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Le métacarpien du pouce se luxe en arriére j sod

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l'influence de causes directes et de j)ressions violentes. Dans ce cas, le pouce est fléchi ; on voit et l'on sent, en faisant opposer le pouce et le petit doigt, ou en faisant fléchir fortement le pouce dans la main, une saillie en dehors et au-dessous du trapèze. Le gonflement de la l égion n'est jamais assez marqué pour masquer ce signe.

Fig. 423. — Luxation Jes ileux oonJyles (vue de cùté) A, angle iiilérieur de l'os malaire. — B, sjmniet Je l'apopliyse coronoïde placée en dehors du tubercule malaire. — C. Tubercule malaire.

La luxation du métacarpien du pouce en arrière complique quelquefois la luxation métacarpo-plialangienne du pouce.

l'ig. 'li't.— Pince Je Siromoyer.

Thérapeutique. — On réduit par le procédé de douceur. Après avoir tiré sur le pouce pendant quelques instants, le chirurgien, placé à côté du malade et tenant l'avanthras de ce dernier sous son propre bras, presse sur l'os déplacé en glissant sur le carpe de façon à repousser en

avant la tête de l'os déplacé. Arrivé au niveau de la surface articulaire du trapèze, il obtient que le métacarpien se replace brusquement.

On applique des compresses résolutives et une bande roulée, puis de la ouate et une bande dextrinée. L'appareil est laissé un mois en place.

Lorsque la réduction est impossible par les procédés de douceur, on fera tirer avec la pince à extension du pouce. V. Luxation des phalanges du pouce.

II. Quand le métacarpien du pouce se luxe e?i avant, le pouce ne peut plus s'opposer avec le petit doigt, une saillie existe sous les muscles de l'émiiience thénar, et il y a une douleur vive (A. Cooper).

On connaît une luxation en avant, produite par l'éclatement d'un fusil dans la main; il y a, dans ce cas, presque toujours plaie de la paume de la main, et l'os est à nu. Dans ces conditions, il n'y a pas d'incertitudes (A. Cooper).

Tliéi'apeutique. — Pour réduire la luxation sans plaie, faire tirer sur le pouce dans l'extension, repousser avec les doigts la tête du métacarpien en arrière.

Si la luxation était irréductible, il ne faudrait pas débrider, ce serait de l'imprudence.

Lorsque les os sont à nu, on réduit comme s'il n'y avait pas de plaie ; on débride s'il le faut ; mais, en cas d'impossibilité, on réséquera la tête de l'os et même une portion du trapèze (A. Cooper) ; la résection du métacarpien du pouce dénudé est préférable à l'amputation du pouce.

On panse comme les plaies contuses. V. Plaies et

RÉSECTIONS.

Luxation des métatarsiens. (Dupuylren, Delort, Smilli, Mazet).

I. Les métatarsiens peuvent se luxer tous à la fois. En haut et en bas, avec torsion de la pointe du pied en dedans et en dehors, suivant que la cause Iraumalique a agi ou non apès la production de la luxation. Il n'y a qu'un exemple de luxation en ba?. Des pressions sur le métatarse, une flexion forcée au niveau du métatarse, causent ces luxations (Chassaignac, Mazet).

Les luxations de tout le métatarse s'accompagent souvent de fracturesdes métatarsiens.

Le raccourcissement du pied, sa torsion, la saillie des métatarsiens sur le dos du pied, sous la peau ou à travers une plaie ; l'élargissement du pied, s'il y a des luxations des métatarsiens en divers sens, la saillie des tendons extenseurs, caractérisent ces luxations.

Lorsque la luxation est en bas, on sent une saillie sur le dos du pied correspondant aucuboïde et aux cunéiformes ; une tuméfaction existe à la partie antérieure de la plante du pied.

II. Il est rare qu'un seul, ou deux, ou trois métatarsiens soient luxés sans fracture ; la luxation a toujours liéu en haut; la rectitude des métatarsiens en place, comparée à l'obliquité des tnétatarsiens luxés, la saillie de l'extrémité des métatarsiens sur le dos du pied font reconnaître la lésion.

Thérapeutique. — Pour réduire, faire la contre-extension sur le pied fixé avec une alèse placée en huit de chiffre ; immobiliser le pied sur le lit; extension en tirant sur l'avant-pied avec des lacs de diachylon ; pression sur le pied en tâtonnant jusqu'à ce que l'on réduise (Dupuytren).

S'il y a plaie et si les os sont à nu, réséquer les extrémités osseuses sorties avec une (lince de Liston et ré-

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diiiie, panser à l'eiiu iVoide et placer le pied dans une gouttière.

S'il y a des fractures et des déchirures des parties molles, régulariser la plaie en enlevant les os et en taillant un lambeau où l'on pourra, ou bien faire l'amputation sous-astragalienne, de préférence à l'amputation de Chopart et à celle de Lisfranc.

Lorsqu'un seul métatarsien est luxé, on presse sur l'os par des tâtonnements et en suivant une direction opposée au déplacement. On applique ensuite des compresses graduées sur l'os remis en place et l'on serre avec une bande roulée.

Luxations des orteils (A. Cooper). — L En vertu de la mauvaise disposition des chaussures, les orteils ont une tendance à la subluxation en arrière, sur les métatarsiens ; les violences exercées sur les orteils doivent donc exagérer celte disposition, et il ne peut y avoir que des luxations en arrière, à moins d'écrasement des doigts. Un choc sur le bout des orteils, dépressions directes, un coup de pied de cheval, peuvent aussi causer les luxations des orteils dont les complications habituelles sont une plaie du tégument, un phlegmon intense, de la gangrène des orteils et parfois le tétanos. La luxation du gros orteil avec plaie est surtout dangereuse à ce point de vue.

On reconnaît les luxations des orteils à la saillie des surfaces articulaires sous la peau ou dans une plaie.

Thérapeutique. — S'il n'y a pas de plaie, on réduira en tirant sur le gros orteil ou les autres orteils avec la pince à traction (V. Luxation du pouce), et l'on placera un cataplasme sur l'articulation.

Lorsqu'il y a plaie et issue des extrémités osseuses, on peut les réséquer et panser à l'eau froide.

On peut aussi débrider largement et réduire, puis panser à l'eau froide ; même dans le cas où la réduction est facile sans débridement, on agrandira la plaie pour favoriser l'écoulement des liquides et de l'articulation (Laugier).

Si la phalange était détachée en grande partie, l'amputation serait indiquée.

II. Des luxations des phalangettes ont été vues avec et sans plaie ; elles sont produites parle choc d'un orteil contre un corps résistant ou par un écrasementdes orteils; alors, la phalangette est étendue sur la phalangine. Les phalanges luxées sortent quelquefois par une plaie

Thérapeutique. — On réduira sans peine en fléchissant la phalange ou en pressant sur les surfaces déplacées. S'il y a une large plaie, l'amputation de la phalangette est le moyen le plus prompt de guérison. On pansera à l'eau froide et l'on tiendra le pied élevé.

Luxation des os du carpe (Chopart, Boycr, A. Cooper). Les luxations des os du carpe sont l'effet de violences directes ou de pressions sur le carpe ou d'une flexion exagérée du poignet. Un os sort du carpe et vient faire saillie sous la peau. Il est d'ordinaire qu'il y ait des os fracturés dans le voisinage.

Une saillie sur le dos du carpe, disparaissant en partie pendant l'extension, indique une luxation du grand os ; on ne la confondra pas avec une hernie de la synoviale, qui est globuleuse, transparente, indolente, et n'est jamais aussi dure qu'un os.

Dans une plaie du poignet, une saillie osseuse, visible à l'inspection, mobile, indique une luxation d'un des os du carpe.

Thérapeutique. — Pour réduire le grand os, la main étant dans l'extension sur une palette, comprimer avec des

compresses graduées et une bande roulée pressant sur le dos de la main.

Les os du carpe détachés en partie seront extraits et l'on pansera à l'eau froide. Si une arthrite traumatique survient, on la traitera par les moyens appropriés.

Longtemps après une luxation qui a nécessité l'abblation d'un os, si le poignet avait perdu de sa force, on ferait porter aux malades un bracelet de fer (A. Cooper) ou une mitaine faite avec des bandes agglutinatives (A. Cooper) ou du caoutchouc.

Luxation du péroné. Sous l'influence d'une pression directe sur l'extrémité supérieure du péroné tous les ligaments peuvent être rompus (Sanson), l'extrémité osseuse est mobile, mais elle est facilement ramenée à sa place ; — la malléole externe, après la rupture des ligaments antérieurs et postérieurs, se porte en arrière et constitue un degré plus avancé de diastasis que celui qu'on observe dans les fractures du péroné par diastasis (Gerdy) (V. FRACTUfiES DU PÉRONÉ) ; — enfin le ligament interosseux étant déchiré, lorsqu'il y a une luxation du péroné en haut et en bas, l'os tout entier est mobile et déplacé (Boyer).

Thérapeutique. — Le péroné, quelle que soit sa luxation, peut être i-emis en place par des pressions exercées sur les extrémités luxées ; un bandage roulé, arrosé d'eau blanche pendant les premiers jours, puis un bandage inamovible conservé pendant vingt à trente jours, tels sont les moyens de contention indiqués pour les luxations du péroné.

Luxations des phalanges. — Les luxations métacarpo-phalangiennes des doigts sont rares (Marchai, Biechy, Malgaigne, Nélaton), elles se reconnaissent à un raccourcissement des doigts, à une mobilité latérale, beaucoup plus marquée que la mobilité d'une fracture des phalanges, puis on sent en avant et en arrière, ou sur les côtés, la saillie des phalanges et du métacarpien et réciproquement.

Thérapeutique. — On réduira par des procédés de douceur, en pressant sur les os, ou bien on fera la contreextension sur le poignet et l'extension avec la pince à traction (V. Luxation du pouce). Après la réduction, la main sera tenue i.mmobile sur une pallette et arrosée de compresses résolutives et mieux, enveloppée de cataplasmes.

Lorsqu'il y a une plaie, on peut débrider dans un sens parallèle aux tendons ; la résection d'une portion de la phalange ou du métacarpien est moins utile.

Les luxations des phalanges du pouce ou des autres doigts (A. Cooper, Malgaigne) ont lieu très-rarement en avant, on n'a pas pas vu jusqu'ici de luxations simples récentes : les gouttières des tendons forment un obstacle qui explique leur rareté.

Les luxations des phalanges en arrière sont plus communes et résultent de chutes sur les doigts. Dans les luxations incomplètes les phalanges sont fi.xes, renversées d'abord en arrière, puis ramenées un peu dans l'axe du doigt. On sent l'extrémité supérieure de la phalange luxée sur la face dorsale du doigt ; sur la face palmaire on sent l'extrémité inférieure de la phalange supérieure, une plaie transversale existe souvent au niveau de la luxation ■; le raccourcissement est à peine marqué.

Dans la luxation complète le déplacement est plus con- I sidérable, la longueur du doigt est diminuée : lorsqu'il y a I plaie, ce qui arrive souvent, il y a au niveavi du pli articu-

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laire une solution de continuité qui remonte sur le côté du doigt, et les tendons sont quelquefois arrachés de la phalange. Ce sont ces luxations qui sont souvent accompagnées de gangrène et de tétanos.

Les luxations latérales ne sont que des luxations en arrière avec rotation de la phalange (un cas Gazetti' '/es hôpitaux, 1846).

Thérapeutique. — Pour réduire les luxations incomplètes des phalanges : flexion forcée à l'aide des doigts (Malgaigne), ou procédé de douceur comme pour la luxalion du pouce. Au cas d'impossibilité, on peut, s'il y a plaie, sectionner les ligaments latéraux et réduire ensuite, puis maintenir le doigt sur une attelle, et mieux la main sur une palette.

Lorsque la luxation est complète, on peut tenter l'extension avec la pince à extension, la flexion forcée, comme pour la luxation du pouce, ou la méthode du glissement (V. Luxation du pouce). En règle générale, pour les luxations des phalanges, on doit tremper la main dans l'eau froide ou appliquer un cataplasme et attendre, pour tenter la réduction, vingt-quatre heures après.

Si les os font saillie dans une plaie, et si la réduction est impossible, on réséquera avec une pince de Liston, ou une autre pince coupante, l'extrémité de la phalange (A. Cooper). S'il y a menace de gangrène du bout du doigt, il est sage d'amputer le doigt, mais on peut aussi placer un cataplasme et attendre la chute des eschares.

Après la réduction des luxations avec plaie, on peut placer le doigt sur une attelle ou sur un moule de guttapercha et faire le pansement par occlusion avec des bandelettes de diachylon un peu serrées. La main, soutenue par une écliarpe, sera tenue alors dans l'élévation.

existe souvent avec la luxation du pied ; des fractures par arrachement des malléoles ne sont pas rares. On sait d'ailleurs que la luxation du pied accompagne les fractures de la jambe.

Toutes les luxations du pied sont incomplètes, en ce sens que, à moins de plaie extérieure, l'astragale ne quitte point entièrement la mortaise tibio-péronière.

Dans la luxation en dehors causée par une abduction forcée, le pied est tourné en dehors, la malléole interne soulève la peau, et l'astragale fait saillie au-dessous d'elle, la face plantaire du pied regarde en dehors, il y a toujours fracture d'une ou deux malléoles. V. Fracture du péroné

PAR DIVULSION.

Dans la luxation en dedans causée par une adduction forcée, la malléole externe est très-saillante, l'astragale fait saillie au-dessous d'elle, la plante du pied regarde en dedans, le péroné est souvent fracturé. V. Fracture DU PÉRONÉ PAR ARRACHEMENT.

Fis: i25. — Luxation du pied en .'arrière.

Luxation tlu pied. En considérant les rapports de l'astragale avec la mortaise tibio-péronière, on comprend à priori que les luxations du pied soient possibles ; et, en elïet, elles ont été vues en dedans, en dehors, en arrière, en avant et en haut ; il y a aussi une luxation par rotation.

Une diastasis de l'articulation péronéo-til)iale inférieure

l'ig. 426. — Luxation du pied en arrière avec plaie et fracture des malléoles.

Dans la luxation en arrière, causée par une chute sur la pointe du pied ; le pied paraît raccourci, le talon est saillant, un large espace existe entre le tendon d'Achille et les os de la jambe. Cette luxation existe avec une diastasis de l'articulation péronéo-tibiale inférieure.

Dans la luxation en avant, causée par un renversement des jambes en arrière, les pieds étant retenus (A. Cooper), le pied allongé, le talon est effacé et les malléoles sont reportées en arrière, on sent l'astragale en avant.

Dans la luxation en haut, causée par le même mécanisme que la luxation en avant, il y a écartement des os de la jambe ; les malléoles semblent plus écartées et presque au niveau de la plante du pied ; on sent l'astragale ■ sous la peau.

Dans la luxation par rotation (Huguier), causée par rotation du pied en dehors, le pied forme un angle droit avec sa direction normale par rapport à l'axe de la jambe, la malléole interne est derrière par rapport au pied.

Presque toutes les luxations du pied sont accompagnées de fractures ou de plaie des téguments (A. Cooper) ; quelques-imes sont compliquées d'écartement de l'articulation péronéo-tibiale, plusieurs sont accompagnées de luxation de l'astragale.

Thérapeutique, — Toutes les luxations du pied se ré-

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duisent facilement, même dans le cas de plaies des téguments. S'il y avait quelque résistance, on tirerait sur le pied avec une cravate passée en huit de chiffre sur le pied, et l'on exercerait des tractions dans le sens opposé à la déviation. Un tire-botte, bien garni de linge, passé dans le pied, est un excellent levier entre les mains d'un chirurgien pour réduire ces luxations.

La luxation est toujours plus difficile à contenir qu'à réduire. Pour les luxations en dehors et en arrière et par rotation, l'appareil Dupuytren pour les fractures du péroné par divulsion est le meilleur appareil.

Pour les luxations en haut et en avant, le liandage du talon (V. ce mot) et le séjour du pied dans une gouttière latérale de guttapercha ou dans l'appareil de plâtre sont suffisants.

Pour la luxation en dedans, on applique une attelle et l'on fixe le pied comme dans l'appareil de Dupuytren.

S'il y a une plaie, on réduit (A. Cooper), quitte à amputer consécutivement ; on referme la plaie avec des bandelettes de diachylon disposées en .cuirasse, ou bien on place le membre dans une gouttière latérale et l'on fait l'irrigation continue.

Une luxation avec fracture comminutive exige toujours l'amputation.

L'issue du péroné et du tibia dénudés par la plaie autorise une résection des os sortis, la réduction et le pansement à l'eau froide.

Luxation du poignet. La luxation du poignet, toujours incomplète, a lieu par des chocs directs, par une chute sur la paume et sur le dos de la main (Thomassin, Marjolin, Woillemier, Chassaignac).

Dans la luxation du poignet, le diamètre antéro-postérieur du poignet est augmenté, l'avant-bras paraît raccourci, la main et les doigts sont dans la flexion, il y a

Us. m.

Luxation D]t*tacar|io-plialangierine du pouce eu arrière.

déformation eu S du dos ou de la paume de k main, et les extrémités osseuses du radius et du cubitus sont saillantes au niveau du pli articulaire du poignet, à la face palmaire ou à la face dorsale de la main.

Les luxations du poignet sont passagères, car dès que des mouvements se produisent, les tendons fléchisseurs et extenseurs replacent les surfaces articulaires en rapport, le déplacement n'est permanent que quand les tendons sont déchirés, ou quand les muscles sont paralysés.

Luxation iln ]>oignet en arrière. Pièce expérimentale.

On ne confondra pas la luxation avec les décollements épiphysaires, parce que dans ceux-ci le déplacement est en général peu marqué, et est permanent.

Le gonflement général du poignet, l'absence de saillie des extrémités osseuses du radius et du cubitus, le dé-

faut de sadhe des tendons des radiaux externes, empêchent de confondre les luxations du poignet en arrière avec la fracture de l'extrémité inférieure du radius.

Les luxations du poignet peuvent être accompagnées de plaie (Thomassin).

En général, elles se reproduisent facilement et il y a une sorte de diastasis consécutive.

Thérapeuticflœ. — Pour réduire, faire maintenir l'avantbras par un aide, faire tirerla main saisie auniveau du métacarpe, presser sur le carpe d'arrière en avant ou d'avant en arrière, et fléchir le poignet. Pour contenir : placer la main sur une palette couverte d'ouate et serrer une bande par des huit de chiffre le poignet et la }ialette.

Si les os étaient à nu à travers une plaie, on débriderait au besoin dans un sens parallèle aux tendons (Thomassin).

Si une inflammation survient, appliquer le traitement de l'arthrite traumatique.

Luxation dn pouce OU niétacarpo*pliaIangienne du pouce.

I. Il y a une luxation en arriére du pouce, complète et incomplète (Pailloux), le plus souvent elle est due à une chute sur la face antérieure du pouce .

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Dans la luxalion complète du pouce en arrière on trouve une saillie à la face palmaire de Tarticulation mètacarpophalangienne, c'est la saillie du métacarpien ; à la face dorsale la phalange faitvme saillie, quoique le pouce reste parallèle à Taxe du métacarpien ; le pouce est raccourci et l'articulation de la deuxième plialange avec la première est fléchie. Il y a une douleur vive.

L'accident immédiat le plus grave de la luxalion du pouce est l'ouverture de l'article, et le plus redoutable accident consécutif est un phlegmon de la main (Dupuytren).

La rotation du pouce en dedans ou la rotation en dehors sont des variétés de luxations latérales qui se rattachent à la luxation en arrière.

La luxation incomplète du pouce se réduit sans difficultés, c'est une luxation que certains individus produisent à volonté, et dans laquelle le pouce prend la forme d'un S. Sous l'influence d'une violence cette lésion peut se produire : elle cède en général aux premières tractions ou à la flexion forcée.

Thérapeutique. — Pour réduire : contre-extension sur le poignet, pendant que le chirurgien, avec la pince (fig. ^iSO), tire sur le pouce dans l'extension.

La réduction s'obtient en aidant la traction par un léger mouvement de bascule ; la contraction musculaire énergique exige l'emploi du chloroforme. Si l'on ne réussit pas, c'est que le fd)ro -cartilage gléno'idien est interposé entre les surfaces articulaires et alors il est inutile de persister.

On réussit quelquefois en massant d'abord rarliculalion et en pressant avec les deux pouces sur la saillie formée parla phalange luxée (G. Ballingall), puis on bascule un peu en arrière la phalange, et lorsqu'elle est arrivée à peu près à sa place , on fléchit brusquement le pouce (Gerdy).

Après réduction, on applique le spica du pouce. V. Bandages.

On imbibe le bandage avec des compresses résolutives.

Débrider les ligaments sans qu'il y ait de plaie est une opération qui met souvent la vie des malades en danger.

II. La luxation en avant (Dupuytren, Velpeau, Nélaton) est causée en général par une chute sur le pouce. Le pouce est dans l'extension et ne peut être fléchi, il est raccourci ; on sent à la face dorsale la saillie du métacarpien que l'on peut suivre dans toute son étendue. Quelquefois le pouce est dévié et a subi un mouvement de rotation sur son axe (Nélaton).

FiR. 431.

LiiXHtiou iiietararpo-j>haIangienne tiu jumce ca avant.

Pince à comroie île ChairiêiT 1"jui' réiliiice les liixatii

Une clef, dont l'anneau est passé dans le pouce et servant de levier (Vidal, de Cassis), le nœud coulant pressant sur la partie luxée de la phalange (pratique italienne), la flexion forcée (Ch. Bell), sont des procédés abandonnés. Quoiqu'il y ait des cas de réduction en leur faveur, ils ne valent pas les deux premiers procédés.

S'il y a une plaie articulaire, on peut débrider les ligaments articulaires pour favoriser la réduction (Malgaigne).

La résection de la partie supérieure de la phalange et de la lête du métacarpien sera pratiquée lorsque, faisant saillie dans la plaie, les extrémités osseuses s'opposeront à toute réduction.

Thérapeutique. — La réduction est facile ; le chirurgien tire sur le pouce avec la main, en même temps qu'avec son propre pouce il fait la contre-extension, pour ainsi dire, en pressant sur la lête du métacarpien. Au besoin, on se servira de la pince à traction et l'on fera basculer le pouce dans la flexion.

La contre-extension est faite par un aide qui tire sur le poignet.

Même pansement que pour la luxation en arrière.

I^nxation du scaphoïde (Piêdagnel , Walker , L. W. Smith), des pressions sur le pied et un écrasement de la face dorsale du pied, avec ou sans plaie, causent la luxalion du scapho'ide.

Une dépression à la place normale du scapho'ide, une saillie osseuse mobile dans le voisinage, indépendamment des signes de contusion et de fracture des os du tarse, révèlent la luxation.

Théra.peiitique. — Si l'os est trèsmobile, qu'il y ait ou non une plaie, il vaudra mieux l'extraire que de tenter la réduction. V. Luxation de l'astragale.

^ Luxations sous - astragaliennes

(Malgaigne, Broca). Luxations partielles » i.iialaiige^. de l'astragale (Nélaton). Le pied se luxe

avec l'astragale, quelquefois il y a saillie de l'astragale par une plaie (Nélaton, Hancock, Malgaigne), la luxation du pied est en arrière, en dehors ou en dedans. La situalion du pied reporté en arrière, l'abaissement des malléoles, la saillie de l'une ou l'autre de ces tubérosités, indiquent la luxation en arrière, et les luxations latérales; on les distingue aussi par la saillie de la tête de l'astragale sous la peau ou à travers une plaie des téguments. La luxalion latérale en dehors est la plus fréquente, la luxation latérale en dedans n'est guère représentée que par trois observations (Leleneur, Malgaigne).

Toutes les luxations sous-astragaliennes supposent de gi'ands délabrements ou au moins quelques fractures ;

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elles sont ordinairement accompagnées de ruptures et de déchirures des parties voisines, V. Luxation du pied.

Thérapeutique. — On tentera de réduire par les procédés de réduction employés jiour les luxations du pied. Si l'astragale est très-mobile et s'il y a des lésions concomitantes de voisinage, comme dans la luxation double de l'astragale, on se comportera ainsi qu'il est indiqué pour ces luxations.

Luxation du sici-num (Auran, Maisonneuve). Dans

Fio;. 132. — Liis.itiiin ilii f.ups eu avant.

la jeunesse et l'âge adulte seulement la luxation du slcrnum peut exister en vertu de pression ou de chute ayant pour effet, directement ou indirectement, d'augmenter la courbure du sternum.

Une douleur vive au moment de l'accident, le raccourcissement du sternum, une saillie osseuse au niveau de l'attache du cartilage de la deuxième côte au sternum, une dépression transversale un peu au-dessus, la saillie anormale de la troisième et de la quatrième côte et de leur cartilage révèlent la luxation. Les fractures du sternum siègent toujours plus bas que la luxation du sternum.

Thérapeutique. — Pour réduire la luxation, on place un oreiller roulé sous les épaules et l'on appuie d'une main sur le pubis, de l'autre sur le menton (Maisonneuve) et l'on fait faire de fortes inspirations aux malades.

Pour maintenir la réduction, on place des compresses graduées sur la deuxième pièce du sternum et on les maintiendra par un bandage de corps très-serré.

Luxation des vertèbres eervîealcs (Paletta, Uesault, Malgaigne, Richet). Une chute sur la tête, les effets de la pendaison, de brusques mouvements spontanés ou la torsion du cou produisent ces luxations. Tantôt une seule apophyse articulaire est luxée, tantôt toutes les deux sont portées en avant ou au-dessus de l'apophyse articulaire de la vertèbre inférieure.

Si une seule apophyse articulaire est luxée, la tête est portée du côté opposé à la, luxation, rarement du côté correspondant (Michon) ; lorsque la luxation est double la tète est fléchie en avant. Dans le premier cas, les apophyses

épineuses ne sont pas sur le même niveau, dans le second cas il y a une gibbosité ; en explorant le pharynx, où la déglutition est toujours un peu gênée, on sent parfois une déformation de la colonne cervicale (Malgaigne); les malades souffrent peu (J. L. Polit), le redressement de la tête les soulage.

Les nerfs rachidiens sont quelquefois déchirés, contusionnés, et il y a des paralysies et des engourdissements des bras; la moelle peut être contusionnée et enflammée, ce qui donne lieu à des hémiplégies et des paralysies.

Thérapeutique. — Pour réduire la luxation, les épaules étant lixées par les mains d'un aide, on fait éprouver à la tète des mouvements de rotation en tirant la tête en haut avec les mains appuyées sous le menton et l'occiput. Mais auparavant, il faudrait être sûr qu'il n'y a point de fracture. Ces manœuvres auraient dans ce cas des dangers, le déplacement pourrait être augmenté et il y aurait à craindre une contusion nouvelle de la moelle.

LUXjï'riOI^S YIISC'ÉRALES. On connaît des luxations du cristallin, du rein et de la rate (V. Rein et R.\TEj.

Luxation du cristallin. Le Cristallin peut être luxé spontanément à la naissance et cet état est caractérisé par le déplacement du cristallin qui ne correspond plus à l'axe de l'œil (Wecker). Le cristallin se luxe sous l'influence d'un effort inappréciable (Hogg, Comperat, Recordon) ; il se luxe sous l'influence d'un traumatisme violent qui a porté sur l'œil. L'ascension d'un cristallin abaissé et son passage dans la chambre antérieure de l'œil (Maître ,Jean, Saint-Yves) constituent une luxation. Un état inflammatoire chronique antérieur de l'œil est presque toujours la cause prédisposante de la luxation du cristallin (Fischer).

Les deux cristallins ont été vus se luxant successivement en dehors de toute violence (I;Orcb).

Le cristallin luxé passe sous la conjonctive à travers une éraillure de la sclérotique, ou il se place dans la pupille, passe dans la chambre antérieure, ou reste en arrière de l'iris.

Le cristallin luxé devient ordinairement très-vite opaque.

Lorsque le cristallin est luxé sous la conjonctive, et lorsqu'il a traversé la sclérotique, la pupille est contractée ou non; l'iris n'est plus bombé et est flottant; on sent sous la conjonctive un corps dur formant une tumeur du volume d'un gros pois. La chambre antérieure est, surtout quelques heures après l'accident, le siège d'Un épanchement de sang.

Lorsque le cristallin est luxé en arrière de la pupille, les signes fournis par l'examen sont ceux d'une cataracte partielle, mais on voit le bord arrondi du cristallin, ce qui établit le diagnostic, confirmé d'ailleurs par la diminution du champ visuel et par une hypermétropie considérable. V. RÉFRACTION {Altération de la).

Le cristallin luxé dans la chambre antérieure, à moins d'un épanchement de sang concomitant, se reconnaît par la si)nple inspection ; un corps lenticulaire plus ou moins opaque occupe la pupille ou la chambre antérieure, l'iris n'est plus bombé. Quelquefois, et en particulier dans le cas de luxation spontanée, l'iris est tremblotant. La vue est toujours affaiblie. Lorsque le cristallin tient encore au corps ciliaire, c'est-à-dire quand la luxation est incomplète, on voit le cristallin se luxer et se réduire dans diverses positions (Richet).

Il est rare qu'une luxation du cristallin sans complica-

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lion d'irido-choroïdile soit iloulourouse ; les douleurs n'existent guère que quand il y a excès de pression inlraoculaire.

Les luxations du cristallin compromettent toujours la vue, même lorsqu'elles ne sont pas un épiphénomène d'une lésion grave de l'œil, tels qu'une iritis, un ramollissement du corps vitré ou un glaucome.

Tfici'apeutique. — Contre la luxation congénitale du cristallin dans le champ pupillaire ou en arrière de l'iris, alors que la vision conservée est assez bonne, le meilleui" traitement est le déplacement de la pupille (Richet, AVecker) (V. Iridectomie). Ce procédé a réussi sur une luxation double congénitale du cristallin (Wecker).

Contre la luxation incomplète dans la chambre antérieure, par la simple position (le décubitus dorsal, la tète étant un peu basse) on peut favoriser la réduction du cristallin, et pour aider cette réduction, on dilatera la pupille avec un collyre mydriatique très-fort (V. Iritis plastique). Si le cristallin est libre dans la chambre antérieure, aucune réduction n'est possible ; on doit alors extraire la lentille cristalline, qui est devenue un corps étranger (Saint-Yves, Hogg, Mackensie, Laugier). Pour cela, à l'aide du couteau lancéolaire, on fait une ponction à la cornée et l'on extrait le cristallin avec un crochet mousse. Tailler un lambeau sur la cornée, comme pour l'opération de l'extraction de la cataracte, n'est utile que quand le cristaUin s'est gonflé. Le volume de corps, sa situation, les adhérences plastiques qui pouvaient exister, guideront le chirurgien.

On comprimera légèrement l'œil après l'opération, et l'on instillera quelques gouttes d'un collyre mydrialique :

Ea\i 30 gTammes.

Sulfate neutre d'atropino 10 centigrammes.

Les complications d'irido-choroïdite et d'iritis seront traitées par les moyens appliqués dans ces lésions, quelles que soient leurs causes. La vision , presque toujours affaiblie, sera protégée par l'application de huieltes colorées; s'il reste de l'hypermétropie, on emploiera les verres appropriés.

Si le cristallin tend à se résorber, si aucune com'plication ne menace, il est inutile d'extraire le cristallin; mais, en principe, il vaut mieux enlever le cristallin que de faire le déplacement pupillaire pour une luxation accidentelle, coïncidant avec un affaiblissement de la vue.

Si le cristallin est luxé sous la conjonctive, on extraira le ci'istallin (Follin, Fano, Jarjavay). Une petite incision sera faite, soit avec un bistouri, soit avec des ciseaux courbés, sur la tumeur formée par le cistallin luxé, et l'on fera .sortir le cristaUui par pression, ou on l'extraira avec une pince à griffes. On réunira la plaie de la conjonctive avec des fils de soie très-ilns, ou l'on se bornera à fermer ra^il avec des bandelettes de taffetas d'Angleterre ou des bandes de linge enduites de collodion. S'il survient une conjonctivite et une iritis, on aura recours au traitement antiphlogistique dès l'apparition des premières douleurs. Les accidents le plus à redouter sont l'issue de l'humeur vitrée et un staphylôme consécutif. On évite le premier en faisant une incision aussi peu étendue que possible. Le second ne peut être prévenu si la sclérotique a été largement déchirée.

I^tixntion de la rate. Les luxations de la rate sont dues à la déchirure des épiploons (V. Déchirure de la rate), la douleur dans l'hypochondre gauche, une tumeur dans le flanc ou à Tépigastre, quand la rate est déplacée en bas et en avant, peuvent faire soupçonner la luxation de la rate ; le plus souvent la luxation de la rate est méconnue.

Luxation du rein. A la suite d'un traumatisme violent le rein peut être détaché de ses attaches celluleuses ou vasculaires et descendre dans le tissu cellulaire de la fosse iliaque, cette lésion est très-rare et on ne la diagnostique pas sur le vivant. V. Rein mobile.

Lorsque les vaisseaux du rein sont déchirés, il y a des signes d'une hémorrhagie intra-abdominale V. Abdomen {Épanchement de /').

LUXEUIL (Haute-Saône). Eaux minérales chlorurées sodiques, feiTugineuses et magnésiennes, jaillissant de plusieurs sources, ayant de 20 à 50°. On les emploie contre la chlorose, l'anémie, l'hystérie, les maladies nerveuses, les dyspepsies, la scrofule, les rhumatismes et les paralysies \T}.

LY€Al\TiiOPlE. Y. Folie.

Ll'COPODE (Soufre végétal). Cryptogame dont les sporanges forment une belle poussière jaune, inflammable et employée comme siccative en thérapeutique.

Celte poudre sert principalement à protéger la peau et les excoriations qu'elle pi'ésente chez les jeunes enfants.

Fig. A-M. — Lyi'nj-imln.

tle façon que les parties ne soient pas mouillées par l'urine 1+ -t-|. A l'intérieur on en a fait une décoction, Il grammes par litre d eau, comme diurétique etantiépi- 1 optique Q.

Ll'MPHABÉiVOMES. Tumeurs formées par l'hyper- Iropliie des ganglions lymphatiques (V. yVoÉNiE et Leucocytiiémie). On y trouve ce quelles a appelé tissu ndénoide. Elles existent dans l'adénie et dans la leucémie (Yirchow). V. Ganglions lymphatiques.

LYMPIBJlIVGIOIMES. Tumeurs constiluées par des vaisseaux lymphatiques de nouvelle formation. — Ce sont des tumeurs érectiles lymphatiques (Fetzer) k peu près semblables aux tumeurs dites adéno-lymphocéles (Nélaton, Th. Anger). V. Varices lymphatiques.

LYiWPIlAMGITE. V. AnGIOLEUCITE.

ILYMPHATÏQUES. V. VAISSEAUX LYMPHATIQUES.

LTMPHATISME. Diatlièse caractérisée par la facilite qu'ont les malades à être enrhumés, à avoir de l'entéril des gourmes, des maux d'yeux, etc. C'est le premier d gré de la scrofule. Elle s'accompagne toujours d'un notab appauvrissement du sang. V. Chlorose,

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