TINE
j%ill.%UROSE niABËTi^UE.V. Cataracte, Diabète.
/tl^BLY OPIE. L'amblyopie n'est qu'un premier degré de l'amaurose et un symptôme des maladies chroniques di' In réiinc. V. Amaurose et RÉTINE.
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AMBRE JAUIVE. V. SUCCIN.
AMBRE GRIS. Substance indéterminée, qu'on suppose sortir du cachalot, et dont l'odeur est fort agréable.
Elle est employée en poitdre, 25 centigr. h 1 gram.; en teinture, à 10 gram., ou en pilules, comme stomachique et aphrodisiaque.
AMBUIiAI^CE. Il y a pour le service de santé des armées des pays civilisés des règlements militaires divers. En France, les règlements de 1831 sont encore en vigueur. La médecine a peu présidé à leur installation, et l'on a fait ce qui paraissait le plus simple et le meilleur. Ici, nous devons dire que l'initiative privée, telle que le congrès de Genève l'a recommandée et pour ainsi dire organisée, est appelée à rendre de grands services.
Pour le service des ambulances, il faut avoir présents à l'esprit ces principes : Multiplier le nombre des médecins et des infirmiers volontaires pour ramasser les blessés sur le champ de bataille, les panser avec les appareils portés à dos d'homme dans un sac dit d'infirmier, transporter les blessés sur un brancard portatif ou que l'on roule sur deux roues à volonté (système allemand). Créer autour | du champ de bataille des ambulances sous tente avec un i plancher de bois ou de terre battue sans creuser le sol. '
Multiplier le personnel médical et le nombre des infirmiers pour ces ambulances fixes. Créer des hôpitaux dans les villes les plus proches , sous des hangars , dans des granges, en un mot, dans des locaux vastes, sans toutefois y placer un trop grand nombre de blessés. (Legouest, De la chirurgie d' armée ; Chenu, Statistiques des guerres de Crimée et d'Italie.) V. Blessés et Hôpitaux. \
AMÉLIE-LES-BAIKiii (Pyrénées-Orientales). Eaux minérales sulfureuses sodiques sortant de 32 sources, ayant une température qui varie entre 32° à 63°. Saison I d'hiver principalement. On les emploie en bains de baignoire et de piscine ; en inhalation et en boisson, contre la bronchite chronique, l'asthme, l'angine granuleuse, In congestion pulmonaire chronique [T], les tubercules des poumons et du larynx El-
AMÉrvORRlIÉE. L'absence, la suppression ou l'irrégularité des règles constitue l'aménorrhée.
Dans les climats tempérés, les règles apparaissent chez les filles entre onze et quatorze ans, en même temps que se montrent les seins et les cheveux du pubis, mais elles peuvent tarder, et cela dépend ; soit d'une disposition hél éditaire, soit d'un état lymphatique fortement caractérisé, soit enfin d'une maladie organique et particulièrement de la tuberculose pulmonaire.
Il y a des aménorrhées constitutionnelles en rapport avec ! un mauvais état général de la santé, tel que la faiblesse native, la diathèse scrofuleuse, la chlorose, la chloroanémie de la misère, de l'inanition, de la vie sédentaire, de la tristesse et de la convalescence ; des aménorrhées locales produites par une grossesse ou par une maladie de l'utérus ou du vagin, et des aménorrhées sympathiques en rapport avec les maladies d'un organe autre que l'utérus.
Dans l'aménorrhée, on constate : soit l'absence totale des règles qui n'ont jamais paru, soit leur suppression accidentelle, soit enfin des irrégularités relatives à leur abondance et à leur retour.
La grossesse est une des causes les plus ordinaires de l'aménorrhée.
Au moment des règles, les femmes qui éprouvent une émotion moral(> vive et parliciilièremenl de frayeur, ou un
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refroidissement suliit du corps et des pieds, ont presque toujours une suppression immédiate du flux menstruel, et il en résulte une aménorrhée quelquefois très-grave.
L'aménorrhée existe souvent sans donner lieu à aucun autre trouble fonctionnel, et sans que les femmes soient malades.
L'aménorrhée, complication ordinaire de la chlorose chez les jeunes filles, produit alors de la gastralgie et de la dyspepsie, des spasmes et des névralgies de la tête ou de la poitrine, avec des pesanteurs hypogastriques et lombaires.
Les accidents propres de l'aménorrhée sont des malaises indéterminés, des houiîées de chaleur et de rougeur au visage, de la plénitude dans la poitrine ou au ventre, delà céphalalgie, des vertiges, des tintements d'oreilles, de la lourdeur de tète, de la somnolence, de la pesanteur ou des tiraillements dans les lombes, et quelquefois des épistaxis, des hématuries ou des hémoptysies très-redoutables.
On rencontre quelquefois des femmes atteintes d'amé- I norrhée, chez lesquelles il se fait une hémorrhagie en I quelque sorte supplémentaire du flux menstruel absent, I par la muqueuse nasale, par la peau, par les bronches ou I par les reins, mais cela est très-rare.
i L'aménorrhée par rétention du sang dans l'utérus et ' dans les trompes produit souvent l'hématocèle rétro-utérine (Bernutz).
La stérilité est la conséquence ordinaire de l'aménorrhée.
De l'aménorrhée subite dépend quelquefois le développement de la congestion pulmonaire chronique conduisant à la phtjhisie tuberculeuse .
Chez une jeune femme, l'aménorrhée est si ordinairement liée à la conception, qu'il ne faut pas se hâter d'agir pour rappeler le flux menstruel, et qu'on doit d'abord attendre pour voir si ne paraissent pas les autres signes de la grossesse.
! Chez la jeune fdle, l'aménorrhée est presque toujours le signe précurseur de la chlorose.
Thérapeutique. — Il y a différentes indications à remplir dans le traitement de l'aménorrhée. En effet, la suppression des règles dépend d'une grossesse avouée, ou qu'on prétend dissimuler, et alors il n'y a rien à faire ; ou bien elle se rattache à une lésion de la matrice et du vagin qu'il faut traiter, ou bien enfin elle dépend d'un état constitutionnel de chlorose, de chloro-anémie et de scrofule, qu'on doit combattre par les moyens appropriés.
t 1° Aménorrhée par maladies de Vutérus et du vagin. Quand l'utérus est distendu par le sang des règles, et forme une tumeur appréciable derrière le pubis, il faut rechercher s'il y a une atrésie du col utérin ou du conduit vaginal, et faire disparaître l'obstacle à la menstruation. V. Atrésie.
2° Aménorrhée constitutionnelle. Lorsque l'aménorrhée ! constitutionnelle s'accompagne de pléthore, de bouff'éesde chaleur, de céphalalgie, d'épistaxis etde spasmes, une petite saignée est quelquefois nécessaire, mais on fera bien : de la remplacer par trois sangsues en dedans de chaque genou, sur le condyle interne du fémur, ou à la partie supérieure des cuisses.
Des pédiluves irritants, des demi-bains très-chauds, des lavements purgatifs, des fumigations de vapeurs aroma-
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tiques sur la vulve, et des purgatifs aloétiques, font souvent revenir les règles.
Des vésicatoires ou des .cautères à la partie interne des cuisses peuvent être employés avec avantage ((îraves).
Des applications fréquentes de sangsues surles mamelles peuvent faire revenir les règles (Desportes).
On a quelquefois employé le galvanisme (Aldini, Scarpa, Rayer) l'électricité par induction (Becquerel), un pôle sur le sacrum et l'autre sur le col utérin, pour faire venir les règles, mais la science n'est pas encore fixée sur l'utilité de ce moyen thérapeutique qui me paraît avoir de réels avantages. Il réussit même (Lecoq, Fonssagrives), sans électriser l'utérus, en électrisant seulement la région épigastrique ou la partie supérieure de la poitrine autour des seins, ou enfin du sacrum au pubis et aux régions iliaques.
Contre l'aménorrhée conslitutionnelle il faut surtout mettre en usage le traitement de la chlorose et de l'anéluie (V. ces mots), et prescrire les ferrugineux, les excitants et les toniques, les bains de iner et de rivière, les affusions froides et l'hydrothérapie. C'est dans ce cas qu'on peut surtout essayer les douches d'eau froide sur le col utérin, pendant doux à trois minutes avec le spéculum, mais il faut que l'eau soit à 10° et que lejetsoit assez fort (Panas, Enguehard).
FORMULAIRE DE l' AMÉNORRHÉE.
Tisanes.
Polygala de Virginie, 8 grammes; eau bouillante, 1 litre-. Faites infuser pendant deux heures, et passiez : trois tasses par jour.
Anis, k grammes par litre d'eau bouillante, en infusion : plusieurs tasses par jour.
Camomille puante, en infusion pour tisane ; par verres, une pincée de fleurs par litre d'eau houillante; et en lavement, une poignée de la plante entière.
Camomille romaine, en infusion, h grammes par litre d'eau bouillante.
Armoise, en infusion, 30 grammes par litre. En décoction pour lavement, feuilles ou racine [+1.
Matricaire, 1 à 2 gr. en pondre, le double en infusion ; en décoction, une demi-poignée des feuilles pour lavement [+]•
Marrubium album, 3 à 7 grammes en poudre, le double en infusion, en extrait: 15 à 25 centigrammes.
Mélisse, plante entière, 3 à 7 grammes, en infusion ; huile essentielle, quelques gouttes dans une potion.
Trèfled'eau, 60 centigr. à 1^^,20 de poudre des feuilles ; 3 à 7 gr. en infusion, 30 à 60 centigr. d'extrait.
Pohjtrichum commune (espèce de mousse), en infusion,
10 gr. par litre d'eau coupée avec du lait (Bonnafoux). Bictame de Crète ou Origanum dictamntis, en infusion,
11 grammes par litre d'eau (Hippocrate). Ma,rjolaine, en infusion, 16 grammes par litre. Marum ou germandrce, en infusion.
Dolichos lablab. Décoction des semences avec du safran (P. Alpin).
Absinthe, en infusion, 5 grammes ; eau bouillante, 1 litre. Faire infuser pendant un quart d'heure.
Sabine, en infusion, 10 grammes par litre d'eau, ou bien poudre de sabine, 1 à 2 grammes par jour.
llyssope, h grammes par litre d'eau bouillante, en infusion. [Journal gén. deméd., t. XCVl, p 3.)
Safran, 2 grammes; eau bouillante, 1 litre. Faites infuser pendant une demi-heure et passez.
A prendre par petites tasses. Ou bien, extrait de safran, 3 décigrammes. A prendre en pilules, dans les vingtquatre heures \+].
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Tanaisie en poudre : 2 à k grammes par jour [T].
Castorevm, en bols, en pilules ou en polion : de 50 centigrammes à ls' ,50 qu'on peut répéter dans la journée, et l'on peut aller jusqu'à 2 et même 15 grammes. En lavement, la dose doit être plus forie ; on l'associe à l'opium, au camphre, à la valériane, etc. L'extrait ukoolique se donne à moitié dose. Teinture alcoolique ou éthérée, 30 à 60 gouttes par jour FH.
Myrrhe. Ce stimulant se donne à l'intérieur : en poudre, 5 décigr. à 1 gr. ; en teinture alcoolique, 1 à k gr. ; en extrait alcoolique, 10 centigr. à 5 gr. □.
Seigle ergoté, 20 à 50 centigrammes, en poudre, par jour ; on peut augmenter la dose {+}.
Hellébore noir, 50 centigrammes à ]^',20, en poudre ; 60 à 75 centigrammes, en extrait.
Viodnrc de fer est un excellent médicament, qui participe des propriétés du fer et de l'iode. C'est un médicament fréquemment employé dans l'aménorrhée des filles scrofuleuses, 1 décigramme à 2 grammes O.
Huile essentielle de térébenthine, dix à quinze gouttes par jour en capsules ou en potion.
Teinture d'iode, vingt à soixante gouttes par jour, dans une potion, à prendre par cuillerées à houclie dans la journée et frictions sur les mamelles avec pommade iodée \±\.
Cantharides, en poudre depuis 0^'',025, en teinture depuis cinq à dix gouttes; en frictions, associées au camphre 13-
Aconit [extrait aqueux), 16'',50.
Faites 30 pilules : à prendre une pilule huit jours avant l'apparition présumée des règles ; augmenter d'une par jour, de manière que la malade en prenne huit le jour où les règles devraient apparaître (West).
Phosphore amorplie , 60 centigrammes à 18% 50 en suspension dans un véhicule aqueux (Mac Kensie) □.
Le phosphore amorphe n'a pas les effets toxiques du phosphore ordinaire.
Apiol en capsules à la dose de 15 à 30 centigrammes, aux époques habituelles de la menstruation, 1 à h par jour (Homolle et Joret) [+]•
Fumigation stim'nlante.
Armoise incisée j ^
Eau bouillante 100(1 iil.
Mêlez. Dirigez la vapeur sur les parties sexuelles. Pour ramener les règles ou faciliter leur écoulement.
Pédilmes.
Pédiluves de sous-carbonute de potasse, 100 à 250 grammes, de sel gris, 250 grammes, avec Vacide chlorhydrique, 30 à 60 grammes.
Sirop d'armoise composé.
Sommités llenries et fraiclies d'armoise.. i\)-2 grammes.
Huc.ines fraiclies d'année 1(1 id.
Kacines de livéclie Ki id.
Racines de l'enonil l(i id.
Sommités fraiclies de jionliot 192 id.
Sommités de cataire 192 id.
Sommités de sabine IQ-j
Sommités du marjokiiie 112 id.
Sommités d'Iiyssope 1)2
Sommités de inatricaire 112 id.
Sommités di* nie 412 id.
Sommités de liasilic 112 jj,
Anis 3f, id.
'■"""•'Il'' 3(! id.
Miel blanc 1000 id.
Sncre 2.500 id.
Propriétés stimulantes. Utile dans l'aménorrhée. Dosse, 60 grammes,
Sulfure de carbone.
Stimulant général très-énergique qui agit d'une manière spéciale sur l'utérus. 11 est très-vanté comme emménagogue [+]• On l'emploie à Yintérieur à la dose de deux gouttes dans une tasse d'eau de gruau sucrée.
Pilules de laurier.
Pondre de laurier 3à4 uranimes.
Mucilage de gomme adragant. .... q, s.
Pour 30 pilules. Une toutes les heures □.
Potion emménagogue.
Sucre , 30 grammes.
Huile essentielle de rue 1 „
Huile essentielle de sabine / ^ S""""'
Triturez dans un mortier, et ajoutez :
Eau, distillée d'armoise 150 grammes.
Eau distillée de fleur d'oranger 10 id.
Une cuillerée toutes les deux lieures, (Desbois.)
Confection de rue.
Pondre de feuilles de rue \
Pondre de semences de carvi [ aa 25 grammes.
Pondre de baies de laurier )
Sagapénum 10 id.
Poudre de poivre noir ,5 id.
Mêlez et incorporez dans :
Miel 100 grammes,
1 gramme deux ou trois fois par jour [+].
Espèces emménagogues.
Kacine de valériane \
Racine d'armoise f
Racine d'bellébore noir \ aa 10 grammes.
Feuilles de cbenopodium ambrosoide.. . i Sommités d'armoise /
Mêlez. Employées en infusion. Dose, 5 grammes pour 1 litre d'eau.
Sirop de safran. . ,,
Safran, 92 grammes. {
Vin de Malaga 500 id.
Sucre blanc.^ 750 id.
Incisez le safran, faites-le macérer dans le vin pendant deux jours, passez avec expression et filtrez la liqueur. Ajoutez-y le sucre, que vous ferez dissoudre à la chaleur du bain-marie (Codex) [+].
A la dose de 30 grammes dans une potion.
Potion emménagogue.
lodure de potassium 1 gramme.
Eau de mentbe 150 id.
sirop de safran 50 id.
A prendre en deux fois, le matin et soir [+]•
Pilules emménagogues.
Oxyde île fer noir 5 ilt-i'igrainnies.
Safran en poudre ) .
Il > aa 1 gramme.
Cannelle j
Sirop d'armoise i|. s.
Faites 8 pilules. Deux à quatre par jour C+l. Pihdes d'iodo forme.
lodol'orme 2 grammes.
Extrait d'ubsinllie i|. s.
F. s. a. 36 pilules. Trois par jour Q-
Pilules de cyanure d'or.
Cyanure d'or 5 centigrarumi-s.
Extrait de dapline mezerenm 15 id.
Mêlez, et avec poudre de guimauve, (piantité suffisante, faites 15 pilules, dont on donne une par jour, pui.s (leii\, puis trois (Pourché) Q.