‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 354 sur 612 · V. DiATHÈSES · texte numérisé non relu

V. DiATHÈSES

Il est bien rare qu'une maladie chronique ne produise pas de faiblesse, d'état nerveux, d'hypochondrie , de chlorose, de dyspepsie, de pâleur jaunâtre, d'amaigrissement et quelquefois de fièvre hectique.

Dans toute aff'ection chronique, il faut distinguer l'altération matérielle et l'efl'et qu'elle engendre, c'est-à-dire la lésion et la maladie, car dans bien des cas, lorsque la lésion ne peut être enlevée, c'est le traitement de la maladie parles reconstituants qui sauve les malades.

Thérapmitique. — A part la nature des nosohémies (V. ce mot), des lésions organiques et des diathèses, qui produisent une maladie chronique et qui exigent, dans beaucoup de cas, un traitement spécial, il y a une conduite particulière à tenir vis-à-vis de toute maladie chronique en général. Au lieu d'être prodigue de médicaments, il faut, à l'exemple de ceux que l'expérience a instruits, laisser beaucoup à faire au temps.

C'est par l'hygiène et par le régime que l'on soulage, que l'on prolonge et que l'on guérit une foule de maladies chroniques ; — sans parler ici de celles qui ont une cause spécifique comme les dartres, la scrofule, le scorbut, la phthisie et les altérations du sang, la syphilis ou l'empoisonnenent maremmatique, et pour lesquelles le mercure, l'iodure potassique, l'arsenic, le soufre, les alcalins ou le quinquina, la viande crue et le sang chaud sont indispensables ; presque toutes les autres guérissent ou s'améliorent avec le temps, sous l'influence d'une bonne hygiène .

MALA

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