MAMELON
Thérapeutique. — On fera tomber les croûtes avec un cataplasme de fécule. V. Eczéma.
On placera sur les surfaces excoriées la pommade :
Axonge 30 grammes.
Précipitii blanc 1 id.
Au début, une pommade avec le cérat de Goulard pourrait arrêter la maladie.
On peut aussi badigeonner les parties malades avec :
Huile de cade 2 grammes.
Uiiile d'amandes douces 4 id.
Glycérine 30 id.
(Hôp. de Paris.) Ou employer la pommade au tannin :
Graisse 50 grammes.
Tanuin 1 à 10 id.
Eau 2 id.
Ou les glycérolés :
Glycérine 30 grammes.
Tannin 1 id.
Si ces moyens échouent, on cautérisera les surfaces dénudées avec le nitrate d'argent. V. Caustiques.
En dernier ressort, on pourra exciser le mamelon si les ulcérations font des progrès (Velpeau).
II. Eczéma. — Lorsqu'un véritable eczéma existe à la surface du mamelon, on observe des vésicules, un suintement séreux et roussàtre, accompagné de croûtes qui tombent et se renouvellent. Pour le traitement, V. Eczéma.
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III. Chancre du mamelon. — Le chancre du maniflon se révèle par une ulcération suintant peu, sans réaction inflammatoire au pourtour, à bords pins ou [moins durs avec engorgement axillaire, et suivie dans un délai variable de roséole, en cas de chancre infectant. V. Ch.vncre.
C'est l'accident par lequel débute la syphilis communiquée à une nourrice par un nouveau-né atteint de syphilis .secondaire.
IV. Végétation du mamelon. — Hypertrophie pajnllaire. — Des végétations se montrent quelquefois sur le mamelon après la cicatrisation de syphilides primitives ou secondaires, mais on en voit également en dehors de toute diathèse syphilitique. Ces végétations ont la forme de choux-fleurs, sont sessiles ou pédiculées, se recouvrent quelquefois de petites croûtes épidermiqiies et d'ulcérations linéaires.
Thérapeutique. — Contre les végétations du mamelon toutes les poudres dessiccatives sont inutiles. Il est mieux de lier avec un fd la base des tumeurs pédiculées ou de les enlever avec l'écraseur linéaire. Les tumeurs non pédiculées seront enlevées par excision avec le derme qui les supporte, et l'on cautérisera la plaie, surtout si elle est petite, afin de prévenir la récidive : il n'est pas nécessaire de cautériser les grandes plaies; on pansera à plat.
On peut aussi détruire les végétations avec les caustiques : l'acide chromique est préférable aux autres agents (V. Caustiques) ; mais ce traitement est beaucoup plus long et moins promptement sùv que l'excision.
V. flaques muqueuses .. — Il y a des plaques muqueuses sur le mamelon qui ne diffèrent pas des plaques muqueuses de la vulve. V. Plaques muqueuses.
NAIVCENILLIER. Arbre de la famille des euphorbia-
Fig. 440. — Mancenillier.
cées , originaire de l'Amérique méridionale. — Ses feuilles et ses fruits sont remplis d'un suc lactescent véné-
neux, et l'odeur seule de l'arbre peut étourdir, lorsque l'on séjourne longtemps sous son ombrage.
raj%l\0!îAGORE. Plante de la famille des solanées, dont la racine, les feuilles et les fruits en poudre, en décoction, ou en extrait et en teinture ont été employés
Fig. 441. — MaiitlragOL'i?. — 1. Flonr. — 2. Coupe delà fleur. — 3. Fruit ou pnmmes.
dans l'aliénation mentale E] et dans l'antiquité les anciens s'en servaient pour provoquer l'insensibilité nécessaire à la pratique des opérations chirurgicales [+]•
J'ai beaucoup employé la mandragore en pondre, en extrait et en vin, mais je n'ai obtenu que des effets anestbésiques peu marqués. Avec Vigier nous en avons retiré de Vatropine et de la mandragorine, mais ce sont des recherches qui ne sont pas terminées et sur lesquelles j'ai un travail à publier.
MAl\'Gy%]\ATES. Sels formés d'acide manganique et permanganique avec les bases. Parmi eux il en est un, le mangunate de potasse ou caméléon minéral, qui est vert, et que l'addition d'eau fait passer au violet et ensuite au rouge. Cette solution évaporée avec soin forme le permanganate de potasse en cristaux rouges nouvellement employé en médecine; on l'utilise à la dose de 1 gramme pour 100 grammes d'eau, à titre de désinfectant dans l'ozène 1+ +\. dans la fétidité de la bouche l+ -n. et dans la leucorrhée infecte de femmes saines ou atteintes de cancer utérin V. Permanganate.
Il décompose chimiquement les gaz fétides et forme l'un des meilleurs désinfectants à employer. Au moment de son contact avec les matières organiques en putréfaction, il se décolore ou devient verdâtre. On l'emploie pour la désinfection des plaies (Condy), en dissolution, 10 grammes pour 1 litre d'eau en lavage ou avec de la charpie imbibée ou en poudre mélangé à du carbonate de chaux et de l'amidon.
Il aide à la cicatrisation des plaies dont il enlève l'odeur putride gangreneuse \+ +\. Il désinfecte les plaies cancéreuses et il guérit l'ozène en deux ou trois injections, quand on a eu soin d'abord de laver les narines avec de l'eau tiède. — Il enlève l'odeur des mains infectées par une autopsie.