‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 374 sur 612 · MOUS · texte numérisé non relu

MOUS

Des douleurs articulaires semblables à celle du rhuiiuitisnie aigu, \'crijsipéle de la face et surtout du nez et des yeux, des abcès remplis de pus séreux, fétide, autour des àrliculations ou dans la continuité des membres, des pustules rougeâtres, violacées et ulcérées sur différents points du visage et du corps, des phlyctcnes, des bulles et des f^chares du derme, des ulcérations dans les fosses nasales et dans le pharynx, accompagnées d'un jctaijc muco-purulent spécial, et avec cela l'enduit épais de la langue, l'inappétence ; Vaphoiiie, si les ulcérations s'étendent au larynx, la fièvre, le délire, la prostration et le coma caractérisent la morve aiguë.

La fièvre aiguë marche d'abord assez lentement ; mais, une fois la maladie bien confirmée, ses symptômes s'aggravent continuellement jusqu'à la mort, qui a lieu dans un espace de trois à vingt-neuf jours.

Sauf de rares exceptions ^Carnevale-Orella, Mackensie, Bouley, Bourdon), la morve aiguë est constamment mortelle.

Morve chronique. La morve chronique est caractérisée par des ulcérations des fosses nasales et des voies aériennes accompagnées de douleurs articulaires et de cachexie (Tardieu).

La morve chronique se développe d'emblée ou secondairement à un farcin chronique et sous l'influence de l'absorption du virus de la morve.

Des malaises, des douleurs articulaires ou thoraciques, de la toux, avec mal de gorge et enchifrènement suivi d'obslruc,tion des narines par des caillots et du mucus puriforme, pouvant aller jusqu'à faire du jetage, quelquefois de petites ulcérations perforant la cloison des fosses nasales, de l'œdème des membres inférieurs , des douleurs articulaires, de l'inappétence, ou de la fièvre erratique et un état de cachexie très-prononcé indiquent l'existence d'une morve chronique (Tardieu).

Quand la morve chronique résulte d'un farcin chronique, il y a en même temps un certain nombre d'abcès chroniques, de mauvaise apparence, sur la continuité des membres.

La morve chronique dure de plusieurs mois à cinq ou six ans, et se termine toujours par la mort. Elliottson a cependant cité un cas de guérison.

A moins que la morve chronique ne se transforme en l'morve aiguë (Tardieu, Vigla), elle fait périr les malades I lilentement, avec des symptômes de fièvre hectique et de cachexie.

Farcin chronique. — A côté de la morve chronique, il y a une maladie de même nature, également originaire du cheval, souvent terminée par là morve aiguë, et qui est caractérisée par la présence d'abcès multiples chroniques dans la continuité des membres.

Des abcès successifs des membres, accompagnés de fièvre et suppurant assez vite, se résorbant et disparaissant pour revenir sur d'autres points, longs à se cicatriser, entraînant le marasme et la .mort, sans altération des fosses nasales, caractérisent le farcin chronique.

On guérit quelquefois du farcin chronique (Tardieu, Monneret), mais cela est rare et le plus habituellement ce mal entraîne la mort après de longues souffrances ou après une attaque de morve aiguë.

I Thérapeutique de la morve aiguë. ■ — Les vomitifs, les [purgatifs, les sudorifîques, les toniques, les narcotiques et lies antispasmodiques ont été employés contre la morve

aiguë sans aucun succès. Chez le cheval aussi, jusqu'à ce jour, la morve paraît incurable.

Le mercure a été employé à haute dose sous forme de calomel et de proto-iodure E]'

La saignée (cinq en trois jours), suivie de quelques narcotiques, de cataplasmes autour du cou et d'émollients huileux, a guéri un malade (Carnevale-Orella) ; — un vomitif avec 2 grammes d'ipécacuanha, puis 25 centigrammes de sesquicarbonatc d'ammoniaque toutes les heures en ont guéri un autre (Mackensie).

Thérapeutique de la morve et du farcin clrroniqucs. — La teinture d'iode, six à dix gouttes par jour; — l'iodure de potassium, 2 à 3 gr. ; — le calomel, 5 à 10 centigrammes. Les eaux sulfureuses, les toniques, ont été employés dans la morve chronique.

11 faudrait donner de l'acide phénique à l'intérieur, 5 à 10 centigrammes par jour; — de la benzine, quinze à soixante gouttes ; puis faire la cautérisation des ulcères avec la teinture d'iode, ou leur lavage avec de l'eau phéniquée au millième, ou de la teinture de coaltar saponiné au quarantième.

V extrait d'aconit, à la dose de 5 à 75 centigrammes, peut être très-utile et guérir les malades (Decaisne-Hausoiij.

Teinture A'ucétate de fer, 6 à 8 grammes par jour. — Un cas de guérison en trois semaines (Gluck).

1«OI1]CEi\1Mj1 ou I»0I]SSE1\!\A. Arbre exotique de la famille des légumineuses, qui croît en Abyssinie, et dont l'écorce en poudre (60 grammes), délayée dans l'eau, du miel ou de la viande hachée, prise à jeun, expulse le IcBuia

Elle renferme une substance acre non cristallisable, soluble dans l'eau, un principe amer de la cire, de l'extractif et des sels.

MOUFLE. Assemblage de poulies destiné à vaincre de grandes résistances au moyen d'un petit effort. C'est un appareil qu'on emploie pour réduire les luxations. V. ce mot.

MOULE. Mollusque acéphale , très-communément employé dans l'alimentation. Quand ces mollusques ne sont pas frais, sont malades ou ont été recueillis sur des navires à coque de cuivre, leur ingestion est souvent suivie de crampes d'estomac, de vomissements, de fièvre et d'une éruption d'urticaire qui gonfle tout le corps et le visage.

Thérapeutique. — Contre les accidents produits par ces moules, il faut donner un vomilif avec tartre slibié, 3 centigrammes dans un demi-verre d eau.

S'il y a une congeslion cérébrale, on fera une saignée de 200 grammes.

Enfin on donnera une potion avec 1 gramme d'ammoniaque ou 2 grammes de liqueur d'Hoffmann.

MOUROIV BL41\C. Plante de la famille des alsinées, dont les graines servent à la nourriture des petits oiseaux, et dont la farine est employée pour faire des cataplasmes émoUicnts.

MOURON' ROUGE. Plante de la famille des primula-

cées, dont les feuilles, en décoction, guérissent la rage Q-

MOUSSE DE CORSE. Production marine, ou Algue d'une saveur amère, nauséeuse, salée, dont la poudre à la dose 1 à 2 grammes dans du miel ou la décoction (10 à 15 grammes par litre d'eau) sont très-employées comme vermifuge chez les enfants \±]. Elle renferme de la gelée, des chlorures alcalins, du fer et de l'iode.

Page 1