‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 313 sur 612 · II. — Ul · texte numérisé non relu

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li'^CISIFS. Les incisifs étaient des remèdes ainsi nommés par Boerhaave, parce qu'il leur attribuait la propriété de diviser les molécules morbifiques contenues dans les vaisseaux pour en faciliter l'expulsion, absolument comme il y avait des apéritifs destinés à ouvrir les vaisseaux. C'est là une vue systématique qui ne repose sur rien de réel. Parmi ces médicaments se trouvent les délayants , les adoucissants , les purgatifs et quelques toniques. Dans cette méthode on amollissait d'abord la matière morbifique par la saignée et par les délayants, puis on avait recours aux incisifs pour diviser la matière, et venaient ensuite les apéritifs qui lui ouvraient une issue au dehors.

irvciTABILITÉ. Faculté des êtres vivants de subir l'action des stimulants. C'est presque un synonyme de VimpressibiUté (V. ce mot), mais l'impressibilité est un attribut de la vie, en vertu duquel les tissus reçoivent, sans l'intermédiaire de la conscience , l'influence des choses extérieures sans qu'il s'agisse des stimulants.

Au xviii" siècle, l'incitabilité a fait la base du système médical de Brown, qui eut en Angleterre et en Europe un grand retentissement. Cette faculté était l'attribut de l'être vivant. De son augmentation ou de sa diminution, dépendait l'état morbide. 11 suffisait alors d'abaisser ou d'augmenter à propos l'incitabilité pour guérir les ma lades.

Tout le monde reconnaît ici le système dichotomique, de Thémison, sur le strktuin, le laxnm et le mixtum des tissus, système un instant remis en honneur par P. Alpin, et de nos jours par P)roussais, sous le nom d'irritation.

Ainsi chargée de recevoir l'influence des stimulants, l'incitabilité n'existe pas comme propriété de la vie distincte de la sensibilité, ce n'est qu'une hypothèse, et il n'y a en dehors de la sensibilité consciente que cet attribut de la vie désigné sous le nom d'impressibiUté, en vertu duquel toute matière vivante subit à sa manière les influences extérieures et réagit contre elles.

IRICITATIOIM. V. INCITABILITÉ.

ll%I€MJSIOWIS FOÎTALES. Une tumeur ou un kyste ' rempli par les débris d'un fœtus rudimcntaire est une inclusion fœtale.

L'imprégnation simultanée de deux ovules incomplètement formés, avec avortement de l'un d'eux, entraîne une lésion originelle connue sous le nom d'inclusion fœtale (Geoffroy Saint-Hilaire, Ollivier (d'Angers), Cruveilhier), et alors il y a une monstruosité incomplète appartenant à l'ordre des monstruosités doubles parasitaires. Un germe suit son évolution complète et l'autre s'atrophie, quoiqu'il semble vivre pendant un certain temps au moins de la vie végétative.

Les inclusions fœtales siègent dans les viscères ou sous la peau. Il y a des inclusions qui, primitivement viscérales, deviennent sous- cutanées.

Les débris de fœtus sont plus complets dans les inclusions viscérales que dans les inclusions sous-cutanées.

L Inclusions viscérales. — Les inclusions viscérales ont été observées dans l'abdomen au milieu du mésoc(Mon transverse (Bissieu, Young) ; dans le mésentère (Schuetzer, Prochaska), dans l'hypociiondre gauche (Philipp), dans la cavité abdominale au milieu d'un kyste adventice (Ilallor, Highmore); on en a rencontré dans le poumon (Mohr de Berlin, 1839), dans le médiastin antérieur (Gordon), dans l'orbite (Barres), dans l'ovaire |V. Ovaires [Kystes des)]. L'utérus n'a été trouvé rempli par un fœtus que d'après des historiens légendaires (Isoboi'd de Amelluxen, Gabriel

Clauderius) , cités par Bartholin. V. Grossesse extrautérine.

Les inclusions viscérales sont presque toujours méconnues; on reconnaît quelquefois une tumeur solide, dont la nature ne peut être précisée que sur le fait de son existence au moment de la naissance. Les douleurs sont nulles, la ponction exploratrice donne quelquefois de la sérosité et plus souvent du sang. Plus tard des signes d'inflammation de la tumeur apparaissent, des abcès se forment, une fistule consécutive donne issue à des dents, des os, des poils et des tissus dans lesquels on retrouve quelquefois des tissus organiques, tels que du tissu musculaire et des poils (Haller, Hufeland, Reiter, Pacini), puis vient une complication grave du côté des viscères et la fièvre hectique. Un seul cas de guérison spontanée radicale existe (Hufeland). Quelquefois le kyste se vide dans les viscères, dans les intestins, et les malades rendent des débris de fœtus par les selles.

Thérapeutique. — Presque toujours on ouvre une inclusion viscérale enflammée en la considérant comme un abcès. Dans le cas où le diagnostic est certain, on ouvrira suivant le siège de la tumeur, soit avec le bistouri, soit^ avec les caustiques. ■

Lorscju'il y a une inclusion viscérale dans l'ovaire on'l fera l'ovariotomie ; cependant presque tous les cas observcs'H jusqu'ici ont été suivis de mort. ■

Pour faciliter l'expulsion des débris du fœtus, on débri-B dera ou l'on dilatera l'ouverture. On préviendra la putriditéB en injectant dans le foyer de l'eau de Labarraque, mêlées avec partie égale ou deux parties d'eau, et mieux une solu-« tion iodée au cinquième ou au dixième. ■

On traitera les complications qui surviendraient du côléB des cavités splanchniques. V. Péritonite. ■

IL Inclusion sous-cutanée. — Les inclusions sous-cuta-^ nées siègent au sacrum (Ollivier (d'Angers), Himly, Pro-H chaska, Wademeyer, Wolfart), ordinairement sous la peau,M et comprimées entre elle et les os ; elles siègent quelquefoisB dans le canal rachidien, et même dans l'échancrure scia-B tique (Himly). Ces inclusions sont les plus fréquentes ; onl les désigne sous le nom d'inclusion sacro-coccygicnne elB sncro-pelviennc. M

11 y a des inclusions scrotales où le fa^tus parasite s'esH développé sur place (Cruveilhier, Isokalski, Peigné), et d'autres qui sont dues à la migration du testicule entraînant avec lui une inclusion viscérale (Ollivier (d'Angers), Velpeau); le scrotum, le périnée, et le testicule même, peuvent être occupés par le fœtus parasitaire.

Dans les inclusions cervicales (Joube, Wutzer et Gilles Giraldès) la tumeur est située dans le tissu cellulaire ou sous l'aponévrose, et la tumeur acquiert en général un assez grand volume.

On reconnaît une inclusion sacrée à une tumeur indolente sans altération de la peau, irrégulière, bosselée, fluctuante en plusieurs points, dure en d'autres, existant à partir de la naissance. On ne la confondra pas avec un spina bifida qui est animé de battements, ni avec un spina-bifida transformé en kyste, car cette tumeur est toujours régulière et d'une égale consistance en tous les points. La congénitalilé distingue l'inclusion de toutes les autres lu- .1 meurs. L'exjiloralion du sacrum par le toucher rectal f, appi endra quelles sont les limites intérieures de la tumeur (Blizard).

Les inclusions scrotales se reconnaissent par l'existence ij d'une tumeur dure, bosselée, indolente, sans lésion du ' tégument, avec quelques adhérences dans le voisinage. i

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Y a des kystes séreux, quelquefois transparenls (Verneuil); le testicule est libre ou adhérent à la tumeur, suivant que cet oi garie est le siège du fœtus parasitaire ou que Finclusion siège dans les bourses. On ne confondra pas rinclusion avec une hernie congénitale, car celle-ci n'existe jamais au moment de la naissance, el elle est réductible. D'un autre côté, dans l'hydrocèlc congénitale, le lesticule peut être ikenti, puis la tumeur est transparente et d'une consistance égale dans tous lès points Les kystes dei'moïdes sont trèspurs, et l'on ne peut les diagnostiquer d'une inclusion fœtale que par l'absence de bosselures et de duretés de la tumeur. ■

Les inclusions cervicales sont caractérisées par une tu- 'neur mollasse, irrégulière, contenant des corps durs. Une Iionction exploratrice donnera dans quelques cas issue à m liquide muqueux et à une matière granuleuse contelant de l'èpithélium. La tumeur est adhérente aux parties |)rofondes. — Jusqu'ici les inclusions cervicales ont offert m caractère spécial, elles comprimaient, en se dévelop- )ant, les conduits qui traversent le cou. On ne peut conjondre l'inclusion cervicale qu'avec un kyste du cou congénital, mais dans ceux-ci la consistance est uniforme et ils ont réguliers, même quand ils sont multiloculaires.

(1 Toutes les inclusions passent par deux péi'iodes (Mousaud) ; ime qui peut durer plusieurs années, pendant jquelle le kyste qui contient le fœtus parasite s'accroît il reste parfois stalionnaire, et dans ces cas la congénitalité leut être méconnue), el des liquides se produisent dans B kyste. L'inllammation survient ensuite et le kyste s'ulère et se vide au dehors ; tantôt l'ulcération donne issue de la sérosité et se cicatrise, tantôt il s'établit une fistule ; l'est à ces moments que l'on voit quelquefois des dilataions variqueuses sous la peau et des plaques de tissu lellulaire indurées, ce qui peut jeter dans l'erreur les chiurgiens non prévenus.

jl Les inclusions fœtales sous-cutanées enflammées et terfiinèes par ulcération peuvent guérir spontanément après expulsion des débris de fœtus.

Les inclusions ne dégénèrent pas en tumeurs de maunise nature.

TluTLipcutique. — On doit opérer la tumeur lorsqu'elle un pédicule et qu'elle n'est pas située trop profondélent, et lorsqu'elle jouit d'une certaine mobilité (Von jmmon). On opérera les enfants à un âge peu avancé. On . Inlèvera les tumeurs du scrotum par incision el rescision "(> la tumeur (Velpeau) Si le testicule est le siège de l'inliision, on fera la castration. Les tumeurs du cou seront jxtirpées en un temps, lorsqu'elles seront peu volumieuses, ou en plusieurs temps dans le cas contraire iVutzer). Les tumeurs de la région sacro coccygiennc |it été traitées par le même procédé (Pytha, Blizard huh).

Lorsque la tumeur est ulcérée, on extraira les débris u fœtus, on débridera s'il est nécessaire, et l'on praliuera des injections iodées dans le kyste. Lorsqu'une inclusion reste stalionnaire, il faut se borner surveiller ; s'il y a menace d'accroissement, il sera tou- )urs temps d'opérer.

ll\COERClKLE. V. Vomissement nerveux et Gnos- RSSE {Acddents de la).

I\CO!^TIl\lEi\'CE. La difficulté de retenir les prouits de sécrétion ou d'excrétion, tels que la salive, les xcréments, le sperme, les urines, constituent l'incontience ; mais ce mot s'applicpie parliculièrenient à l'inconnence des urines.

Incontinence des urines. L'écoulement involontaire des urines s'observe surtout chez les enfants comme maladie essentielle, et chez les adultes comme maladie symptomatique.

Chez les enfants, l'incontinence urinaire est diurne, continue, en rapport avec une lésion de la vessie ou de la moelle, et nocturne intermittente, sous la dépendance d'un spasme de la vessie ou d'une hypereslhèsie du méat urinaire.

L'atonie du col de la vessie, avec spasme du réservoir urinaire , est la cause habituelle de l'incontinence des urines, et alors l'écoulement a lieu la nuit pendant le sommeil.

Lorsque l'incontinence urinaire est symptomatique et dépend d'un ealcul de la vessie, d'une lésion de la prostate ou d'une paralysie de la vessie, qui dépend d'une maladie de la moelle, elle a lieu la nuit comme le jour, et l'écoulement se fait en quelque sorte goutte à goutte.

Dans les paralysies de vessie, l'incontinence des urines a presque toujours lieu par regorgement.

L'incontinence nocturne des urines chez les enfants est souvent la suite d'une maladie aiguë qui produit une atonie de la vessie.

Chez les jeunes garçons, la longueur du prépuce est souvent la cause de l'incontinence des urines.

L'incontinence résulte souvent d'une hyperesthésie de l'orifice urétral qui sollicite l'évacuation urinaire. (Bouchul.)

L'incontinence nocturne des urines se reproduit toutes les nuits, offre des intermittences de quelques jours, cesse momentanément sous l'influence de l'intimidation, et dure de quelques mois à quelques années.

Thérapeutique de V incontinence nocturne. — Les moyens moraux, tels que la frayeur et l'intimidation, suffisent souvent pour guérir l'incontinence nocturne d'urine. Ainsi on a proposé de faire manger aux enfants une souris grillée, une vessie de chèvre ou de sanglier; — de leur faire peur au moyen de la détonation d'une arme à feu, etc., mais ces remèdes sont à peu près inutiles.

(]omme médication externe, on peut prescrire :

L'eau froide en bains, en douches et en lotions sur les parties génitales et au périnée ; — les bains d'immersion froide qui réussissent en cinq ou six jours; — les bains de mer, — les bains aromatiques, — les bains de vin ou d'eau alcoolisée.

La cautérisation du méat urinaire (Chambiers), avec le nitrate d'argent, chez les petites filles [TJ-

Le cathétérisme simple deux ou trois fois avec une petite sonde enduite de teinture de cantharides pour irriter le col de la vessie \±\.

Lsl cautérisation du col de la vessie avec le porte-caustique de Lallemand (Demeaux) FH.

L'clectrisation le long du raphé périnéal et sur le pubis □.

Chez une femme adulte avec hypertrophie des nymphes, l'ablation des petites lèvres hypertrophiées guérit l'incontinence. (Breslau.)

Comme médication interne, on pourra prescrire :

Le bromure de potassium, à 3 et grammes, dans les cas où il y a hyperesthésie de l'orifice uréthral +\

(Bouchut.)

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La belladone (Morand), à la dose de 1 centigramme par jour, puis 2, puis 3 centigrammes, en élevant graduellement la dose jusqu'à 10.

Les préparations de quinquina ou de gentiane, et une alimentation fortifiante [T].

L'extrait de cachou ou de ratanhia 1 à 3 grammes par jour □.

I,es préparations ferrugineuses associées aux préparations de quinquina [+]•

Les cantharides en teinture, à la dose de dix à vingt gouttes chez les adultes, et de trois à cinq gauttes chez les jeunes enfants

Nitrate de potasse, 1 graiinne 25 centigrammes toutes les trois heures (onze guérisons sur quinze malades, Delcourt) [+]•

Rhus toxicodendron en extrait, 50 centigrammes à 2 et Il grammes, uni au soufre et à la térébenthine El-

Alun, 50 centigrammes à 4 grammes par jour en potion.

Lupulin, à prendre 5 a. 10 grammes six fois par jour.

fhdle de foie de morue, à prendre 30 à 100 grammes par jour.

Sue kino en poudre, 1 à 2 grammes, ou eu solution alcoolique.

Teinture de cantharides, quinze à vingt gouttes deux ou trois fois par jour (H. Cloquet)

Venjot de seigle, à prendre à la dose de 1 à 2 grammes par jour E].

La poudre de Sabine, à prendre à la dose de 1 à 2 grammes

La créosote, à prendre à la dose de six à douze gouttes. Ueau de chaux, à la dose de 60 à 100 grammes par jour CD-

Le copahu, à prendre à la dose de 1 à 2 grammes.

Le cubèbe, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme, trois fois par jour (Deiters).

Les balsamiques sont quelquefois utiles, soit le sirop de tolu, soit l'eau de goudron, soit un électuaire résineux.

Baume Je stM'ax ) ~

, T,'. ! an 5 aramnies.

Baume du Pérou ) =

Miel GO grammes.

Poudre gommeuse ij. s.

par cuillerées à café matin et soir (Chabrely).

V application de collodion sur l'orifice du prépuce , comme moyen mécanique, a très-bien réussi à sir Corrigau.

Ce médecin tire le prépuce en avant, de manière à faire ime espèce de coupe, et il y met du collodion avec un pinceau. Ce collodion se solidifie, ferme l'orific'e préputial et empêche l'issue de l'urine. 11 suffit, le matin, de presser avec le doigt pour enlever le bouchon. Quelquefois ou trouve alors l'urine accumulée sous le prépuce.

La. strychnine, à 5 ou 10 milligrammes ou la poudre ào.noix vomiquc, 50 centigranmies, très-vantées par Mondière :

Extrait de uoix vomitjue -iO centigrammes.

Oxyde noir de l'er 4 grammes.

Faites vingt-quatre pilules. A prendre trois pilules par jour (3-

Le mastic en larmes, à la dose de 3 à 6 grammes par jour □ (Debout).

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FORMULAIRE DE L'INCONTINENCE NOCTURNE D'uRINE.

Mixture contre l'incontinence d'urine.

Teinture de canlljarides 5 grammes.

Sirop de cannelle l aa 100 id.

Sirop de gomme )

Mêlez. Une cuillerée à café le soir en se couchant. On augmentera progressivement la dose [+].• Tablettes de ginseng.

Sucre en poudre. 2500 graiomes.

Vanille eu poudre 610 id.

Ginseng en pondre 80 id.

Mêlez et ajoutez :

Teinture de cantluu'ides 10 grammes.

Hnile essentielle de cannelle, 25 gouttes.

Teinture d'ambre concentrée 10 id.

Mêlez de nouveau et avec : ■

Mucilage de gomme adragant q. s. m

Faites des tablettes de 1 gramme. Cinq ou six pal jour 1+]. J Pilules du docteur Popta.

Cantliarldes en pondre ) ^ 50 centigrammes.

Camphre )

Savon de Venise i grammes.

Quarante pilules. Une à deux, trois fois par jour. Dose pour un adulte □.

Frictions excitantes.

Frictions avec :

VératHnf" } 50 centigramines.

Trois cas de guérison en huit jours. (Kennard ) Ou enfin Vélectuaire composé de Millet, dont voici formule :

Cannelle eu poudre 32 granmies.

Limaille de Ter 100 id.

Ergot de seigle 15 id.

f Ua 100 id.

MicI )

Mêlez. A prendre h la dose de 1 gramme matin et soir7

laicontlncncc d'airînc sjmp4omrt<îque. L'incontinence d'urine symptomatique diurne et continue peut dépendre d'une paralysie du col de la vessie, d'un calcul engagé dans le col, d'une dilatation du col de la vessie, d'une hypertrophie de la prostate, d'une irritation de la vessie, d'un spasme, d'une cystite, lorsque la vessie, sans cesse contractée, chasse l'urine au dehors à mesure qu'elle est amenée par les uretères. — 11 y a aussi une incontinence d'urine due à ce que l'urine, accumulée dans la vessie paralysée en sort par regorgement.

Thérapeutique. — On essayera d'abord de guérir les maladies dont la rétention d'urine est le symptôme. V. Prostate, Calculs, Cystite, Vessie {Paralysies de la].

Pour le traitement palliatif, V. Incontinence d'urine, Fistules urinaires vésicales. En règle générale, lc> boîtes destinées cà recevoir l'urine pour en éviter les souillures valent mieux que les compresseurs, et parmi ces derniers, ceux qui compriment sur le périnée sont les moins désavantageux.

Incondiiiencc Iccalc. L'inconlinence des malièrcs fécales existe quelquefois chez les enfants d'une façon intermittente noclurno, comme maladie essentielle, mai.'* cela est très-rare.

L'incontinence symptomatique s'observe ordinairement chez l'adulte, dans' la folie paralytique, dans les maladies de la moelle à leur dernière période, dans la dysenterie.

lans le cancer du rectum, dans la déchirure complèle du

érinée chez la femme, etc.

Thérapeutique. — Dans l'incontinence fécale essentielle faut prescrire des bains de siège froids, des lavements

•oids, des préparations de quinquina et de fer sous toutes

îs formes.

On a aussi conseillé les inoculations sous-épidermiques t les injections hypodermiques de strychnine à petite dose, t avec toutes les précautions nécessaires, pour éviter les 'ccidenls (Duchaussoy). — On pourrait aussi employer les ippositoires avec la farine de moutarde.

Il\ICItA!SSAXTS. Les incrassants étaient des remèdes 3ués de la propriété imaginaire d'épaissir les liquides i3 l'économie et de favoriser les obstructions. C'est une i 16 que l'expérience n'a pas confirmée. Parmi les incrasints se trouvent les substances mucilagineuses et fécuntes.

IWCUBATIORI. Période des maladies durant laquelle ferment morbide ou le germe morbifique, ayant pénétré ins l'organisme, fait de sourds ravages, avant de donner m à aucun phénomène d'invasion. L'incubation existe ins toutes les maladies infectieuses (fièvre intermittente), fecto-contagieuses, choléra, typhus, fièvre typhoïde, et ntagieuses virulentes, rage, syphilis, variole, scarla- ' le, etc.

Incubation en thérapeutique. Guyot a proposé de acer certaines parties ou même le corps tout entier dans le atmosphère de 36° centigrades, de manière à agir r les fonctions des parties malades dans quelques malaes.

Incubation locale. — Ici une plaie, un ulcère, une Imeur blanche, un moignon d'amputation, sont placés Ins une poche dont on échauffe le contenu à la tempérare convenable, au moyen d'une lampe, et cela est dit-on '■s-utile pour hâter la cicatrisation .

Incubation générale. — Celle-ci s'emploie sur tout le rps dans la chlorose, l'œdème, l'ascite, les névralgies, scrofule, le rachitisme, la rougeole, etc. Ces pratiques

:|iit quelquefois avantageuses, mais elles ne sont guère

nployées.

iHVCUBB. Rêve pénible dans lequel le sujet sent sur lui Ij poids d'un être qui l'étouffé, le maltraite ou le couvre I caresses amoureuses. C'est souvent un symptôme de la

I ie démoniaque et de la possession. V. Folie.

1I\CUBABLE. Qualification des maladies que leur siège ( leur nature empêche de guérir.

I!\DICATI01\«) OPÉRATOIRËS. Avant de soumettre

II malade à une opération, un chirurgien doit s'être posé Il questions suivantes :

Le diagnostic est- il juste ?

L'opération est elle nécessaire?

Le bénéfice de l'opération ordinaire ou d'une opération uvelle peut-il excuser les dangers que l'on fait courir X malades en les opérant?

C'est à la conscience et non à l'intérêt qu'il appartient > répondre. Ni le souci de la renommée, ni celui de la

'tune ne doivent diriger notre main.

Vous ne tenterez des opérations nouvelles et périlleuses 16 sur des malades ayant perdu tout espoir de guérîson ' que la science condamne. Guidés par l'amour de vos .•mblables et le désir d'être utile, vous pourrez peut-être, I mettant à profit tous les enseignements que vous avez ifus, trouver un moyen de salut. Soyez sûrs que si vous lez agi dans ces pensées, malgré même les insuccès, vous

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aurez fait une bonne action : votre lenlative aura insiruit vos successeurs. Ne craignez pas d'être taxé de témérité. Celui qui a foi dans son art et se sent honnête imposera toujours le respect.

Du choix de V opération. — A part les opérations d'urgence, comme les amputations immédiates pour les plaies articulaires, les plaies d'armes à feu et les fractures compliquées, etc., ou, comme une bei'nie éti'anglée, les opérations ont pour but de faire disparaître :

1° Une difformité ;

2" Une altération locale qui trouble l'exercice d'une fonction, d'un appareil, d'un organe dos sens ou de tout un membre.

3" Une tumeur qui ne peut guérir seule, et qui compromet la santé de l'individu par sa tendance à la généralisation ou par l'épuisement dû à une longue suppuration.

Toutes les opérations se font :

Par ponction, incision, excision ou amputation;

Par la ligature;

Par la cautérisation.

L'incision n'est dangereuse qu'en des mains inhabiles, mais elle expose à des hémorrhagies ; des inflammations diverses la suivent, les vaisseaux nettement coupés baignant dans les liquides qui sont sécrétés par la plaie sont disposés pour l'alisorption de produits putrides.

Les amputations et les excisions doivent comprendre toutes les parties malades, et en particulier, pour les amputations dites traumatiques, il est toujours bon de couper dans les portions absolument saines.

La ligature et la cautérisation mettent plus à l'abri de i'hémorrhagie et des inflammations consécutives que l'amputation, si l'on peut, grâce à leur emploi, enlever toutes les parties malades; -elles ont donc un avantage sur l'incision, quoiqu'elles exigent vm délai de quinze à vingt- cinq jours, contrairement aux excisions qui demandent à peine une heure pour l'opération et le pansement. Mais si le mal n'est pas enlevé en totalité, si l'on doit recourir plus tard à une autre opération, la ligature et la cautérisation devront être rejetées ; l'excision est préférable.

Le galvano-cautère, préconisé dans le but de réunir les avantages de la cautérisation et de l'excision (Mideldorpf), n'est pas jugé favorablement.

L'écraseur linéaire réunit les avantages de la ligature et de l'excision (Cliassaignac). Cette méthode opératoire sera toujours préférable aux excisions, aux ligatures et aux cautérisations, pour les tumeurs bien limitées.

On a employé contre certaines tumeurs divers moyens pour les détruire et qui se rapportent tous à un procédé générateur, le séton. Le chirurgien a pour but de faire suppurer la tumeur. A cet ordre de traitement se rattachent les canules à demeiu"e , le séton perforé , la cautérisation interstitielle et la vaccination des tumeurs érectiles, les injections irritantes et l'introduction de substances caustiques dans les kystes. Ces moyens sont très-utiles.

Soins préliminaires. Etant donné un quelconque des cas énumérés, qu'il s'agisse d'une difformité ci faire disparaître et que le chirurgien se soit décidé à pratiquer une opération réparatrice, ou qu'il soit conduit à enlever le plus rapidement possible un cancer, le chirurgien ne doit jamais opérer à ses heures. La santé générale du malade et ses conditions individuelles doivent indiquer le moment convenable pour une opération.

Le chirurgien qui opère produit un traumatisme. Or, comme dans toutes les saisons il y a des alîections trauma-

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liques qui guérissent bien, les opérations peuvent être faites en tout temps.

Dans les hôpitaux, il y a beaucoup de malades qui ont subi de grandes opérations et qui ont bien guéri, quoique le séjour de la ville et surtout des campagnes soit plus favorable aux opérés ; les opérations peuvent donc être faites en tout lieu.

Un malade soumis à un traumatisme dans de mauvaises conditions de santé, comme l'homme opéré ou blessé en pleine santé est exposé à de graves accidents inflammatoires consécutifs : d'où la nécessité de préparer les malades aux opérations, soit en relevant les forces des malades affaiblis, soit en habituant les individus forts et robustes au séjour du lit, au repos prolongé et à l'inaction ; l'excès et le défaut de forces sont deux graves écueils. (A. Després.)

Il est difticile d'établir d'une façon absolue les conditions individuelles, le degré de santé d'un individu qui va être soumis à une opération. Néanmoins, il faut se garder d'opérer le malade qui est surexcité par l'idée de l'opération, celui qui dort peu, celui qui a perdu l'appétit, et surtout l'homme de la campagne, arrivé depuis peu dans la ville, qui témoigne de l'ennui et est constipé. — La maladie connue sous le nom d'embarras gastrique contreindique toujours une opération (Chassaignac).

Il est reconnu que les malades qui séjournent à l'hôpital sans avoir de maladies aiguës contractent quelquefois une indisposition, un embarras gastrique, une fièvre muqueuse, et qu'ils sont sous cette influence lorsqu'on les soumet à l'opération, et il survient ensuite des phlegmons", des éi'ysipèles, des pneumonies et des infections purulentes qui ne reconnaissent pas d'autre cause.

On doit attendre au moins dix à quinze jours avant de pratiquer une opération, à moins d'urgence. Si les malades subissent l'influence de l'hôpital, il faut commencer par les guérir de ce malaise, et on ne les opérera que plus tard.

Chez les malades qui portent des tumeurs sans lésion extérieure, ces règles doivent être observées le plus scrupuleusement qu'il est possible. Il n'en est pas de même des individus atteints de tumeurs blanches, suppurant depuis longtemps, ceux-bà ont pour ainsi dire une habitude du malaise ; l'opération réussit généralement bien chez eux, les infections purulentes sont peu fréquentes; cependant, comme rien ne presse dans les cas de ce genre, on peut attendre quinze à vingt jours. Dans la pratique nosocomiale, le malade s'habitue au séjour de l'hôpital, et ce ne peut être une mauvaise chose.

Voici les précautions élémentaires qu'il faut prendre à l'égard des malades qui doivent être opérés.

Les malades seront purgés, boiront de la tisane rafraîchissante, et habiteront une chambre bien aérée ; on leur évitera toute émotion morale, on les rassurera sur leur état et le chirurgien devra raffermir leur courage et s'imposer pour ainsi dire à leur volonté, de sorte qu'ils s'abandonnent tout à lui.

Étudiez les malades et rendez-leur par un traitement approprié l'exercice des fonctions affaiblies, de la digestion, de l'excrétion sudorale et surtout du sommeil.

N'oubliez principalement pas que l'individu adulte qui se soumet à une opération pour une difformité, et que des maladies antérieures n'ont habitué à aucun traitement, est le malade qu'il est le plus dangereux d'opérer sans préparation (Dupuytren).

De l'opération. — « Il faut que le chirurgien soit intrépide, que sa sensibilité soit telle que, déterminé à guérir

celui qui se met entre ses mains et sans être touché de ses cris, il ne se presse pas trop et ne coupe pas moins qu'il ne faut, mais qu'il fasse son opération comme si les plaintes du patient ne faisaient aucune impression sur lui. » (Celse). Cette juste appréciation des qualités nécessaires au chirurgien ne laisse rien à ajouter.

Aujourd'hui, il est vrai, le chloroforme, les agents anesthésiques, empêchent le malade de souffrir et de crier, mais les hémorrhagies inquiètent quelquefois le chirurgien, au point de lui faire abandonner ou précipiter une opération qui devient alors inutile. C'est là une grande faute, et l'homme qui n'est pas maître de lui en face d'une hémorrhagie dans le cours d'une opération, n'est pas un chirurgien. On doit savoir que des artères de second ordre ne déterminent jamais une hémorrhagie mortelle, et à moins d'ignorer l'anatomie, un homme habile et soigneux n'ouvre jamais involontairement une grosse artère.

Si un malade ne veut pas être endormi et si vous avez à lui faire une opération qui peut être promptement terminée, n'employez pas le chloroforme.

Si le malade est pusillanime, s'il redoute l'opération, endormez-le pour le familiariser avec le chloroforme, opérez-le môme à son insu (D. Després).

Avant d'employer le chloroforme, assurez-vous si l'application des anesthésiques ne lui fait point courir de danger.

L'emploi du chloroforme étant indiqué, vous pousserez le sommeil jusqu'à résolution complète, dans les opérations ou manœuvres où vous aurez besoin de l'immobilité absolue du malade, et dans une opération où les douleurs sont extrêmement vives, comme l'écrasement linéaire, la cautérisation au fer rouge. Dans les autres opérations où le manuel opératoire bien réglé permet d'agir vite, la perte de conYiaissance seule suffit.

Rappelez-vous que le chloroforme agissant à la manière des boissons alcooliques, l'opéré que vous avez cliloroformisé se trouve dans la situation assez dangereuse d'un homme blessé en état d'ivresse. (A. Després.)

Les opérations faites avec l'instrument tranchant, ne contusionnant pas les tissus comme les ligatures exlemporanées , comme les plaies régulières par instruments piquants et tranchants, ne devraient pas être suivies d'inflammation ; mais souvent les plaies sont maniées, soif pour faire des ligatures, soit pour éponger le sang, soit pour réunir les bords des plaies. Il en résulte qu'il y a toujours un certain degré de contusion, et cela nécessite un traitement approprié aux plaies confuses, c'est-à-dire le pansement à l'eau froide ou pansement humide ou cataplasme, V. Pansement. et Plaies.

Dans certaines régions où l'on doit procéder par décollement et par arrachement, la contusion est encore plus évidente, et c'est une grave faute que de ne pas modifier complètement le traitement habituel des plaies d'amputation ou d'excision où l'on a sectionné régulièrement les tissus. V. Plaies et Amputations.

Des suites de l'opération. — A la suite de toute opération, il y a une inflammation, une exsudation, un trouble de la circulation locale, une production de plasma ou de bourgeons cicatriciels qui en est la conséquence (Hunter).

La cicatrisation, l'action suppurative, exercent une influence plus ou moins vive sur l'économie, suivant l'é- ^ tendue de la plaie et l'écartement de ses bords, suivant |, l'état des forces du malade ou plutôt suivant ses conditions i individuelles. Si vous avez opéré un malade dans un état I de santé défectueux, et qu'il arrive une infection purulente, ■ un phlegmon ou un érysipèle, ne vous en prenez qu'à vous

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seul ou aux nécessités opératoires auxquelles vous avez cru devoir obéir. (A. Després.)

Si dans le cas où vous avez tenté la réunion immédiate l'inflammation adhésive est peu marquée, et si votre réunion a été intempestive, une inflammation suppurât! ve pourra se produire au-dessous de la suture qui se détruira, et pour prix de vos efforts vous verrez un érysipèle prendre son point de départ dans votre suture.

Prenez donc toutes les indications précédentes en considération, traitez les opérés comme les blessés, et si vous n'opérez les malades que dans les moments où ils sont relativement dans de bonnes conditions, et quand ils sont habitués à la douleur, acclimatés au séjour du lit, vous les mettrez en garde contre les dangers, suite inévitable Ue traumatismes accidentels non soignés.

I La nourriture des opérés doit être la même que celle des blessés. V. Plaies.

j Indications chirurgicales. — Les maladies OU lésions que le chirurgien traite sont:

I Des inflammations externes, des plaies, des tumeurs, lies vices de conformation et des maladies diverses, telles {ue ; corps étrangers, déplacements et rétrécissements l 'organes,

i ' Inflammation. — Le traitement des inflammations exf ernes comporte deux indications spéciales, les moyens i ocaux, topiques et révulsifs, puis le régime et le traileij nent de la santé générale du malade.

1 Lorsqu'un individu sain est atteint d'ime inflammation lue cà une irritation par suite d'absence de pansement ou le pansement mal fait, il y a un état local grave et un état

I général peu grave, dû exclusivement au retentissement de 'inflammation sur les fonctions. Dans ces cas, le traitement bcal, une tisane délayante et un purgatif pour provoquer l me diaphorèse et éviter la constipation suffisent pour gué- 1 'ir l'inflammatiîîn.

'.< Chez un individu déjà malade, atteint d'embarras gasi|rique ou d'une autre affection, l'inflammation peut avoir

ijm caractère de gravité locale moindre ; mais à l'état génépi causé par la maladie antérieure à l'inflammation s'ajoute e retentissement de celle-oi sur l'économie. Dans ces cas, ( |1 faut faire un traitement local et un traitement général, ( jipproprié aux maux antérieurs à l'inflammation.

Les complications qui accompagnent les inflammations îoivent être traitées d'après ces mêmes principes.

Plaies. — Le traitement des plaies exige l'accomplisseîient de plusieurs indications essentielles : les soins de la plaie et le régime des blessés.

tDans le traitement de la plaie, il faut observer les règles uivantes :

Panser régulièrement la plaie, tenir les parties blessées u repos absolu, et s'il y a des déplacements ou des déformations qui entraînent une difformité, troublent l'exercice d'une fonction, remédier par des manœuvres ou des appareils aux dérangements qui sont la conséquence de la Iplaie.

Le régime des blessés en général doit être surveillé, les malades ne doivent manger qu'à leur faim et ils ne doivent pas rester constipés (Hippocrate). Les grands blessés soumis à un choc violent, et qui sont abattus, dans un état de commotion générale, doivent être relevés par des préparations excitantes et toniques, administrées à l'intérieur.

Tumeurs, déplacements et vices de conformation. — V. Indications opératoibes.

^ Maladies diverses. — Outre les classes de maladies et • ésions que la chirurgie doit combattre, il y a des déplace-

ments passagers et des rétrécissemenls d'organe, des corps étrangers introduits dans l'économie, qui réclament une intervention immédiate. Pour ces cas il n'y a qu'une seule indication, réduire ou dilater, ou extraire plus ou moins vite ; mais toujours la sûreté doit l'emporter sur la célérité.

Dans les maladies où il y a des opérations palliatives ou des opérations d'urgence et de nécessité à faire, si l'on échoue dans les tentatives de réduction, de dilatation ou d'extraction, il ne faut pas poursuivre ces tentatives s'il est possible qu'elles puissent aggraver l'état du malade ou rendre plus périlleuse l'opéi'ation palliative ou d'urgence. V. Opérations d'urgence.

Indications obstétricales. — La nature dirige ordinairement bien l'accouchement, etle rôle de l'accoucheur est d'être le spectateur d'actes physiologiques. Mais il arrive souvent que le régime affaiblissant, la mauvaise hygiène et certaines habitudes des femmes entravent les phénomènes réguliers de leur accouchement.

Dans les conditions hors nature, Içs indications obstétri« cales se réduisent, en cas d'accident, pendant la grossesse, à des indications thérapeutiques médicales, et pendant l'accouchement, à des indications chirurgicales.

Les indications chirurgicales dans la pratique obstétricale se résument dans les propositions suivantes :

Tant que l'on peut espérer voir le travail régulier s'accomplir, il faut attendre, puis aider par des tractions légères et des pressions, des mouvements de bascule avec les mains, l'accomplissement des divers temps de l'accouchement. Pour cela l'accoucheur doit avoir présent à l'esprit mille petits détails qui ne peuvent être bien connus que par la pratique journalière de l'art obstétrical. Savoir distinguer les cas où une intervention de peu d'importancepeut éviter d'obliger plus tard à recourir à de grandes manœuvres obstétricales, tel est le secret d'un accoucheur de mérite.

Lorsque par suite de troubles dans les phénomènes physiologiques, ou par suite de malformations de la mère ou de l'enfant, l'accouchement ne peut se faire malgré l'habileté de l'accoucheur, les difficultés existent pour lui comme pour le chirurgien le plus expérimenté, et il est nécessaire de recourir aux grandes manœuvres obstétricales, dont deux au moins sont de cruels et souvent inévitables expédients. Ce sont l'application du forceps, la version, l'embryotomie et l'opération césarienne.

Il y a dans les accouchements une série de moyens appropriés à des cas déterminés et qui ont une utilité variable. Ce sera à l'accoucheur de décider s'ils sont utiles, et si en principe il ne vaut pas mieux y recourir plutôt que d'attendre et d'être exposé plus tard à une opération plus grave.

En général :

Toutes les fois que l'on est autorisé à croire que la rapidité de l'accouchement est utile à la vie de la mère et à celle de l'enfant, on doit hâter l'accouchement.

Comme la science a démontré jusqu'ici qu'il est des cas où il faut faire le sacrifice de l'enfant, -il n'y a ni considérations, ni conscience, qui puissent obliger un médecin à compromettre la vie de deux êtres quand on n'en peut sauver qu'un.

Les indications médicales et chirurgicales existent après r accouchement, soit qu'il s'agisse de maladies générales variables, soit qu'il s'agisse de maladies chirurgicales, c'est-à-dire l'inflammation de l'utérus dont la face interne peut être considérée après la délivrance comme une vaste plaie.

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H^DIfciFSTES. Aliments qui rostont longtemps dans l'estomac avant de se convertir en chyle.

Ce qui est indigeste pour l'un ne l'est pas pour l'autre, et il y a à cet égard des idiosyncrasies naturelles . très multipliées. En général, les graisses, les légumes en morceaux et les aliments mal triturés sont indigestes, mais c'est surtout l'excessive quantité d'aliments qui est la cause de l'indigestion.

II\D1CiESTIOI\. L'impossibilité de garder les aliments à cause de leur abondance, de leur mauvaise qualité, de leur nature ou de l'absence de suc gastrique occasionnée par une forte émotion morale, constitue l'indigestion.

La gêne, la pesanteur épigastrique, les éructations inodores et nidorcuses, le mal de cœur, les hoquets et les vomissements sont le symptôme de l'indigestion.

Chez les enfants l'indigestion est souvent la cause d'une attaque d'éclampsie.

Thérapeutique. — Au moment du malaise d'une indigestion, il faut prescrire une infusion de thé noir ; — de l'alcoolat de mélisse, 15 grammes dans de l'eau sucrée;

— de l élixir des jacobins de Rouen, 15 grammes ; — du café noir sans sucre, et un peu d'eau de-vie ou de rhum.

S'il y a des nausées, des syncopes ou des convulsions, on donnera une légère infusion de camomille, trois tètes pour une tasse d'eau chaude, ou bien on fera vomir avec 5 centigrammes de tarlre slihié dans un demi-verre d^eau.

— Chez quelques individus, le doigt porté dans le pharynx ou la titillation de la luette avec une plume peut suffire pour amener le vomissement.

FORMULAIRE DE l'INDIGESTION

Ipécucuanha en poudre. C'est la préparation à laquelle on a le plus souvent recours comme vomitif dans l'indigestion, à la dose de 15 décigrammes, divisée en trois prises, à prendre à un quart d'heure d'intervalle. On facilite l'effet par radn)inislralion de l'eau tiède.

Teinture alcoolique d'ipécucuanlia, 10 grammes en trois doses, comme émétique El-

Extrait alcoolique, 3 décigrammes en pilules, comme émétique Q-

Éiixir sacré.

Rluihailie 40 graniincs.

Aloès socoti'iii 25 id.

Pelit cardamome 15 id.

Alcool i 21° 1 lilre.

Laissez infuser pendant trois jours, filtrez. Comme tonique, 30 grammes. Cette teinture remplace en Angleterre notre éiixir de longue vie El-

Vin (rrt/oés (teinture sacrée).

Vin d'Esjiaiîiie 2G0 çi-ammes.

Aloès - 30 " id.

Poivre de la Jaiiiainiie ( . . ,

Gingembre i * "'■

Faites macérer pendant huit jours et filtrez. Une cuillerée à bouche dans un véhicule approprié ; dans les indigestions [3.

Potion- calmante antispasmodique.

sirop diaoode 32 grammfs.

Infusion do tilleul 125 iil.

Kthcr sulfurirjue 1 id.

Mêlez. A prendre par cuillerée, toutes les heures [+]. Potion calmante antispasmodique.

sirop de sulfate ilo moridiine 32 grammes.

Eau distillée do menthe 125 id.

Éther sulfuriqiie. . ; 2 ji]

Mêlez. A prendre pur cuillerées à soupe (ouïes les heures r+1.

INFE

IKniGO. Matière colorante bleue extraite des feuilles de Vlndigofera anil et de quelques autres légumineuses exotiques. Elle renferme beaucoup iVindigotine, et sert pour l'industrie tinctoriale et pour la médecine. On lui attribue des propriétés toniques, fébrifuges □ ; elle s'emploie à la dose de 2 à 30 grammes dans l'épilepsie [+].

I!VîïUt"rïOT\. Courants électriques produits dans un fil métalli()ue couvert de soie, roulé en bobine autour d'une autre bobine également chargée de fil métallique et dans lequel passe le courant d'une pile ou d'un électro-aimant. V. Électricité.

BI^'nURA'fflOi:^. L'endurcissement des tissus ou des organes produit avec ou sans inflammalion aiguë préalable constitue l'induration.

L'induration s'observe dans les glandes lymphatiques, dans les glandes sécrétoires, dans le tissu cellulaire souscutané, dans le tissu fibro-celluleux qui entoure les articulations dans tous les viscères.

L'induration est la conséquence de l'atonie organique, de la scrofule, de la syphilis, de l'herpélisme et de l'élal inflammatoire chronique.

Tous les tissus indurés sont remplis de matière amorphe, de granules moléculaires, de corpuscules granuleux et de noyaux ou de cellules fibro-plastiques.

L'induration se guérit par la chaleur, par les fricfions excitantes, par les douches, par les toniques, par l'iode et par le mercure.

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