERN
HERN
dant la grossesse, est une hernie ombilicale intestinale. — Une tumeur petite, dure, réductible, avec gargouillement, est un pincement de l'inteslin. La constipation, les vomissements, le trouble de l'appétit, in^liquent que le gros intestin ou le petit intestin et l'estomac sont dans la hernie.
Une tumeur ombilicale pourvue de lobules assez distincts dans une poche unique, réductible lentement et sans bruit, est une épiplocèle.
Une grosse tumeur, dure, réductible, située à l'ombilic, est une hernie contenant une portion du foie.
On a li'ouvé dans les hernies ombilicales le gros intestin, le caîcum, le duodénum et même une portion de l'estomac. Ce sont les troubles digestifs, nausées, tiraillements, coliques, crampes surtout 'qui révèlent l'existence de la hernie de l'estomac, hernie qui se rtîduit quelquefois pendant le repas et qui est mate après l'ingestion de liquide, si elle est irréductible.
Les hernies ombilicales renferment des gros intestins contenant quelquefois des ntatières dures et ne provoquent pas de troubles digestifs, si ce n'est de la constipation.
L'expérience a appris que les hernies ombilicales entraînent quelquefois de la dyspnée.
des hernies en général. Purgatifs doux, souvent. Réduire les hernies et les maintenir avec un bandage à ressort. La pelote sera faite d'après un moule de l'anneau et fixée à une plaque très-large (Malgaigne). Une pelote à ressort n'est pas plus avantageuse que les pelotes de caoutchouc.
Les pelotes coniques ont le désavantage d'agrandir l'ouverture aponévrotique par laquelle la hernie s'est engagée.
Chez les enfants, des applications quotidiennes de col- ^ion maintiennent bien la hernie et peuvent en amener la guérison.
On ne doit pas se presser d'opérer la hernie ombilicale étranglée (Iluguier); un anus contre nature, malgré la difficulté de sa guérison, est moins grave que le débridement. Cependant, on peut opérer néanmoins, parce que si l'étranglement est dû à une bride épiploïque, on peut le lever sans danger et réduire, à condition que l'intestin ne soit pas déjà très-malade, ce qui est l'exception, les hernies ombilicales étranglées étant de bonne Jieurc gangrenées. Toute l'intelligence du chirurgien devra s'employer pour reconnaître si l'intestin peut ou non être réduit.
Pour opérer la hernie ombilicale étranglée, on incise la peau avec précaution de dehors en dedans, lentement, et
Fig'. 337. — Ceinture ombilicale pour contenir les grosses hernies onibilicalos.
La hernie ombilicale est le siège d'adhérences prématurées, même dans le cas de pincement de l'intestin ; .il. s'y forme des sacs épiploïquâ%, des corps étrangers arrêtés dans l'intestin peuvent le perforer (Scarpa), et causer un anus contre nature saiis que de grades accidents d'étranglement se montrent.
L'étranglement dans la hernie ombilicale a lieu par inflammation connue dans les'autres étranglements herniaires. Le collet du sac, fort souvent intimement uni à l'anneau, les anneaux accidentels ou l'anneau ombilical, les brides c'piploïques, le collet d'un sac épiploïque, sont les agents de l'étranglement. — 11 est ordinaire que les hernies ombilicales étranglées soient sèches, la peau amincie se gangrène souvent et l'intestin est à nu ; ces cas sonf presque tous mortels (A. Cooper).
La hernie ombilicale étranglée peut être confondue avec une hernie graisseuse chez un sujet atteint de péritonite, mais^.i douleur de la pression indique une hernie intestinale. «
On ne confondra pas une hernie avec une tumeur graisseuse, et les autres tumeurs de l'ombilic. V. Hernies GRAISSEUSES, Q.viBiLic {Tumeurs de T).
Thérapeutique. — On prescrira le traitement hygiénique
en ayant peur de couper pour ainsi dire. Jamais la pe ne s(!ra incisée par translixion ; on redoublera de précaution %n coupant les enveloppes du sac. Si l'on tombe siii un sac épiploïque, on le déplissera, on débridera son collet, s'il est nécessaire, puis on réduira l'intestin s'il est sain, et on laissera l'épiploon dans la plaie, ou l'on se compor- *tera comme pour les hernies de l'épiploon (V, Hernies ABDOMINALES SPONTANÉES). — Si l'étranglement a lieu par l'anneau ou le collet du sac, on débridera sur plusieurs points, en bas, à droite et à gauche ou en d'aulies sens, pour faire un débridement multiple.
L'anus contre nature à la région ombilicale est trèsdifficile à guérir par les moyens ordinaires , la suture intestinale est indiquée surtout pour les cas où il n'y a pas eu d'inflammation ; la difficulté de la guérison dépend, du reste, de l'étendue de la perte de substance qu'a éprouvé l'intestin. V. A.MUS contre nature
S'U y a une fistule stomacale, on la traitera par les moyens appropriés. V. Estomac, Fistules.
Ilei-nic de l'ovaire. On rencontre quelquefois l'ovaire engagé dans une hernie crurale ou inguinale, soit au moment de la naissance (et c'est alors une hernie inguinale de l'ovaire), soit plus tard, tantôt par-dessous le ligament de Fallope, tantôt dans le canal inguinal. — Les hernies ■
HERN
HERN
primitives de l'ovaire se compliquent de hernie de la trompe, quelquefois de l'utérus et même des intestins. Dans d'autres cas, l'ovaire suit les intestins et se joint aux viscères déjà contenus dans une hernie.
Les hernies de l'ovaire ont pour caractère général un changement aux époques menstruelles, qui serait une congesti n de la tumeur, mais la valeur de ce signe a été contesté (Riwissh, Scan^oni) ; l'utérus est dévié du côlé où siège la hernie de l'ovaire (Lassus) ; la déviation de l'uté- , irus serahien appréciée par l'application de la sonde utérine '.(Huguier).
L'ovaire hernié forme une tumeur qui a la consistance d'un ganghon et qui produit des tiraillements abdominaux, mais pas de coliques. La pression sur la tumeur détermine ime douleur qui se propage vei's l'utérus.
La hernie de l'ovaire est plus saillante aux moments des époques et elle se réduit sans gargouillement.
L'étranglement, et surtout l'inflammation, compliquent ouvent les hernies de l'ovaire.
On ne confondra pas une hernie de l'ovaire avec un ^anglion (Lassus) , parce que le ganglion est toujours jiriéductihle, et qu'il est la conséquence d'une inflamma- ) f ion dans le voisinage. — On ne la confondra pas avec un : kyste des grandes lèvres (Guersanl), parce que la hernie 'xiste depuis très-longtemps, et qu'elle est peu mobile. l>i l'ovaire contient des kystes, une erreur de diagnostic ïi'est pas aussi fâcheuse, car lorsqu'on ouvre une hernie iijle l'ovaire en croyant avoir affaire à un kyste, des adhérences ont pu s'établir, et en extirpant la tumeur on est pleins exposé à une péritonite que dans les cas où l'ovaire est libre d'adhérences.
Thcrapeuticjue. — Réduire l'ovaire et placer un ban-
iage ; — si la hernie est irréductible, appliquer une pelote reuse. — Aux moindres signes d'inflammation, appliquer es cataplasmes.
En cas d'étranglement, opération de la hernie étrançlée. V. Hehnies abdominales spontanées.
Si l'ovaire est réductible, on le réintroduira dans l'abomen, sinon on pansera simplement et l'on tâchera de le aainlenir au niveau de l'anneau.
Hernie, péi-ioéale Chez l'homme, l'intestin, poussant ' l evanl lui le péritoine, s'engage quelquefois entre la vessie il le rectum ; chez la femme, il s'engage entre le rectum ii le vagin. Ces dispositions constituent la hernie péri-
Ièale. La hernie, après avoir traversé une èraillure du éleveur de l'anus, se porte toujours sur les parties latéales, soit au voisinage de la branche descendante de ischion, soit vers la fosse ischio-reclale.
Les femmes enceintes sont quelquefois atteintes de ernie périnéale (Smellie).
On a vu une hernie périnéale ouverte pendant l'opéation de la taille (A. Cooper).
Les hernies périnéales contiennent l'intestin grêle (Charlenon, Scarpa, A Cooper), la vessie (Mpelet); elles sont rès rares chez les enfants.
Une tumeur molle du périnée, située sur les parties atérales de l'anus, réductible par le toucher rectal et ■aginal, augmentant par la toux et la station verticale, ivec pesanteur au périnée, coliques et constipation, est ine hernie périnéale.
Un lipome ou un kyste n'étant pas réductibles, une umeur fibreuse du scrotum ne l'étant pas davantage ; un bcès urinaire présentant des signes d'iunammation,' on ne leut les prendre pour une hernie périnéale.
La hernie périnéale peut s'étrangler (Smellie). On reconnaît cette complication aux signes de l'étranglement herniaire en général et à une tumeur douloureuse qui a présenté autrefois les signes d'une hernie périnéale.
Thérapeutique. — Pour réduire la hernie, on place le malade sur le dos, et l'on pressera à la fois sur le périnée et sur le rectum, dans l'intérieur (Uuiuel le doigt aidera la réduction. Pour contenir la hernie, on se servira d'une ceinture métallique avec un ressort courbe placé perpendiculairement à la ceinture et muni d'une pelote appropriée à l'ouverture par laquelle sort la hernie (Scarpa). On pourrait, chez les femmes, se servir d'un pessaire à air en gimblette. Si la hernie est étranglée, inciser le sac, tirer sur lui et débrider, ou bien en dehors et en arrière, ou bien, et mieux, sur plusieurs points (.\. Rérard).
aSernie du poumon. V. PoiTRlNE {Plaies de) , et POU- MON [Hernie du).
Hernies secondstires. Les hernies secondaires sont des hernies qui se produisent à la suite de la cicatrisation d'une plaie de l'abdomen ou après une opération de hernie étranglée. V. llEiiNiEs consécutives.
Les hernies secondaires se présentent avec les mêmes caractères que les hernies primitives.
La plupart des hernies secondaires manquent de sac.
Les hernies secondaires peuvent s'étrangler comme les hernies primitives, mais, toutes proportions gardées, cet accident est rare.
Les hernies secondaires sont quelquefois compHquées de rétrécissement de l'intestin.
On ne confondra pas les hernies secondaires avec les hernies déshabitées, parce que les hernies secondaires ont toujours été réductibles pendant un certain temps avant d être irréductibles comme une hernie désliabitée.
Thérapeutique. — Les hernies secondaires seront traitées comme les hernies pritnitives ; seulement si ces hernies s'étranglent, en ouvrant la tumeur on aura soin de couper les enveloppes de la hernie avec la plus grande prudence, de peur d'ouvrir l'intestin.
Hernie sonN-psililesiiie (Garengeot, A. Bérard), ou ohuiratriee (thijroidfnl hernia, école anglaise). l\ se forme des hernies à ti'avers le trou sous-pubien, dans des diverticules du péritoine engagés à travers le canal de sortie des vaisseaux et des nerfs obturateurs, et l'artère est placée en dehors du collet du sac, ou en dedans et en arrière : il n'y a pas de règles précises (Vinson, Ibl/i^i).
L'intestin grêle, l'épiploon et la vessie ont été vus dans les hernies sous-pubiennes.
Au début, la hernie sous-pubienne ne peut jamais être reconnue ; l'engorgement de la partie supérieure de la cuisse est commun à toutes les tumeurs de la région, les troubles digestifs, les tiraillements d'intestins, les coliques, la constipation, seuls quelquefois peuvent faire reconnaître la hernie. Lorsqu'il y a une tumeur formée elle est située au pli de l'aine, au-dessous du point qui correspond aux hernies crurales. Elle est arrondie et prés.-nte les caractères d'une épiplocèle, d'une enlérocéle ou d'une cystocèle : réductibilité avec gargouillement ou lenteur à la réduction, ou rétention incomplète d'urine et envies d'uriner après réduction de la tumeur (V. Hernies abdoiviinales, Cystocèle) (Garengeot, A. Cooper, Obré).
La hernie obturatrice étranglée est difficile <à reconnaître et s'annonce par les phénomènes ordinaires de
HERN
HERN
l'étranglement. Si Ton a quelques soupçons, le toucher rectal chez l'homme, le toucher vaginal chez la femme et la présence de douleurs à la région crurale peuvent éclairer le diagnoslic, mais lorsque la hernie est sortie et trèsapparente sous les muscles profonds de la racine de la cuisse, le doute n'est plus possible.
Dans la hernie sous-pubienne, les adhérences ne paraissent pas aussi fréquentes que dans les autres hernies.
Thérapeutique. — Pour réduire la hernie sous-pubienne, le malade étant couché sur le dos et ayant les cuisses fléchies et le bassin élevé (Sansoii), on pressera la tumeur par une sorte de massage; mais il faut procéder doucement et avec patience. Pour maintenir la hernie, placer dans le creux qui existe entre les muscles une pelote saillante attachée à un bandage herniaire crural à collet, un peu oblique vers la cuisse.
La hernie obturatrice étranglée sera opérée. On incisera couche par couche et lentement, en tâchant de bien reconnaîlre tous les muscles que l'on met à découvert. Une fois arrivé sur le sac, on l'ouvrira avec précaution, on débridera en dedans et en bas (Obré), on incisera sur la sonde cannelée d'abord le muscle obturateur externe, on s'assurera ensuite de l'état du collet de la hernie, enfin on débridera sur la membrane obtiu'atrice. On pourra essayer de dilater le collet du sac par la méthode d'Arnaud (Richter, Sabatier, A. Bérard). On pansera comme les autres hernies.
Hes-nSes des synoviales. Lorsque les ligaments articulaires ont été rompus et éraillés, la synoviale distendue par la synovie vient former une petite tumeur fluctuante, immobile sur les parlies dures, réductible, quelquefois transparente, lorsque la tumeur n'est pas séparée de la peau par des muscles.
A la suite des hydarthroses, les hernies de la synoviale ne sont pas très-rares. On les rencontre quelquefois aussi après des entorses.
Une hernie de la synoviale peut se transformer en un kyste synovial.
Thérapeutique. — Il n'y a rien à faire contre les hernies d'une synoviale, on se bornera à comprimer; — s'il se forme un kyste synovial, on le traitera par les moyens appropriés. V. Kystes synoviaux.
Hernie du testicule. V. SCROTUM {Lésions du).
Hernies trauinntiques. V. ÂBDOMEN [Plaies de V).
Hernie de l'utérus. L'utérus suit quelquefois les . viscères herniés, mais il peut se trouver seul dans une hernie.
Le toucher vaginal peut faire soupçonner la hernie de l'utérus à cause du déplacement de l'organe; mais la réduction de la hernie sans gargouillement et le redressement consécutif de l'utérus en confirment l'existence.
C'est dans le canal inguinal que s'observe le moins rarement la hernie de l'utérus.
Thérapeutique. — Réduire la hernie et la maintenir; en cas de grossesse dans l'utérus hernié, les mêmes indications existent. V. Rystocie par hernie de l'utékus.
Hernie vn$;initle. L'intestin et l'épiploou (Garengeot, Hoin) s'engagent quelquefois à travers l'aponévrose périnéale supérieure, dans le vagin, soit en avant, soit en arrière, soit, ce qui est beaucoup plus fréquent, siu' les parties latérales (Richter). L'intestin grêle, l'S iliaipie (Levret), la vessie, se montrent dans la hernie vaginale.
Une tumeur lisse, arrondie, à base large, disparaissant
par la compression en faisant entendre un gargouillement, augmentant par la toux et la position verticale, descendant quelquefois jusqu'à la vulve, accompagnée de vomissements et de tiraillements d'estomac, est une hernie vaginale. — La hernie vaginale située en avant, outre qu'elle a ces caractères, s'accompagne d'envies très-fréquentes d'uriner.
Pendant l'accouchement, les hernies vaginales peuvent être une cause passagère de dystocie (G. Stubbs). V. Dvs-
TOCIE.
L'étranglement se produit quelquefois dans les hernies vaginales (Petroniti).
On ne confondra pas les hernies vaginales, chez les femmes grosses, avec un prolapsus du vagin, parce que, dans ce dernier, il n'y a pas de réduction possible. -— Les tumeurs dures sont peu réductibles et n'ont rien de commun avec la mollesse d'une hernie ; le toucher vaginal et rectal permet au reste d'apprécier exactement toutes ces tumeurs, et leur point d'implantation est le meilleur moyen de diagnostic différentiel.
Dans une hernie vaginale étranglée au moment de l'accouchement, il peut se produire une gangrène plus ou moins étendue de l'intestin. V. Anus contrk nature.
Thérapeutique. — Dans la hernie vaginale, il faut réduire l'intestin à l'aide de deux doigts placés dans le vagin. Si la hernie est située en arrière, on est plus à son aise pour refouler la hernie lorsqu'on place le malade sur le ventre (Richter).
Pour maintenir la hernie, on appliquera un pessaire élytroïde (.L Gloquet), et mieux un pessaire de caoutchouc k air en bondon.
S'il y avait étranglement, on inciserait le sac; en cas de hernie épiploïque, on laisserait I épiploon dans la plaie; en cas de hernie intestinale, on débriderait sur plusieuis points, et, au besoin, on dilaterait l'orifice constricteur avec un gorgeret (Leblanc).
Si la hernie existe au moment de l'accouchement, on la refoulera dans l'abdomen et on la maintiendra avec les doigts pendant l'engagement de la fête ; mais si l'accou-. chôment est long à se faire, on appliquera le forceps pen^? dant qu'un aide maintiendra la hernie réduite. V. Dys^
Hernie vagino-lahîale (pudendal hernia) (A. Cooper, Iloltz). La hernie vagino-labiale est une variété de hernie périnéale qui a lieu e^ans l'épaisseur de la grande lèvre lorsque les viscères se sont engagés en avant du ligament large, entre l'aileron antérieur et la vessie. Gonlrairemenl aux hernies périnéales, où l'intestin passe en ari ière du ligament large (Sloltz, A. Bérard), le sac se fait joorà travers le releveur de l'anus et l'aponévrose périnéale moyenne.
Une tumeur présentant les caractères d'une hernie située dans la partie postérieure de la grande lèvre, et uu peu saillante du côté du vagin, est une hernie vagino- ■ labiale. L'absence de tout rajiport avec l'anneau inguinal empêchera de la confondre avec la heiaiie inguinale; le loucher vaginal permettra de sentir la hernie. - ,
..a hernie vagino-labiale peut s'étrangler, mais cet acci- 1|| dent n'a pas encore, jusqu'ici, nécessité d'opération. i
Thérapeutique. — Pour réduire la hernie vagino-labiale on i>lacera les malades dans le décubitus dorsal, les cuisses étant demi-fléchies sur le bassin, et l'on agira par près- | sion coml)inée sur le périnée et dans le vagin. |
Pour contenir la hernie, ceinture élasti({ne avec sous-
I HERP
|iisse portant une pelole de linge aplatie pressant sur la , meur.
Si la hernie s'étrangle, taxis après avoir vidé la vessie.
- Si le Iaxis ne réussit pas, inciser la grande lèvre dans sens de sa longueur, ouvrir le sac, y introduire le doigt, guider dans la reclierclie de l'anneau par le toucher
iginal; et l'on débridera en portant le bistouri du côté
i vagin. (A. Cooper.)
i Hernies vcntrnles, OU Hernies de l'ubtlomen.
!ie hernie peut existera la région lombaire (J. L. Petit), ist-à dire à travers les fibres de l'aponévrose du transrse, en dehors du carré lombaire et du bord du grand rsal. Il y a des hernies à travers les muscles obliques et dehors de l'anneau inguinal interne, et enfin, dans la gaîne un muscle droit antérieur tLedran); elles ne diffèrent : s hernies inguinales, crurales, etc., que par leur situain; elles sont sujettes aux mêmes accidents et réclament même traitement.
Thérapeutique. — Bandages appropriés, ceintures élas ■ |ues, bandages à pelotes larges.
S'il y a étranglement, débridement sur les points où l'on it sûr qu'il n'y a pas de vaisseaux.
Hernie de la vésicule fin fiel. V. Hernie OMBILICALE
[Hernie cruhale.
Hernie de la vessie. V. CystoCÈLE.
' jHERNIOLE, ou HERBE TURQUE. Plante de la Inille des paronychiées, dont la décoction astringente (lit employée comme topique pour la guérison des hervsEl-
HERPÈS. L'éruption de petites vésicules, d'abord tansparentes, puis opalines et se couvrant de croûtes noijtres, caractérise l'herpès.
Il y a de très-nombreuses variétés d'herpès : l^ïheiyes nyctenoides sur le corps ; 2° Vherpes labialis, sur les lires; 3" Vherpes prœputialis, sur le prépuce; k° Vherpes ■}:tpr, ou zona, sur la moitié du tronc. Mais la plupart de n éruptions sont la conséquence d'une fièvre éphémère line névralgie antérieure.
On considère aussi comme appartenant à la classe des li pès, Vherpès circiné et V herpès iris, qui sont la consécfince du développement d'un parasite végétal sous la \m, le trichophytnn (V. ce mot), lequel produit un anneau iigeâtre vésiculeux s' agrandissant chaque jour. (Bazin.)
Herpès lahialis. Cet herpès se développe à la suite cuie accès de fièvre éphémère et pendant l'évolution de (jelques pneumonies.
L'herpès lahialis, qui se développe dans le cours de la pumonie, annonce la guérison de la phlegmasie pulmo- 1 ire.
Thérapeutique. — Sur le corps, les applications de col-
llion élastique arrêtent le développement des différents
I rpès phlycténoïdes.
Les herpès phlycténo'ides guérissent également bien
;us l'influence des applications émollientes, astringentes . narcotiques et des poudres absorbantes d'amidon, de us-nitrate de bismuth ou de vieux bois. — Parmi les lutions astringentes à employer contre l'herpès, il faut rtout mentionner les applications de teinture d'iode, les ions avec l'eau blanche ou avec la liqueur de van
ii'ieten.
L'herpès circiné de la peau guérit très-rapidement par applications de goudron pur ou d'huile de rade, — ixcétate de plomb dissous dans l'eau, — de sublimé,
HIÈB 697
20 centigrammes avec un peu d'alcool pour 300 grammes d'eau, — de Rottlera tinctoria ou Kami-Iea, sur du linge mouillé. — Ce moyen produit la guérison en quelques jours (Moore). (V. Dartres, Parasitisme.) Mais quand l'herpès circiné occupe le cuir chevelu, la guérison est plus difficile.
Herpès prïcputialis. Des vésicules confluentes du volume d'une grosse tète d'épingle, existant à l'état de vésicule pendant quinze cà vingt-quatre heures, se développant successivement autour du gland et sur le prépuce, accompagnées de prurit, et plus tard, après leur rupture, d'une sécrétion plastique, constituent un herpès piraqvitialis.
Le contact avec une femme malsaine, l'irritation du gland et du prépuce après une blcnnorrhagie, sont des conditions favorables au développement de Vherpes prœputialis.
L'herpes prœputialis est quelquefois une série de chancres mous, avortés (Diday). Il est parfois lié à la constitution dartreuse.
On ne confondra pas les ulcérations qui succèdent à la rupture de vésicules d'herpès avec des chancres mous. L'ulcération de ces derniers est toujours plus étendue, n'est pas entourée d'une auréole inflammatoire aussi grande que la vésicule d'herpès ; elle s'accompagne en outre d'engorgements ganglionnaires.
Thérapeutique. — Cautériser avec le crayon de nitrate d'argent l'ulcération qui succède à la rupture de la vésicule d'herpès; saupoudrer avec le sous-nitrate de bismuth ou panser avec de la charpie imbibée d'eau blanche ou de vin aromatique. Administrer un purgatif salin.
Pour les herpès prœputialis qui semblent liés à une constitution dartreuse, les eaux d'Uriage et de Louesche sont d'un boa usage.
Herpès zoster OU zoaa. V. ZONA.
HERPÉTIQUE. Qui cst de nature dartreuse. — Ainsi ,on dit qu'un individu affecté de dartres est atteint de la dialhèse herpétique.
HERPÉTISME. La constitution de certains sujets, favorable au développement des dartres ou des maladies internes dues au principe darlreux, est ce qu'on appelle herpétisme. C'est une diathèse qui produit à l'extérieur, sur la peau, des vésicules, des pustules, des squames, des bulles, cl à l'intérieur des catarrhes muqueux chroniques d'où résultent un grand nombre de maladies viscérales graves. V. Dartres.
Tant que l'herpétisme ne se manifeste que sur la peau, il n'est pas dangereux, mais dès qu'il se porte sur le pharynx, sur les bronches, sur le poumon, sur les intestins, il devient l'origine de phlegmasies chroniques très-redoutables.
Thérapeutique. — Les tisanes amères de gentiane, de houblon, de centaurée, de fumeterre, de douce-amère, de bardane, etc. ; — la tisane d'ortie piquante, — le soufre à l'intérieur et les bains sulfureux, — les eaux minérales sulfureuses, l'arséniate de soude à 25 milligrammes par joui", — les sels de fer ou le fer métallique, — un bon régime, — les purgations répétées tous les mois et les préparations arsenicales d'arséniate de soude (V. ce mot) ront les moyens propres à guérir l'herpétisme.
HEHSE (La) (Orne). Eau ferrugineuse et gazeuse froide, employée contre la chlorose.
HIÈBLE. Arbrisseau de la famille des caprifoliacées.
HOMŒ
HOPl
dont la racine el l'écorce intérieures des tiges, on décoetion, est émélique, purgative et diurétique. — C'est une plante peu employée en tliérapeuli(|ue. On a employé la teinture de ses fruits pour colorer les vins, sous le nom de teinte de Fistnes.
umilA-mCK\ Électuctire purgatif à l'aloès. — 11 se compose d'aloès, 125 grammes, — decannelle, Kgrammes, — de macis, 8 grammes, — de racine de cabaret, 8 grammes, — de safran, 8 grammes, — de mastic, 8 grammes, — de miel, 500 grammes. — On le donne à la dose de 2 grammes par jour f+l.
1IEPPOCR4S. Infusion de cannelle dans du vin, avec un peu d"eau-de-vie et du sucre, et un peu d'ambre.
lIOMSSOllitU (duché de Hesse). Eaux minérales chlorurées sodiques, purgatives, et eaux minérales ferrugineuses et gazeuses froides. — Elles sont employées dans la chlorose, dans l'aménorrhée \±], dans l'hypochondrie, dans la dyspepsie et dans la constipation.
IIOIIBIE. L'homme est un être qui se rapproche des animaux par la structure, et qui s'en distingue par ses facultés intellectuelles et morales. On le regarde comme le premier des mammifères, mais la conformation de sa main et de ses pieds en font un personnage à part au milieu des animaux. C'est une intelligence servie par des organes; el, par l'ensemble de son être autant que par son intelligence et sa religiosité, il forme dans la création un règne particulier qui est le règne honiinal.
L'homme est le composé d'une «me immatérielle, source première de la vie, de la conscience et de la raison, d'un ferment vital qui est l'agent physique de la vie pour créer l'organisation et en maintenir la forme à travers la rénovation continuelle de sa substance, et d'un corps rempli d'organes doués de propriétés particulières, dont l'influence réagit sans cesse sur l'ensemble.
L'homme physique est perfectible au moins autant que l'homme moral, mais par des procédés différents, car si l'on morahse et si l'on élève la pensée par l'exemple du beau, du vrai et du bien, on ne régénère les races et les individus que par l'action combinée de l'air, des eaux, des lieux, du régime et de la génération qui mêle à un ferment vital altéré le ferment vital d'un être plus robuste et phis sain.
C'est par l'hygiène plutôt que par la pharmacie qu'on améUore la constitution des individus, qu'on prévient leurs maladies ou qu'on en abrège le cours, et enfin qu'on prolonge la durée de la vie moyenne. Aussi doit-on étudier avec le plus grand soin l'action des influences physiques et morales sur la santé, si l'on veut faire une thérapeutique ratiiinnelle et vraiment utile.
En dehors des maladies communes à tous les hommes, chaque âge a les siennes, et elles exigent une thérapeutique spéciale, différente non-seulement par la posologie, mais encore par l'appréciation qu'il faut faire de la résistance vitale qui varie aux différentes époques de l'existence.
IIOWŒOPATIIIE. Contrairement au dogme antique qui voulait qu'on traitât les maladies par leurs contraires : Contraria, contrariis curuntur, l'homœopalhie est une doctrine par laquelle, au contraire, Hahnemann, son inventeur, a prétendu traiter les maladies par leurs semblables, c'est à-dire par des médicaments dont l'action physiologique ressemble au phénomène morbide ;i détruire : Similia siniilibtis curantur.
Le quinquina produisant la fièvre périodique chez
l'homme sain, Hahnemann a prétendu qu'il fallait l'administrer pour guérir les fièvres intermittentes.
Pour Hahnemann il n'y a pas de maladies et l'on n'en connaît pas l'essence ; il n'y a que des symptômes cfue l'on doit détruire par des remèdes appropriés.
Toutes les maladies chroniques résultent de trois vices constitutionnels, la syphilis, la sycose et la psore, dont les métamorphoses sont la cause des différentes formes que présentent ces maladies.
Dans les remèdes il y a toujours deux actions, l'iiucprimitive et l'autre secondaire, celle-ci opposée à la première, de façon à amener la guérison; c'est pour cela qu'on donne à un fébricitant la quinine qui produit la lièvre, action primitive dont le contraire est la guérison du malade.
Si l'on en croyait Hahnemann, V action des substaiicm employées à titre de remède serait en raison inverse de leur quantité, et en divisant ces remèdes, en les tritarant ou en les secouant d'une certaine manière, il avait la folie de croire qu'il augmentait leur énergie, ce qu'il appelait leur dynamisalion.
Hahnemann, prenant un atome de substance, cl Yatténuant avec du sucre de lait, le divisait en cent parties, dont l'une, atténuée et divisée en cent autres parties, formait de l'une d'elles un dix-millième do substance, lequel, à une troisième atténuation et division en cent autres parties devenait un millionième, et ainsi dp suite par trente-deux atténuations, ce qui arrivait cà lu fraction d'un novemdécillionième de substance, ayant une énergie en proportion inverse de sa quantité.
La préparation homœopathique des médicaments n'esl pas autre chose qu'une magnétisation de la matière développant en elle des propriétés occultes , où la quantité de la substance n'est rien, et où le charme dr l'opération est tout.
Les remèdes homœopathiques s'administrent sous forme de globules composés de substances atténuées avec du sucre de la t dans une proportion centésimale ou de goutteN faites avec une .alcoolalure diluée, avec cent parties d'eau distillée et formant des dilutions successives.
La première atténuation et dilution homœopathique esl formée d'une partie de substance combinée d'une certaine façon avec cent parties de sucre de lait ou d'eau di-lillée. c'est la moins active, tandis que la seconde, formée d'an partie de la première, combinée avec cent parties d véhicule, est bien plus énergique. La troisième dilution esi faite d'une partie de la seconde pour cent de véhicule, el elle est encore plus active. On fait de même pour la quatrième, pour la cinquième, qui deviennent de plu'^ en plus énergiques, et ainsi de suite jusqu'à la trentedeuxième, d'après Hahnemann, et pour la cent cin'|uantième d'après le docteur K..., de Saint-Pétersbourg.
Le traitement homœopathique par les doses infinitésimales mises en globules ou sous forme de gouttes liquide^ ne doit pas être contrarié par le régime, et il faut hannin sévèrement de l'alimentation, le vin, le sel, le poivre et toutesies épices qui pourraient neutraliser l'effet des médicaments.
]] n'y a pas de milieu entre ces deux opinions : la posologie homœopathique est l'œuvre d'un effronté, charlatan, ou c'est la conception d'un fou.
HOPITAUX. Partout la solUcilude des hommes veilla' à ce que les malades pauvres, sans asile et sans famille j
HOPI
HOPI
ouveiit un refuge et des soins. L'ouvrier et le soldat | lassés ou malades, les filles, les enfants et les vieillards bandonnés et malades ont droit à un abri. Autrefois on ur ouvrait les temples et les couvents, aujourd'hui c'est ns les hôpitaux qu'ils trouvent secours et proleclion.
Dans ces lieux les administrateurs et les médecins nnent l'exemple de la bienfaisance la plus noble, et yent le jusle tribut que la société doit à ceux de ses embresqui ne peuvent plus travailler, mais, par une réjprocité naturelle, la science trouve dans la réunion ! 's malades un élément d'étude de plus pour faire pro- •esser l'art de guérir.
Les hôpitaux sont fixes ou temporaires; les premiers imprenanlles hôpitaux civils, militaires, communaux, et s hôpitaux spéciaux, maisons de convalescence, asiles aliénés. Les hôpitaux temporaires sont ce que l'on >pelle des ambulances.
) Les hôpitaux fixes administrés militairement, les mains de convalescence et les maisons d'aliénés, dilfént des hôpitaux ordinaires qui ne sont destinés qu'à des cssés ou des malades, mais ils sont soumis aux règles
: nérales de l'hygiène hospitalière dont les plus im-
j.rlantes sont utiles à indiquer ici.
I ^1 Hôpitau.'K {Hi/diêne des). Voici quelle est la meilleure «jganisation d'un hôpital fixe, civil ou militaire, et, sauf «jelques points, c'est celle des hôpitaux français.
I Le bâtiment plus ou moins vaste entouré de jardins ou ^1 places et de rues, dont le sol doit être macadamisé ou umé, afin d'éteindre le bruit des voitures, et sera disposé telle sorte que le soleil puisse éclairer et échauffer toutes 'il salles (Soc. de Chirurgie). Sous ce rapport, un long bà- 't|ient dirigé de l'est à l'ouest est ce qu'il y a de mieux.
Un endroit sec et aéré est le lieu qui convient le mieux )urun bâtiment d'Iiôpital (Société de chirurgie).
jjOna beaucoup discuté pour savoir s'il valait mieux faire Ihucoup de petits hôpitaux plutôt que quelques grands, I is cela ne signifie rien, si les grands hôpitaux occupent 1 grand emplacement, et si l'hôpital est divisé en pavons séparés. (Trélat , Giraldès et Société de chir'gie.)
Dans les hôpitaux, les salles doivent avoir un plafond t s-élevé, contenir vingt lits espacés de 3 mètres" et djvent avoir 30 à 40 mètres de long sur 8 à 12 mètres d large.
Les salles doivent être séparées par des vestibules à dix fenêtres, qui, par intervalles, resteront ouvertes moitié du jour.
Les salles doivent être aérées et ventilées par des outures pratiquées dans la muraille à la partie supérieure la salle et par des ouvertures à la partie inférieure, cienmode de ventilation), ou bien elles seront pourvues ppareils de ventilation modernes destinés à renouveler I mosphère intérieure en y introduisant uiie grande qmtité d'air à la température convenable.
La salle doit èti-e chauffée en hiver, et maintenue à la ipérature moyenne de 16 à 18". Le chauffage au moyen cheminée (système des hôpitaux anglais) est très-bon. été, ia porte de la salle doit être toujours ouverte, les êtres seront ouvertes (Gosselin) au moment le plus c|iud de la journée et du côté où le soleil donne. Il faut, tefois, évit*- d'ouvrir les fenêtres près du lit des grands lades, de peur de leur laisser prendre froid.
iCS rideaux du lit sont utiles pour certaines occasions
comme les examens, les opérations au lit des malades; ils sont bons pour proléger les malades pendant que l'on nettoie les salles; mais les rideaux doivent être toujours ouverts hors ces conditions.
Toutes les fois qu'il y a de grands malades exhalant une mauvaise odeur dans ime salle, on doit placer un liquide désinfectant, par exemple le chlorure de chaux (Nonat). Deux vases pleins de ce sel et d'eau suffisent pour une seule salle. Ces vases doivent être changés tous les trois jours.
Un hôpital bien organisé doit avoir trois salles toujours vides, prêtes à recevoir les malades d'une salle que l'on nettoie (salle de rechanges, hôpitaux allemands).
Il n'est pas bon de placer des lits surnuméraires dans une salle, à moins que ce ne soit pour vingt-quatre heures seulement.
Les salles doivent être nettoyées tous les deux mois au moins, et purifiées par des fumigations de gaz acide sulfureux, qui ont la propriété de détruire tous les germ.es contagieux.
Les latrines des hôpitaux doivent être à proximité de la salle, mais dans un cabinet à plusieurs portes, de façon que l'odeur n'entre pas dans les salles. Les cuvettes de propreté (,)ennings), quoique coûteuses, sont bonnes à mettre en usage pour les latrines des hôpitaux.
Pour une salle de vingt lits il faut une surveillante, trois infirmiers, un veilleur et une fille de salle.
Les lits doivent être faits tous les jours à moins de contre-indications de la part du chef de service.
Les vases des malades doivent être nettoyés dès qu'ils sont sales.
Un infirmier au moins doit être toujours à la disposition des malades.
La surveillante doit passer dans la salle à tous les instants de la journée.
Un chef de service ne doit pas avoir plus de trois salles, c'est-à-dire plus de soixante malades, quarante hommes et vingt femmes. Une des premières conditions pour faire de bonne médecine ou de bonne chirurgie est de pouvoir examiner tous ses malades. Dans les hôpitaux spéciaux de scrofuleux, de dartreux et de vénériens, par exemple, un plus grand nombre de lits peut être confié aux médecins. Ce n'est pas de trop d'un premier élève interne pour un service de médecine, et dans les services de chirurgie, il faut au moins deux internes.
Chaque salle de médecine doit, en outre, être desservie par deux élèves externes ou bénévoles chargés des pansements.
Une visite du soir doit être faite régulièrement par un interne de service.
Dans chaque service il y a un élève pharmacien qui doit assister à toutes les visites et préparer les médicaments. La surveillante, l'élève externe, chargée d'inscrire les médicaments sur un cahier destiné à cet usage, et le pharmacien, doivent suivre ensemble le chef de service et se renseigner mutuellement sur les prescriptions et sur l'hygiène imposées par le médecin à ses malades.
Dans un service bien organisé, les élèves doivent prendre des notes sur l'état des malades, cela est dans leur propre intérêt, et ils recueillent ainsi des détails statistiques ou autres qui ont une utilité réelle pour la science.
HOQU
L'alimentation des malades est variable pour chaque maladie, et il n'y a de règles générales que pour les convalescents. On donne à ceux-ci, dans les hôpitaux, un régime qui peut être représenté par 1 kilogramme de pain, 250 gramiues de viande, "zSC à 300 grammes de légumes et 25 centilitres de vin.
Les malades atteints de délire et qui troublent le repos de leurs voisins doivent être placés dans des salles à part. Pour cela, dans les hôpitaux bien organisés, comme les hôpitaux Beaujon et Lariijoisière de Paris, il y a une salle de deux lits à côté de chaque grande salle.
Les malades atteints de maladies contagieuses, toiles que la variole, peuvent être placés dans des salles spéciales. Mais cette • pratique a un double inconvénient, celui de réunir dans un même foyer un nombre assez considérable de malades exhalant des miasmes, ce qui peut être une cause d'aggravation de leur mal ; et celui de créer dans le voisinage de la salle un foyer de contagion plus énergique à cause de la concentration des miasmes.
Les malades convalescents doivent sortir de la salle, prendre l'air en été dans les jardins, en hiver dans les préaux ou dans des salles disposées à cet effet.
Différentes règles doivent encore être observées dans le service des hôpitaux. Les malades doivent jouir du repos le plus complet possible, le service de la propreté de la salle sera fait avec précaution autour des grands malades. Les services religieux ne prendront point le caractère d'obsession ni de prosélytisme ; les hôpitaux ne sont ni des prisons, ni des couvents. Au moins le zèle devra-t-il être tempéré par les nécessités du repos des malades. Les visites bihebdomadaires que font les parents aux malades sont souvent une cause de bruit et d'excitation qu'il faut savoir ménager. Tous les malades qui se lèvent recevront leurs parents hors de la salle, dans les jardins ou les parloirs. On ne laissera pas les visiteurs séjourner longtemps autour des grands malades. Cette mesure, qui n'a rien de vexatoire, sera comprise suffisamment par ceux qu'elle frappe.
Comme il y a partout des mauvais sujets et des malades indociles, les chefs de service et leurs élèves ont toujours en leurs pouvoirs divers moyens de répression, mais leur ascendant moral est presque toujours suffisant.
Amltmlances. — Les ambulances établies en temps d'épidémie ou dans les villes voisines d'un champ de bataille doivent être installées dans des endroits aérés et secs; les granges, les magasins, les hangars, munis de larges portes ou fenêtres, sont les meilleurs locaux que l'on puisse mettre à profit pourvu qu'on n'y mette pas trop de monde.
Lorsque l'on construit des ambulances il ne faut pas négliger de sabler le sol et d'y placer des planches pour éviter l'humidité.
On doit installer les lits, le service des salles, d'après les mêmes données que pour les hôpitaux fixes. Mais il faut surtout se rappeler qu'un personnel suffisant est une des premières conditions de la bonne installation d'une ambulance.
Les hôpitaux-tentes, les baraques de bois, établis dans les villes, n'ont pas d'avantages sérieux, ce sont des expériences coûteuses. Ces ambulances ne valent pas mieux que les petites salles et les endroits aérés.
HO^j^ET. Un mouvement convulsif et bruyant d'inspiration constitue le hoquet.
HOQU
Le hoquet n'est qu'une convulsion du diaphragme (F. Hoffmann).
Il y a un hoquet idiopathique qui se produit dans Fétat de santé, sans qu'on en connaisse la cause chez les personnes nerveuses, et un hoquet symptomatique qui accompagne les maladies aiguës et chroniques.
Chez les nouveau-nés le hoquet est une chose trèsordinaire, presque normale, et il est toujours en rapport avec une trop grande réplétion de l'estomac par le lait.
Le hoquet idiopathique est une maladie souvent trèsgênante, qui dure quelques minutes, quelques heures, quelques jours, plusieurs années, et constitue une névrose semblable à la chorée.
Le hoquet chronique peut être envisagé comme une chorée diaphragmatique.
Le hoquet idiopathique s'observe souvent chez Ig^ hystériques, et il est transmissible par imitation.
Dans le hoquet symptomatique existe, soit une maladie du cerveau ou des méninges, soit une lésion organique df l'estomac, de l'intestin, du péritoine ou de l'utérus, soil enfin une maladie aiguë grave.
A la fin des maladies aiguës inflammatoires, le hoqiiel est un indice presque certain de la mort.
Thérapeutique. — Dans le hoquet idiopathique, une surprise faite au malade guérit souvent le mal qui n'est qu'un spasme diaphragmatique; il en est de même de la violente compression du poignet ou de l'ingurgitation rapide d'im verre d'eau froide ou glacée, d'un verre d'eau de Seltz ou de morceaux de glace. C'est dans ce cas qu'on peut employer, d'après Bordeu, la pression Jiypoijastriqu avec la main ou avec une grosse pelote maintenue paruin' serviette.
Dans le hoquet symptomatique, on a employé l'application du calorique rayonnant à l'épigastre (Dupuytren), en approchant un fer rouge qui produisit une vive rougeur puis une vraie cautérisation. — Uacupuncture de l'épigastre (Haime). — V extrait de valériane, à 3 on Il grammes par jour. — Le sous-nitrate de bismuth ii l'intérieur, 1 à 2 grammes, — les frictions de ponm»'^ stibiée au creux de l'estomac. — Les plaques uinimili'" une à l'estomac, l'autre dans le dos (Laennec) ; c'étaitim hoquet datant de trois ans. — Un vésicatoire volant sm l bas-ventre. — lj\isa fœtida uni à un vésicatoire épigaî' trique. — Le vésicatoire au cou sur le trajet du iieii phrénique (Short). — Uéther, 45 grammes et Yessen^ térébenthine, k grammes, mélangés pour donner tA gouttes toutes les demi-heures (Most). — La eomprem^ du bas-ventre chez les femmes qui, accouchant poŒfla première fois, ont une trop l'apide déplétion de l'abdoiaen (Ipltofen), — enfin le quinquina, qui a très-bien réii^-i dans un cas de hoquet périodique survenu après la sup pression des menstrues et persistant après le reloue dirègles (Jaurion).
Ouelle que soit la cause du hoquet, quand il dur depuis longtemps et qu'il gêne beaucoup les malades faut le traiter par les injections hypodermiciues de siî|f de morphine faites sur les côtés du cou au niveau difiiej phrénique, et, si cela est nécessaire, on réitérera plusieuj jours de suite [±I±]- j
Potion de chloroforme.
Uiiilc d'anianilt'S iloïK^os -.
( ;lil(irof'nrme
Sirop (liiicnji^
Siiop tliî miîntlie
Mêlez. — Par cuillerées à café toutes les trois heures [;
(Marnge.) |
00 gi'.nmmes.
20 gouttes.
30 grammes.
HOUB
Chloiolorme 10 à 40 goutl(;s.
Jaime d'oiul' . 11° 1.
Sirop de sucre. . . T 30 grammes.
Eau 150 id.
Mêlez et passez à travers un linge fin. Par cuillerée à uche toutes les deux heures FR.
HUIL
Pilules de belladone.
Extrait de Ijelladone.
Camjilire
i siamme.
10 ' id.
Mêlez pour soixante pilules.
Une malin et soir, — puis trois par jour, puis quatre, qn'à huit pilules. — Laisser reposer le malade puis irendre les pilules [+J.
Vilules antispasmodiques .
Valérianate de zinc. , Extrait de belladone.
Extrait de quinquina.
p[ir une pilule.
Trois pilules par jour
5 centigrammes.
1 id.
(Danet.)
Tisane avec la limonade sulfunque.
Acide sulfurique.
Eau
'ar cuillerée toutes les trois heures j |,
4 grammes.
1 litre.
trop d'éther onde chloroforme, à prendre 30 grammes jour.
]xtrait de belladone ou de datura, 2 à 5 centigrammes |jour.
''alérianate d'ammoniaque, en potion ou en granules, 5 grammes.
sa fœtida, 5 à 10 grammes en émulsion avec un jaune :'uf pour un lavement.
use, 2 à 6 grammes par jour à prendre dans une pifon E].
lains prolongés pendant deux heures, à prendre tous les
'ésicatoire ammoniacal instantané et saupoudré de morpljie, 2 centigrammes E]. (Raciborski.) ''idfate de quinine, à prendre 1 gramme par jour □.
(^Yldal.)
'o«c/iei- le fond du pharynx avec de Fammoniaque, ■légèrement □.
oudre de gui de chêne, 2 à 15 grammes par jour dans oquet rebelle □.
'oudre de valériane, 5 à 60 grammes par jour dans le hciet rebelle.
•oudre d'oxyde de zinc, de 1 à 5 grammes par jourQ. imbregris à l'intérieur, 10 centigrammes à 1 gramme Sn vapeurs. (Pringle.)'
'einture de chanvre indien, 8 gouttes toutes les heures s le hoquet rebelle [+].
nhalations d'éther ^av\a bouche de manière à remplir
S- (Lépine.) l©Sl§E-P©x {^variole du cheval, Depaul). Maladie pi.uleuse du cheval qui, transmise à la vache, produit le -pox, et qui peut servir pour la vaccine. V. ce mot.
îOliBLOM. Plante indigène de la famille des urticées, \ les ileurs femelles infusées, 5 grammes par litre u, s emploient comme boisson amère dans la scro-
di
■ ce
' de ! d
fuie 1+ +K dans les maladies de la peau |+ +| et dans le rachitisme [3- Les bractées de la plante sont couvertes d'une poussière jaune, résine amère appelée lupuliri , qu'on donne en pilules, 10 à 30 centigrammes et même 2 grammes contre les érections nocturnes, contre les poHutions de la nuit, l'onanisme et les pertes séminales \±\.
Le lupuliu se donne aussi eil poudre sous forme de saccharure, associé avec du sucre en parties égales, en teinture et en sirop. Il renferme une huile volatile soluble dans l'eau, dans l'alcool et dans l'éther, qui jouit de propriétés narcotiques.
L'infusion de houblon est légèrement tonique et astringente. — On l'emploie aussi comme stomachique dans certaines dyspepsies atoniques. C'est avec le houblon et l'orge gerinée qu'on prépare la bière.
uouiLLE. V. Charbon de terre,
UOtX, Arbrisseau delà famille des Aquil'oliacées, dont les feuilles amères, remplies à'ilicinc, se donnent en infusion, 50 granunes par litre d'eau, contre le rhumatisme □ et contre les lièvres intermittentes □. Les fruits ou baies sont éméliques et fortement purgatives.
HïJILES. Corps gras liquides à la température ordinaire et presque entièrement formés d'oléine et de margarine. Les unes se donnent à l'intérieur comme purgatifs, les autres comme toniques, et à l'extérieur elles servent pour adoucir la peau ou faire des liniments.
Ce qu'on appelle huile essentielle n'a rien de commun avec les corps gras, ce sont des huiles volatiles ou essences (V. ce mot), dont les propriétés sont toutes différentes de celles des huiles grasses parmi les huiles.
Huile d'amandes douces. Cette huile, très-adoucissante, est employée à l'intérieur à la dose de 15 à 30 grammes, chez les enfants nouveau-nés, comme laxatif P+l.
Huile d'arachide, extraite des semences de la pistache de terre, s'emploie comme succédanée de l'huile d'olive.
Huile de baleine ou huile de poisson, s'emploie à la dose de 15 à 50 grammes, contre le rachitisme \+ +\ et contre la phthisie \T].
Huile de belladone, extraite des semences d'Atropa belladona, s'emploie pour frictions dans les névralgies \±i.
Huile blanche ou huile d'œillette, extraite des semences de pavot, sert dans l'alimentation et pour la préparation des liniments.
Huile de cade. V. Goudron.
Huile de cajeput.
Huile de camomille. V. Huile imédicinale et essentielle.
Huile de charbon de terre ou coaltar. V. Goudron.
Huile de coco, employée pour la préparation des aliments, sert aussi à la composition du baume nerval.
Huile de Croton tiglium, extraite par expression des graines de Tilly. Ou l'emploie en pilules, une à trois gouttes dans la mie de pain comme purgatif très-énergique l-t- -t-j. A l'extérieur, elle sert de révulsif par frictions biquotidiennes sur la peau, où elle produit des vésicules très-nombreuses à la quatrième friction \+ +\.
Huile empyreumatique, produit volatil obtenu par la distillation des matières animales ou végétales ; parmi ehes se trouvent l'huile de cade, l'huile de succin, l'huile de Dippel, etc.
HUIL