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Huile d'épurge, extraite d'une variété d'euphorbe ; elle est douée de propriétés purgatives à la dose de vingt à trente gouttes, et, comme l'huile de croton, elle fait venir des boutons à la peau Q-

Huile de foie de morue. Cette huile, extraite par pression des foies retirés de l'animal, est hlanehe, incolore et peu désagréable ; tandis que si elle est extraite des foies qui ont fermenté et qui ont subi un commencement de putréfaction, elle est brune, sent mauvais et a une saveur repoussante. Au reste, l'huile blanche peut être entièrement désinfectée sans perdre sa vertu au moyen d'essence d'amandes amères.

L'huile de foie de morue se donne en nature, à la dose de 15 à 50 grammes par jour, ou mélangée avec du sirop en parties égales, ou eu capsules, ou, selon ma formule, solidifiée avec du blanc de baleine et de la cire jaune, lO grammes de chaque pour quatre vingts parties d'huile; on l'emploie contre le rachitisme, 15 à 30 grammes|+ -hU dans la scrofule, 15 à 30 grammes [T], dans le lupus, 60 à 2<)0 grammes |+ +L dans la bronchite chronique [T], dans la phthisie pulmonaire [+1-

L'huile de foie de morue n'agit qu'à titre de corps gras, comme aliment respiratoire, et nullement, comme on l'a cru, par la quantité infiniment petite et presque inappréciable d'iode qu'elle renferme, 25 à 30 milligrammes par litre d'huile. V. Chasses [Matières).

On a fait une Ii.uilc de foie de morue ferrugineuse par l'addition debenzoatede fer qui, comme tous les benzoales, se dissout dans l'huile. Elle se donne à la dose de 16 à 60 grammes par jour (Gonet).

Huile de foie de raie. Elle présente à peu près les mêmes qualités que l'huile de morue, mais elle lui est inférieure.

Huile de jaune d'œuf. Elle s'emploie comme adoucissant contre les gerçures du sein.

Huile de laurier. Elle est extraite des baies des fruits de cet arbre et sert pour pratiquer des frictions irritantes.

Huile de lin. Extraite des semences du lin et s'emploie à la dose de 10 grammes pour lavement émollient.

Huile de lis. Elle est extraite des oignons de lis et s'emploie comme adoucissant dans les ophthalmies chroniques et dans les inflammations du conduit auditif externe qui occasionnent la surdité.

Huiles médidnales. Ces huiles sontformées d'huile d'olive associée à une huile volatile ou à une substance médicamenteuse à l'aide de la macération, de l'infusion, de la décoction ou de la trituration. Parmi elle^se trouvent : — Vhuile camphrée (60 grammes de camprire trituré avec (]uelques gouttes d'alcool pour 1 50 grammes d'huile, qu'on filtre après dissolution). — L'huile de camomille, 60 grammes de fleurs sèches macérées pendant quarante -huit heures dans 500 grammes d'huile qu'on filtre. — Les huiles de ciguë, — de jusquiame, — de belladone, — de morelle, — de mandragore, — de stranioniunn, qu'on prépare avec 500 grammes de feuilles et 1 kilogramme d'huile chauffés ensemble pour arriver à la filtration. — Vhuile cantharidée [110 grammes de poudre de canlhalides macérée dans 1 kilogramme d'huile, aubain-marie pendant douze heures) .

Huile de noix d'acajou. Elle est employée comme topique contre le lupus érythémateux [T], contre les psoriasis S) contre les ulcères rebelles

Huile d'olive. Elle s'emploie comme émollient, comme

léger purgatif dans la constipation, 30 à 50 grammes 0, et contre l'irritation produite par les poisons.

Huile de Palme sert d'aliment comme le beurre et le lait. Elle provient de VEIais guineensis, espèce de palmier. Huile de pétrole. V. Pétrole.

Huile phosphorée, faite par dissolution du phosphore dans l'huile. — Elle s'emploie, dans la paralysie ancienne, à la dose de deux à six gouttes, dans les chloro-anémies et dans l'impuissance □.

Huile de ricin, ou huile de palma-clmsti, ou huile de castor. Pour être bonne, cette huile doit être faite par simple expression à froid, et elle se donne comme purgalit dans un bouillon gras avec une cuillerée d'oseille, dans du café noir ou dans du thé, à la dose de 15 à 30 grammes \-t- +\. On la donne aussi en lavement.

Huile de seigle ergoté. Cette huile, obtenue au moyen de l'éther, se donne à la dose de vingt .à trente gouttes dans du thé, comme hémostatique et pour faciliter les accouchemenis.

Huile de squale. Huile analogue à celle qu'on tire du foie de morue et qui peut servir aux mêmes indications.

HUITRE. Mollusque acéphale hermaphrodite, enfermé dans une double coquille de carbonate de chaux. Nourri d'une façon spéciale dans des parcs flottants au bord de la mer, sa chair sert d'aliment et il n'y a que ses écailles qui soient employées en thérapeutique.

Les écailles d'huîtres pulvérisées, formées de carbonate de chaux et d'une petite quantité d'iode, servent contre le goitre E] et s'administrent comme absorbant ou comme lithontriptique dans la gravelle. Elles font la base du remède jadis si célèbre de mademoiselle Stephens. — M. Braux les a employées avec succès contre la fièvre intermittente, so-us forme de poudre à la dose de 2 à 10 gi'ammes par jour.

IIUIMORISIIIE. L'influence exercée dans la production des maladies par les quatre humeurs : le sang, la pituite, la bile et Vatrabile admises par Hippocrate et par Galien, constitue l'iiumorisme antique.

Le mélange régulier des humeurs constituait la crm normale ou idiosyncrasie, et c'est de leur disproportion que résultait la dyscrasie.

Dans toute maladie, les humeurs en mouvement passaient par les difl'érentes périodes de crudité, de coctioii el d' évacuation par les sécrétions ou par métastase. V. n mot.

Le travail régulier d'élaboration des humeurs dans un( maladie se terminait par des crises bonnes ou mauvaises ayant lieu à des jours réputés critiques. V. Crise.

Au moyen âge l'iiumorisme changea de caractère, cl abandonnant les traditions d'Hippocrate et de Galien, il obéit aux lois de la chiiniatrie, en ne reconnaissant plu^ comme base de la pathogénie et de la thérapeutique que [ l'acidité, l'alcalinité et l'effervescence des humeurs. j

L'humorisme moderne est tout différent de l'humorismi' liippocratique et de l'humorisme chimique ; il n'a aticunc prétention à être le système dominant de la palhogénie fl s'est fait éclectique, fenant compte des solides, des li-; quides et des forces, il n'accorde aux humeurs que le rôld légilime qui leur appartient, et selon la nature de leur altc ration il ajoute aux tempéraments connus ce qu'on appell' les nosohémies (V. ce mot), les diathéses, c'est-à-dire dej manières d'être où prédominent les qualités du sang, d l

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1; ymphe et de la bile, ou bien les vices constitutionnels, ti. que la scrofule, la dartre, l'arthritis et la goutte, la s liilis, l'hémophilie, le cancer, etc.

■«'il n'est pas possible de faire de l'humorisme la base e lusive de la palhogénie et de la thérapeutique, il est iipntestable que les humeurs, c'est-à-dire le sang et les li lides émanés du sang, jouent d'une façon primitive ou slpndaire un rôle si considérable dans le développement d maladies, qu'd faut de toute nécessité tenir compte de 1ers altérations.

L'humorisme bien compris est la %source d'un grand nipbre d'indications thérapeutiques, et c'est à son instiga'on qu'on doit les recherches destinées à établir les Ci où il faut appauvrir, épurer ou fortifier le sang (^ NosoHÉiviiEs), où il convient d'évacuer la bile, de nttraliser les effets de la lymphe, enfin ceux où il est nœssaire de combattre l'action des principes dartreux, sjliililique, scrofuleux, arthritique, ou de pousser k la siiir et aux urines, etc. — Sous ce rapport les médicdons anliplilogistique, stimulante et tonique, vomitive ctpurgalive, dépuralive, altérante, diurétique, sudorififie, etc., sont les conséquences de l'humorisme, et rien nCijaurait détruire l'importance de ces vues doctrinales.

illYDARTHROSK. V. ARTHRITES.

TDATIDES. V. ACÉPHALOCYSTES, ECHINOCOQUES et jîES HYDATIQUES.

I fYORilGOGUE. Médicament purgatif drastique empilé contre les hydropisies. \ . Purgatifs.

|YDR%RGYRE. Ancien nom par lequel on désigne en'ire le mercure. V. ce mot.

TDRjIRGTRIE. Altération du sang et des humeurs pa^e mercure. C'est un demi-empoisonnement.

jhydrargyrie est le résultat de l'emploi du mercure à l'eprieur, en frictions mercurielles et en vapeurs de cii;abre, ou du mercure et de son usage interne dans un huihérapeutique.

y a une hydrargyrie aiguë et une hydrargyrie chro-

hydrargyrie aiguë est caractérisée : 1" paruneéruptio|exanthématique ou vésiculeuse, fébrile ou non fébrile, sujie de desquamation, qui forme ici un èiytlième et là nnhzéma mercuriel ; 2° par le gonflement des gencives, la livation, la fétidité de l'haleine et quelquefois, si le inijest très-intense, par le déchaussement et la chute des deJ-i. V. Stomatite mercur'.elle.

l'état chronique, l'hydrargyrie produit le tremblement de îiains et la paralysie des membres.

3S frictions mercurielles sur la peau déterminent une lion de petites vésicules confluenles remplies de séé purulente.

n observe chez les individus qui ont pris du merruro stomatites à répétition longtemps après la cessation de ge du mercure.

hérapetitique. — En cessant de travailler le mercure e faire usage de ce métal, on se guérit assez vite de rargyrie aiguë, mais dans l'hydrargyrie chronique la' ison est bien plus difficile à obtenir. — Quelques onnes même pensent qu'on ne guérit jamais des accis occasionnés par le mercure, mais c'est une erreur, ins l%d rargyrie, il faut prescrire des lotions d'eau he, d'eau de son et des applications de poudre d'amide l'eau d'Enghien, une bouteille par jour ; — des

purgatifs salins tous les quatre jours, et, en cas de stomatite mercurielle, la potion suivante :

Cklorale de potasse 3à5 grammes.

Eau sucrée 120 id.

A prendre par cuillerées dans les vingt -quatre heures (Herpin) |4- +\, et continuer pendant huit jours.

On a conseillé l'emploi de l'iodure de potassium pour faciliter l'élimination du mercure.

Dans l'hydrargyrie chronique, il faut employer les bains sulfureux et les préparations sulfureuses et toniques à l'intérieur. V. Tremblement.

llYDRÉniE. Altération du sang par une surabondante quantité d'eau. V. Anémie.

HTDROCÈI.E. L'épanchement de sérosité dans la tunique vaginale, dans le cordon testiculaire et dans le tissu cellulaire des bourses constitue l'hydrocèle. — On désigne aussi, sous le nom d'hydrocèle, une tumeur kystique du cou et un épanchement de sérosité sous-cutané à la suite d'un traumatisme.

Hytli'ocèle des bourses par snfilti-ntlon, «edcnie des bourses. 11 est rare que l'œdème du scrotum soit di'i à une rupture sous-cutanée d'une hydrocèie du cordon ou de la tunique vaginale. Le plus souvent il coïncide avec l'anasarque, ou bien il est le résultat d'une inflammation comme une épididymite. Le scrotum alors forme une tumeur globuleuse, molle, pâteuse, recouverte par une peau luisante, conservant l'empreinte du doigt ; les testicules ne peuvent être trouvés, la verge participe souvent à l'œdème.

Les vieillards, les individus atteints d'anasarque, de fractures du bassin, d'inflammation du testicule ou de la prostate, les enfants qui urinent au lit, sont quelquefois atteints d'œdème des bourses.

Comme l'œdème n'est jamais borné à un seul côté des bourses, et que les hydrocèles doubles sont inégales, il n'est pas possible de confondre l'œdème des bourses avec l'hydrocèle de la tunique vaginale ; l'œdème, au reste, est à peine transparent, et il conserve l'impression du doigt. L'infiltration urineuse est toujours développée en peu de temps, et la peau offre des traces d'une inflammation évi dente. Les antécédents du côté des voies urinaires sont dans ce cas un élément de diagnostic infaillible.

Thérapeutique. — Traiter les maladies générales ou locales qui causent l'œdème, soit les inflammations du testicule, soit les fractures du bassin. — Contre l'œdème de l'anasarque très-développé, gênant l'exercice de la fonction urinaire, ponctions avec une aiguille à cataracte ou une aiguille à acupuncture ; éviter que les veines ne soient piquées ; pression sur l'œdème po!ir faciliter l'évacuation du liquide ; suspensoir serré sur les bourses.

H.y«Iroccle eong«;tiî<s>Ic de la tiiniqiic vaginale.

L'hydrocèle congénitale est le fait de la persistance du canal de communication entre le péritoine et la tunique vaginale produisant l'accumulation de la sérosité périlonéaie dans la tunique vaginale.

L'hydrocèle congénitale se révèle par les signes de l'hydrocèle simple, el de plus par la réduclibilité spontanée du liquide pendant le décubilus dorsal et pendant les explorations. V. Hydrocèle de la tunique vagin.^le.

On ne confondra pas la hernie congénitale avec l'hydrocèle, parce que la hernie n'existe jamais au' moment de la naissance, et parce que l'hydrocèle seule est transpa-

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rente. Il n'y a pas de diagnostic à faire avec la varicocèle qui n'existe pas chez les jeunes enfants nouveau-nés.

Thérapeutique. — La ponction suivie de l'injection iodée, en ayant soin de presser sur le pédicule de la tumeur, afin d'oblitérer la communication entre la tumeur et le péritoine, est un traitement qui n'est pas innocent. Il est préférable de placer un bandage qui presse sur le canal inguinal pour tâcher de transformer riiydrocèle congénitale en une hydrocèle simple que l'on traite ensuite par les moyens appropriés. V. Hvdrocele de la tunique

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