V. TRÉrANATION nU STERNUM
Pour prévenir les fusées purulentes dans les médiastins, on ouvrira les abcès du cou et de l'aisselle de bonne heure.
Lorsqu'on pratique la trachéotomie, on évite les fusées purulentes consécutives dans le médiastin en n'ouvrant la trachée qu'à sa partie supérieure.
II. Abcès froids des médiastins. — Une carie du sternum la transformation purulente des ganglions bronchiques causent ces abcès.
Les abcès du médiastin sont précédés d'engorgements des tissus et ils viennent se montrer à l'extérieur, à la fourchette sternale ou en passant à travers le sternum perforé [V. Sternum {Maladies du)] ou sur un des côtés de l'os.
Dans les abcès du médiastin, il arrive quelquefois qu'une inflammation phlegmoneuse se développe autour des points primitivement malades, et alors on a afl"aire à un véritable accès phlegmoneux.
La lenteur de la marche de l'inflammation et de l'engorgement de la région sternale, les signes d'une carie du sternum et une dyspnée plus ou moins passagère caractérisent les abcès froids des médiastins.
On ne confondra pas les abcès froids des médiastins avec les anévrysmes qui ont traversé le sternum, à cause des battements et de l'expansion qu'offre toujours cette dernière tumeur.
Thérapeutique. — Au début, ou aura recours au traitement des maladies du sternum, tel que les vésicatoires, les cautères au fer rouge. Lorsqu'un abcès est
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formé, on l'ouvrira comme les abcès froids. V. Abcès chroniques.
On traitera ensuite la carie du sternimi, la tuberculisation des ganglions par un traitement général, comme celui de la scrofule. On aura recours aux injections iodées dans les abcès ouverts.
III, Tumeurs cancéreuses du médiastin. — Outre les anévrysmes, les dégénérescences des ganglions bronchiques, on trouve dans le médiastin des tumeurs cancéreuses encéphaloïdes, fibro-plasliques et cartilagineuses.
Les cancers du médiastin ont deux périodes. Dans la première il y a de la dyspnée, de la suffocation, de la dysphagie, quelquefois, momentanément, de l'œdème du cou et de la paroi thoracique. Si l'on percute on trouve de la matité et quelquefois un retentissement des bruits du cœur qui font croire à un anévrysme ; — dans quelques cas, une compression s'exerçant sur les grosses veines, il y a œdème et turgescence du cou et delà face (Littré), ou d'une moitié de la face et du cou. — Dans la seconde période, une tumeur apparaît à l'extérieur, après avoir perforé le sternum, elle croît avec rapidité, présente des battements et un mouvement de soulèvement, il y a une sorte de réductibilité ; puis la cachexie cancéreuse apparaît et les malades meurent de cancers viscéraux ou par compression des nerfs et syncope. En général la mort arrive très-vite dans les cas de cancers du médiastin.
C'est avec les anévrysmes seulement que l'on peut confondre les cancers du médiastin. Au début on évitera l'erreur, en considérant la marche rapide des accidents, qui est au; contraire très-lente dans les anévrysmes. Lorsque la tumeur est sortie,- elle est molle dans toute son étendue et plus dure au centre, si c'est un anévrysme ; les cancers, au contraire, ont une consistance molle, uniforme et le tracé sphygmographique apprendra qu'il y existe des mouvements de soulèvement et non une véritable expansion comme cela a lieu dans l'anévrysme ; les cancers durs, ne présentant pas de mouvements de soulèvement évident, une erreur de diagnostic est plus difficile encore dans ce cas.
Lorsque la cachexie cancéreuse est établie, il n'a pas à se tromper.
Lorsqu'il y a eu primitivement un cancer sur la poitrine un cancer du médiastin consécutif est facile à diagnostiquer.
Thérapeutique. 11 n'y a rien à faire contre le cancer du médiastin, si ce n'est d'administrer les palliatifs employés dans tous les cancers incurables. V. Cancer.
Comme, par induction, on a admis des tumeurs syphili; tiques des médiastins, et comme on a fondé leur existence sur l'efficacité d'un traitement par l'iodure de potassium contre des engorgements chroniques du tissu cellulaire et des glandes des médiastins, à tout hasard, en face d'une tumeur du médiastin dont la nature est douteuse, on donnera l'iodure de potassium d'après les formules antisyphilitiques. V. Syphilis.
IV. Inclusions fœtales du médiastin. — On connaît un fait d'inclusion fœtale dans le médiastin (Gordon) .
Cette lésion ne se révèle que par des signes de compression des poumons. On la reconnaît assez facilement en songeant à son origine congénitale et aux caractères négatifs de cancer, d' anévrysmes et de tuberculisation bronchique. V. ces mots.
Thérapeutique. — Si le sujet ne succombe pas dans la période d'inflammation et de rupture du kyste, de l'inclu-