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arrêter l'écoulement du sang par une sensation de refroisement local, dontl' action sympathique provoque la contractilité des vaisseaux bronchiques et utérins par où s'écoule le sang. On les emploie aussi contre la goutte des pieds et contre l'entorse pour éviter le développement de l'inflammation. Dans ces cas leur durée doit être assez longue.

PELi^DE. Nom donné à la teigne décalvante. V. Teigne.

PEIX4GRE. (Mal de la rose.) Un exanthème squameux de la peau, des parlies inférieures, de la face (\ov-

FiS. 528. — Vi'i-det du liU\ — 1. ïiges ù l'e.slrneui' du si-ftiii,

sale des mains et des pieds, suivi de diarrhée, de vertige, et enfin de folie, caractérise la pellagre.

La misère et la nourriture par du maïs ou du blé avariés sont les causes de la pellagre.

Fig.-529. — Verdet du mais à l'intérieur du grain autour de la gemmule. — 2. Tigos du mycélium avec des sporules dans le voisinage.

C'est principalement dans le nord de l'Italie, dans les Pyrénées et au nord de l'Espagne, là où l'on se nourrit surtout de maïs altéré par le venlet, que se développe la pellagre à l'état endémique (Balardini, Boussel).

11 y a des pellagres sporadiques dans la Gironde, en Champagne et môme à Paris, chez des individus qui n'ont jamais mangé de maïs, mais qui vivent de pain préparé avec du blé de mauvaise qualité, rempli de verdet.

L'altération du maïs, qui produit la pellagre connue sous le nom de verderame, de verdet ou de vert de gris, et décrite par Balardini, n'est autre qu'un champignon parasite du genre sporisorium développé autour de la gemmule par l'humidité, et le même champignon s'observe sur le blé.

C'est surtout dans les années pluvieuses, lorsque le maïs, mouillé au moment de sa récolte, s'altère par l'humidité, que se développe la pellagre.

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Quanti on placo séparément du maïs et du blé de bonne quaUté dans un vase humide, au bout de quelques jours ces deux céréales s'altèrent et commencent à germer ; un grand nombre de grains présentent autour de la gemmule la tache brune ou verdàtre du verdet, et, sur le blé comme sur le maïs, ces taches sont formées de spores , qui plus tard forment le parasite complet (fig. 528, 529 et 530).

Fig. 530. — Pellagre.

■ Yerdet du maïs. — 1. Tiges à l'extérieur Ju grain, — 3. Sponiles isolées, i, Sporules réunies.

Ce n'est pas le maïs qui produit la pellagre, car le bon maïs ne la détermine jamais; c'est le maïs altéré parle verdet (fig. 530), et, à cet égard, le blé rempli de verdet peut avoir les mêmes conséquences.

La pellagre est une maladie rémittente, qui paraît au printemps par un exanthème prui'igineux du dos, des mains ou du pied, suivi de desquamations écailleuses qui durent tout l'été, s'améliorent pendant l'hiver pour reparaître plus fort au printemps suivant avec de l'inappétence, de la gastralgie et de la diarrhée. Ces phénomènes durent tout l'été jusqu'aux temps froids, où ils s'améliorent; mais au troisième printemps ils reviennent de nouveau et il s'y joint les vertiges, les fourmillements, la céphalée, le délire et la mélancolie qui constituent la folie pellagreuse, toujours suivie de mort.

Fig. 531.

■ Pellagre. — Verdet du blé. — 2. Tige du mycélium (leuri. 3. Sporules isolées. — 4. Sporules réunies.

En dehors de tout autre accident cérébral, les peliagreux entendent habituellement un tintement, un bourdonnement, un ronflement comparable au chant de la cigale, à une petite chute d'eau ou à un mugissement, et qui existe dans l'une ou dans les deux oreilles.

La durée de la pellagre n'est pas toujours la même, et

au lieu de durer trois ans elle se prolonge quelquefois jusqu'à cinq et six ans.

La pellagre endémique conduit toujours à la folie et à la mort.

On peut prévenir la pellagre en conservant le maïs dans des lieux secs, ou, s'il est humide, en le faisant passer au four pour le conserver jusqu'au moment où il devra servir ;'i l'alimentalion (Costallat).

Thérapeutique. — Pour prévenir la pellagre, il faut améliorer le sort des localités où cette maladie est endémique. Il faut donner aux paysans des moyens de travail et leur procurei des céréales de bonne qualité. Qui ces populations mangent du maïs oi du blé, peu importe, pourvu que l; qualité en soit bonne et que, biei conservées, elles n'aient point de verde intérieur. C'est ce que Costallat a par faitement démontré, et il ^a indiqua dans ce but une manière de récolter l maïs qui le met à l'abri de toute moi sissure, afin de le rendre propre l'alimentation. Ce moyen consiste chauffer le maïs après la récolte pou le dessécher, et à l'emmagasiner dans des endroits parfa tement secs, au lieu de faire comme les paysans de Landes, qui le mettent en tas sur la terre sous un abri d planches mal jointes à travers lesquelles passe l'eau plu viale.

Une fois la pellagre déclarée, il faut que les maladf quittent le lieu où a commencé le mal, et qu'ils aillei vivre d'un régime meilleur, à l'hospice, si cela est nécei saire, en y prenant des bains tous les jours. Ce changi ment de régime suffit souvent pour guérir le mal, et guérison peut être définitive.

Au moment des phénomènes nerveux congestifs, la sa ijiiée générale et les sangsues sont très-utiles, mais il i faut pas trop y insister.

Contre la diarrhée, il faut prescrire 2 à 3 grammes ( bismuth par jour; — le diascordiuni, 2 à3 gramme; — la thériaque, — V opium, 5 à 15 cent grammes ; — la décoction blanche de Sydmhaï, — ■ la poudre de craie préparée, — la inilpe i ' viande crue avec ou sans pepsine, etc. { Contre l'état de la peau, les frictions de glv, cérine de Price coupée avec du lait, ou de glycérc i d'amidon, ou la p)ommade de calomel et la poi made au précipité rouye. \ Contre les accidents cérébraux, la saignée f quelquefois utile ; mais dans bien des cas le n. est incurable, et il n'y a que les antispasmj^ diques et la séquestration à mettre en usage, iflH

Le docteur Gemma, qui attribue ces accider nerveux à une altération nutritive des nerl conseille l'emploi du sulfate de strychnine, ' pilules de 3 milligrammes et demi, et il i que ce moyen lui a réussi pouj' enlever les boti donnements d'oreille.

PELWIMÈTRE. Instrument destiné à mesurer les d mètres du bassin de la femme en cas de rétrécissemei V. Accouchement, Dystocie.

PELVI-PÉRITOi\ITE. Inflammation circonscrite péritoine dans le petit bassin étudiée autrefois sous le ne de péritonite partielle.

PÉNI

La pclvi-péritonile se montre surtout chez les femmes, après les couches, nprès un avorlenient, après les règles brusquement supprimées, après une blcnnorrhagie, après un excès de coït, après une application d'hysléromètre ou de caustiques sur l'utérus, après une douche vaginale, après le cancer de l'utérus ou de la vessie ou du rectum (Bernulz).

Quelques médecins considèrent la pelvi-péritonilo comme un phlegmon pi-ri-utérin (Nonat), une ovoritc (Gallard), mais cela n'est pas démontré.

Thi-rapt'utique. — Des sangsues à l'hypogastre, des cataplasmes, des frictions calmantes, opiacées et belladonées, des suppositoires avec l'opium, des lavements laudanisés, surtout le vésicatoire, etc., doivent être employés contre la pelvi-péritonite. V. Péritonite.

^■ËltlPniGUS. Des bulles cutanées plus ou moins volumineuses, transparentes, quelquefois jaunâtres, remplies de sérosité qui s'écoule par leur rupture, et qui se dessèchent, constituent le pemphigus. On observe le pemphigus sur tous les points du corps.

Les bulles de pemphigus sont plus ou moins nombreuses, varient du volume d'une lentille à celui d'une amande ou d'un œuf, et ne s'accompagnent de fièvre que lorsqu'elles sont très-nombreuses.

Il y a un pemphigus aigu et un pemphigus chronique. Ses causes sont peu connues ; cependant chez les nouveaunés la maladie est due à l'état cachectique ou bien est la conséquence d'une syphilis héréditaire, et dans ce cas le pemphigus est souvent congénital.

Le pemphigus aigu et discret n'a rien de grave et guérit en quelques jours.

Le pemphigus chronique et conduent entraine quelquefois la desquamation de tout l'épiderme et peut occasionner la mort.

Thérapeutique. — Dans le pemphigus simple, on peut abandonner la maladie à elle-même, et il sulfit de piquer les bulles avec une aiguille pour évacuer la sérosité. Quand les bulles de pemphigus sont très-larges, il faut également inciser, et, s'il y a suppuration, faire le pansement avec du cérat comme dans le vésicatoire. Il faut saupoudrer le corps avec de Yumidon ou du bismuth, — prescrire à l'intérieur le siro]) d'arséniate de soude, — la racine d'Asclépias gigantea, appelée mercure végétal dans l'Inde, de 75 centigrammes à 1 gramme et demi, en poudre ou en décocté. Cela fait partie des pilules asiatiques. — Fomentations alcahnes.

Soiis-cai'bonate de soude.

Eau distillée

2 grammes, 350 id.

Et enfin le traitement antisyphilitique.

PÉNIS (Amputation du). Pour amputer la partie antérieure de la verge et le gland, on peut se servir du bistouri et sectionner en faisant rétracter par un aide la peau de la verge. On coupe d'un seul coup, on lie les artères dorsales de la verge et l'on cautérise au fer rouge la surface de section des corps caverneux (Boyer). — Pour éviter un rétrécissement de l'urèthre, on réunira par suture les bords de la plaie de peau à ceux de la muqueuse de l'urèthre (Ricord, Pdchet).

L'écrasement linéaire est une opération aussi bonne que l'incision. Pour amputer le corps de la verge sous le pubis, on se servira encore de l'écraseur V. Écrasement

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