MASS
d'amandes douces, 30 grammes; — eau de fleur d'oranger, 30 grammes. — A prendre comme léger purgatif.
Marmelade de Zanetti, ou Electuaire de manne kermétisé : — manne en larmes, 60 grammes ; — sirop de guimauve, k5 grammes ; — casse cuite, 30 grammes ; — huile d'amandes douces, 30 grammes; — beurre de cacao, 20 grammes ; — eau de fleur d'oranger, 15 grammes; — kermès minéral, 2 centigrammes. — A prendre comme laxatif et comme expectorant dans le catarrhe pulmonaire.
MitRROI^NIER D'IIVDE. Arbre d'Asie accliniaté en Europe et appartenant à la famille des acéridées.
L'écorce des branches d'un marronnier de deux ou trois ans se donne en poudre à la dose de 15 à 30 grammes, ou en décoction, 50 grammes par litre d'eau, contre les fièvres intermittentes [3- Sa graine ou marron d'Inde est fort amère et renferme une matière alcaline qui, avec l'acide sulfurique, donne des aiguilles soyeuses cristallisées qu'on appelle VcscuKne et qu'on a employée contre la fièvre intermittente. Elle donne aussi une huile trèsvantée par le charlatanisme contre la goutte [3-
MARRUBE BL<t1\'C. Plante de la famille des labiées, ayant une odeur forte et une saveur acre et amère. Elle
Fig. 442. — Marrube.
est tonique, stimulante et antispasmodique. Ce sont des feuilles dont la poudre, 8 à 10 grammes, et l'infusion, 20 à 30 grammes, se donnent contre la chlorose [3 et contre l'hystérie.
{MARTIAL. Qui contient du fer. — Ce mofs'emploie comme synonyme de ferrugineux et de chalybé.
MARTIGIVÉ-BRIAUD (Maine-et-Loire). Eau minérale ferrugineuse froide.
MARTIGl^Y (Vosges). Eau minérale sulfatée calcique et magnésienne froide,, employée contre la dyspepsie et contre les maladies des voies urinaires.
MARTOURET. Établissement de bains de vapeurs résineuses et térébenthinées du département de la Drôme. V. Die.
MARTRES-nE*VEYRES (Puy-de-Dôme). Eu boisson, eau minérale faiblement alcaline ferrugineuse employée dans la dyspepsie \±}.
MASSAGE. Le massage est une manœuvre qui consiste à pétrir fortement les parties molles avec les mains ou avec une palette et une roulette de buis, de façon à exciter la circulation capillaire et la nutrition interstitielle. — C'est un moyen hygiénique très-puissant, qu'on emploie seul, au sortir d'un bain ordinaire ou après le bain de vapeur et les douches froides qui forment le bain russe. V. Révulsion.
Le massage a été employé comme agent thérapeutique dans la chlorose (Colson, Récamier), dans la syphilis <Cérillo,) — dans l'éclampsie des enfants (Rallixerd, Friedlander, Desessart), — dans la catalepsie (Valleix), — dans l'hystérie et ses contractures (Récamier, Valleix), — dans la chorée (Blache), — dans les maladies du cœur ainsi que dans le catarrhe pulmonaire (Giorgii), à l'état de frictions sèches. — On l'a encore mis en usage, dans les contusions, — dans les rétractions musculaires, le torticolis, par exemple, — pour aider à rétablir les mouvements après les anciennes fractures et luxations (Malgaigne), — dans l'entorse (empiriques de l'antiquité Bonnet, Girard, Bizet), — dans les hernies pour favoriser les contractions des intestins (Sédillot), — dans la constipation opiniâtre (Arétée) , — dans la fissure à l'anus (massage cadensé de Récamier), — dans la névralgie, — pour faire renaître plus vite les contractions dans les membres qui cessent d'être paralysés après les hémorrliagies cérébrales (Giorgii), — dans les convulsions et rétractions spasmodiques, la crampe .des écrivains, par exemple (Méding) .
Il ne faut pas ajouter une trop grande foi h ce qu'on a dit des bons résultats du massage ; ce moyen n'est qu'un adjuvant utile pour donner un exercice artificiel à une région, pour replacer des tendons déplacés ou communiquer des mouvements à une articulation, ou pour exciter les fonctions de la peau et produire une révulsion.
Le massage est très-bon, mais ce n'est pas un moyen thérapeutique qui seul puisse guéi'ir autre chose que des névralgies peu intenses, des entorses simples ou des douleurs produites par le choléra.
Le massage est excellent dans les maladies lymphatiques et scrofuleuses, dans les anasarques, dans le rhumatisme chronique et surtout dans les névroses. L'état nerveux chronique ou nervosisme , les contractures, les spasmes de nature non déterminée, etc. , sont très-souvent améhorés par cette pratique. V. Révulsion.
Le massage se pratique d'ordinaire avec la main, avec une brosse de crin ou un gant de poil de chameau, avec une raclette en forme de faucille ou strigil, avec une roulette composée de six ou huit roues de buis, avec une palette-férule ou battoir, ou enfin avec une verge de bouleau (Rhazes) ; on enduit la partie que l'on veut masser de savon, de pommades variées et de pommade phosphorée (Sarlandières), il doit durer environ une demi-heure.
Toutes les manœuvres thérapeutiques se réduisent : l^à des frictions humides ou sèches, ces dernières consistant en frictions avec le gant, la brosse ou un linge de flanelle ; 2° à des pressions avec la main ou la roulette (la pression suivant le trajet des tendons constituant les manœuvres du massage dans l'entorse ; les pressions exercées sur le ventre, sur les muscles, sont des malaxations à proprement parler) ; .V les mouvements variés suivant le sens des mouvements articulaires ; Li" la percussion : on l'emploie peu, si ce n'est pour exciter la peau dans les asphyxies et les syncopes où cite a une efficacité réelle. V. Pa-
LÉTATION.