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MARA

MARM

MAI\GA1^ÈSE Jlélal dont l'oxyde noir a été employé comme succédané du fer dans le traitement de la chlorose, à la dose de 50 centigrammes à 1 et 2 grammes.

MAME:. V. Folie.

MAIVIOC. Plante exotique de la famille des euphorbiacées, dont la racine est très-vénéneuse avant d'être râpée dans l'eau. Elle renferme un peu d'acide hydrocyanique; mais, par le broiement et le lavage, ce principe disparaît et l'on en retire alors une fécule alimentaire connue sous le nom de tapioca ou de sagou blanc. Cette fécule est employée en médecine pour faire des cataplasmes résolutifs.

MA\XE. Suc concret recueilli par incision d'une espèce de frêne, le Fraxinus ornus, très-commun en Sicile. La première recueillie, qui est très-pure, est la manne en larmes; la seconde, moins belle, est la manne en sortes, et il y en a une troisième espèce chargée d'impuretés, qui est la manne grasse.

Cette substance remplie de sucre, de mucilage, de matière résineuse et de mannite est employée comme doux purgatif à la dose de 40 à 80 grammes dans du lait.

MAl^l^ITE. Principe cristallisable contenu dans la manne, dans le miel, dans la mélasse, dans le suc d'oignon, de betterave et de carotte. — C'est à lui qu'on attribue les propriétés purgatives de la manne.

MAXULUVE. Moyen révulsif qui consiste à exciter la circulation des mains en les plongeant dans un liquide chaud et rendu irritant par du sel, de l'acide nitrique ou de la farine de moutarde. — On l'emploie comme succédané des pédiluves, ou lorsque l'on ne peut mettre ce moyen en usage. V. ce mot

mAHAIS. Terrain bourbeux, continuellement détrempé par l'eau, et d'où sortent des eflluves composés de matières végétales en putréfaction, formés de gaz hydrogène carboné, d'acide carbonique et de détritus végétaux appréciables au microscope. C'est surtout au printemps et à l'automne que s'exhalent les effluves, lorsque la terre humide n'a pas été complètement desséchée par le soleil, ou quand, après avoir été desséchée, les pluies de l'automne commencent à la mouiller de nouveau.

Les effluves sont la cause de la fièvre intermittente simple et pernicieuse, des lièvres larvées, de la fièvre rémittente, et donnent à toutes les maladies de la contrée un caractère spécial de rémittence qui exige l'emploi du sulfate de quinine. V. ce mot, Fièvre intermittente et Névralgie.

C'est le matin, au moment du lever du soleil, et le soir, après son coucher, que les effluves s'élèvent du sol sous l'influence de la radiation solaire, et ceux qui les respirent à ce moment sont presque sûrs de gagner la fièvre.

Dans les pays couverts de marais, la végétation ordinaire souffre, les animaux languissent, et l'homme, profondément modifié dans son organisation, devient pâle, chlorotique, et voit sa vie moyenne se raccourcir et tomber à dix-huit ou vingt ans.

De tous les marais, ceux dont l'action est la plus nuisible sur l'économie sont les marais salants. Ils sont dus à l'immersion du sol par l'eau de mer au moment de la marée montante. — Ici, les effluves sont plus chargés de matières organiques que partout ailleurs, et par cela même plus nuisibles

Pour détruire les marais, il faut submerger entièrement

BOUCHUT ET DESPRÉS. — 2" édit.

le sol en y amenant des cours d'eau, de façon qu'il soit entièrement couvert, afin d'éviter l'évaporation , ou le dessécher, en y établissant un drainage qui amène l'écoulement des liquides qu'il renferme.

BIAItASME. Etat de maigreur excessif causé par les maladies chroniques du poumon, des voies digestives et de leurs annexes par la scrofule et les dilférentes diathéses. V. Cachexie.

niAKEraiMATIQUE. Qui résulte de l'action des marais ou des maremmes. V. Marais, Fièvre intermittente.

MAKEMME. Marais formé de terres bourbeuses, constamment mouillées d'eau. V. Marais.

9IARGOUSIEK OU FAUX S¥CO:^IORE. Arbre indigène de la famille des méliacées, dont la racine amère en décoction, 20 grammes par litre d'eau, est employée comme vermifuge El-

MARIAGE. Union légale des sexes, nécessaire aux intérêts des familles, à la santé des individus, à la constitution des peuples et aux progrès de la civilisation.

Au point de vue médical le mariage est d'une importance extrême, car s'il donne satisfaction aux aspirations inconscientes des sens, il satisfait les besoins affectueux de l'âme en développant le sens moralisateur de l'amour et de l'amitié.

L'homme n'est pas fait pour vivre seul, et le mariage est, sous le rapport physique et moral, un excellent moyen de guérir l'hystérie, la chlorose, la dyspepsie et l'hypochondrie.

MARIEKRAD (Bohême). Eau minérale sulfatée sodique froide, employée en boisson, en bains et sous forme de boues, contre la gastralgie, la chlorose et la dyspepsie ; dans les obstructions abdominales et dans les engorgements du foie ou de la rate [+]•

Sources salines alcalines , purgatives et résolvantes : Kreutzbrunn, Ferclinandsbrunn, contre l'obésité, goutte, pléthore abdominale, hémorrho'ides, maladies de l'estomac et du foie.

Sources ferrugineuses toniques : A7nbrosws et Caroline. Maladie des femmes, chloro-anémic.

Sources bicarbonatées : Wakl-el-Rudolfsquelle. Catarrhes des voies aériennes et de la vessie.

Bains d'eau ferrugineuse, gazeuse, de vapeur, de boues, de pointes de pin, et douches variées. V. OcESlTÉ.

MARBSQUES. V. HÉMORRHOiiDES.

MARJOLAirVE. Plante indigène de la famille des labiées, dont les feuilles douées de propriétés toniques, aromatiques et stimulantes, réduites en poudre, servent de sternutatoire contre les maladies du cerveau. On donne aussi la marjolaine en teinture et en eau distillée. Elle fait partie du sirop d'armoise et du baume tranquille.

MARLIOZ, près d'Aix (Haute-Savoie). Eau minérale sulfureuse sodique, bromurée et iodurée froide employée en boisson et en inhalation par les malades qui viennent se traiter à Aix et qui se rendent à cette source comme à une promenade [T|-

MARIWELAOE. Préparations pharmaceutiques formées d'une substance végétale unie à du sucre. Elles sont aujourd'hui peu usitées.

Marmelade de Tronchin ou Electuaire de casse composé : — casse cuite, 30 grammes; — manne en larmes, 30 grammes ; — sirop de violette, 30 grammes ; — huile

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