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PÉRIOSTE (LÉSIONS ET MALADIES DU

Plaies et contusions. — Les plaies et contusions du périoste sont des lésions analogues aux autres plaies et contusions, avec oat'o seule particularité qu'elles donnent lieu à des inflammations violentes chez les enfants et qu'elles se compliquent parfois de nécrose par suite du décollement du périoste.

Thérapeutique. — Lorsqu'on a affaire à un décollement du périoste après une plaie, il est indiqué de le recoller immédiatement et de recouvrir les parties d'un cataplasme émollient (expériences de Tenon).

Tumeurs du périoste. — Outre les périostites chroniques

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el périostoses, il y a dans le périoste des lumeurs qui présentent toutes les variétés de cancer. Le cancer libro-plustique est peut-être le plus fréquent; il ressemble au cancer des os et ses symptômes sont les mêmes, seulement le cancer du périoste est extérieur à l'os, revêt de bonne heure les caractères du cancer; il ne donne pas lieu à une fracture spontanée, si ce n'est à la longue et par suite d'un développement considérable (V. Os, Canceus); le traitement est le même.

On a observé dans le périoste des cnchondromes (V. ce mot) et même des tumeurs érectilcs ; les caractères cliniques de celle dernière lésion sont obscurs, on peut les coiifondn; avec un cancer vasculaire, mais la réducliliililé de la tumeur doit indiquer une tumeur érectile.

PÉRI4»«iTITE AICiliÉ (Crampton, Graves, Maisonneuve, Chassaiguac). Ouoicpie Hevin ait dit que les abcès de la moelle des os peuvent causer l'inflammation du périoste, la périoslile aiguë est une découverte de notre siècle.

La périostite aiguë est primitive ou consécutive ; tantôt elle est due à une altération du périoste sous l'influence d'un traumatisme et d'un refroidissement, tantôt elle suit l'inflammation d'organes voisins ou l'inflammalion de la moelle des os. V. Ostéomyéute.

La périostite aiguë naît : 1° autour d'une fracture ; 2" après un décollement épiphysaire (Kloose) ou ostéite épipliysaire (Gosselin): 3" elle a pour point de départ un état général, tel que le scorbut.

Les types do la périoslile aiguë sout les fluxions dentaires, les panaris profonds et les abcès sous-périostiques auxquels on a donné le nom de périostite phlcgmoneuse (Schuizenberger), puis les abcès sous-périostiques du cuir chevelu (Grampton) et des os longs. Les abcès souspériostiques des os longs sont des maladifs assez fréquentes chez les enfants.

La périustite est un [ililegmon du périosli', avec ou sans (f 6cé« sous -périostiq ue.

Le début de la périoslile est insidieux, à moins qu'il ne s'agisse d'un abcès sous-périostique silué sur un os superliciel. Dans ce cas, il y a de la douleur et de l'œdème des téguments. L'œdème et l'empâtement existent quelquefois avec les abcès sous-périostiques du fémur el de l'humérus ; ils sont alors quelquefois limités à une portion du membre (Chassaignac) ; les douleurs sont exagérées par les chocs comumniqués aux membres. Lorsqu'il y a abcès sous-périosliqne franc, l'œdème est plus marqué, il y a de la Ilucluation, la peau présente quelques marbrures, elle est rosée quelquefois (Giraldès) ; lorsque l'abcès est ouvert on trouve l'os à nu dans une grande étendue.

Les symptômes généraux de la périoslile avec ostéomyélite sont ceux d'un état typhoïde (V. Ostéomyélite), les al)cès sous-périostiques n'occasionnent que de la fièvre, et quelquefois du délire. Ghez les enfants les abcès souspériostiques déterminent souvent un état lyphoïde, typhus des os (Ghassaignac), qui précède quelquefois les symptômes locaux, a-t-on dit, mais c'est peut-être parce que l'abcès profondément situé n'est pas recherché.

Les abcès sous-périosliques engendrent la nécrose superfirielle d'un os ou la nécrose totale, suivant que la périostite est i>rimitive, ou qu'elle est liée à une ostéomyélite, f/infection purulente, l'épuisement, sont assez souvent la suite d'un abcès sous-périostique.

On ne confondra pas un abcès sous-périostique avec un

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phlegmon circonscrit du tissu cellulaire, car, dans celui-ci, la tension et la rougeur de la peau sont très-marquées dès le début; le phlegmon diffus produit un gonflement et une rougeur qui occupent tout un membre, ce qui n'a pas lieu dans la périoslile. — On ne songera pas à des névralgies ni à des rhumatismes. Dans ceux-ci il n'y a pas de gonflement des os, comme dans la périostite et l'ostéite.

Une ostéite est accompagnée de gonflement de l'os et est moins douloureuse que la périostite. Le rhumatisme articulaire aigu simule les abcès sous-périostiques voisins des articulations, mais l'articulation est libre et peu douloureuse dans l'abcès sous-périostique.

L'ostéomyélite coexiste souvent avec la périostite, et comme lorsqu'elle se révèle à l'extérieur c'est par les signes d'un abcès sous-périostique, le diagnostic différentiel ne peut être fait que grâce aux symptômes généraux qui, lorsqu'il s'agit d'une ostéomyélite, existent avant les signes d'ime périostite. V. Ostéomyélite.

Tlicrapeutique. — La périostite aiguë des membres doit être traitée par les antipblogistiques : vingt à trente sangsues sur le membre ; un grand vésicaloire et une grande incision prématurée pour ainsi dire, el allant jus- (ju'à l'os, ont été indiqués (Ghassaignac).

La périostite des os situés immédiatement sous la peau sera traitée par les cataiilasmes, et l'on surveillera la formation d'un abcès pour ouvrir aussilûl qu'il y a de la fluctuation.

On fera des contre-ouvertures; si le pus stagne, on passera le tube à drainage. .\près l'ouverture de l'abcès, on évacuera le pus ; si l'on ne peut recoller le périoste sur l'os dénudé, on fera des lavages. Si l'os est malade, s'il y a ostéomyélite, on aura à se décider entre la trépanation de l'os et l'amputation (V. Ostéomyélite) et il n'y a pas de temps à perdre.

S'il y a nécrose, on se comportera comme il est indiqué.

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