MAGN
Les remèdes du lymphalisme sont les mêmes que ceux employés contre la chlorose, la scrofule, l'anémie et riierpétisme. V. ces mots,
LYMPHORRHACilE. V. VAISSEAUX LYMPHATIQUES
{Plaies des).
L¥Mm4<jUES. Plantes de la famille de primulacées,
Fii^. 43i. — I-ysimaquc nummiiliiiro,
dont l'infusion de fleurs est employée comme astringente dans la diarrhée E].
LTSIS. Nom donné aux crises favorables qui se font sans être accompagnées de phénomènes morbides évidents. — C'est la guérison spontanée. V. Crise.
Ll'SSES. Petites vésicules de la langue, situées à l'extrémité des conduits des glandes linguale et sousmaxillaire, chez les individus mordus par des chiens enragés, vers le troisième ou le neuvième jour de la période d'incubation de la rage (Marochetti). V. Race et Hydro-
PIIOUIE.
MACAR01KI. Ancienne préparation purgative composée de proloxyde d'antimoine sulfuré vitreux et de sucre, employée par les religieuses de la Cbarité dans le traitement de la colique de plomb.
MiUCHINES A REDRESSEMEi\IT ET A MOUVE- MEIXTS. Lorsqu'un membre est ankylosé ou lorsque, après des sections musculaires, on veut redresser les membres, ou enfin lorsqu'on veut mobiliser une fausse articulation consécutive à une luxation non réduite, on tente de faire le redressement par des mouvements avec la main. Si ces mouvements sont insuffisants, si la suspension d'un membre attaché par son extrémité est impuissante, on a recours aux machines à redressement.
Il y a des machines pour le cou-de-pied, le genou, la hanche et l'épaule. — H y a des machines à action concontinue et des machines à action intermittente .
A. Machines à action continue. Pour l'articulation de la hanche, on se sert d'un système de pouHes et de lacs sur lesquels tire un poids, et le membre peut être redressé
par une extension forcée. Cet appareil oblige le malade a être couché : la contre-extension est faite sur le bassin. Cet appareil est souvent impuissant.
On se sert pour le genou et le coude des appareils de Delore, construits à l'aide de bracelets entourant les deux segments d'un membre constituant l'articulation qu'on veut redresser. A ces bracelets sont attachées des tiges métalliques placées perpendiculairement aux segments du membre, du côté de l'extension, un anneau de caoutchouc étiré unit les deux tiges de fer. L'élasticité du caoutchouc tend à rapprocher les tiges métalliques et à redresser le membre.
B. Mnchijie à action intermittente. Les machines les plus réellement utiles sont les appareils de Bonnet de Lyon
Fig. 435, — Appareil pnur faiie oxéeutn' dos niouvemeuts ù l'articulation Jii oDiide.
construits par Blanc. Ces appareils sont manœuvrés par les malades eux-mêmes. L'appareil fig. 437 est un exemple de cette machine.
MACHOIRE. V. Fracture et Luxation.
MACHOI\l\EMEl^T. Faible mouvement de mastication comme si l'on avait quelque chose dans la bouche.
Le mâchonnement se fait sous l'influence nerveuse sans qu'il y ait aucune lésion dans la bouche. C'estle symptôme de certaines fièvres ataxiques et de quelques maladies graves du cerveau et des méninges. Chez les enfants, le mâchonnement indique l'éruption difficile des dents.
MACIS. Capsule qui entoure la base de la muscade et dont la substance aromatique très-excitante ressemble un peu à la cannelle. Le macis s'emploie comme condiment et comme remède dans la dyspepsie atonique.
NACKVIIXER, (Bas-Pihin). Eaux minérales salines peu connues.
MACOIV. (Saône-et-Loire). Eaux minérales ferrugineuses froides.
MACROCÉPHALIE. Monstruosité caractérisée par le gros volume de la tête, indépendant de l'hydrocéphalie.
MACULES. Taches de la peau sans élevures du derme, produites parla scrofule, par la grossesse ou par la syphilis. Dartres.
MAGISTÈRE DE RISMUTII. V. SoUS-NITRATE DE BISMUTH.
MAGISTRAL. Remède qui se prépare ex-temporanément d'après une formule précise.
MAGTVÉSIE OU OXYDE DE M4G1\ÉSILIM (MAGNÉ- SIE CALCINÉE, Magnésie décaubonatée). Substance insoluble, légèrement alcaline, employée comme contre-poison
iMAGN
MAIN
des acides, en suspension dans l'eau et utile en lliérapoutique comme purgatif. — On la donne comme poudre absorbante dans la dyspepsie acide, sous forme de pastilles de 5 centigrammes (liuit à dix par jour) \±] et dans la constipation liabiluelle ; c'est un remède qu'on emploie d'une façon quotidienne, à la dose de h à 15 grammes, en se couchant, dans un verre d'eau FR.
MAGNÉSIUM. Métal blanc, lamelleux ou grenu et gris, facile à travailler, qui fait la base de la magnésie. On le retire du chlorure de magnésie. Tiré en fils minces, il brûle avec une lumière blanche, éclatante comme la lumière électrique. L'air sec ne l'altère pas, mais à l'air humide il se couvre d'une couche de magnésie.
NAGNÉTIQl^E. Oui tient de l'aimant. — • Barmiu magnétique : verge d'acier aimantée par la friction sur ime pierre. d'aimant. — Plaques magnétiques ou cV aimant, faites de lames d'acier aimantées. — Bagues magnétiques, formées d'un anneau de cuivre uni à un anneau de zinc, — Cercle magnétique : anneaux de zinc et de cuivre soudés l'un à côté de l'autre et attachés par des crochets. Ces divers moyens s'emploient dans les névralgies et dans les névroses, angine de poitrine, asthme, migraine, etc. m
Emplâtre magnétique , mélange à parties égales de soufre, d'antimoine et d'arsenic, fondues ensemble : cela constitue l'aimant arsenical □.
Cataplasmes magnétiques, Jiiorceau d'ouate saupoudré de limaille de fer et de zinc [3-
Appareil magnétique. V. Electrisation.
Courant électro-magnétique. Courant de la pile traversant un fer doux pour en former un aimant artificiel.
M.4<S1\ÉTISME. Nom donné à l'influence de la terre sur les aimants naturels ou artificiels qui se dirigent, se tournent et s'inclinent vers les pôles nord ou sud de notre globe. C'est le magnétisme terrestre.
magnétisme animal. L'action exercée par l'homme sur son semblable et sur les animaux constitue le magnétisme animal.
On a fait du magnétisme animal l'effet d'un fluide spécial, dont l'action à distance pourrait produire le somnambuhsme artificiel (V. ce mot), l'anesthésie (V. ce mot), la vue sans le secours des yeux et la transposition des sens, mais c'est une erreur.
Le magnétisme produit le sommeil, et quelquefois la catalepsie, l'anesthésie et un accès de somnambulisme, phénomènes identiques avec ceux de l'hypnotisme. V. ce mot.
En raison de l'insensibilité que produit quelquefois le magnétisme animal, on l'a employé en thérapeutique pour produire l'anesthésie, ouvrir les abcès, enlever un sein malade et pratiquer des opérations chirurgicales, mais c'est là un moyen abandonné.
Tout le monde ne subit pas l'influence magnétique, et ce sont surtout les femmes et les enfants qui en éprouvent le mieux les effets.
Pour obtenir les effets magnétiques on se place assis devant la personne à magnétiser, les yeux dans les yeux, les genoux contre les genoux, une main à l'épigastre ou sur la tète, et avec l'autre on fait de haut en bas des passes ou un frottement superficiel du corps, qui produit un frémissement profond, bientôt après le sommeil et ensuite l'anesthésie.
Le sommeil anesthésique, les convulsions avec ou sans
catalepsie et le sonmambulisme sont les phénomènes certains, quoique variables, du magnétisme animal ; mais le sommeil lucide, la seconde vue et les phénomènes de transposition des sens ne sont qu'erreur ou jonglerie indignes de fixer l'attention des esprits distingués.
Le charlatanisme a tellement abusé du magnétisme animal pour faire des dupes et des victimes, que la science honnête n'en parle qu'avec répugnance et ne s'en occupe plus.
MAGIVËTO.ÉLECTKl^kllE. V, ÉLECTRICITÉ.
MAGivoLlER (Bois DE Saivtiî-Lucie). Arbre de la famille des magnoliacées, dont l'écorce amère en teinture est employée contre le rhumatisme □ et dans la fièvre intermittente \±\.
JtlAIGKEl'K. L'absence de graisse dans le tissu cellulaire est le caractère de la maigreur. C'est un état compatible avec la santé, mais qui dépend en général du catarrhe chronique des voies digestives, en rapport avec la scrofule, l'herpélisme, et caractérisé par la diarrhée fréquente ou une constipation opiniâtre.
Le repos exagéré dans l'obscurité, l'usage du beurre, de la graisse et des féculents, sont les moyens de remédier à la maigreur qui ne dépend pas d'une maladie organique. Quand elle dépend de la constipation, elle se dissipe à l'aide d'un régime rafraîchissant.
IfJiVILLOT. Vêtement h. l'aide duquel on entoure la poitrine et les membres inférieurs de l'enfant. Il se compose d'une chemisette, d'une brassière et d'un fichu, pour la poitrine ; plus des langes de toile, de coton et de laine, pour le ventre et les membres inférieurs. V. Nouveau-né et Allaitement.
IHAIIM BOT COIWGÉMITALE. La main bot est une luxation congénitale du poignet. Cette lésion est extrêmement rare (A. Paré, Cruveilhier, Maijolin, Smith).
Il n'y a que' deux déplacements congénitaux possibles : la luxation en avant et la luxation en arrière. L'absence d'un ligament, l'atrophie d'un os du carpe, surtout la rétraction congénitale du grand palmaire, des muscles cubital antérieur et cubital postérieur, et même des fléchisseurs du doigt, ou la paralysie de leurs muscles antagonistes (Duchenne, de P)Oulogne), causent la main bot.
Fig. 436. — Mail) bot congénitale.
On considère encore comme main bot des déviations des doigts, mais on observe quelquefois en même temps une absence d'un os du carpe, d'un métacarpien ou d'une phalange. Ainsi on a vu un pouce flottant par absence du métacarpien (Dolbeau). V. Doigts {Absence des).
Le pouce et les doigts flottants ou déviés ne sont pas
MAIN
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difficiles à reconnaître. La main bot, ou subluxaliou on avant et en arrière, n'est pas plus difficile à reconnaître ; mais il importe de distinguer si les tendons y sont pour quelque chose. Pour cela on explorera la région, et s'il y a des brides saillantes sous la peau ou des brides tendues, sur le trajet d'un tendon connu, lorsqu'on fait exécuter un mouvement forcé opposé au sens de la déviation, le diagnostic sera fait. On jugera ainsi s'il y a absence ou conservation des tendons.
Pour reconnaître s'il y a lésion musculaire, on aura recours à l'électricilé [V. Main [Déformation de la) \ ; elle pourra donner le diagnostic entre la main bot par rétraction et la main bot par paralysie.
Thérapeutique.. — Pour remédier aux pouces flottants, on se servira d'un appareil protliétique. On appliquera un étui de fer-blanc dans lequel on introduira le pouce paralysé et qui, fixé au poignet, servira à tenir droit le doigt paralysé (A. Paré). Un étui de cuir bouilli, terminé par une queue allant jusqu'au poignet où elle sera fixée par une petite courroie circulaire, est un !)oii appareil. Le pouce ne jouira pas de tous ses mouvements, mais il servira; les autres doigts trouveront sur lui un point d'appui. (Debout.)
Pour remédier aux luxations congénitales du poignet, on redressera la main et on la contiendra dan^ l'extension avec une palette, ou dans la flexion avec une attelle courbée sur le plat et rembourrée. Si la main tend à se porter en dedans, on se servira de l'attelle coudée de Dupuytren. V. Fractures de l'extrémité inférieure du radius.
Pour remettre la main en place, si les tendons des muscles cubital antérieur et cubital postérieur et grand palmaire s'opposent au rétablissement des rapports normaux , on les sectionnera. Les muscles fléchisseurs et extenseurs des doigts ne doivent pas être coupés. (Velpeau.)
Main (DÉFORMATION ACQUISE DE LA) . La main est déformée accidentellement par des cicatrices vicieuses, par des cicatrices de plaies contuses et de brûlures. Elle est déformée après la cicatrice de plaie par écrasement de la main, après des ankyloses de l'articulation du poignet, des articulations du carpe. Des contractures musculaires, des atrophies musculaires, suivies de paralysie de quelques muscles de l'avantbras ou de la main, entraînent aussi des déformations et la perte d'une partie des fonctions de la main
La main peut être déformée par des poshions vicieuses, sous l'influence d'un défaut d'antagonisme entre les muscles; telle est la crampe des écrivains. Dans cette maladie, les muscles adducteurs du pouce, longtemps contracturés, tendent à passer à l'état de rétraction, en même temps que les abducteurs longtemps restés au repos tendent à se paralyser et l'équilibre se trouve rompu (Duchenne, de Boulogne).
I. Cicatrices vicieuses. — Les cicatrices vicieuses se reconnaissent par la simple inspection.
Thérapeutique. — Lorsque une ou plusieurs brides existent, on cherchera à les étendre en plaçant la main sur une palette. Si l'extension est insuffisante, dans
BODCHUT ET DESPRÉS. — 2° édit.
le cas où la bride sera bien liuiitée, on l'enlèvera et l'on réunira par première intention dans le sens parallèle à l'axe du bras. Si les brides sont plus étendues, on les sectionnera par des incisions en V. V. Doigts [lie traction des).
Contre les cicatrices avec perte de substance, il n'y a rien à faire. On traitera les ankyloses suivant les indications classiques. V. Ankylose.
II. Contractures de la main,. — Les contractures et atrophies des muscles antagonistes se reconnaissent par l'examen pendant le sommeil anesthésique et par l'électricilé localisée qui permet de distinguer les muscles para-
Appareil de Velpeau pour la cramjic de? éc-i'ivains.
lysés et les muscbs sains. V. Contracture, Convulsions et Muscles {Maladies des).
Thérapeutique. — Contre les contractures, on aura recours aux appareils à extension conçus par Delacroix, à lacs élastiques, de Piigal (de Gaillac), tels que les appareils inventés par Duchenne (de Boulogne). On aura aussi recours à l'électricité et enfin aux appareils prothétiques. V. Doigts {Rétraction des).
— Appareil pour la crampe des écrivains (Duchenne, de Boulogne). H'ir ce disque roulant sur un galet on place la main.
III. Crampes des écrivains. — Dans la crampe des écrivains, il existe au début une roideur dans les mouvements du pouce. Le doigt a de la peine à se placer dans la rectitude. Plus tard, quels que soient les efforts des malades, il leur est impossible d'étendre le pouce et de le porter dans l'abduction, puis la main tend à se refermer, les mouvements communiqués pour écarter le pouce sont pénibles.
A ce degré la crampe des écrivains est toujours extrêmement difficile à guérir.