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IKERTIE DE LA MATRICE. V. ACCOUCHEMENT

I1\FAR('TIJS. On décrit sous ce nom une stase di sang dans un réseau de capillaires dont l'artère prini cipale est oblitérée. De telles lésions ne suppurent pas ordinairement, excepté chez les individus qui ont une infection purulente, ime variole ou la morve. Les syphilides luberculeuses non ulcérées sont des infarctus qui ne suppurent pas ; le-3 gommes syphilitiques sont des infarctus qui ont une tendance intermédiaire.

Beaucoup de lésions viscérales secondaires sont des infarctus. On peut dire que toutes les infections purulentes typhoïdes varioleuses ou autres causent des infarctus. Histologiquement , les infarctus ne sont constitués que par du sang altéré, des globules blancs et des noyaux ; seulement comme les infarctus se résorbent ou suppurent, il reste à leur place de la graisse ou du pus, ou un liquide gommeux. Tout dépend de la phase où on les observe et de la maladie qui les a causés.

IMEECTIOI^I. L'infection est une altération de l'atmosphère par des effluves, par des émanations putrides ou miasmatiques et par des poussières animales corrompues, ayant pour résultat l'apparition d'une maladie endémique ou épidémique.

Certaines infections de l'atmosphère, comme celle des marais qui occasionne la fièvre intermittente, ne produisent que des maladies épidémiques et endémiques, et le germe du mal ne se reproduit pas sur les malades. C'est ce qu'on doit appeler l'infection.

11 ne faut pas appeler infection l'altération de l'atmosphère par des gaz ou des vapeurs toxiques d'acide carbonique, d'hydrogène carboné, de chloroforme, de mercure, etc., car cette altération ne produit que des empoisonnements et non des maladies épidémiques ou endémiques.

Les infections de l'atmosphère par des poussières animales corrompn.es, débris d'épithélium, cellules de pus des-

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i;lii''os, on par des hnanations putrides et miasmatiques iiii engendrent le choléra, la peste, la fièvre typhoïde, les phus, la variole, etc., ne sont plus de l'infection, mais instituent l'un des modes de la contagion, puisque chaque ijilade porte en lui et développe un ferment morbide qui :i!nvole et qui est la condition nécessaire du développeipnt de la maladie chez le voisin. C'est Yinfecto-contan. (Bouchut.)

Qu'importe que l'on contracte la variole par l'inoculai|n avec la lancette et par le contact direct du malade, qu'on en absorJe le germe en respirant une atmosphère iée par des cellules de pus varioliquc, cela ne change ]js les qualités contagieuses du mal, et la maladie étant Imsmissible par contact ou par inoculation est contaéuse, tandis que lorsqu'elle arrive par l'atmosphère, elle (l infecto-contucjieusc, mode de propagation des typhus, ( choléra, de la peste, etc.

|I1 y a une contagion pour les maladies qui ne se translîttent que par le contact direct d'un germe virulent qu'on rut inoculer (rage, syphilis, variole) ; une infedo-contagn pour les maladies qui résultent d'une émanation miasr,.tique ou ferment exlialé par les malades pour en em- ((isonner d'autres et se reproduire en eux (choléra, peste, wre jaune, fièvre typhoïde et typhus, fièvre puerpérale, sp'latine, rougeole, variole, etc.), et une infection pour lillmaladies qui ne se développent que sous l'influence d'une apration de l'air par des efflitves formées dans la terre et Bjj pouvant ; s'exhaler du corps des malades pour être tinsportées' par lui d'un lieu à un autre (fièvre interiiftente).

Les maladies infecto-contagieuses peuvent spontanément p ndre naissance, mais ordinairement c'est un germe fimé par les malades, qui, étant placé dans des conditions filorables de température extérieure et d'opportunité chez î'Idividu, donne lieu à une épidémie, c'est-à-dire à la forhjlion de germes innombrables, qui corrompent l'atmo- Sfère, imprègnent tous les objets à l'usage de l'homme, et p sent de l'un à l'autre en franchissant des distances inc:yables pour décimer l'espèce humaine.

M les maladies infecto-contagieuses résultent de l'abs<ption d'un germe ou d'un ferment morbide, elles ont oin pour le développement dans l'homme de rencontrer taines conditions d'opportunité c[ui dépendent du temament, de l'âge, des lieux et des professions; car il y es gens qui, au milieu de toutes les épidémies, jouissent ae parfaite immunité. V. Contagion, Miasme.

1 est bien difficile de déterminer la nature des infectijix qui corrompent l'atmosphère et sont le germe des ladies infectieuses et infecto-contagieuses^ car l'agent ii[;ctieux des fièvres intermittentes est considéré comme excès d'hydrogène carboné ou comme un amas de dévégétaux en suspension, ou encore comme une algue iilisoire, et l'infectieux des grandes épidémies de fièvres hoïdes ou éruptives est considéré comme un virus itil, comme un ferment propre à chacune d'elles, ou e|n comme une agglomération d'animalcules infusoires roscopiques.

/endroit où s'accumule le principe qui engendre et p page une endémie ou une épidémie s'appelle foyeid ifection.

faut disperser les foyers d'infection pour éteindre les Uémies, et alors on isole les malades en envoyant au i les sujets qui n'ont pas été atteints.

Toutes les maladies qui se propagent par l'infection et sont infecto-contagieuses ont une période d'inciihation

plus ou moins prolongée, ([ui varie de quaire à quaranle jours.

Ceux qui ont déjà été atteints d'une maladie infectocontagieitse acquièrent en général l'immunité contre les épidémies ultérieures.

L'habitude des malades et l'acclimatement dans un pays souvent ravagé par une maladie infevto-contagieuse donne contre elle une immunité que ne possèdent pas les étrangers.

Les maladies infecto-contagieuses sont le résultat d'un empoisonnement par les germes morbifiques, et une fois l'impression produite il se fait une absorption qui corrompt le sang (septicémie), et bientôt les fonctions troublées engendrent des symptômes qui représentent la maladie dont le germe a pénétré dans l'organisme.

Toutes les différences des infections tiennent à l'origine et à la variété de l'agent septique introduit ou formé dans le sang, à la continuité de l'introduction du poison dans ce liquide, à la rapidité de la destruction des globules et à la diminution de l'albumine.

Toutes les maladies infectieuses se rapprochent les unes des autres parleurs caractères typhoïdes.

Les premières conséquences de l'infection sont toujours une altération des éléments liquides du sang (Robin), les globules ne semblent s'altérer que consécutivement. V. No-

SOHÉMIES.

Les maladies infectieuses tuent parce que le sang est malade, devient impropre aux phénomènes de la nutrition par suite de l'altération du sérum, de la diminution des gloliules et de l'addition d'algues ou de monades infusoires. V. Bactéries.

Dans toutes les maladies infectieuses il se produit des troubles secondaires variables, et qui tiennent à une irritation locale de l'organe, qui est la voie d'élimination habituelle des poisons ou le lieu d'épuration du sang. Ainsi les ulcérations intestinales dans la lièvre typhoïde, les hémorrhagies intestinales dans la fièvre jaune, les sueurs profuses dans la fièvre intermittente, les pustules de la peau dans la variole, etc.

Rarement une infection atteint un homme absolument sain : les poisons animaux n'agissent que sur des organismes déjà prédisposés ; la continuité de l'exposition à des émanations putrides ou à une cause d'auto-infection, telle que les fatigues, la mauvaise nourriture, ne produit finfection qu'après l'apparition évidente d'un embarras gastrique , qui est presque toujours le premier terme de l'infection (A. Després).

Thérapeutique. — Contre l'infection, par les miasmes des villes encombrées et malsaines, il n'y a à employer que des moyens préventifs qui sont du domaine de l'hygiène el de la police sanitaire. V. Contagion, Lazarets, Hôpitaux.

Enterrer prompteinent les corps de ceux qui succombent à une maladie infecto-contagieuse, détruire les vêtements à leur usage et surtout les objets de literie, faire des fumigations d'acide sulfureux sur les meubles ou dans l'appartement, voilà de bons moyens à employer.

Si une maladie infecto-contagieuse règne souvent dans une localité sombre, humide, mal aérée, il faut, par des travaux d'assainissement, y introduire l'air, la lumière, et faire écouler les eaux.

La maladie vient-elle de loin ? il faudra essayer de retenir en quarantaine (V. ce mot) les personnes et les objets de provenance suspecte, ou, s'il y a des malades, de les placer dans un lazaret (V. ce mot), afin d'empêcher toute

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communication avec les pays qu'on veut préserver. Maliicureusement ces mesures sont souvent plus vexatoires qu'utiles, et les germes volatils formés par les maladies infecto-contagieuses se jouent de toutes les autorités terrestres. Libres comme l'air avec lequel ils voyagent, ils sautent par-dessus les cordons sanitaires et se rient des baïonnettes qu'on leur oppose, ainsi que des prisons où l'on croit les enfermer. Ils sautent par-dessus les soldats et s'élancent par les fenêtres en continuant leur course pour semer la mort sous leurs pas. Ces mesures sont aujourd'hui plus importantes pour soutenir l'état moral des populations qu'on a l'air de protéger qu'utiles pour arrêter la marche des épidémies, et elles n'ont qu'une médiocre importance.

Autre chose est la destruction des germes par les feux allumés sur la place publique (Hippocrate), par les fumigations d'acide sulfureux dans les appartements des personnes mortes de l'épidémie, par l'aspersion des cadavres avec l'acide phénique au millième ou la solution alcoolique de coaltar, et par l'enterrement assez rapide des victimes de l'épidémie.

Maintenant, une fois que l'épidémie est déclarée, il ne faut jamais concentrer les malades dans im seul endroit, sous peine de voir la maladie devenir plus grave, et même, s'il se forme un foyer où il y ait plus de victimes qu'ailleurs, il faut le disperser. La dissémination des malades d'un foyer épidémique est un principe d'hygiène publique consacré par une expérience séculaire et qu'on ne peut oublier impunément. Là est le salut de ceux qu'on veut préserver.

Quant à ceux qui sont libres de leurs pas, qu'aucun devoir ne retient, qu'aucune fonction n'engage, ils n'ont qu'un iïioyen de se préserver des épidémies, c'est de partir pour des lieux où ne règne pas le fléau et de ne revenir que longtemps après sa disparition.

Quelle que soit la nature d'une maladie infecto-contagieuse, le premier but à remplir est de neutraliser l'agent infectieux quel qu'il soit, de favoriser le renouvellement du sang, et de pousser aux excrétions par des boissons abondantes sudorifiques et diurétiques. Si les boissons ne lavent pas le sang, suivant l'expression de Van Swieten : ablmtur pus S'inguini mixtuni, elles favorisent la diurèse et la diaphorèse, qui, toutes deux, sont des moyens de renouvellement et d'épuration du sang (A. Després).

Les médications dérivatives sur le tube intestinal au début sont indiquées pour faciliter l'expulsion de tous les produits qui ont pu s'éliminer par le tube digestif.

Un moyen empirique, le sulfate de quinine, est le seul agent que l'on peut considérer comme une sorte d'antiseptique contre l'infection du sang.

Tous les médicaments ont été essayés contre les maladies infectieuses. On a vanté l'eau phéniquée au millième et l'acide phénique à 1 ou 2 grammes dans une potion gommeuse. ,11 en est de même du chlorure de soude, qui a déjà été mis en usage dans les fièvres typhoïdes graves, et qui par sa seule présence dans le sérum semble favoriser la réparation des globules sanguins dans le sang en circulation, c'est-à-dire la partie la plus essentielle de la fonction de l'hématose.

On administrera la tisane :

chlorure de soude 2 gTammes.

Décoclioa d'orgo 1000 id.

Sirop de gouiuio 60 id.

(Chomel.)

A prendre par tasses dans les vingt-quatre heures, ou simplement une potion avec 1 à 2 grammes de chlorure de sodium ou de sel marin non raffiné

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