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Toutes les fois que le massage par pression est mis en usage sur une région douloureuse, ou appliquera sur la peau de l'huile d'olive, du céral, un baume quelconque, tel que les baumes de Fioraventi , du Commandeur , Nerval, le baun^e Opodeldoch, l'huile do camomille camphrée, ou même un liuimenl beliadoné ou une pommade contenant de vingt à trente gouttes de laudanum pour 30 grammes d'axonge. V. Entorse, Ankylose.
Massage cadencé. V. FlSSURE A l'anuS.
MASTït'. Résine fournie par le Pistacia lentiscus , de la famille des térébiuthacées, dont la dissolution dans l'éther ou dans le collodion est employée sur du coton pour plomber des dents et guérir leur carie. On l'emploie aussi comme masticatoire et comme moyen de guérison de l'incontinence nocturne des urines. Dans ce cas, il faut le donner à la dose de 2 à 5 grammes en suspension. FH.
MASTÏCATOÏKES. Substances que l'on mâche pour activer la sécrétion de la muqueuse buccale et des glandes salivaires : ce sont le mastic, le tabac, la racine de pyrcthre, le spilanlhe, le bétel, le piment, le gingembre, etc.
ItlASTURBïTIOX. L'excitation des organes génitaux par le frottement de la main constitue la masturbation ou Y onanisme.
Les garçons et Tes filles se livrent également à la masturbation, soit par corruption morale et par goût prématuré de la débauche^ soit par une sorte d'habitude instinctive contractée dans le berceau à un âge où il est impossible d'admettre l'existence de la dépravation.
Chez les petits enfants à la mamelle et dans la première enfance, la masturliation est plutôt une mauvaise habitude qu'un vice du cœur, et elle produit la fièvre, l'amaigrissement, le marasme et la mort par consomption tuberculeuse.
Dans la seconde enfance et chez l'adolescent, la masturbation est un vice moral qui a les plus déplorables effets sur la santé, car il ébranle les systèmes musculaire et nerveux, il affaiblit l'intelligence elles sens, il altère les fonctions organiques et morales, et il conduit lentement à l'hébétude, à la tristesse, à la paralysie, à la phthisie tuberculeuse pulmonaire et à une consomption mortelle.
Chez l'homme la masturbation est très-souvent l'origine d'une dyspepsie hypochondriaque ou d'une folie dont la cause reste toujours inconnue au médecin.
Thérapeutique. — Chez les jeunes enfants il importe de prévenir les mauvaises habitudes en donnant aux organes génitaux tous les soins de propreté désirables, car l'accumulation de mucus à l'entrée de la vulve, autour du clitoris ou à l'orifice du prépuce, amène une irritation locale qui provoque des démangeaisons plus ou moins vives et consécutives, et la nécessité de se soulager par le frottement de la main.
Si les enfants se grattent souvent les organes génitaux, il faut leur donner 50 centigrammes ou 1 gramme de bromure de potassimn tous les soirs (Bouchut) et on les lavera avec de l'eau et du vinaigre aromatique, — de l'eau de sublimé corrosif, 10 centigrannnes pour 300 grammes d'eau ; — de la solution d'alun, h grammes par litre d'eau ; — de l'eau de goudron, etc. ; puis on les punira en les fouettant, s'ils continuent à y porter la main.
Si cela ne suffit pas, il faut tous les soirs attacher les mains de l'enfant de chaque côté du lit ou les croiser sur la poitrine pour qu'il puisse dormir sans se toucher. Au besoin, on les enveloppe avec des gants.
Une précaution très-utile h employer est celle qui consiste à coucher les petits enfants habillés d'une chemise large et longue, dépassant les pieds de 20 centimètres, de façon à pouvoir être fermée au moyen d'une coulisse.
Si cela ne suffit pas, lorsque, sans toucher les organes génitaux avec la main les enfants trouvent le moyen de croiser les cuisses et par leur frottement de se procurer des sensations énervantes, il faut placer entre les cuisses ou entre les genoux une pelote fixée avec une bande, de façon à empêcher le croisement des jambes ; — ce serait alors le cas d'employer la gouttière de Bonnet, dont on se sert pour iunnobiliser la hanche affectée de coxalgie.
L'excision du clitoris ou des nymphes et l'infibulation ont été conseillées, mais ce sont des moyens qu'il ne faut mettre en usage que s'il n'est pas possible de faire autrement.
Chez les garçons qui ont le prépuce très long et sous lequel séjournent des matières qui entretiennent un prurit désagréable, il n'y a pas a hésiter, il faut recourir à la circoncision (A. Coopei'), et ce moyen suffit souvent pour guérir la mauvaise habitude qui compromettait la santé de l'enfant. On l'emploie aussi comme moyen préventif pour empêcher la masturbation.
L'infibulation, c'est-à-dire le passage d'anneaux dans le prépuce et dans les grandes lèvres, est un expédient qui a été proposé et auquel personne n'a plus recours.
MA'B'ELAS »'EAr ET WAIR. Aruott, de
Londres, a imaginé de coucher les malades sur des matelas formés d'une enveloppe de caoutchouc, dans laquelle on introduit de l'eau. V. Lit.
Les pelotes de caoutchouc à air et les coussins à air, imaginés par Gabriel il y a longtemps, ont servi de modèle aux matelas d'eau inventés par Arnolt.
Il y a avantage à se servir des matelas d'eau, pour deux raisons : la première c'est que l'eau s'échauffe et se dilate moins que l'air ; la seconde, c'est que les appareils d'Arnott se détériorent moins vite que les appareils à air.
Les matelas et les coussins à eau sont très-utiles chez les malades qui ont des eschares à la suite du décubitus prolongé, des fièvres graves et des maladies chroniques, ou chez les sujets atteints de fracture, lorsqu'une partie comme le talon, tenue immobile sur le lit, devient ex rêmement douloureuse. V. Fracture, Gangrené, Eschares.
RSATICO. Plante de la famille des pipéracées, dont les feuilles sont employées à titre d'astringent. Elle renferment un principe amer, de la résine verte, des matières colorantes, jaunes et brunes, des sels, du ligneux, et une huile essentielle ou essence de Matico.
C'est une substance aromatique et balsamique stimulante, analogue au poivre noir. A haute dose, c'est un irritant qui produit la diarrhée.
Ses feuilles sont employées à l'extérieur comme hémostatique et styptique, — '^k l'intérieur on les donne contre la blennorrhagie, contre la blennorrhée, contre les hémorrliagies capillaires traumatiques, dans l'hémoptysie, dans le mélœna et la métrorrhagie [+]•
Le matico s'administre eu poudre, 5 à 15 gr. ; en infusion, 30 grammes par litre d'eau ; en sirup, en teinture et en pilules.
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MATRICAIRE. Plante indigène de la famille des sy- 1 nanlhérces, dont les fleurs ressemblent beaucoup à celle
Fig. 443. — Matricaire.
delà camomille; elle est très- odorante, fétide, nauséeuse, a une saveur acre et jouit de qualités toniques, stimu-
Fig. 444. — Matricaire (oamomille).
lantes et antispasmodiques ; — ses fleurs en infusion sont employées comme emménagogue comme vermifuge, comme stimulant \±i et comme antispasmodique [+]•
MAUVE. Plante indigène de la famille des malvacées,
Fig. 445. — Mauve ((leur). Fig. 440. — Mauve (fruit).
dont les fleurs se donnent en infusion, à la dose de 5 à 10 grammes par litre, comme tisane pectorale H, et
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dont les feuilles en décoction, 30 grammes par litre, servent à préparer des fomentations et des lavements.
Fig. 447. — Mauve,
MASLILLAIRG INFÉRIEUR (LÉSIONS DE l'os).
Outre les lésions traumatiques, il existe sur le maxillaire inférieur des kystes dentaires, des tumeurs à myéloplaxes, des tumeurs fibreuses, des nécroses spéciales, telles que la nécrose parle phosphore, des exostoses. V. Dentaires [Kystes), Exostoses, Fractures, Luxations du maxillaire INFÉRIEUR, NÉCROSE PAR LE PHOSPHORE.
1. Tumeurs à myéloplaxes. — Les tumeurs à myéloplaxes intra-osseuses se montrent sur la symphyse du menton plus souvent que sur le corps de Tos. — Les tumeurs à myéloplaxes sous-périostiques ou superficielles existent sur le bord alvéolaire du maxillaire et sont des épulis. V. ce mot.
Les tumeurs à myéloplaxes interstitielles sont des tumeurs qui peuvent occuper tous les points de l'os ; on les reconnaît à une tumeur plus ou moins régulière, donnant au toucher une sensation dure quand la tumeur n'a pas aminci l'os, et une sensation d'élasticité lorsque le phénomène a été produit, et enfin à des battements plus ou moins manifestes, quand la tumeur a tout à fait usé la portion d'os qui la recouvrait.
Lorsque la tumeur apparaît au milieu de la symphyse, il n'y a pas d'incertitudes, on ne peut croire qu'à un cancer de l'os ; mais l'existence de la tumeur chez un sujet jeune et l'absence de cachexie jointes aux battements de la tumeur éloignent l'idée d'une tumeur de mauvaise nature.
Lorsque la tumeur à myéloplaxes existe au niveau des dents molaires, on peut croire qu'il s'agit d'une tumeur fibreuse et le diagnostic précis est impossible, mais le traitement est le même dans les deux cas. La conservation de la sensibihté au niveau du point d'émergence du nerf mentonnier est une présomption en faveur de l'hypothèse que la tumeur est née dans l'os même et non dans
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le canal dentaire, et que la tumeur alors est une tumeur à myéloplaxes.
Thérapeutique. — Les tumeurs à myéloplaxes limitées seront traitées par l'excision de l'os, l'énucléation de la tumeur, la rugination et la cautérisation de la cavité osseuse [V. Myéloplaxes [Tumeur à)]. La tumeur située dans l'os au niveau des molaires peut être traitée de la même façon. A l'exemple de Dupuylren, on incisera la lamelle osseuse qui recouvre la tumeur, on enlèvera s'il se peut la tumeur et l'on cautérisera l'os avec le fer rouge.
Mais la résection d'une moitié du maxillaire vaut mieux. V. Résection du maxillaire.
IL Tumeur fibreuse du maxillaire inférieur. — Spimi ventosa. — Les tumeurs fibreuses, kyste osseux (Dupuytren), du maxillaire inférieur, naissent dans l'os (A. Cooper) aux dépens du périoste de l'alvéole dentaire (A. Forget), peut-être aux dépens du névrilème du nerf dentaire inférieur (Baucliet, Gosselin). Ce sont des variétés d'un enchondrome où le tissu libreux prédomine. Elles se développent avec lenteur chez des sujets jeunes et robustes, et elles n'occasionnent pas de réaction sur la santé générale.
Une douleur sourde, quelquefois à peine marquée, un accroissement lent, accompagné de quelques douleurs névralgiques, caractérisent le début des tumeurs fibreuses du maxillaire ; plus tard la tumeur augmente, devientbosselée et est très-dure, l'os s'amicit et, lorsqu'on le touche on sent un craquement comme celui du parchemin (Dupuyti'en) ; la peau reste saine, les dents s'écartent, se déchaussent, tombent quelquefois ; les fonctions de la mastication et de la phonation sont empêciiées. — Lorsque la tumeur a acquis un grand développement, elle est dure, élastique, faii toujours corps avec l'os maxillaire dont elle suit les mouvements.
Lorsque la tumeur existe depuis longtemps, elle est très-volumineuse et les malades ont conservé leur santé générale bonne.
Une tumeur inflammatoire des gencives, consécutive à une carie dentaire ou à une périostite chronique, ne tarde pas à suppurer ; en attendant quelque temps, en enlevant les dents cariées, on voit la tumeur suppurer ou disparaître et le diagnostic entre la tumeur fibreuse du maxillaire et la périostite est fait.
Une exostose simple n'est pas bosselée, un enchondrome vrai est également très-dur et présente des lobules plus petits que la tumeur fibreuse, et est très- rare au maxillaire inférieur ; le diagnostic ne repose que sur le craquement prématuré de la lamelle osseuse 'qui recouvre la tumeur dans le cas où celle-ci est fibreuse.
Une nécrose du maxillaire est caractérisée par des antécédents inflammatoires ou par le commémoraiif du séjour dans un atelier de fabrique d'allumettes chimiques ; puis la tuméfaction de l'os a une forme régulière, la peau est adliérente aux os, un peu œdémateuse, surtout s'il y a des abcès en voie de formation, rien de cela n'existe dans le cas de tumeur fibreuse.
Les kystes dentaires coexistent souvent avec une dent absente au niveau du mal (A. Forget) ; la tumeur est toujours petite, ou met un temps très-long à acquérir le volume d'une noix ; elle ne s'accompagne pas même de névralgies. Lorsqu'elle s'accroît, on sent une lamelle osseuse amincie, et, au-dessous, de la fluctuation. En cas de doute on fera une ponction exploratrice. Elle donnera un
peu de liquide séreux et permettra de sentir un corps dur à nu avec le trocart explorateur, s'il s'agit d'un kyste dentaire. V. Odontomes.
L'augmentation rapide d'une tumeur, des douleurs lancinantes et une cachexie cancéreuse indiquent qu'on a afl'aire à un cancer primitif de la mâchoire. S'il y a eu avant la tumeur de l'os une épulis cancéreuse ou un cancroïde des lèvres, il ne peut y avoir d'hésitation.
Thérapeutique. — Quoiqu'on ait tenté l'énucléation d'une tumeur fibreuse peu développée (Dupuytren, Denonvilliers), la règle générale est de faire une résection d'une moitié de la mâchoire ; — l'ablation ne convient que pour les petites tumeurs où l'on peut tout enlever, car si tout n'est pas extrait, on est exposé aux récidives (Dupuytren, Lisfranc).
Quelle que soit la tumeur, il est toujours possible de réséquer une moitié de la mâchoire. Après avoir incisé la peau au niveau du bord inférieur de la mâchoire et divisé l'os sur la ligne médiane avec une scie à chaîne, on dissèque en suivant la tumeur, et la désarticulation est possible en tordant et en arrachant, pour ainsi dire, l'os pendant les mouvements de torsion (Nélaton). V. Résection DE la MACHOIRE.
Après l'opération, on réunit la plaie. Les liquides coulant parla bouche, il n'y a pas d'inconvénient à faire la suture. On gargarise plusieurs fois tous les jours la bouche avec de l'eau de guimauve, et s'il y a une mauvaise odeur, on ajoute à l'eau un peu d'eau de-vie camphrée ou de vin aromatique.
Les malades devront toujours se laver la bouche avant de manger, afin de ne point se nourrir du pus qui coule par leur bouche.
Jusqu'ici cette opération a été généralement heureuse.
IIL Cancer du maxillaire inférieur. — Une épulis cancéreuse, la propagation d'un cancroïde au périoste et un cancer primitif de l'os peuvent se montrer sur le maxillaire inférieur. On les reconnaît aux antécédents cancéreux dans le voisinage ou aux caractères des cancers des os, à des douleurs lancinantes correspondant à un amaigrissement du malade, à l'accroissement lent d'abord, puis très rapide quand l'os est traversé, et enfin à la cachexie cancéreuse.
Thérapeutique. — Le seul remède, lorsque le cancer n'a pas dépassé les limites de l'os, est l'ablation ou la résection du maxillaire. V. Résection.
DlaxiUaire siipéi-ieur (TUMEURS DU). — Les tumeurs du maxillaire supérieur sont des ahcés sous-périostiques dentaires [V. Dentaires [Abcès)] ; — des abcès chroniques, suite de scrofule ou syphilis des os, ou des collections séreuses et purulentes dans le sinus maxillaire (V. Sinus maxillaire) ; — des polypes des sinus des fosses nasales, des polypes naso-pharyngiens ; — des tumeurs à myéloplaxes, des exostoses (Dolbeau, Richel), des épulis (V. ces mots) et des cancers de l'os.
Les cancers des os se reconnaissent à leur marche rapide ; ils existent sur des sujets adultes, ils s'ulcèrent de bonne heure du côté de la bouche, perforent les os, donnent lieu à des suppurations fétides et à des hémorrhagies. On ne les confondra pas avec des polypes, parce que le mal est presque toujours limité à l'arcade alvéolaire, et que les polypes font saillie du côté du nez ou de l'œil et produisent le nasonnement et l'exophthalmie ; les collections purulentes et séreuses des sinus sont reconnues par une ponction exploratrice.
Thérapeutique. — Les cancers limités à une portion de
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l'arcade alvéolaire seront enlevés avec une tenaille incisive. Les cancers étendus seront extirpés ; on extraira le maxillaire et l'on cautérisera les parties qu'on ne peut enlever avec le fer rouge. — On pansera avec de la charpie et un calaplasme sera appliqué sur la région opérée, parce que l'opération est longue et parce que les tissus ont été contas. Si le cancer récidive, on détruira les fongosités cancéreuses, à mesure qu'elles se reproduiront, avec un disque de pâte de chlorure de zinc.
MÈCIIE. Une ?nec/ie est un écheveau de fils de lin ou de coton, de longueur et de grosseur variables, destiné à maintenir béant un orifice ou une plaie, et à y introduire des substances médicamenteuses. V. Abcès, Fistule a l'anus, Fissure a l'anus.
Poiu- appliquer convenablement une mèche, on noue avec un fil la partie moyenne de la mèche, afin d'empêcher les fils de se séparer ; on plie celle-ci en deux ; on place le porte-mèclie, sorte de fourche, au fond de l'anse formée par la plicature de la mèche, on graisse le tout et on l'introduit. On presse l'orifice où est introduit la mèche sur celle-ci, et l'on retire le porte-mèche.
SÏÉCJSOAC.tl^' OU JALAP B5LA1VC OU UIIIIBARBE RLAl>i€HE. Plante de la famille des convolvulacées, dont la racine acre, en poudre ou en décoction, est douée de propriétés purgatives.
MÉCO!%'ATE. Sels peu solubles formés d'acide méconique et d'une base, doimant lieu à une belle coloration rouge, avec les sels de fer peroxydés. Ils ne sont pas employés en thérapeutique.
MÉCO]\'lQUE. Acide cristallisable tiré de l'opium par Sertucrner. Il est très-soluble dans l'eau et l'alcool, et colore en rouge la solution des sels de fer peroxydés.
MÉCOlVïUM. Matière brunâtre ou verdàtre liquide, renfermée dans les intestins du nouveau- né, et qui est rejetée par l'anus dans les premières heures qui suivent la naissance (V. NouviîAu-né). C'est du mucus tenant en suspension des granulations moléculaires et gniisseuses, ainsi que des cellules d'épithélium cylindrique, quelques cristaux de cholestérine et des grumeaux de biliverdine.
L'expulsion du méconium se fait tout naturellement dans la grande majorité des cas, mais chez quelques enfants elle est accompagnée de coliques, elle est difficile et il faut en aider la sortie.
TJvérapeutique. — Pour faciliter l'expulsion du méconium, il faut administrer aux nouveau-nés de l'huile d'olive 10 à 15 grammes ; — de l'huile d'amandes douces, 15 à 20 grammes, ou du sirop de chicorée composé, 15 grammes.
ifléconiuim (Thérapeutique). On donne aussi le nom de méconium au sac de iMvot concret ou à Yointm brut, dont on retire l'extrait d'opium.
IWÉïïAGUE (Puy-de-Dôme). Eau minérale bicarbonatée alcaline et gazeuse froide, employée en boisson contre la dyspepsie [+1.
MÉBSASTlî^ (Tumeurs du). Il se forme dans le médiastin des abcès, des engorgements ganglionnaires et des tumeurs diverses. V. Anévrysmes, Tubrrculisation des
ganglions BEWNCHIOUES, PhTHISIE.
I. Phlegmons et abcès chauds du médiastin. — Ils se développent primitivement quelquefois à la suite des fièvres graves (Bastide), ou sans cause appréciable (Boyer), ou sous l'influence d'un traumatisme (J. L. Petit), ou après une lésion du sternum, après une plaie ou un abcès
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du cou, après la trachéotomie et après des fusées purulentes vers le thorax. On a vu, en effet, des abcès de l'aisselle qui ont passé dans le thorax et dans le médiastin (Velpeau),
On reconnaît un phtegrnon du médiastin consécutif aune inflammation des parties voisines à un redoublement de la fièvre, à delà dyspnée et à une douleur présternale vive.
Un a]3cès formé se révèle par de l'empâtement de la peau de la région sternale, par un déplacement du siège des battements du cœur, par une malité complète à la région sternale et par une dyspnée croissante. Dans les cas où l'abcès est plus étendu, surtout dans les cas où l'abcès a succédé à un phlegmon primitif, la mort peut arriver subitement.
Lorsque l'abcès est bien formé, le pus tend à se faire jour à travers le sternum si cet os est perforé parla carie ou vers les bords de l'os dans un espace intercostal ; mais il est exceptionnel que le pus puisse sortir à la pointe du sternum.
Les abcès périostiques du sternum dénudent l'os, ils peuvent même dénuder l'artère mammaire interne (Lamartinière); on les reconnaît aux signes des abcès du médiastin, mais ils causent une dyspnée généralement moindre.
Théra.peutique . — Contre un phlegmon développé spontanément, on appliquera vingt à trente sangsues sur la région sternale, on fera des frictions mercurielles et l'on appliquera des cataplasmes.
Dans le cas où l'abcès se sera formé au voisinage d'une lésion traumatique du sternum, au quatrième jour on incisera les points où la peau s'est tuméfiée. On ouvrira les abcès avec un bistouri étroit. Si le pus stagne, on fera des contre ouvertures, et dans le cas où l'on ne pourrait le faire sortir, il est salutaire, quel qu'en soit le danger, de trépaner le sternum pour favoriser l'écoulement du pus