FORMULAIRE DES HYDROPISIES
Racine de caînca.
Très-employée il y a quelques années, elle est presque inusitée aujourd'hui; cependant c'est un diurétique drastiqui:> assez énerqique, et qui peut être utile dans les hydropisies. On la donne en poudre, 1 à 5 grammes; en extrait, 5 décigrammes à 5 grammes en pilules, ou enlin en teviture, 20 grammes dans une potion.
HYDR
Tin de caînca
(^ûinco
Vin rie Malaffu,
50 gramme^, 500 id.
Faites macérer pendant huit jours, filtrez. A prendre )ar cuillerées dans la journée [+]■
Tisane de caînca composée.
Coiiipa 10 grammes.
Faites infuser dans
Eau tOOO grammes.
Passez, ajoutez :
O.xymel i'olclii(|ue.
Sirop de gomme.
20 grammes.
50 id.
A prendre par verres dans la journée à une heure de istance des repas [±]-
Sirop des cinq racines.
Racine d'ache \
— de fenouil I
— de persil > aa 125 grammes.
— d'asperge \
— de petit-Iiou.x /
Sirop simple 5750 id.
S'emploie très-souvent à la dose de 100 grammes pour ||dulcorer les tisanes diurétiques \±].
Vin de colchique.
Bulbes de colchique frais 100 grammes.
Viu de Malaga 50 id.
Alcool à 22° 20 id.
Vingt à quarante gouttes dans une potion. On élève sucïssivement la dose \±]. (Bulber.)
Looch purgatif à l'épurge.
Huile deputge
Huile d'amaudes douoes,
Versez sur :
Gomme en poudre. ,
Ajoutez peu à peu :
sirop de sucre. .
Eau
Alcoolat de citron.
10 gouttes, 20 gramnaes.
10 grammes.
20 grammes.
100 id.
10 goi'.ltes.
A prendre en une seule fois comme purgatif. En rem- Ijaçant les dix gouttes d'épurge par une goutte d'huile de |oton, on obtiendra le looch purgatif au croton.
Extrait cV clatérium .
Coupez les fruits mûrs de concombre, exprimez légèrelent le jus dans un tamis de crin serré ; recevez le liquide ns un vase de verre, laissez reposer, rejetez la partie périeure, faites évaporer l'autre à une douce chaleur en Insistance convenable Q. (Ph. Lond.)
Poudre d'élatérium.
Élatérium
Tartrale de potasse.
Gingembre
2 décigramnies.
5 grammes.
1 id.
j Divisez en douze paquets. En prendre un tous les quarts ■heure jusqu'à effet purgatif □.
Granules de digitaline
Digitaline. .
Sucre blanc.
500 grammes.
24'liilogr. 500.
Pour cinq cent mille granules, que l'on préparera à la nière des anis de Verdun. Chaque granule renferme jniligramme de digitaline, et équivaut à 10 centigrammes poudre de digitale pour l'action thérapeutique.
Dose : deux à quatre et cinq granules dans les vingt-
HYIIR 713
quatre heures, rarement plus |+ +i: mais il faut suspendre l'usage du médicament si l'on voit survenir des nausées ou quelque autre signe d'intolérance très-marqué,
(Homolle et Quevenne.)
Tisane diurétique.
Digitale fraiobe 10 grammes.
Sucre blanc 15 id.
Triturez le tout ensemble, et versez dans :
Eau bouillante 1000 grammes.
Passez, ajoutez :
sirop de sucre 100 grammes,
A prendre par petites tasses dans la journée [T], Potion diurétique.
Digitale fraicbe 5 grammes.
Faites infuser dans
Eau 150 grammes.
Passez, ajoutez : -
Oxymel scillitique |
c- ^ î au ïO grammes.
Sirop d ether ) '
A prendre par cuillerées dans la journée [+]•
Lavement diurétique.
Digitale ) „
Scille 2 grammes.
Faites bouillir pendant dix minutes dans
Eau q. s.
Passez, ajoutez :
Laudanum île Rousseau 6 gouttes.
A prendre tous les jours \±\.
Remède purgatif de Leroy.
Scammonée il'Alep 60 grammes.
Racine de turbith 30 id,
.lal.ip 250 id.
Faites digérez pendant vingt-quatre heures au moins les trois substances précédentes dans ;
Alcool a 20° Cartier 0000 grammes,
Passez ; ajoutez un sirop fait avec
Séné. . , 750 grammes,
Infusez dans eau q. s. pour obtenir :
Colature 1000 grammes.
Faites fondre :
Sucre 1250 grammes.
A prendre comme purgatif drastique à la dose d'une à quatre cuillerées par jour- — le matin à jeun f+l.
Mixture nitreuse diurétique.
Nitrate de potasse 10 grammes.
Miel pur 20 id.
Faites dissoudre dans
Eau 500 grammes.
A prendre par demi-tasses dans la journée, comme boisson tempérante et diurétique [T]-
Boisson tempéimnte diurétique.
Nitre 5 grammes.
Sirop do groseilles 100 id.
Eau 1000 id.
A prendre par tasses dans la journée comme boisson diurétique \±\.
Émulsion diurétique nitrée.
limulsion sucrée aromatisée 1000 grammes.
Nitre 5 id.
A prendre par tasses comme diurétique \±\.
71/, HYDR
Vin scillitique,
St(ifamr s lic seille sèches 32 griimnies.
Vin de Malncça 500
ConUisez les squames de scille, faites-les macérer pendant douze jours; passez et fdtrez. (Bouchardat.)
Dose : 10 h 50 grammes par jour à jeun [T].
On préparera de la même manière les vins de bulbes de eolddquc et le vin de semences de colchique.
Eau diurétique camphrée.
Nitrate de potasse 60 grammes.
Faites dissoudre dans
Eau de pariétaire 500 grammes.
Ajoutez :
Acide acétique 60 grammes,
Camplu-e 10 id.
Dissous dans
Alcnnl 120 grammes.
Agitez le mélange pendant plusieurs minutes, et filtrez. — Par cuillerée à bouche d'heure en heure contre les hydropisies [±\. (Fuller.)
Pilules hydragogues.
Asa fœtida ) q
„ ■,, j [ an 2 grammes.
Scille en poudre \
Extrait de coloquinte ) . . ,
Poiulre de digitale / ^
Mêlez et faites vingt pilules. Deux toutes les trois heures, dans les hydropisies symptomatiques \±\.
Électuaire hydragogue.
Scammonée d'Alen )
jalap f grammes.
Scille en poudre 10 id.
Résine de Jalap 5 id.
Mêlez et ajoutez
sirop de nerprun q, s.
A prendre à la dose de 6 à 13 décigrammes par jour | |.
(Fouquier.)
Uniment diurétique.
Feuilles de digitale 10 grammes.
K.iu linuillantp 50 id.
Faites infuser jusqu'à refroidissement, passez et ajoutez, s. a. :
Essence de térébenthine 30 grammes.
Extrait de scille 5 id.
.Taune d'e^uf n° 2.
C.onlre l'hydropisie, en frictions sur l'hypogastre et l'intérieur des cuisses (Schubarth.)
Onguent diurétique.
Scille en poudre 2 grammes.
Onguent mercuriel 5 id.
Mêlez. En frictions sur les lombes I I.
Scammonée.
Purgatif drastique hydragogue, d'un emploi aussi sûr que comiiiode toutes les fois qu'il est utile de provoquer d'abondantes et faciles évacuations alvines séreuses , comme dans les cas d'anasarque ou d'autres hydropisies passives.
Dose : 50 centigrammes à 1 gramme, en -poudre ou dans un biscuit, pour un adulte [+|.
Mixture purgative.
Huile de orotnn 5 centigrammes.
Triturez avec
.Tanne d'o'uf ^0 centigrammes.
Ajoutez :
Eau de menthe 50 centigriinimes.
Sii'op de lleur d'oranger 20 id.
A prendre en une fois à jeun, le matin [+].
Potion au croton.
Huile de croton (2 gnuttesj 1 ilécigrnmmc.
Triturez dans un mortier avec :
Sucre blanc 20 grammes.
Gomme arabique pulvérisée 15 id.
Ajoutez peu à peu :
Teinture de cannelle 2 gr.immes,
Eau distillée 50 id.
Par cuillerée à café, toutes les heures [+]• Pilules purgatives diurétiques.
Extrait de coloquinte eomp ) . , „
r> I j II > aa 1 gramme.
Poudre de gomme-gutte J '
Calomel pulvérisé 5 décigrammes.
Mêlez, et avec q. s. de sirop de gingembre faites douze pilules, si.x le matin et six le soir, dans l'hydropisie f+1.
(Frank.)
Poudre d'Aligaiit.
Scammonée 5 grammes.
Suie 1 .,1 . ,
„ , , > aa 10
Colophane j
Mêlez. A prendre à la dose de 2 grammes comme purgatif drastique.
Vin hydragogue.
Iris de Florence \
-1 . ^, ■ , } aa 30 gi'aminrs.
Ecorce intérieure de sureau f
Racine d'année ,1 „ .,
Feuilles de séné j '''' "''
Racine de jalap 10 id.
vin blanc généreux 1000 id.
Faites macérer pendant huit jours; filtrez. Un verre le malin à jeun contre les hydropisies. (A. f. H.-D.)
Seconde écorce de sureau,.
Ce purgatif drastique, hydragogue assez précieux, étail jadis très-employé, mais il est un peu délaissé aujourd'hui.
A prendre à la dose de 30 à 150 grammes de suc, par cuillerée à bouche In- -n.
Potion hydragogue.
Suc d'écorce fraîche de sureau 30 grammes.
Sirop de violettes 15 id.
Cette potion a été employée, contre l'hydropisie, par Boerhaave [+]. (Gaubius.)
Potion diurétique ou scillitique.
Oxymel scillitique 20 grammes.
Eau distillée d'hyssope 100 id.
Eau distillée de menthe 30 id.
Alcool nitrique 2 id.
Mêlez. A prendre en deux fois le matin à jeun [+]. ^
'{Codex.) jB!
Potion diurétique,
liifusion de raifort 150 grammes. ^^^H
Oxymel scillitique 30 id.
Teinture de digitale 25 gouttes.
Mêlez. A prendre en deux ou trois fois dans la journée Q.
(F. H. Lyon.)
Bière diurétique anglaise.
Graines de moutarde entières )
Bi„ ■ > aa 125 îrrammes.
aies de genièvre concassées j ^
Graines de carottes 100 id.
Faites macérer pendant deux ou trois jours dans
Aie , . 20 kilogrammes.
A prendre trois ou quatre verres par jour dans les hydropisies [+]•
Tisane de moutarde.
Cjraiiio do niontardf noire eoneussée. ,
Faites bouillir une minute dans
50 srammo
Petil-lnit.
1 litn^
Passez. A prendre par verres dans la journée. Contre 'hydropisie ascite consécutive aux fièvres intermittentes.
(Bouchardat.)
Extrait de coloquinte.
Pulpe (Je coloquinte 180 grammes.
Extrait d'iiloès purilié 370 iil.
Scammonée coneassée 120 iil.
Cardamomum 30 id.
Savon dur 90 id.
Esprit faible i litres.
Faites macérer dans l'esprit la pulpe de coloquinte penlant trois jours, passez la liqueur, ajoutez l'aloès, la icammonée et le savon ; faites évaporer en consistance onvenable, en ajoutant le cardamonum sur la fin.
On prépare avec cet extrait des pilules de 2 décirammes, et l'on en prescrit depuis une jusqu'à six f+1.
(Bouchardat.)
Poudre de coloquinte.
A prendre à la dose de 3 décigrammes à 1 gramme iomme drastique, dans une poudre inerte \+].
On a aussi employé cette poudre comme purgative par i méthode endermique, à la dose de 30 centigrammes I I.
Cette substance se donne aussi en extrait, à la dose de
à 3 décigrammes en pilules.
Pilules antibilieuses de Barclay.
Extrait de coloquinte composé. ....... 8 grammes.
Résine de jalap 4 id.
Savon nmygdalin 6 id.
Gaïac. . .' 12 id.
i Émétique 4 décigrammes.
I Essence de genièvre, de carvi, de romarin ;
de chaque 4 gouttes.
Mêlez, et, avec quantité suffisante de sirop de nerprun, ites des pilules de 2 décigrammes. — A prendre cinq à ï par jour comme purgatives hydragogues [+]•
Pilules de Bontius.
Aloès socotrin
Gomme-gatte
Gomme ammoniaque. .
Vinaigre de vin blanc.
. I aa
32 grammes, 192 id.
F. s. a. des pilules de 20 centigrammes. Deux à six par ir [+].
Calomel
Scille
Bhubarbo
Sirop de cinq racines
Pilules contre l' hydropisie.
I aa
5 décigrammes.
2 id, q. s.
Faites quatre pilules que l'on donnera dans la journée [T]
Vin diurétique anglais.
Cannelle eu poudre
Racine de zédoaire
Carbonate de potasse. . . , 3quames sèches de scille..
Rhubarbe en poudre, . . .
Baies de genièvre broyées.
12 grammes.
8 id.
G id,
4 id.
Faites macérer dans un litre de vin blanc vieux et I rez.
A prendre trois ou quatre verres par jour dans l'hydrol^ieEJ.
HYDR
Vin nitré.
vin blanc de f'.liablis Nitie
.500 grammes.
2 id.
A prendre dans la journée, pur ou étendu d'eau.
(Ane. F. H. D.)
Petit-lait nitré.
Sel de niti'C 1 gramme.
Faites dissoudre dans :
Petit-lait clarilié 1000 grammes.
A prendre par tasses dans la journée Cataplasme diurétique,
Pnlpe de scille 100 grammes.
Nitrate de potasse 10 id.
Mêlez, Appliquez sur le ventre, dans l'ascite Q. Frictions diurétiques.
Teinture de scille c
Teinture de digitale "'^ grammes.
Mêlez. En frictions sur l'abdomen ou sur les cuisses dans l'hydropisie □.
Pilules toniques de Bâcher.
Racine sèche d'ellébore noir 500 grammes.
Carbonate de potasse purifié 125 id.
Alcool à 21° 2000 id.
Vin blanc 2000 id.
Faites de tout ceci un extrait ferme et prenez alors :
Extrait ei-dessus
Extrait de myrrhe. , . .
Poudre de charbon-béuit.
64 grammes.
54" id.
52 id.
Faites une masse pilulaire que l'on divisera en pilules de 2 décigrammes, et que l'on tiendra renfermée dans un flacon bien bouché. — A prendre une ou deux par jour comme tonique, trois à cinq comme di'astique [+].
(Bouchardat.)
Gomme-gutte.
On peut la prescrire seule en pilules, à la dose de là,') décigrammes, mais ou peut aller jusqu'à 1 gramme ou 1 gramme et demi [+]•
Pilules de gomme-gutte.
Gomme-gntte. .
Cannelle. . . .
Gingembre. . .
Sirop de sucre.
5 décigrammes.
A prendre six pilules par jour jusqu'à effet purgatif È].
Décoction de racine de Paianclli, k grammes par litre d'eau □, (Ray.)
Suc de citron à haute dose pendant plusieurs mois I I (Cohin). Dans les hydropisies essentielles.
Vinaigre de vin. On emploie le vinaigre, une grande cuillerée toutes les heures, ou 180 grammes par jour.
(Beyer.)
Poudre d'écorce de racine de Chicocca, comme diurétique. — 8 ou l.T grammes par jour, macérée dans 400 grammes d'eau, bouillie pendant dix minutes et bue en deux fois ; — employée au Brésil [+] (François). Dans les hydropisies essentielles.
Eau de Spa. Trois à douze verres par jour dans du lait. Dans les hydropisies essentielles et cachectiques.
Poudre de moutarde à l'intérieur, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme □,
Décoction de Pirola umbella ou herbe à pisser, 30 à 50 grammes par litre d'eau □.
HYDR
Infusion de Pedza auricula {oreille de Judafs), dans du vin, 4 grammes par litre [+]•
Huile phosphorée, deux à six gouttes. Dans les hydrop sies atoniques. (Gaultier de Claubry.)
Infusion de semences de clématite sauvage, 10 grammes par litre d'eau; comme diurétique
Embrocation de feuilles sèches de bouleau (Jeannet des Langrois).
Suc d'oignon blanc. Deux fois par jour, un demi-verre dans du lait [+]. (Serre, d'Alais.); ou bien de l'oignon blanc filé, un ou deux oignons trois fois par jour, dans une soupe au lait ou dans du pain à chanter.
Huile essentielle de genièvre, cinq à dix gouttes toutes les deux heures (Dictionnaire des sciences médicales, t. XXll, p. kOl , Alexandre), et baies de genièvre, dix à douze en décoction vineuse, ou dans de la bière \±\.
Acétate de potasse, 13 à 30 grammes par jour, dans un litre de décoction de chiendent [+]• (Alibert.)
Teinture de cantharides. Par jour, autant de gouttes que d'années. (Autenrieth.)
Pondre de cantharides, en commençant par 25 cenligi ammeS; pour aller à 1 ou 2 grammes
Ellébore noir on pilules, en poudre, 50 et 120 centigrammes, et en extrait 50 à 75 centigrammes [+]■
(Bailly.)
Asarum europœum en décoction, 3 grammes par litre d'eau. (Becker.)
Polygcda de Virginie, en décoction, 10 grammes par litre d'eau □. (Bouvart.)
Compression des parties hydropiques , dans certaines hydropisies des membres inférieurs par cause mécanique [+]• (Bricheteau.)
Décoction de quinquina et préparations de quinquina dans les hydropisies cachectiques [±].
Térébenthine avec poudre de réglisse , en pilules de 20 centigrammes. Dans les hydropisies essentielles. Une toutes les heures [+] (Dehaen.)
Chlorure d'or, 5 à 10 milligrammes en pilules par jour
Arsérnute de soude, 10 à 25 milligrammes par jour, dans les hydropisies cachectiques □.
Décoction de tabac, 1 gramme en infusion dans 30 gr. d'eau, avec addition de 2 grammes d'alcool. — Quatrevingts gouttes par jour, dans une potion □. (Fowler.)
Racine d'Ononis spinosa, en décoction, 4 grammes par litre d'eau Q. (P. Frank.)
Extrait de chanvre indien, 2 à 3 grammes par jouri I. (Griscom.)
Cré'me de tartre, 15 à 30 grammes par jour, dans un litre de tisane [T]- (Home).
lodure de potassium, 2 h Ix grammes ou teinture d'iode à l'intérieur □. (.lohn, Hoffmann.)
Fleurs de genêt, en infusion, 10 grammes par litre d'eau (Itard) ou en sirop □. (Itard.)
Acupuncture dans Thydropisie suite de scarlatine □ (Lohmeyer), et dans l'anasarque.
Eau chlorurée h l'intérieur, à prendre 1 litre d'eau par jour □. (Merzdorf.)
HYDR
Frictions d'huile d'olive, matin et soir, pendant une heure □. (Oltver.)
Calomel qu'il faut prendre associé à la rhubarbe et à la scille. (Plenziz.)
Coloquinte en décoction, 8 grammes pour 500 grammes d'eau avec 60 grammes de sirop d'écorce d'orange et 10 grammes d'éther alcoolisé. A prendre une seule fois dans la matinée [+]• (Richer.)
Racine de CynancJiumvincetoxicum^ en infusion, 10 gr. par litre d'eau, avec 8 grammes de sel de nitre. — Passez et faites prendre, dans les hydropisies symptomatiques, par verrées, dans les vingt-quatre heures □. (Schlesier.)
Hépatique en infusion, à prendre Ix grammes par litre d'eau □. (Short.)
. Teinture de semences de colchique, à l'intérieur, 20 à kO gouttes par jour {±1. (Ettmuller.)
Fumigations de chlorure sur la peau, dans une hydropisie par maladie du foie □. (Wallace.)
Fumigations avec vapeur d'eau bouillante et quelques poignées de fourmis jetées dans le liquide avec le sable qui les contient (Weber, Harcke.)
Ferrugineux sous toutes les formes et eaux minérales ferrugineuses, dans les hydropisies cachectiques [+]■
Ballota lanata, en décoction, 30 grammes par hti'P d'eau. Une demi-tasse toutes les deux heures I |.
(Weisse.)
Infusion de racines d'asperge, 10 à 15 grammes par litre d'eau [T]-
Eau minérale d'Audinat (Ariége), diurétique et légèrement purgative ; boisson et bains [T]-
Limonade nitrique, 2 k U grammes d'acide nitrique par litre d'eau [Journal médical de Leroux, XV, 31; ibid., XVn, Ukl)lB-
Esprit de nitre dulcifié (alcool et acide nitrique), six à douze gouttes par verre de tisane ou 2 à 3 grammes en potion \±].
Décoction de racines de chardon Notre-Dame [Cardum 7narianus), U grammes par litre d'eau [+]•
Suc de chélidoine, trente-six gouttes dans de l'eau sucrée à prendre tous les jours [T].
Racine de raifort en décoction, k à. S grammes par litre d'eau [+]• (Sydenham.)
Sulfate de cuivre, jusqu'à 20 centigrammes chez les enfants, et /i5 centigrammes chez les adultes [+].
Equisetum (prêle). Décoction de la plante sèche, 350 centigrammes à 5 grammes par litre ; 90 à 180 grammes toutes les deux heures [±i, aux enfants, par cuillerée à bouche. (Archives générales de médecine, XVI, /|55.)
Racine d'eupatoire en poudre, 3 grammes et plus, prendre tous les jours \±\.
Gratiole (Gratiola officinalis), 2 k k grammes en infusion \±\. (Stoert.)
Iris de Florence, quatre cuillerées de son suc dans six cuillerées de vin blanc, tous les matins [+]•
Marrubium album, 3 à 7 grammes en poudre ; le double en infusion; extrait, 15 à 25 centigrammes [+]•
Menthe poivrée en infusion, ou huile essentielle, six a douze gouttes dans une potion [+].
Ilydropisic cnkysti^e du péritoine (Morgagni). Pc*
HYDR
HYDR
ipanchenients sanguins enkystés, soit dans la cavité périonéale, soit dans le tissu cellulaire sous-périlonéal ; des ;ystes développés dans l'épiploon et adhérents au péritoine •ariétal ; peut- être un kyste hydatique (Degner, Éphênié- 'ide des curieux de la nature, t. V.); un abcès des ganglions transformés en kystes , constituent l'hydropisie inkystée du péritoine.
La grossesse extra-utérine (V. ce mot) ou une hydropisie nkystée de l'ovaire, ou un kyste de l'ovaire, sont des lydropisies enkystées dans le péritoine. V. Ovaires Kystes des).
Une tumem- fluctuante de l'abdomen, mobile avec la aroi abdominale, qui est un peu sonore à la percussion, st une hydropisie enkystée ou kyste du péritoine. — Le iagnostic est très-difficile si la tumeur a pris un grand jéveloppement, mais en faisant presser avec le bras d'un
Iide tout le long de la ligne médiane, si l'on trouve la uctuation d'un côté à l'autre, il s'agit d'une ascite ; si le igne manque, une hydropisie enkystée est probable (Iléamier). Ce signe est de peu de valeur. Les hydropisies enkystées peuvent guérir en s'ouvrant ar l'omloilic (Boyer); mais elles peuvent se rompre dans
I péritoine (Tulpius, Tavernier, Ledran), et alors cet :cident est toujours suivi de péritonite et de la mort.
Thérapeutique. — Ici, il faut appliquer le traitement |es kystes de l'ovaire ; — lorsque le kyste est peu volunii- Hux, on fera la ponction simple et les injections iodées,
II bien on placera une canule à demeure ou un scton péroré. Mais ces traitements ne devront être faits que si la imeur est véritablement mobile avec la paroi abdominale. !., pour les soins. Ovaires {Kystes de V).
\ HYnROPKEVMOTHORAX. Des tubercules pulmopiires superficiels, ramollis, peuvent perforer la plèvre, pnner passage à l'air, produire une pleurésie suppurée yec fistule du poumon, ce qui détermine Vhydropneu- (othorax, c'est-à-dire un épanchement d'air et de liquide ins la cavité pleurale ([>aennec) ; mais d'autres causes, iUes que la gangrène pulmonaire, les abcès du poumon, !S plaies par blessure ou fracture de côte, etc., etc., îuvent produire le même résultat.
Quand les tubercules pulmonaires produisent la perforajDn du poumon et l'épanchement de gaz dans la plèvre, il |[: produit subitement de l'oppression, de la douleur de [)té, de la résonnance exagérée au sommet du thorax, de I matité à la base, de l'égophonie, du tintement métalijue et un bruit de flot par la succussion de la poitrine laennec).
IEn secouant par les épaules un malade atteint d'hyopneumothorax, c'est-à-dire en pratiquant la succussion ppocratiquc, on produit un bruit de clapotement qui est ■ ractérislique de la maladie (Hippocrate).
Thérapeutique. — L'hydropneumothorax exige l'emème par incision, par ponction avec irrigation continue [: teinture d'iode affaiblie, ou par ponction par trocart jjpillaire, et ce n'est qu'à cette condition qu'il peut guérir. I! Empyème et Thoracocentèse.
HYDRORACIIllS ou SPIlV.t.BIFIDA. L'hydrorachis |t un vice de conformation du canal vertébral, ou de la oelle et du canal vertébral, dû à un arrêt de développe- Mit en vertu duquel les arcs des vertèbres et les deux 3itiés de la moelle ne sont pas réunis dans une étendue riable. —11 n'y a jusqu'ici qu'un exemple d'hydrorachis icidentelle, c'est-à-dire Iraumatique, due à une destruction (S lames des vertèbres. (Genga.)
L'hydrorachis est constituée par une scissure plus ou moins étendue du canal vertébral, recouverte parla peau et formant une ou deux tumeurs distinctes (Brewerton).
La peau manque le plus souvent, et alors la tumeur est recouverte par les enveloppes de la moelle dans lesquelles les nerfs sont disposés en éventail.
L'hydrorachis occupe indistinctement tous les points de la colonne vertébrale, mais elle est peut-être plus fréquente à la région cervicale et à la région lombaire.
Dans quelques cas, l'hydrorachis est constituée par la scissure du canal vertébral sans formation de tumeur dorsale (Bidloo, Valsalva, Richter), mais cela est très-rare.
La tumeur formée par l'hydrorachis est remplie par une collection de liquide séreux contenu dans la cavité arachnoidienne ou dans le canal central de la moelle (Malgaigne), même à la région lombaire, car la moelle a été vue descendant jusqu'au sacrum (Bardinet).
Des adhérences qui ont empêché la réunion des moitiés latérales de la colonne vertébrale pendant la. vie intrautérine (Cruveilhier) , une action traumatique (Geoffroy Saint-Hilaire), ou un excès de pression du liquide sousarachno'idien (iMorgagni), et une compression de dedans en dehors sur les lames des vertèbres, sont les causes de l'arrêt de développement qui produit l'hydrorachis ou spina-bifida.
Une fente dorsale sous-cutanée, appréciable au toucher le long du rachis, donnant lieu à une tumeur faisant saillie pendant les cris et les elforts, caractérise l'hyrorachis par simple division des lames vertébrales.
Une tumeur régulièrement globuleuse , quelquefois transparente, molle, fluctuante, recouverte d'une peau amincie ou d'une membrane anhiste non vasculaire, réductible sans causer de phénomènes de compression du cerveau ou de la moelle, après la réduction de laquelle on sent, à la base, un anneau osseux (Ollivier d'Angers, Billard), animée de soulèvement à chaque inspiration ou expiration, présentant de faibles battements isochrones à ceux du pouls, est un spina-bifida.
Certaines tumeurs de la colonne vertébrale, lentement réductibles, présentant d'ailleurs les caractères de mollesse et de fluctuation du spina-bifida, ayant leur siège exactement sur la ligne médiane, sont des spina-bifida dont la communication avec le canal vertébral n'existe plus.
Une tumeur du racbis, flètiie au moment de la naissance, et laissant suinter par une fistule un liquide séreux, contenant des flocons blanchâtres et ayant une saveur salée, est un spina-bifida qui s'est spontanément rompu un peu avant la naissance.
Une ulcération ou plutôt une cicatrice au milieu de laquelle existe une rainure avec élévation du tégument, et où l'on constate les caractères d'une hydrorachis, est un spina-bifida qui s'est rompu pendant la vie infrautérine.
On ne confondra pas les spina-bifida avec des tumeurs érectiles, parce que les tumeurs érectiles sur la ligne médiane en arrière sont très-rares, et parce que, dans le spina-bifida, il y a des battements évidents qui correspondent à la respiration et à la circulation.
Les spina-nifida qui ont cessé de communiquer avec le canal vertébral sont de véritables kystes que l'on diagnostique par voie d'exclusion, et, après des examens minutieux et répétés, on trouve presque toujours dans ces cas une dépression au niveau des apophyses épineuses,
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lorsqu'on presse à la base du kyste. Ceux-là sont ceux qu'il est le plus facile de guérir.
Le spina-bilida peut guérir spontanément, mais ce fait est extrêmement rare. Le plus souvent il se rompt et une méningite cérébro-spinale ou une myélite entraînent la mort; une paralysie des extrémités inférieures au moment de la naissance est toujours l'indice d'une terminaison fatale prochaine. Les hydroracliis recouvertes par la peau et qui ne s'accroissent pas après la naissance peuvent permettre la vie pendant de longues années.
Lorsque le spina-bifida recouvert des enveloppes de la moelle doit guérir, les membranes se vascularisent et se transforment en peau ou en un tissu cicatriciel très-solide
Plg. 340. — lîyflrnrachis située sur le trajet de la colonne lombaire.
Thérapeutique. — Les vésicatoires, les cautères placés autour de la tumeur, sont impuissants à la guérir; il en est de même des bains de sable chaud et des frictions.
La compression est un bon moyen. Pour les spina-bifida limités, on se sert d'un bandage roulé et une plaque de gutla-percha, ou, au besoin, d'un moule de plâtre rempli de charpie (A. Cooper). Ce procédé sert au moins à protéger la tumeur contre les traumatismes et à pi'évenir sa distension et sa rupture. Elle peut amener une oblitération de la connnunication du spina-bifida avec le canal vertébral, si la solution de continuité des lames vertébrales n'est pas très-étendue.
Lorsque la tumeur augmente incessamment de volume, on la ponctionnera avec un trocart explorateur, et l'on renouvellera la ponction, s'il est nécessaire; la tumeur sera ensuite recouverte de compresses d'eau glacée. Des cas de succès ont été obtenus par celte méthode (A. Cooper, Velpeau, Labonne, Probarl de Hawarden, Rozetti). —
Ruysh avait vanté ce traitement, mais Breschet disait n l'avoir jamais vu réussir.
L'incision (Tulpius) et l'application d'une mèche (Boyer), le séton (Chopart etDesault), — la ligature (Trowbridge), — l'excision (Brunner), — l'excision suivie de réunion par première intention (Trowbridge Dubourg de Marmande), ne peuvent réussir, et l'exemple le prouve, que si la communication du spina-bifida avec le canal rachidien est totalement ou en partie oblitérée, et quand la tumeur est bien isolée (Malgaigne). Cependant dans quatre cas où la communication de la tumeur avec le canal rachidien était conservée, et où la tumeur était bien limitée, Uubourg a obtenu la guérison par ce procédé.
Lorsqu'on se décide à ne pas opérer le spina-bifida, on protégera la tumeur en l'enduisant d'une couche de collodion élastique, ou en la recouvrant d'un bandage compressif, par-dessus un moule de gutlapercha ou de cuir iDouilli. On changera souvent l'appareil, afin de prévenir les excoriations.
HYDROTHÉRAPIE. L'hydrothérapie, ou trai^ tement par l'eau froide, est une méthode curative au moyen de laquelle on excite les fonctions de la peau ainsi que sa caloriiication, de manière à opérer une dérivation extérieure salutaire (Priessnitz),