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II. — 5h

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Thvrapcntique. — Lorsque la crampe des écrivains débute, les malades doivent cesser d'écrire, ou s'ils sont obligés de le faire, ils se serviront d'un porte-plume d'un diamètre de 2 centimètres au moins (Uuchenne, de Boulogne). Plus tard, si la crampe ne cesse pas, ils se serviront des appareils de Velpeau et de Duchenne (de Boulogne).

En même temps, on éleclriserales adducteurs du pouce. On massera les muscles de l'éminence Ihénar et de la partie inférieure de l'avant-bras (Méding).

MAÏS (Blé DE Turquie). Plante de la famille des graminées, dont la semence donne une farine dépourvue de gluten et qui sert à faire le pain dans certaines contrées du midi de la France et du nord de l'Italie. — C'est à celte céréale, altérée par le verdet ou verderame, qu'on attribue le développement de la pellagre ; mais on aurait tort de rattacher exclusivement cette maladie à l'usage du maïs altéré, car elle se développe également sous l'influence du blé produit dans les saisons pluvieuses, et altéré par le verdet ayant tous les caractères de celui du maïs V. Pellagre.

MAL. Mot employé comme synonyme de maladie cl auquel on ajoute une épillièle ou un nom d'auteur.

M«l «les nvdtMitsi. V. ErySIPÈLE.

lîlîïî (l'aventiii-e. V. PanARIS.

Mal caduc. A'. ÉPILEPSIE.

Mal «le Cfleiir. V. NAUSÉES.

Mal d'cnlant. V. ACCOUCHEMENT.'

Mal de mer. V. Mer {M(d de).

Mal do Naples. V. SYPHILIS.

Mal de la rose. V. PELLAGRE.

Mal de Saint-Ao«oine. V. ÉrySIPÈLE.

Mal de PoJt. Le mal do Potl est une expression symptomatique comprenant des lésions diverses de la colonne vertébrale : tubercule des os (Traugott-Gerber, Platner, Nélaton), et carie vertébrale (Boyer) ; tumeur blanche ou altération des disques intervertébraux (Nichet, de Lyon) ; ostéite-carie (Samson) (V. ces mots). Les infiltrations cancéreuses des vertèbres seraient susceptibles de donner lieu à un mal de Polt, si la mort ne survenait pas avant que les vertèbres soient usées.

Lorsque des tubercules infiltrés, une suppuration des Tortèbres ou un tubercule enkysté ou une arthrite intervertébrale, une ostéite des vertèbres, existent, le fait capital est la destruction d'une ou de plusieurs vertèbres et une gibbosité de la colonne vertébrale avec troubles des fonctions de la moelle et production d'abcès par conges-

Par ordre de fréquence, on rencontre le mal de Polt à la région dorsale, à la région dorso-lombaire, à la région cervicale et à la région lombaire.

Unedouleur, exagérée peut-être par la chaleur (Copland, Siebel) £ur le trajet de la colonne vertébrale, une douleur suivant le trajet des nerfs, des douleurs en ceinture, si le mal de Potl occupe la région dorsale, coïncidant avec un amaigrissement généi'al, une sensation de constriclion épigastrique, de la dyspnée, caractérisent dans certains cas les maux de Polt. D'antres fois, il n'y a aucun symptôme des maladies des vertèbres avant la production de la gibbosité.

Les gibbosités se produisent de bonne heure ou tardi-

vemenl. Dans le premier cas, la gibbosité est due à un tubercule enkysté qui s'est ramolli (Nélaton) et la maladie n'est pas impossible à guérir, tandis que lorsque la gibbosité est lente à se produire, il y a osléo-périoslile et nécrose d'un grand nombre de vertèbres, et les malades succombent à la fièvre hectique ou aux tubercules pulmonaires.

Lorsque la gibbosité se produit insensiblement, on sent une apophyse épineuse qui fait peu à peu saillie, ou bien, h la suite d'un effort léger, la gibbosité s'effectue à la manière d'une fracture. Le corps de la vertèbre ou des vertèbres s'écrase à la partie antérieure.

Lorsque la gibbosité s'effectue, le canal vertébral n'est point comprimé directement, à moins que les arcs des vertèbres ne soient détruits.

Au moment où la gibbosité apparaît, dans un bon nombre de cas, des abcès par congestion ou migrateurs se forment, et il y a des atîaiblissemenls des membres inférieurs et des paralysies.

Les abcès par congestion, conséquence du mal de Pott, compriment les parties voisines de la colonne vertébrale, se transportent avec leur membrane d'enveloppe à des distances éloignées, en suivant les os, les nerfs ou les muscles; ils migrent parfois dans la colonne vertébrale jusqu'à la région sacrée. Le pus qu'ils renferment contient plus d'un cent-cinquantième de matière terreuse (d'Arcet) , V. Abcès par congestion.

Les paralysies qu'on observe consistent dans un affaiblissement progressif de la sensibilité ou de la motilité ou des deux fondions à la fois, suivant que la compression s'exerce sur la portion antérieure ou postérieure ou la totalité de la moelle. W n'est pas rare de voir des individus complètement paralysés faire des mouvements quand on les pique, mais ce sonl des mouvements réflexes (Legallois et Prochaska) ; il y a des incontinences des matières fécales et d'urine, comme dans les paraplégies. V. ce mot.

Il existe parfois, dans le mal de Potl, des contractures et des paralysies passagères avec de la fièvre, avant qu'il y ait gibbosité ; elles sont l'indice d'une myélite ou d'un ramollissement de la moelle.

Le mal de Pott, au début, peut être confondu avec une néphrite et avec un rhumatisme chronique ; mais, dans la néphrite, il y a ou il y a eu altération de la sécrétion urinaire ; dans le rhumatisme chronique, les douleurs ne sont pPiS fixes, étoiles sont manifestement en relation avec les changements de température.

On ne saurait confondre une gibbosité du mal de Pott avec une ancienne fracture, à cause des antécédents et de la durée de la gibbosité.

Dans la gibbosité rachitique, la déformation n'est pas angulaire, comme la gibbosité du mal de Potl, et il y a des déviations rachiliques ailleurs. Les anévrysmes de la crosse de l'aorte qui usent les vertèbres sonl accusés par de la dyspnée, des battements, des congestions du poumon, des troubles respiratoires, qui peuvent mettre sur la voie. Une hydatide des vertèbres (Mazel) a été prise pour un mal de Potl ; mais la conservation de la santé générale pendant longtemps, malgré une gibbosilé, et une tumeur fluctuante devraient, en cas semblables, faire croire à une lésion étrangère aux os. Lorsqu'un cancer a usé les vertèbres et cause une déformation, la cachexie cancéreuse, les cancers ailleurs, permettent d'établir le diagnostic.

Les abcès par congestion, au cou, à l'aisselle, dans l'ab-

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domcn, ;'i la région inguinale, suivant le siège du mal do Pott, éclairent encore le diagnostic.

Le mal de Pott peut guérir par formation de stalactites osseuses qui solidifient la colonne vertébrale ; mais il est rare que lorsqu'un abcès par congestion existe, la guérison ait lieu. L'abcès peut se vider, mais il est ordinaire qu'il récidive.

Thérapeutique. — Pour arrêter, s'il se peut, les lésions des os sous la dépendance de la diallièse tuberculeuse, on donnera la tisane de houblon, de gentiane, les préparations de fer (V. Anémie), le sirop i'iodure de fer, à la dose de 30 grammes par jour, ou, pour les enfants, le chocolat préparé comme il suit :

Sulfate da fer cristallisé 11 grammes.

lofUira de potassium , 9 id.

Triturez avec du sucre. Incorporez dans 600 grammes de chocolat une tablette de k5 grammes par jour. Chaque tablette contiendra environ 50 grammes de protoïodure de fer.

Les inlules d'iodure de fer, quatre à dix par jour ; 50 centigrammes d'iodure de potassium dans un julep ou dans un verre d'eau sucrée. On alternera ces préparations suivant les dégoûts des malades.

h' huile de foie de morue ou huile iodée de Personne, à la dose de 20 à 60 grammes par jour.

On aura recours aux autres préparations iodurées ("V. Altérants) ou au phosphate de chaux, à la dose de \ kh grammes dans une potion (Piorry).

On donnera des bains sulfureux, des bains iodés ;

Bain iodé,

loàa g grammes.

lojure de potassium 15 iil.

El" , , . . C décilitres.

(Hôp. de Paris.)

Ou ;

Bain ioduré,

lodure de potassium 50 gi amines,

Dans :

Eau 40 grammes.

Mêlez dans un grand bain. (Dorvault.)

Si l'on peut préciser, grâce à l'existence d'un point douloureux, le siège du mal de Pott, on placera quatre à huit cautères avec la pâte de Vienne, sur les côtés du rachis, ou des moxas (Larrey). Plus tard, lorsqu'une apophyse épineuse devient saillante, elle indique le lieu où doivent être appliqués les cautères.

S'il y a paralysie, on entretiendra la suppuration des cautères jusqu'à ce que les mouvements soient revenus (Nélaton).

Dans tous les cas du reste on doit laisser suppurer les cautères.

Pendant le cours du traitement, si une myélite se manifeste par des douleurs en ceinture, par des contractures, on appliquera six à huit ventouses scarifiées ou dix à quinze sangsues autour de la gibbosité.

Dans le cas de mal de Pott dorsal et lombaire, on soutiendra la colonne vertébrale par des appareils mécaniques.

Pour les malades qui restent au lit, on se servira de gouttière de fil de fer rembourrée, modelée sur le tronc et la gibbosité (Donnet, de Lyon).

Pour les malades qui se lèveront, on se servira de deux béquilles métalliques soutenant les aisselles et prenanS point d'appui en avant sur une ceinture serrant le bassin, V. Corset.

Le mal de Pott cervical sera maintenu par un collier de gutta-percha. V. Torticolis.

Les abcès par congestion seront traités par les moyens appropriés (V. Abcès par concestion). On a conseillé d'appliquer sur l'abcès la compression (Clairot), les lotions avec la teinture d'iode (Bouvier); mais ces moyens sont tout au plus applicables pour les abcès par congestion qui apparaissent aux régions dorsale et lombaire et le vésicatoire volant est préférable.

Lorsque dans le cours d'une lésion des vertèbres sous l'influence d'un effort, une paralysie brusque survient, et lorsqu'il est démontré que la moelle est comprimée, on tentera de redresser la colonne vertébrale. V. Arthrite cervicale chronique. Luxations,

Mal tic Po<t cervical. L'arthrite cervicale chronique et le mal de Pott cervical sont presque identiques ; au point de vue des symptômes, l'origine seule diffère. A la longue, les deux maladies ont la même manifestation, le traitement est le même. V. Arthrite.

Mnl de Poit des régions dorsale et lombaire.

Le mal de Pott des régions dorsale et lombaire est le plus fréquent. (V. pour la définition et les symptômes. Mal de Pott), les abcès par congestion auxquels il donne lieu sortent delà poitrine par-dessous les ligaments cintrés à travers l'ouverture aortiqae même et se comportent ensuite comme les abcès par congestion lombaires.

Les abcès par congestion lombaires suivent le trajet du psoas ou occupent sa gaîne, et alors les abcès sont diversement situés par rapport h l'artère iliaque. Celle ci est quelquefois en avant de l'abcès, lorsque le pus est dans le psoas (Uupuytren).

Le pus provenant de la dernière vertèbre lombaire forme un abcès par congestion qui suit le nerf sciatique (Bourgeot Saint-Hilaire). Le mal de Pott dorsal est suivi de paralysie ; le mal de Pott lombaire l'est moins fréquemment. Lorsque la queue de cheval de la moelle est comprimée, il y a des paralysies, mais elles ont ce caractère particulier qu'il n'existe pas de mouvements réflexes dans les membres inférieurs.

Thérapeutique. — Pour le traitement, V. Mal de Pott.

MAL PERFOR.^NT. Ulcère de la plante du pied, succédant ii un durillon ou à une verrue, et pouvant creuser assez profondément pour atteindre le périoste et les os.

Le mal perforant (Vesigné), ulcère verruqueux (Marjolin), est une inflammation chronique d'une bourse séreuse au-dessous d'un cor (Lenoir, Bobert) ou d'une tumeur verruqueuse del'épiderme. On a dit que c'était une inflammation chronique d'une gaîhe tendineuse ou une ulcération du derme d'un caractère spécial et tendant à se reproduire (Nélaton, Biehct), chez les individus prédisposés.

On reconnaît le mal perforant à une ulcération bordée de lames épidermiques formant un bourrelet corné dur, laissant suinter une sérosité sanguinolente fétide. Lorsque les individus continuent à marcher, les gaines tendineuses, les os et les articulations sont plus ou moins atteints par l'ulcération. En général, le mal perforant s'étend sans cesse, à moins que les malades n'observent le repc: absolu.

Le mal perforant atteint toutes les parties comprimées par les chaussures et celles sur lesquelles appuient les malades.

MALA

MALA

Le mal perforant se conipliqne quelquefois d'infection purulente et d'abcès métastatiques dans le foie.

Thrrtqmitiqve. — Au début du mal perforant, le repos absolu, l'ablation du cor et des cataplasmes, produisent la guérison. Pour éviter la récidive, les malades doivent s'abstenir de marcher avant un mois après la guérison du mal.

Lorsque les gaînes des tendons et les os ont été intéressés, on attendra, en tenant les malades au repos absolu, puis on extirpera les phalanges nécrosées à mesure qu'elles se détruiront, ou bien on amputera.

Il n'y a pas de topique spécifique contre le mal perforant.

MALARATHRIIM. Arbuste de la famille des lauracées dont les feuilles ont une action fort stimulante et tonique, mais c'est un remède peu employé.

MALACIE ou MALACIA. La dépravation du goût caractérisée par l'appétence des choses qui ne se mangent pas habituellement, comme de la terre, de la craie, du charbon, du plâtre, etc., constituent la malacie. C'est le symptôme de la chlorose et de certaines dyspepsies.

MALADIE. La maladie est un trouble des forces et des organes susceptible de nuire à l'exercice des fonctions.

Dans quelques cas les maladies sont innées ou hércditaires, mais ailleurs elles sont acquises sous l'influence de causes extérieures variables.

Les maladies sont sporadiques, c'est-à-dire disséminées sous l'influence d'une action morbide particulière à chaque individu, ou épidémiques, c'est-à-dire frappant sur tout le monde à la fois, sous l'influence de causes générales infectieuses.

Il y a des maladies primitives et des maladies secondaires, ternaires ou quaternaires, selon qu'elles se développent comme secondes ou troisièmes maladies à la suite les unes des autres chez le même individu.

Les maladies sont essentielles, c'est-à-dire sans lésion organique appréciable , et sijmptomatiques lorsqu'elles résultent d'une lésion humorale ou organique.

Il y a des maladies qui ne sont que sympathiques ou réflexes, ce qui veut dire qu'elles sont produites par le retentissement de la lésion d'un tissu sur une partie éloignée de l'organisme.

Les maladies se présentent à l'état aigu avec fièvre et marche rapide des symptômes, ou à Vétat chronique . lorsque leurs désordres fonctionnels durent longtemps, produisent la langueur et le marasme avec ou sans fièvre.

D'-après leur nature ou leurs principaux symptômes, les maladies doivent être classées comme il suit : pijrexics, — ■ inflammations, — gangrène, — hémorrhagies, — hydropisies, — flux, — nosohémies, — parasitisme, — nosorgamies (V. ce mot), comprenant les atrophies, les hypertrophies, les adipomes , les tubercules, les cancers, — névroses spasmodiques. douloureuses, convulsives, paralytiques et mentales.

ITlalaflies aiguës. Les maladies aiguës sont celles qui paraissent subitement avec des symptômes évidents de courte durée et avec de la fièvre.

Thérapeutique. — La plupart des maladies aiguës sont • susceptibles de guérir sans traitement actif par l'emploi des moyens hygiéniques et l'influence de la nature.

La diète et l'eau sont les meilleurs remèdes des maladies aiguës. Si les maladies aiguës sont accompagnées de phé-

nomènes franchement inflammatoires, une ou plusieurs saignées au début sont de la plus grande utilité.

La médecine a pour principe une vérité de fait bien consolante pour les malades et qui est aussi fort utile aux médecins, c'est qu'il est incontestable qxie sur dix maladies il y en a les deux tiers qui guérissent d'elles-mêmes et rentrent par leurs progrès naturels dans la classe des simples incommodités, qui s'usent et se dissipent par les mouvements de la vie (Bordeu).

Maladies chroniques. Les maladies qui durent longtemps sont ce qu'on appelle des maladies chroniques.

Les maladies chroniques débutent d'emblée sous celle forme ou succèdent à une maladie aiguë.

Une maladie qui se prolonge après le quarantième jour, peut être considérée comme passant à l'état chronique.

Les maladies chroniques durent de quelques mois à quelques années, et peuvent se prolonger pendant toute la vie de l'individu.

Tant qu'une maladie ' chronique n'occasionne pas de fièvre, elle est compatible avec l'exercice de la vie, mais quand elle produit l'état fébrile, il en résulte de la dyspepsie, de l'amaigrissement, du marasme et une fièvre hectique qui se termine souvent par la mort.

Presque toutes les maladies peuvent se présenter à l'état chronique, mais ce sont surtout les intlammations, les flux, les hémorrhagies, les hydropisies, les productions organiques ou dégénérescences des organes, les nosohémies et les névroses qui se présentent sous cette forme.

L'hyposthénie capillaire et nutritive estla cause de toutes les maladies chroniques,

A part les maladies chroniques qui succèdent à une phlegmasie aiguë, les autres résultent presque toutes d'une influence diathésique, telle que le lymphatisme, la scrofule, la tuberculose, l'herpétisme, la syphilis, le rachitisme, la glycosurie, le scorbut et les nosohémies.

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