V. Pleurésie, Syncope et Poitrine [Plaies de
La trépanation du sternum (Riolan, Skielderup, Laennec), sur le bord gauche du sternum, au niveau de la cinquième côte, est un bon moyen pour arriver sur le péricarde ; mais on s'expose à l'inflammation, à la pénétration du pus fourni par la plaie de l'os dans le péricarde, si l'on évite les hémorrbagies.
La ponction avec incision, entre le bord gauche el l'appendice xiphoïde et le cartilage de la dernière vraie côte (I^arrey), est un moyen rationnel;
Doigts des aides. — faite par l'aiguille, —
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mais on n'est poinl sûr d'entror dims le péricarde, et l'on pent blesser une branche importante de l'artère mammaire interne.
Cette ponction se fait aussi par aspiration pneumatique au moyen d'une aiguille creuse. V. Péricardite.
PARACEIMTÈSE DU THORAX. V. TlIORACOCENTESE
et Pleurésie ou Péricardite.
PARACOUSIE. Des bourdonnements, des tintements, des sifflements d'oreille ou des bruits analogues perçus par les malades indiquent la paracousie et souvent le début de la surdité. Ce phénomène résulte ordinairement de l'obstruction de la trompe d'Eustache, de la congesiion cérébrale et des maladies de l'oreille interne. V. Oreille.
PARAI.TSIE*. L'abolition du mouvement et de la sensibilité dans les muscles, dans les organes des sens et dans les membres, constitue la paralysie.
S'il y a des paralysies complètes du mouvement et de la sensibilité, il y a plus souvent encore paralysie bornée, soit à la sensibilité, soit au mouvement.
La paralysie est générale occupant tous les membres, ou bornée à une moitié latérale du corps {paralysie hémiplégique) limitée à sa moitié inférieure [paraplégie], ou enfin localisée à droite d'un côté et à gauche de l'autre (])«ralysie alterne] .
Les paralysies sont le symptôme d'une lésion du cerveau, de la moelle ou des nerfs, ce senties paralysies cérébrales ou spinales (V. Cerveau : Moelle ; Sclérose), mais quelquefois elles sont le résultat d'un simple trouble dynamique ou sympathique des fonctions nerveuses sans lésion appréciable d'aucun des organes. Ce sontôesparalysiesessentielles.
Une dyspepsie ancienne , une phlegmasie intestinale chronique, des vers intestinaux, des lésions de la vessie et des reins, produisent souvent par sympathie l'amaurose ou la paraplégie.
Les poisons produisent souvent la paralysie, ainsi : de l'arsenic résulte quelquefois la paraplégie ; — du plomb, la paralysie des extenseurs des doigts et l'amaurose ; — de la quinine, la surdité et l'amaurose ; — du tabac et de l'alcool, une amaurose que la cessation du poison peut faire guérir; — du phosphore, une paralysie musculaire; — de l'éther et du chloroforme, l'anesthésie ; — de la syphilis, toutes les paralysies musculaires et sensorielles, etc. La cause n'est pas dans les nerfs, mais dans le sang qui a cessé d'avoir sa composition normale et dont l'influence excitante sur le système nerveux a disparu.
Le froid produit souvent des paralysies périphériques qu'on appelle rhumatismales.
Les émotions morales, telles que la frayeur et les grandes passions violentes, amènent quelquefois des paralysies partielles du mouvement et de la sensibilité : ainsi l'anesthésie est la conséquence ordinaire du fanatisme religieux ou politique, de la démonologie et de l'hypocbondrie.
La chlorose et la convalescence des maladies aiguës, telles que la diphlhérite, l'angine simple, la fièvre typhoïde, la pneumonie, la variole, la dysenterie, la rougeole, la scarlatine, l'érysipèle, etc. (Tissot), produisent souvent la paralysie musculaire générale ou celle de la vision. Ce sont des paralysies essentielles.
Toute paralysie qui s'accompagne d'une lésion de circulation, de nutrition, de sensibilité ou de mouvement de la rétine, du nerf optique et de la choroïde, est une paralysie symptomatique. V. Gérébroscopie.
La fatigue excessive des muscles ou d'un organe peut en occasionner la paralysie, témoin la paralysie atrophique des portefaix et l'amaurose de ceux qui travaillent trop longtemps à une grande lumière.
11 y a une paralysie de l'enfance qui existe sans lésion des nerfs, qui est probablement le résultat de l'action du froid humide sur les membres des enfants, dont on ne connaît pas la cause et qu'on appelle une paralysie essentielle.
Il y a une forme très-rare de paralysie essentielle aigw. générale, dans laquelle le mouvement disparaît peu à peu de toutes les parties du corps ; et lorsque des extrémités la paralysie gagne le tronc, le diaphragme et les muscles du thorax, il en résulte une gène de respiration qui mène à l'asphyxie (Landry).
La paralysie occupe quelquefois les viscères, la vessie, l'intestin, les poumons, c'est-à-dire les fibres contractiles de ces parties, et il en résulte des rétentions d'urine, du méléorisme, des pneumonies dites hypostatiques, etc. C'est ce qu'on voit dans la fièvre typhoïde, dans le typhus et dans toutes les maladies adynamiques.
Au début de la paralysie des membres il y a souvent élévation de température sur la peau, mais lorsque la paralysie est ancienne il y a, au contraire, abaissement de la chaleur superficielle. On sait d'ailleurs que l'augmentation de la température résulte de la lésion des filets ou des ganglions du grand sympathique qui accompagnent le nerf des parties paralysées. (Cl. Rernard.)
La paralysie entraîne toujours l'atrophie plus ou moins prononcée des muscles privés de mouvement, et les fibres amaigries, pâles, privées de leurs stries transversales, s'infdtrent d'une plus ou moins grande quantité de granules ft de graisse.
Il y a une variété de paralysie qui s'accompagne d'une telle maigreur des muscles qu'elle a reçu le nom de paralysie atropique. V. Atrophie musculauie.
Dans certains cas de paralysie spinale, les membres sont agités d'un tremblement continuel qui nuit à la coordination des mouvements et peut empêcher la marche: c'est la paralysie agitante.
La nutrition est tellement altérée par la paralysie qu'on a vu des fractures ne pouvoir se consolider chez des paralytiques.
Tant que les muscles paralysés sonlsains, ils conservent la contraclilité électrique, mais s'ils sont pâles, granuleux, graisseux ou atrophiés, cette contractilité disparaît.
Paralysie delà scnsiltilîté ou ancstliésîe. L'anestliésie est le nom de cette paralysie qui, laissant intact la faculté motrice, donne lieu à l'abolition du sentiment. Elle existe seule ou accompagne la paralysie du mouvement général, mais, plus souvent partielle, elle existe avec ou sans lésions des centres nerveux; toutefois il est plus ordinaire de la rencontrer à l'état de maladie essentielle.
L'anesthésie est quelquefois le symptôme d'une lésion des cordons postérieurs de la moelle, mais elle est plus ordinairement la suite de l'hystérie, de la chlorose ou de la convalescence des maladies aiguës. C'est surtout une paralysie chlorotique hystérique.
L'anesthésie complète empêche de sentir le contact des corps et la douleur que leur nature peut produire, mais incomplète elle donne lieu à ce singulier phénomène de la perception du contact do l'objet, c'est-à-dire de la piqûre, du froid ou de la brûlure qu'ils peuvent occasionner, sans
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ronscience de la douleur. Ne pas ^enlii' la douleur q\ian<l on perçoit le conlact des objets, c'est avoir Vnnalgésie.
il y a une anesthésie cutanée externe et une anestliésie interne, viscérale. C'est le cas de la dyspepsie, de la constipation, de la rétention d'urine, de la faiblesse d'hématose chez les chlorotiques, dont les organes intérieurs ne ressentent plus suffisamment les stimulations internes.
Thérapeutique. — En présence d'une paralysie, le médecin doit déterminer sa nature, et avant de faire une prescription, il doit savoir si elle est symptomatique d'une maladie du cerveau, de la moelle ou des nerfs, si elle est sympathique, ou enfin si elle est cssentieUe.
La cérébroscopie (V. ce mot) est ici d'un très-grand secours, car si l'on trouve une altération de la papille on peut être assuré que le cerveau ou la moelle sont malades.
Les paralysies sympathiques doivent être combattues dans la cause qui, par action réflexe, produit l'abolition de la sensibilité et du mouvement. — Il faut guérir le ténia, la dyspepsie, l'entérite chronique, la maladie des reins ou de la peau, qui sont l'origine des accidents paralytiques.
Les paralysies rhumatismales doivent être traitées par les bains de vapeur simples ou aromatiques, — les bains d'air chaud, les fumigations résineuses ou mercurielles, — les frictions avec l'alcool camphré et les liniments excitants, — les applications réitérées de teinture d'iode, — les vésicatoires volants, — les pointes superficielles de feu, — les cautères, — les nioxas, — l'électropuncture ou mieux l'électrisation (V. ce mot); — les eaux minérales de la Malou, de Balaruc, de Bourbonne, de Baréges, de Cauterets, d'Aix en Savoie, de Bourbon-PArchambault, etc.
I;a médication interne doit se composer de pilules de vératrine de 5 milligrammes, trois à quatre par jour; de poudre de noix vomique, 25 à 30 centigram. ; de strychnine et de brucine, 5 milligrammes par jour.
Les jiaralysies nicotianiques, saturnines, alcooliques, arsenicales et quiniques, doivent être traitées en supprimant l'action de la cause et ensuite par tous les moyens conseillés contre les paralysies rhumatismales.
Les paralysies syphilitiques doivent être traitées à l'intérieur par l'iodure de potassium à haute dose, 2, 3 et 5 grammes par jour. Quant aux phénomènes paralytiques en eux-mêmes, il faut les combattre par les moyens appropriés.
Les paralysies chlorotiques doivent être traitées par le quinquina, les ferrugineux, le manganèse, la bonne nourriture, le séjour à la campagne, au bord de la mer, et par tous les moyens employés contre la chlorose, indépendamment du traitement local de la paralysie. V. Chloro-ané-