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T/irrapcutique. — l.e lupus doit c'Li'e tr;iilé pai' le sirujj irarséniale de soude, par l'huile de morue, 100 à 200 gr. par jour; par la cautérisaliou au nitrate de mercure, par la pâte de Ganquoin ou de Vienne, par la pommade- de biiodurc de mercure.
Poudre arsenicale.
Oxyde blouc il'ursenic^piilvérisL' 30 grammes.
Antimoine cru i)ulvérisé 40 id.
Mêlez, et faites fondre dans un creuset : pulvérisez de nouveau, et ajoutez, suivant l'ordonnance du médecin :
Extrait d'opium 10 grammes.
A l'extérieur, pour saupoudrer les excroissances, les ulcères fongueux et rebelles (Juslamond) [+].
Autre.
Solution d'hydroi lilorate de chaux 132 giauimes.
l'ondre arscLicale 320 id.
Mêlez, et employez contre les ulcérations du lupus (IJupuytren)r+i.
Autre.
Acide orsénieux 40 eeullgrammes.
Calomel 32 grammes.
Glijeérolc cC acide phénique.
Acide |ilieuiijue 'I gramme.
Clycérine 50 a 100 id.
Pommade d'acide p/iéniqat'.
Acide jdiénique 4 grammes.
Spermaeéti 56 id.
(WhiteheaJ.)
Sulutiuii d'iode.
Iode 4 gi-ammes.
Glycéi'ine 8 id.
Application tous les deux jours ; puis tous les trois jours, quand le malade va mieux.
l.LiXATlo\'. Les luxations sont des changements de rapports des surfaces articulaires tels, que les mouvements normaux des articulations sont perdus, et que des mouvements anormaux peuvent être exécutés dans des conditions données variables.
if y a trois genres de luxations, les luxations congénitales, les luxations graduelles dites spontanées, et les luxations traurnatiques.
Luxations eongéniâalc»». Les luxations congénitales ont lieu : l** en vertu d'une lésion traumatique du fœtus pendant la vie intra-utérine ou au moment de l'accouchement (.1. L. Petit) ; 2" en vertu d'un arrêt de développement (Paletta, Dupuytren, Breschet, Bouvier) peut-être lié à une lésion du système nerveux (Chaussier, Delpech et J. Guérin) ; 3° par suite de positions vicieuses du fœtus (Cruveilhier) ; h" par suite d'une lésion inflammatoire des articulations (Parise et Sédillot).
L'hérédité joue un rôle dans la prodliction des luxations congénitales, et le sexe féminin y semble plus disposé que le sexe masculin.
Les luxations qui se manifestent au moment de la naissance s'accompagnent ordinairement d'une atrophie du membre (llippocrate) et d'une atrophie des surfaces articulaires.
Thérapeutique. — En principe, les articulations à surface plane peuvent permettre une réduction lente des luxations congénitales sous l'iniluence de mécaniques à pression graduée. V. Pied iîot.
Les luxations orbiculaires ne permettent pas une réduction véritable, et les mécaniques ne peuvent que fixer la lête de l'os lu.xé dans sa nouvelle position et favoriser la
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formation d'une fausse articulation solide. V. Luxation CONGÉNITALE DU FÉMUR.
L Luxation congénitale du fémur. — La luxation congénitale du fémur, toujoiu^s due à un arrêt de développement de l'os iliaque, est simple ou double ; c'est toujours une luxation en arrière et en haut.
La luxation congénitale du fémur est caractérisée par un abaissement de la hanche et du pli fessier, une déviation en haut et en dehors du pli génito-crural ; le membre abdominal ouïes deux membres si la luxalion est double, présentent un raccourcissement que la traction peut diminuer un peu (Dupuytren, Pravaz) ; il est atrophié et tend à se croiser avec celui du côté opposé. En imprimant des mouvements de flexion et d'extension à la cuisse on sent la tête du fémur, lorsqu'elle n'est pas atrophiée, décrire un arc de cercle autour de la cavité colyloïde dans la fosse iliaque externe. Le pli inguinal est vide (Pravaz); dans la llexion, la saillie du Irochanter est plus en arrière que la ligne fictive qui unit l'ischion et l'épine iUaque antéro-supérieure (Kélaton).
Les malades marchent sur la pointe du pied, lorsqu'un seul membre est luxé, ils marchent à plain-pied quand la luxation est double, le même phénomène a lieu des deux côtés.
Une luxation simple entraîne une claudication, une luxalion double, un balancement régulier du tronc qui oscille en sens inverse d'un pendule, mais avec la même régularité. La marche prolongée est pénible et rend la hanche douloureuse. Les sauts à cloche-pied sont impossibles ; la colonne lombaire et le bassin, à la longue, se courbent, s'inclinent en avant. On se rappellera que cette disposition rétrécit un peu le bassin et peut gêner l'accouchement (V. Dystocie) ; c{uelquefois la marche devient impossible sans un appui.
La durée do la maladie depuis la naissance ne permet pas de confondre la luxation congénitale avec les luxations traumatiques consécutives.
Thérapeutique. — Les luxations congénitales ont été traitées par l'extension sur un lit mécanique (.1. Lafond, V. Duval, Humbert, Jacquier). Les faits ont démontré qu'on avait pu seulement abaisser la tête fémorale, et qu'il n'y avait pas de réduction, mais bien établissement d'une pscudarlhrose.
Pour réduire les luxations congénitales du fémur, les enfants séjourneront au lit ; la contre -extension étant faite au pli de l'aine, l'extension sera pratiquée à l'aide de moufles attachées au pied du lit et dont la corde sera tirée tous les jours, ou à l'aide d'une simple corde réfléchie sur une poulie, tendue par un poids de 1 kilogramme. L'extension sera continuée pendant trois à six mois. Après ce traitement préparatoire, on forcera l'extension avec les moufles et par des pressions méthodiques, on placera la tête fémorale aussi près que possible de la cavité cotyloïde et l'on appliquera un appareil contentif : une ceinture métallique à pression latérale de Pravaz entourant le bassin et fixée par deux sous-cuisses ; cette ceinture empêche le fémur de remonter et de se porter en arrière (méthode Pravaz).
Ge traitement expose à des accidents ; l'articulation et les parties voisines s'enflamment, mais il n'y a pas de suppuration ; dans ces cas, des cataplasmes, des sangsues au besoin, seront appliqués sans que l'extension soit supprimée.
Pendant le cours du traitement, qui aura lieu dans une habitation saine et bien aérée, on donnera une bonne nourriture aux enfants, des bains d'air chaud (V. Hydro-
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TiiKRAPlE) el plus laril des bdins sulfuroax. Après ou [wndanl les derniers lemps du Iraitement, on massera la région de la hanche et la cuisse. L'appareil conlentif sera longtemps porté pour consolider la guérison ou plutôt la formation d'une pseudarthrose solide qui est la seule ressource surlaciuelie puisse compter la chirurgie.
Les sections sous-cutanées des muscles et des ligaments, pour favoriser la réduction immédiate (J. Guérin), exposent à des dangers et ne sont plus appliquées par les chirurgiens sages.
H. Luxation congénitale de l'humérus (Smith, Gaillard (de Poitiers), V. Duval, J. Guérin). — Des luxations souscoracoïdiennes et sous-épineuses ont été observées. Il est difficile de dire s'il s'agit, dans ces cas, de véritables arrêts de développement ou de luxation traumatique pendant la vie intra-utérine ; les luxations qui ont été observées ont été vues à une époque éloignée de la naissance, et il y avait les signes d'une luxation traumatique, une atrophie du bras sans atrophie de l'avant-bras, et même des paralysies, seulement il y avait une mobilité relativement très-grande des mouvements communiqués ; les mouvements actifs étaient arrêtés par les paralysies d'un ou de plusieurs muscles de l'épaule.
Les luxations sous-glénoïdiennes., données comme congénitales, présentent plus que les luxations sous-coracoïdiennes congénitales le caractèie des luxations traumaliques anciennes ; les mouvements sont limités.
Thérapeutique. — Le seul cas où un Iraitement ait été fait contre les luxations congénitales de l'humérus est un cas où. la lésion ressendilait à une luxation traumatique de l'enfance. Un traitement préparatoire a été fait, le membre a été étendu avec les moufles pendant plusieurs séances prolongées, puis on a tiré jusqu'à ce que la tête se fût replacée dans la cavité gléno'ide, comme s'il se fût agi d'une luxation traumatii[ue ; un appareil emboîtant l'épaule a maintenu les os en rapport (Gaillard, Mémoires de l'Académie de médecine, 18/|1). En cas de paralysie musculaire, on peut chercher à réveiller la contractilité par l'électricité ; si la paralysie est incurable, il est inutile de tenter une réduction.
III. Luxations congénitales de la mâchoire inférieure, du coude, de la clavicule et du genou. — Ces luxations sont dues à un développement de l'os fixe ou à un développement exagéré de l'os déplacé ; ce sont des luxations incomplètes, et qui, ne gênant-point les fonctions, n'exigent l'application d'aucun traitement.
Thérapeutique. — Seules les luxations du genou que la marche peut exagérer doivent être soutenues pai' des appareils à tuteurs rigides (V. liACiiiTiS.iiE), pendant tout le temps nécessaire à l'accroissement des ligaments affaiblis.