LINÉAIRE
11 n'est pas absolument nécessaire d'introduire préalablement une sonde dans l'urèthre (Barthélémy), ni de
BOUCHUT BT DESPBÉS. 2* édlt.
passer une sonde dans la vessie; les rétrécissements consécutifs ne sont pas inévitables, el, quand il y a rétention d'urine immédiate, elle cède dans les vingt-quatre heures.
Amputer la verge par la ligature, avec un fd fort (Richet), et attendre la chute de la verge, une sonde métallique ayant été préalablement introduite dans l'urèthre ; sectionner les tissus couche par couche fScha?ger) ou avec le galvano-cautère (Middeldorpf), sont des opérations qui n'ont les avantages ni de l'écrasement linéaire ni de l'incision.
Les accidents immédiats de l'amputation de la verge sont la phlébite, l'infection purulente, et plus tard quelquefois l'hypochondrie. V. ces mots.
Contre les rétrécissements consécutifs on a recours à la dilatation. Enlever une rondelle de la verge (Lenoir) est une opération inutile, le rétrécissemeut peut se reproduire au niveau de la nouvelle section ; mieux vaut inciser la paroi inférieure du canal dans une étendue de 1 centimètre, et réunir les bords de l'incision de la muqueuse à la peau par une fine suture avec des fils de soie.
Pt-nis (Maladies du). Le pénis, ou verge, peut être atteint d'une série de lésions traumatiques, d'inflammations et de tumeurs variables.
I. Cancer du pénis. — Les cancers de la verge sont des cancers encéphaloïdesfibro-plastiques,mélamques ou autres. Le prépuce elle gland sont le siège de cancers épithéliaux.
Le cancer de la peau se présente avec les caractères d'une induration mal circonscrite, développée lentement, accompagnée de quelques élancements et ne provoquant qu'à la longue des engorgements ganglionnaires. On ne croira à une syphilide primitive ou secondaire, que si le traitement antisyphilitique a agi sur la tumeur. Lorsque le cancer est infiltré pour ainsi dire dans le prépuce, lorsque le gland, violacé, dur, reste dans cet état pendant plusieurs mois el finit par présenter des ulcérations qui laissent suinter du pus ayant une odeur fétide, le doute n'est pas possible.
Les chancres phagédéniques ne passent pas par une période d'induration et ne portent pas d'odeur comme les cancers.
Le cancer de la peau du pénis peut rester longtemps limité à la peau.
Le cancroïde du gland ou le cancer épithélial papillaire du gland débute par un point rouge qui s'étend, devient saillant ou se divise en plusieurs mamelons durs, reposant sur une base dure ; le cancer du gland est encore constitué par une ulcération à bords indurés, et qui végètent peu à peu. A la période d'ulcération les cancers de la verge saignent facilement.
Les cancers des corps caverneux débutent par des indurations mal limitées qui ressemblent à des nœuds ; on a d'abord beaucoup de difficultés à reconnaître qu'il s'agit d'un cancer, et l'on doit toujours, en présence d'un cas douteux, attendre et soumettre le malade à un traitement par l'iodure de potassium et les topiques. Lorsqu'il y a certitude que l'induration des corps caverneux n'est ni la conséquence d'une plaie, ni la suite d'une inflammation, et lorsque le traitement antisyphilitique n'a eu aucune action, il s'agit d'un cancer.
Thérapeutique. — La possibilité de l'extension du mal, la rétention d'urine quelquefois complète (Boyer), font une nécessité de l'amputation de la verge, lorsqu'il est évident que le mal est un cancer et qu'il a des racines dans la verge même.
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Mais avant d'amputer la verge, le chirurgien examinera s'il ne peut pas enlever la tumeur sans toucher à cet organe. Pour cela, au moment de l'opération, une incision longitudinale sera faite sur toute la longueur de la verge, les lissus seront coupés couche par couche. Si l'on arrive sur la gaîne du corps caverneux et si elle est saine, on excisera la peau sans toucher à la verge (Lisfranc). Lorsque le cancer est limité à la peau, on doit se borner à enlever la peau. A priori, on peut avant l'opération s'assurer que la peau seule est le siège du cancer, en cherchant si elle glisse sur la verge.
II. Éléphantiasis du prépuce. — L'éléphantiasis du prépuce (Wadd. Gibert, H. Larrey, Uigal de Gaillac) est une lésion de la peau, avec byperthrophie du derme (V. Éléphantiasfs des Arabes). L'éléphantiasis du prépuce s'accroît incessamment dans les pays chauds, tandis qu'il reste stationuaire dans les régions tempérées. La cessation des besoins génésiques (Adanis, Lawrence) est la conséquence de l'éléphantiasis de la verge et du prépuce.
La rétention d'urine est très-rare dans les cas de l'éléphantiasis du prépuce, quel que soit le volume de la production pathologique.
L'éléphantiasis du prépuce s'étend souvent au scrotum, et il récidive facilement après l'ablation (Goyrand d'Aix).
11 y a un éléphantiasis du prépuce qui, comme l'éléphantiasis de la vulve, est la suite d'excoriations suivies de lymphangite.
Thérapeutique. — • Si le mal est limité au prépuce, on en fera l'ablation par excision (V. Phimosis). Si le fourreau de la verge est malade, on l'excisera (Delpech). On énucléera la verge en enlevant par dissection toute la peau; on empiétera même sur celle du scrotum. Des lambeaux de peau pris sur les cuisses servii'ont à recouvrir les testicules. On laissera la verge dénudée se cicatriser, sans chercher à la recouvrir.
11 ne faut pas toucher à un éléphantiasis qui a envahi les corps caverneux, et, en général, à tout éléphantiasis qu'on ne peut faire disparaître entièrement par une opération, car l'opération hâte la mai'che envahissante du mal.
in. Êpmichement sanguin du pénis. — La rupture de la veine dorsale de la verge pendant une contusion peut causer un épancliement de sang sous -cutané, qui donne à la verge une coloration violacée et pourrait faire croire à de la gangrène ; mais on se souviendra que l'absence de douleurs et la chaleur conservée dans les parties noires ne sont point en rapport avec une gangrène.
La rupture de vaisseaux du corps caverneux constitue une sorte de tumeur érectile traumatique, qui augmente pendant les érections, est molle, réductible et indolente. Celte tumeur est susceptible de s'enflammer et de s'indurer pour former ce qu'on appelle des nnmds du corps caverneux.
On a cité un cas où le corps caverneux s'était rompu pendant une érection et avait causé un épancliement sanguin profond {Gaz. des hop., 1865).
Thérapeutique. — Les compresses résolutives, les lotions ammoniacales, l'eau de Goulard et l'eau blanche (V. Contusion) seront employées.
Ponctionner une tumeur réductible des corps caverneux, c'est s'exposer à une hémorrhagie qui peut être mortelle (Albinus).
■ L'amputation de la verge (Cbelius) est une ressource extrême à laquelle on ne doit avoir recours que quand le
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mal fait des progrès incessants, encore vaudrait-il mieux couper un seul corps caverneux avec l'écraseur linéaire en arrière de la tumeur, et disséquer ensuite la tumeur.
IV. Étranglement de la verge par un lien ou, un cercle constricteur. — Les étranglements de la verge par des corps étrangers déterminent une timiéfaction de toutes les parties situées au devant de l'anneau constricteur et un boursouflement tel, que parfois l'agent constricteur est recouvert par les lissus œdématiés. Un lien d'étoffe, de fil, une bague, une bobèche (Dupuytren), une douille de baïonnette (Larrey), une virole de robinet (Chassaignac), le goulot d'un flacon de verre (Legros), ont été trouvés exerçant une consîriction sur la verge, et il ne manquera peut-être pas de se trouver d'autres cas plus exceptionnels encore.
Le premier phénomène de l'étranglement de la verge est l'exagération de l'éreclion qui avait été sollicitée par les manoeuvres de masturbation se rattachant à l'introduction de l'anneau sur la verge; c'est ensuite ime tuméfaction toujours croissante du gland et du prépuce, et à la longue la rétention d'urine, puis la gangrène des parties tuméfiées.
Thérapeutique. — Toutes les fois que le corps étranglant est facile à couper, on le coupera d'emblée, sans chercher à réduire. Les fils, les rubans, les anneaux, seront coupés avec des ciseaux ou des cisailles. Pour cela," on soulèvera le bourrelet qui recouvre le corps étranger, on passera au-dessous de celui-ci une spatule, afin d'empêclier les ciseaux ou la cisaille de couper la peau de la verge.
Dans le cas où le lien constricteur serre depuis peu de temps, on peut essayer de réduire par des applications permanentes de glace sur toutes les parties de la verge et sur les aines et les cuisses, mais il ne faut pas laisser la glace jusqu'à congélation.
On fera des mouchetures sur la verge, avec réserve toutefois, quand on ne pourra immédiatement sectionner le corps étranger, puis on sectionnera ou l'on brisera les corps métalliques avec des cisailles; on coupera les anneaux de verre avec le diamant ; les pièces de cuivre épaisses seront coupées avec une lime ou avec une scielime, et, pour cela, on sciera obliquement, afin de ne point déchirer les tissus, la pièce de m'étal étant tenue par un étau fixe ou un étau à main.
S'il y avait rétention d'urine, on devrait, dans les cas où l'on prévoirait que la section serait longue, faire une boutonnière uréthrale en arrière de la consîriction. Pour faire cette boutonnière, il suffit de ponctionner avec le bistouri sur un point du canal distendu par l'urine ; puis, lorsqu'on a senti une résistance vaincue et quand on voit sortir l'urine, on agrandit l'ouverture. Il ne faut pa craindre une fistule consécutive. Dès que le lien constricteur sera détruit, on fera uriner le malade <à chaque besoin, avec une sonde passée par l'urèthre, la plaie se guérira promptement; mais on pourra, pour plus de sécurité, refermer la plaie avec des serres-fines.
On pansera à l'eau fraîche, et les malades seront tenus dans un grand bain ou un bain de siège pendant plusieurs heures.
V. Inflammation du pénis (V. Balanite, Chancre, Uré- THRiTE blennorrhagique). — Le pénis peut être le siège d'érysipèle, de phlegmon, de gangrène, après un traumatisme ou les opérations de phimosis. Ces lésions prêtent aux indications générales des inflammations dans les autres régions, sauf que les parties mortifiées par la gangrène doivent êlre abandonnées à elles-mêmes. ^
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Thérapeutique. — On désinfecte la plaie avec le pansemenl à l'eau chlorurée, ou avec l'eau-de-vie camphrée, et l'on attend la chute des eschares.
VI. Ossification du pénis. — Une corde dure et tendue siégeant dans la cloison des corps caverneux, donnant à la verge, pendant l'érection, la forme d'un arc de cercle à concavité supérieure , est une ossification partielle du pénis.
Cette lésion ne peut être confondue avec aucune aulie lésion ; en cas de doute, on pourrait piquer avec une aiguille à acupuncture la partie de la tumeur saillante sous la peau. Si l'aiguille ne pénétrait pas, il y aurait une preuve que la tumeur est une ossification.
Tliérapeutique. — Une fois, l'extraction d'une ossification du pénis a été tentée, mais elle a donné lieu à des hémorrhagies assez graves (Mac Clellan) ; mieux vaut no pas toucher à cette lésion.
Vil. Plaies du pénis. Les plaies du pénis qui n'intéressent pas le corps caverneux ni l'urèthre ne diffèrent pas des plaies des autres points du corps. Les décollements de la peau de la verge ne sont pas dilïérents des autres décollements du tégument, sauf que malgré leur étendue ils reprennent très-bien.
Thérapeutique. — Le traitement de ces plaies ne diffère pas de celui des plaies en général.
VllI. Plaies des corps caverneux et de l'urèthre. — Les plaies par instruments piquants ne présentent pas d'accidents redoutables, si ce n'est la possibilité d'une pidébite des corps caverneux. Les fausses routes de l'urèthre ne sont graves que par l'infiltration de l'urine dans la fiiusse route et l'inflanimation consécutive. V. Catiiétérisme.
Les plaies par instruments tranchants causent des hémorrhagies. — Le gonflement de l'urèthre coupé entraîne la rétention d'urine, et plus tard un rétrécissement fibreux.
V, RÉTRÉCISSEMENT DE l'URÈTUBE.
- Les plaies transversales de la verge qui ne sont pas suivies d'inflammation ne déterminent pas l'oblitération des corps caverneux et de l'urèthre.
Les plaies par armes à feu sont accompagnées d'épanchements étendus et de gonflement des parties qui causent une rétention d'urine. Lorsque la verge est amputée I par ane balle ou un boulet, la rétraction de l'urèthre jointe au gonflement des tissus est une nouvelle cause de rétention d'urine.
|! Les plaies du pénis par armes à feu, avec perte de ! substance, comme les brûlures, déterminent des cicatrices vicieuses.
( Il y a des plaies par morsures qui ont coupé l'urèthre f et même amputé la verge (Lenoir). Ces plaies sont suivies de rétrécissement du canal.
I Thérapeutique. ■ — Lorsque la verge a été piquée ou coupée en partie, sans section complète des corps caverneux et de l'urèthre, on réunit, avec des bandelettes de
] diachylon, lorsque la plaie est régulière, avec des sutures, dans le cas contraire, et l'on pansera à l'eau froide, le malade étant tenu au repos absolu.
Si un corps caverneux est divisé, s'il y a une hémorrhagie, on tentera la réunion immédiate avec quelques points de suture entortillée ; si la verge est presque entièrement divisée, on cherchera l'ouverture de l'urèthre dans la plaie et l'on placera une sonde à demeure dans la vessie, puis on en introduira une autre par l'urèthre s'il est possible de passer une sonde d'emblée dans la vessie et dans
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tonte la longueur de l'urèthre, cela vaut mieux. S'il y avait des fausses routes, ou chercherait d'abord l'urèthre dans la plaie, puis on introduirait dans cette portion du canal, du côté de la vessie, une sorte de petit gorgeret (F. Dron) qui conduirait la sonde passée dans la portion antérieure de l'urèthre jusque dans la vessie : on réunirait ensuite la plaie de l'urèthre immédiatement; ou bien après la régularisation de l'urèthre et des corps caverneux divisés, on aviverait les bords de la plaie et l'on réunirait. V. Fistule urinaire.
Lorsque la peau de la verge a été décollée, on pansera simplement avec des compresses mouillées. Quand le pénis a été atteint par une balle qui a déterminé une perte de substance, on fera le pansement avec un cataplasme, et l'on passera une sonde à demeure pour prévenir la rétention d'urine.
S'il y a plaie avec grande perte de substance et si la vergti est coupée, on cherchera à rétablir le cours de l'urine au cas où il y aurait rétention, mais il n'est pas besoin de se presser; la rétention d'urine n'existe pas toujours, et lorsqu'elle existe elle cède en général dans les vingt-quatre heures. On panse à l'eau froide et l'on tient les malades au repos.
Lorsqu'il y a eu plaie des corps caverneux, on observe quelquefois des cicatrices qui, pendant l'érection, tiennent la verge courbée. Contre cet état, on peut sectionner le corps caverneux au-dessus et au-dessous de la cicatrice ; on fait suppurer la plaie, et l'on obtient des cicatrices adhérentes au corps caverneux sain, qui corrigent la déviation de la verge (Baudens). On peut encore sectionner la cloison des corps caverneux d'arrière en avant dans toute la longueur de la verge, mais cela ne remédie pas à la déviation de la verge.
Après les plaies des corps caverneux et de l'urèthre, quand il est impossible d'arrêter les hémorrhagies de la verge par des tamponnements avec le perchlorure de fer et la cautérisation avec le fer rouge, on passe des épingles en croix, en travers de la plaie, et l'on fait un point de suture entortillée [V. ÉnECV.hES (Tumeurs)]. En vingt-quatre heures, l'hémorrhagie est arrêtée.
Wéiiis (Tumeurs DIVERSES ou). Outre les lésions syphilitiques du pénis, telles que les chancres et les plaques muqueuses (V. ces mots), il y a différentes espèces de tumeurs : sur la peau, des kystes sébacés (V. ces mots) ; — dans le tissu cellulaire, de petits lipomes, — et dans les corps caverneux ce qu'on appelle des nœuds.
1. Nœuds des rorpf caverneux. — Les nœuds des corps caverneux sont, ou des noyaux enflammés terminés par induration, ou des coagulations du sang dans les corps caverneux, ou des brides indurées à la suite de traumatisme.
Les nœuds des corps caverneux sont indolents, ils ne causent que de la gêne pendant l'érection, la verge est inclinée du côté où ils existent.
La verge où plusieurs nœuds se sont développés prend des formes bizarres pendant l'érection et cela empêche plus ou moins le co'jt.
Thérapeutique. — C'est une opération dangereuse que celle qui a pour but d'enlever les nœuds du corps caverneux ; on pourrait tout au plus enlever un nœud ou faire une section sous-cutanée au-dessous du nœud, mais lorsque plusieurs nœuds existent, on n'a de ressources que dans un traitement résolutif, les pommades à l'iodure de plomb et les lotions avec la teinture d'iode. Ces traitements calment au moins le moral des malades.
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II. Tio/itiurs éredili'S du ^jiJrt/s. — J.es Uimeiirs éreotiles du pénis sont cutanées pt sous-culanées ; elles ont les caractères des tumeurs érecliles en généi'al et ne peuvent être confondues qu'avec les épanchements sanguins traumatiques des corps caverneux, mais l'origine du mal permet d'établir le diagnostic.
Thérap(:Htique. — Les tumeurs érectiles cutanées do la verge seront traitées par les injections coagulantes ; les tumeurs érectiles profondes peuvent être traitées de la même façon. L'extirpation est contre-indiquée, mais l'amputation de la verge serait préférable au séton et à la ligalvu'e. Les dangers auxquels exposent ces deux dernières opérations, l'infection purulente en particuliei', doivent faire préférer les injections coagulantes et peutêtre mieux la cautérisation avec le fer rouge. V. Éf(ECTiLii.s {Tu7neurs).
PEI^SÉE SAUVAGE. Plante de la famille des violariécs, dont l'infusion, /i grammes par litre d'eau, s'emploie comme dépuratif dans les maladies de la peau.
PEPSIME. Ferment du suc gastrique par lequel s'accomplit la dige>lion des viandes.
On l'emploie dans les cas de diarrhée où l'on suppose que par suite de maladie aiguë ou chronique de l'estomac le ferment gastrique normal est modifié et ne suffit plus à la digestion. — Celle qu'on administre doit être neutre quand les sucs de l'estomac .sont Irès-acides et andulée lorsque les sucs de l'estomac ont perdu leur acidité normale.
La pepsine a déjà été donnée sous forme de présure (V. C(! mot) pour faciliter les digestions par Bourdetle.
La thérapeutique se sert de la pepsine de veau recueillie par la macération de la muqueuse gastrique dans l'eau que l'on précipite par l'acétate de plomb pour faire des digestions artificielles. Corvisart a montré que cette pepsine devait être donnée dans certains cas de dyspepsie et de lienterie in- -n. Elle s'administre en poudre neutre ou acidulée, après chaque repas, à le dose de 50 centigrammes à 1 gramme, ou se donne aussi sous forme de ■•iirop, de vin ou d'élixir.
Voici un moyen facile d'administrer ce médicament, surtout aux enfants. La saveur du sirop de cerise se confond tellement avec celle de la pepsine, que les enfants les plus difficiles acceptent ce mélange avec plaisir. La manière de préparer ce sirop est très-simple :
Pepsine (aïeule neuti'n\ . , . ^ (Kî uTûQuue^.
Faites dissoudre dans :
Eau froide li giummos.
Filtrez et ajoutez :
sirop lie eeriso acidulé 70 t^ramiins.
Chaque cuillerée à soupe de sirop, 13 grammes, contient 1 gramme de pepsine. La dose est d'une cuillerée pour les adultes et d'une demi-cuillerée pour les enfants, que l'on fait prendre à la fin de chaque repos. (Corvisart.)
La pepsine en solution concentrée a été injectée dans les tumeurs pour les dissoudre (Tiiiersch).
(Nussbaum.)
PEIlCliroRURE ME FER. Préparation liquide employée comme hémostatique sur de la charfjie, toutes les fois qu'on ne peut faire la ligature d'un vaisseau. — On l'emploie aussi pour la cure des ulcères variqueux et des cancroïdes, .dont on a dénudé la peau par des vésica-
PERC
toires Pravaz s'en e.-t servi pour injection dans les petits anévrysmes des membres pour y coaguler le sang et amener la guérison [+]. V. Chloruhe de fer et Anévrysmes.
On le donne à l'intérieur dans de l'eau sucrée, vingt gouttes, dans le purpura (Piorry) [T], l'angine couenneuse (Aubrun) [+], le croup, les hémorrhagies internes, etc.
Le perchlorure de fer, se décomposant dans la solution de gomme et dans les mucilages ne doit jamais être donné autrement que dans de l'eau distillée ou dans de l'eau sacrée. On a prétendu que l'eau sucrée elle-même décomposait assez la substance pour ne pouvoir être employée comme excipient. Je ne partage pas cette opinion, car si l'eau sucrée décompose à la longue le perchlorure de fer, cette action n'est pas immédiate, et l'on peut prescrire une potion d'eau sucrée à prendre dans les vingt-quatre heures sans craindre que le médicament soit défruit.
PE?aC'ï'.^SS©X. La percussion imaginée par Avenhruger est un procédé d'examen des différents organes, à l'aide duquel on arrive à reconnaître l'existence anormale de corps solides, liquides ou gazeux, là où ils ne devraient pas se trouver.
La percussion >e pratique en appliquant un doigt sur lu partie qu'on veut explorer et en frappant sur lui avec plus ou moins do force au moyen du médius de la main opposée On a ainsi une matité absolue s'il y a sous la main un corps solide, une matité moindre s'il existe du liquide, et enfin de la résonnance faible ou tympanique, s'il y a des gaz. C'est le moyen de reconnaître les indurations, les Tumeurs, les abcès, les engorgements, les accumulations de sérosité ou de gaz dans les tissus.
La percussion permet de limiter le volume et l'étendue des organes et des produits morbides.
On peut aussi pratiquer la percussion au moyeu d'une plaque d'ivoire dite pJessimètre, ce qui permet d"avoir un son plus net et en conséquence de mieux fixer le contour des organes ou des parties malades (Piorry).
Pcpcassîon «lu cœisi-. La percussion est très-utile pour apprécier le volume et la situation du cœur, ainsi que les épanchements séreux du péricarde, car une matité de h centimètres carrés étant la dimension normale du cœur, toutes les fois que la matité dépassera de beaucoup ce chiffre, il y aura lieu de croire à une hypertrophie cardiaque ou' à unhydropéricarde, faits que la force ou l'éloignement du tic-tac permettront de distinguer.
Perc-a>s<«ioi> An poiemon. Les poumons résonnent très-bien tant qu'ils sont dans leur état normal, mais s'ils sont le siège d'une congestion chronique partielle, d'une pneumonie aiguë ou chronique, d'une apoplexie pulmonaire d'une tuberculisation plus ou moins étendue, d'un aplatissement par épancliement séreux ou sanguin de lu idèvre (V. ces mots), de tumeurs profondes, il y a dans la partie correspondante du thorax une inatité plus ou moins forte et différemment étendue.
I a matité au sommet de l'un ou des deux poumons indique presque toujours la présence de tubercules, mais (die peut dépendre d'une congestion chronique ou dune pneumonie. V. Congestions des poumons, Phthisie.
Une matité fixe dans un point de la poitrine dépend de l'induration du poumon par la congestion, la phlegmasie ou la tuberculose.
Une matité mobile, dont le niveau se déplace avec les
PERC
iiiouvemoiils du malade indique un épancheuiunt dans la plèvre. V. Pleurésie.
La l'ésonnance exagérée de la fosse sus-épineuse, unie à une maillé de la base du thorax, est le signe d'un épanchement d'air et de sérosité dans la plèvre. V. HvDno-
PNEUMOÏIIORAN.
Percussion «îh ventre. Sans la percussion il serait impossible de faire le diagnoslic de certaines tumeurs du ventre, et c'est par ce moyen qu'on en fixe le siège, qu'on en limite l'étendue et qu'on en découvre la nature solide liquide ou gazeuse. '
Dans les maladies du foie, la matité exagérée de tout I organe ou d'un de ses lobes indique la congestion aiguë ou chronique de la glande, son hypertrophie, ou des tumeurs hydatiques et cancéreuses. La forme globuleuse et le siège de cette matité au niveau du muscle droit indiquent même une tumeur ca.lculeuse de la vésicule biliaire.
Dans les maladies de la rate et à la suite des fièvres pa uslres la matité exagérée de l'hypochondre gauche indique le volume et l'hyper trophie de cette glande, et alors on peut en dessiner les contours.
C'est la percussion qui, en faisant connaître la matité ou la resonnance de l'abdomen, indique la présence des gaz et des excréments de l'inleslin, en même temps que celle des liquides et des tumeurs dans le péritoine.
Une matité globuleuse fixe à l'hypogastre, s'élevant jusque près de 1 ombilic, annonce une rétention d'urine une tumeur de l'utérus ou une grossesse.
La matité latérale de l'hypogastre est souvent en rapport avec les tumeurs de l'ovaire ou des téguments larges. Une matité de la fosse iliaque droite et de la gauche indique, soit une obstruction stcrcorale du caîcuni et de 1 6 iliaque, soit un phlegmon iliaque.
La matité morbide de tout l'hypogastre se portant dans le flanc droit ou gauche, selon le décubitus du malade en même temps que se déplace la résonnance des intestins est le signe certain d'une hydropisie ascite.
Quand la percussion d'une tumeur donne au doi-t la sensation d un frémissement vibratoire, on peut êt e assure qu il s'agit d'un kyste rempli d'hydatides.
Percussion (APPLICATIONS THÉRAPEUTIQUES DE LA) Si
mo^sr:,i;:\'Ti'"^^^°"p -^^^^^^0.1 euT/Xi :r:ti;:^^:aiïv:siïs^ ^"«'-^ ^-^^Ses
La percussion de l'hypogastre donnant une matité arrondie, formant une tumeur sus-pubienne chez un mat e qui u une rétention d'urine et qu'on ne peu" sonde indique le pomt où il faut faire il ponclion'de la vîSe' \ . Rétention d urine.
Dans l'ascite et dans l'hydropisie enkystée des ovaires b percussion permet de savoir au moyen de la résonn uc^ iauidf. ' f ' '"^'ité où est
rln^^"f la percussion des fosses iliaques et
d^^ co on fait rec^nnaîlre une obstruction stercSe fournit aussi l'indication d'un purgatif. V. Obstruction Tumeur stercorales vasinuciiors.
PÉRI
Dans la pleurésie gauche la malité déplacée du cœur indique la torsion de cet organe ou son refoulement dans le côté droit de la poitrine et sert d'indication à la thoracocentése.
Chez une femme qui n'a point ses règles, dont l'hypogastre est rempli par une tumeur et qui se croit enceinte, la résonnance indique une physométrie, et la nécessité de faire le cathétérisme utérin pour évacuer les gaz.
PÉRICARDITE Quand l'inflammation s'empare de la membrane séreuse externe du cœur, elle produit la péricardite.
La péricardite, assez ordinaire chez l'homme, est beaucoup moins fréquente chez la femme.
La péricardite, quelquefois engendrée par des causes dites traumatiques, est plus ordinairement la conséquence, soit de l'impression du froid sur le corps échauffé, soit du rhumatisme articulaire aigu (Bouillaud).
La péricardite s'observe habituellement dans le cours du rhumatisme articulaire aigu, de la pleurésie et de la pleuro-pneumonie.
On rencontre exceptionnellement la péricardite à l'état épidémique.
Il y a une péricardite aiguë et une péricardite chro-
Vous reconnaîtrez analomiquement la péricardite aiguë à l'hydropisie fibrineuse plus ou moins abondante du péricarde, aux fausses membranes qui le recouvrent partiellement ou en totalité, à l'aspect de langue de chat râpeux ou filandreux de cette exsudation plastique, et plus tard, dans l'état chronique, aux adhérences de la séreuse et à la transformation cartilagineuse ou calcaire du péricarde.
La péricardite aiguë comparée chez différents malades montre souvent au médecin l'exemple curieux de lésions anatomiques semblables, avec des phénomènes dynamiques cnlièremeiit opposés. Tel épanchement fibrineux inflammatoire déterminera ici douleur , palpitations , anxiété, suffocation même, qui passera ailleurs ignoré faute de réaction, et constituera la 'péricardite latente.
La péricardite aiguë, essentiellement proléiforme, ofl're au médecin tous les degrés possibles de réaction fébrile, de douleur locale, de palpitation, d'angoisse précordiale, depuis la modification la plus légère jusqu'à la manifestation la plus prononcé4% et- alors seulement la plus significative.
La péricardile aiguë est la plus belle occasion de triomphe que puisse offrir la méthode médicale d'examen par l'exploration physique. En effet, vous ne reconnaîtrez celle affecliou que par la présence d'une matité précordiale plus ou moins étendue, de la voussure des parois cardiaques, du bruit de frôlement, de frottement de cuir neuf ou de craquement cadencé, selon le rhylhmedes mouvements du cœur, et enfin par le fait de l'affaiblissement, de l'éloignement et delà disparition des bruits valvulaires, si l'épanchement a refoulé le cœur assez loin des parois thoraciques.
On guérit toujours très-bien de la péricardite aiguë, partielle.
La péricardite aiguë, généralisée, sans complications, guérit assez ordinairement; mais la péricardite aiguë, accompagnée d'angoisse, de suffocation, de pâleur et de bouffissure du visage, est presque toujours mortelle.
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On voit souvent, après la guérisou de la péiicardite, la dépression des parois cardiaques succéder à la voussure précordiale constatée dans le courant de la maladie.
Thérapeutique. — Dans la péricarditc la diète et le repos au Ut, les tisanes nitrées ou saturées d'acétate de potasse édulcorécs avec le sirop des cinq racines, seront très-utiles aux malades. iN'hésilez pas à saigner largement et fréquemment au début les malades atteints de péricardite ; il faut que la lancette alterne avec la ventouse scarifiée sur le cœur, pour arrêter la plilegmasie de son enveloppe.
La vératrine employée seule peut arrêter la péricarditc au début, et elle se donne de la manière suivante :
Véi'ati'ine | t- ,•
Opium )
Mêlez, pour dix pilules. — Deux à cinq par jour, et un lavement émollient.
Quand la péricardite est déjà ancienne et que l'épanchement persiste, de larges vésicatoires volants à la région péricardique seront très-utiles.
La digitale en poudre, 5 à 50 centigrammes par jour, en sirop, 30 grammes, et la digitaline, un à trois granules, sont souvent employées contre la péricardite, mais leur emploi ne répond pas toujours à ce qu'on attend de leur usage.
Dans la péricardite chronique, il faut laisser en pei-manencc des cautères à la région du cœur, ou appliquer de la teinture d'iode et prescrire un régime modérément nutritif.
Si l'épanchement est très-considérable, et par son volume engendre une dyspnée que l'on peut croire susceptible d'amener la suffocation et la mort, il faut faire la ponction du péricarde pour évacuer le liquide. Cette opération est délicate et difficile, car on peut craindre de blesser le cœur. Cependant, en ponctionnant près du sternum entre la quatrième et la cinquième côte, on peut éviter cet accident. On a fait jadis cette ponction par incision couche par couche des téguments : c'est un bon moyen de voir ce qu'on fait et de ne pas blesser le cceur, mais il a l'inconvénient de faire une grande plaie exposée à l'air.
Pour mieux faire, on a cru qu'il fallait essayer la ponction avec un trocart ordinaire (Aran) ; mais la plupart de ces ponctions n'ont pas réussi. Elles n'ont pas pénétré dans le péricarde ou ont piqué le cœur ainsi que je l'ai vu plusieurs fois. 11 vaut mieux la ponction par trocart capillaire avec succion par seringue aspiratrice, et j'ai vu un cas où une seule ponction, ayant retiré 700 gr. de liquide séropurulent, a guéri la maladie (Frens).
PÉRU'iaoï^'E>lî©ME. Tumeurs formées par l'épaississement du périoste devenu cartilagineux.
PÉKIÏV'ÉE (LÉSIONS du). Outre les tumeurs et les inflammations dont la région du périnée est le siège, on y trouve, chez les femmes, une lésion traumatique spéciale, la déchirure. V. Uréthrite, Hernies.
Déchirure du périnée. — Les ruptures du périnée sont des accidents de certains accouchements qui sont dus à ce que l'étroitesse de la vulve ne permet pas le passage d'une tête de fœtus volumineuse, ou à ce que le périnée n'a pas été soutenu pendant le passage de la tête, ou à ce que le chirurgien n'a pas débridé h propos une des grandes lèvres.
Un premier accouchement un peu avancé et la petitesse de la taille de la mère (Puzos) sont des causes prédisposantes, les efforts d'expulsion trop violents do la part de la mère, le volume énorme de la tête du fœtus sont les causes déterminantes les plus certaines de la rupture du périnée.
PÉRI
11 y a des faits exceptionnels, comme les déchirures centrales du périnée, par lesquels les femmes accouchent sans que la déchirure se complète du côté de la vulve. C'est quand l'accoucheur néglige de repousser la tête du fœtus en introduisant le doigt dans l'anus que ce fait peut être observé.
Trois cas peuvent se présenter :
Ou bien le périnée est déchiré superficiellement, le sphincter anal étant conservé ;
Ou bien le sphincter est déchiré, mais sans ouverture du rectum ;
Ou bien la cloison recto-vaginale est déchirée. Dans ce cas le périnée peut présenter une simple fente ou bien deux déchirures latérales se réunissant à la fente qui divise en deux la cloison recto -vaginale.
Au moment où une rupture du périnée se produit, on doit s'assurer de son étendue. C'est par le toucher rectal que l'on constate la persistance du sphincter, on sent le bourrelet formé par le muscle.
Les déchirures du périnée et les déchirures de la cloison recto-vaginale saignent très-peu.
Les suites d'une déchirure du périnée sont une communication du vagin et du rectum, une chute de l'utérus et une infirmité dégoûtante, le passage continuel des matières fécales par le vagin. — Des déchirures de la cloison vésico-rectale étendues ont guéri spontanément (Denman, Fraisnel, Duparcque].
Thérapeutique. — On prévient la rupture du périnée en soutenant fortement le périnée pendant le passage de la tête en débridant sur la partie postérieure d'une des grandes lèvres si le périnée est trop tendu et surtout dans les cas où, cette condition existant, il faut appliquer le forceps.
Lorsque le périnée est distendu par la tête du fœtus, il faut introduire un ou deux doigts dans le rectum, et repousser en avant la tête du fœtus. On évite ainsi la rupture centrale du périnée.
a. Si la peau du périnée seule est rompue, on ne fera pas d'opération ; le rapprochement des grandes lèvres par la position rapprochée des jambes serrées l'une contre l'autre (Puzos, Huguier) est suffisant. On pourra appliquer une grosse serre-fine, mais ce moyen de réunion ne tient guère.
h. Lorsque le sphincter est rompu, le même traitement est bon ; si le rectum est seul conservé, on peut encore appliquer ce moyen ; mais de peur d'une rupture consécutive, il est meilleur de faire deux ou trois points de suture intéressantl' épaisseur du périnée, et de rapprocher les bords de la plaie avec des bandes de diachylon passant dans le pli fessier et venant se croiser sur le pubis et allant se coller sur les épines iliaques antéro-supérieures (ÎN'élaton).
c. Lorsque la cloison recto-vaginale aura été déchirée, on pratiquera la périnéorrhaphie.
Quoique l'on connaisse deux cas de mort à la suite d'opérations faites pendant la période postpuérpérale, il est préférable d'opérer peu de temps après l'accouchement (Danyau , Maisonneuve , Nélaton) , dix à douze jours après.
Lorsqu'on est obligé de n'opérer que plus tard, on attendra que les règles soient passées et l'on opérera quelques jours après. S'il y a une leucorrhée abondante ou de la diarrhée, on les atténuera ; on guérira d'abord ou
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l'on améliorera l'étal de l'utérus et du rectum par les traitements appropriés.
Lorsque la déchirure est déjà ancienue, mais encore recouverte de bourgeons charnus et suppuranls, ou cautérisera l'angle de la plaie au niveau des restes de la cloison. Dans les cas où la cicatrisation des muqueuses est achevée, on peut tenter cette opération, surtout si les tissus sont lâches. Si, après une première cautérisation, il se réunit quelques parties, on continuera (J. Cioquet).
Bien que la cautérisation de l'éperon formé par la cloison vésico-vaginale restante, pour empêcher la soudure des muqueuses rectale et vaginale (J. Cioquet) ait été suivie de quelques succès, bien que la simple position des jambes rapprochées et serrées (Hugier) ait été suivie de guérison, la suture est ce qu'il y a de plus sûr pour la rupture du périnée récente. Mais à partir du moment de l'accouchement, en attendant le moment d'opérer, il est toujours bon de tenir les jambes des malades serrées l'une contre l'autre.
Lorsque la rupture du périnée est ancienne, lorsqu'il y .1 soudure des muqueuses, la périnéorrhaphie par avivement et suture est la meilleure opération.
Pén'néûirJutpJnc. 1° La périnéorrhaphie, dans les cas de rupture du périnée récente, c'est-à-dire la périnéorrhaphie applicable dans la deuxième quinzaine qui suit l'accouchement, se fait de la manière suivante :
La malade étant placée comme pour l'opération de la taille, sur le bord d'un lit, les cuisses fléchies et dans l'abduction, on fait une suture en surjet, des bords de la muqueiise vaginale, de la peau du périnée et de la muqueuse rectale, deux fils embrassant une grande épaisseur du tissu du périnée sont attachés par le mode de la suture enchevillée (Maisonneuve). Ce procédé est encore probablement le meilleur. La suture avec les aiguilles courbes à demeure, arrêtées avec des demi-sphères (Heurteloup), est insuffisante.
2" La périnéorrhaphie, dans les cas de cicatrisation de la plaie, se fait de la sorte :
La malade étant placée comme précédemment, le chirurgien avive sur la cicatrice, de façon à produire deux plaies triangulaires, réunies à leur sonmiet, sur l'éperon formé par les restes de la cloison recto-vaginale. On fait : \° à l'aide de points de suture métallique la réunion des bords de la nmqueusc vaginale ; 2° on réunit avec des pomts de suture métallique les bords de la muqueuse rectale ; on fait ensuite la suture des bords de la plaie cutanée avec des fils métalliques. 3° Demarquay, Langenbeck, Shuh, Roser et G. Simon, avaient déjà proposé la suture à trois plans. Pour favoriser la réunion de la plaie et prévenir les tiraillements, on fait sur le périnée les incisions semilunaires, libératices de Dieffenbach, de chaque côté, à 1 ou 2 centimètres de la suture. V. àuto- PLASTIE.
La suture des bords de la déchirure avivés par trois points de suture avec du fil double noué dans le vagin (Roux), et cette même suture, plus deux incisions libératrices sur le périnée (Dieffenbach), sont des opérations qui échouent souvent.
La pcrinéo-synthèse (Langenbcjk, Verhaegue d'Ostende), est une opération autoplastique, longue, difficile, et d'une efficacité très-douteuse.
Cette opération consiste à dédoubler avec un scalpel fin et en disséquant avec soin, l'éperon dont le bord est préalablement avivé, à former un lambeau avec la muqueuse vaginale qui couvre l'éperon ; à aviver sur les côtés, dans
un espace quiidrilatère, les bords de la déchiruie du périnée, depuis la peau jusqu'à l'éperon. On fait alors descendre la face rectale de la cloison et on la fixe par deux points de suture aux angles inférieurs des plaies latérales ; on réunit par suture les bords inférieurs de l'espace quadrilatère, de façon à fermer le rectum. La portion antérieure de la cloison de l'éperon, ou lambeau vaginal, est réunie avec les bords antérieurs de l'espace quadrilatère avivé. On fait ensuite la suture profonde du périnée et l'incision périnéale libératrice de Dieffenbach.
Après la périnéorrhaphie, on panse à l'eau froide, on tient les malades au repos, les jambes rapprochées ; on leur donne de l'opium, 10 à 20 centigrammes, pour qu'elles n'aillent pas à la selle, et on leur place le siège sur un matelas d'eau en fer à cheval de Hooper.
Fcrîiiéc (Tumeurs du). Les tumeurs du périnée sont des hernies (V. Hernie périnéale, Cystocèle), des lipomes (V. Grandes lèvres), des abcès urineux, des abcès autour de l'anus, des végétations (V. ces mots). On trouve encore au périnée des tumeurs éléphantiasiques qui sont dues à l'extension d'un éléphantiasis du scrotum , des tumeurs érectiles, des cancers près de l'anus et sur la vulve .
iPérIsséorrhaphîe. V. PÉRINÉE {néchirlire du).
a»Ég5I®S>I€ITK. Retour de certains phénomènes pathologiques à des époques fixes et régulières, séparées par des intervalles plus ou moins longs.
La périodicité est quotidienne, tierce, quarte, etc. ; double quotidienne, double tierce, double quarte, quotidienne double, tierce double et quarte double. Elle se montre dans les fièvres intermittentes, marécageuses; dans la fièvre intermittente symptomatique de la phthisie ou de la résorption purulente, dans certaines névralgies et dans quelques névroses, dans les hémorrhagies supplémentaires.
Thérapeutique. — La plupart des maladies périodiques guérissent par le quinquina ou par le sulfate de quinine.
WÈRl&tiit^lM. Phénomène qui relève de la périodicité. Une maladie périodique est celle qui revient à des époques fixes, régulièrement intermittentes. Telles sont les névralgies périodiques, les ikix périodiques, les fièvres périodiques. V. Fiévhe intermittente. Fièvre larvée, Névralgie.
T/iérapeutiquc. — Tous les phénomènes périodiques qui se montrent dans le cours d'un état morbide doivent être combattus par le sulfate de quinine administré à la dose de 10 à 30 centigrammes aussitôt la fin de l'accès.
E»ÉSilî©SlCEiS1'E PKOOFÉKAK'H'E. Tumeurs de l'épididyme. V. ce mot et Orciute.