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PEST

l'ÉTÉ

et peut servir à remédier à une rectocèle ou une ( y>lo( è!c coinpli luant une cliule de l'ulérus.

Les 2'>essaires à ressorts [élytro-mochlion, Kilian ; liystérophores ;ï ressorts, Zwancii, Schilling, Pertu.sio) sont des liges d'acier à exirémités rembourrées, ou des plaques articulées à ressort, qui, introduite , pliées dans le vagin, prenant point d'appui sur les parties latérales du vagin, soutiennent l'utérus en se redressant V. Utéhus.

Les pcssaircs rrdresst-urs sont les pessaires à cuvette ou à tiges fixés à un point d'appui extérieur. V. Utérus [Déviation de l').

Les pessaires qui sont fixés à l'extérieur sont des appareils dont il est dangereux de prolonger l'usage.

Les pessaires à air, en bondon, eiigimblelte ou à boule, sont préférables à tous les autres pessaires.

Une femme qui porte un pessaire doit le retirer tous les jours et faire des injections et des lavages de ^on vagin deux fois par jour, avec de l'eau de feuilles de noyer.

Les bains de siège fréquents soulageront beaucoup les malades qui souffriront, en s'habituani à porter un pessaire. V. Utéuus {Déviation de fj.

J. Cloquel a vu un pessaire de Hége, laissé à demeure et oublié pendant dix ans, causer un état fongueux du vagin qui a été pris pour un cancer.

Les ulcérations de l'utérus, l'introduction du col dans la cavité d'un pessaire de gomme, sont des accidents dus aux pessaires laissés trop longlempts en place.

PKSTE. La peste est une fièvre sporadique, endémique, épidémique et contagieuse, produisant des pétéchies cutanées et un plus ou moins grand nombre de bubons ou de gangrènes partielles de la peau.

La peste est endémique dans tout TOi'ient, mais les progrès de l'hygiène publique ont réussi à la faire disparaître d'un très-grand nombre de localités où elle faisait beaucoup de ravages.

En détruisant les foyers d'infection par les matières animales, Londres s'est débarrassé d'une endémie pestilentielle terrible, et c'est de la même façon qu'on rend aujourd'hui la peste plus rare en Orient.

La peste est une maladie miasmatique due aux émanations de matières animales corrompues, et une fois qu'elle a pris naissance elle propage par germe son spécifique.

Des malaises, de l'inappétence, de la courbature et des douleurs plus ou moins vives dans les aines et dans les aisselles annoncent l'imminence de la peste.

La céphalalgie, la fièvre, une extrême prostration, du délire ou du coma, des vomissements ou des régurgitations aqueuses, des selles liquides, jaunâtres, sanguinolentes, verdâtres, fétides, annoncent l'invasion de la peste, que démontre l'apparition de plaques érysipélateuses , de pétéchies, de bubons, d'anthrax et de pustules gangréneuses.

Si les bubons pestilentiels peuvent rester stationnaires et se résorber, dans la plupart des cas ils rougissent, deviennent douloureux, se ramollissent et donnent issue à un pus sanieux.

Les anthrax pestilentiels occupent le dos, les épaules ou les aines et ils donnent rapidement lieu à la suppuration ou à la gangrène.

Il y a dans la peste des charbons gangréneux qui commencent, comme le charbon ordinaire, par une pustule remplie de sérosité brune, entourée d'auréole inflammatoire livide, et qui donnent lieu à des gangrènes étendues des membres, du tronc, de la tête ou des parties génitales.

La peste dure de cinq à douze jours, mais dans les cas foudroyants elle tue en vingt-cpiatre ou quarante-huit heures.

Tantôt bénigne et tantôt maliijne, la peste fait un plus ou moins grand nombre de victimes, mais dans les saisons humides et chaudes et dans les encombrements de population la mortalité est toujours plus considérable.

Une extrême prostration, la gangrène et des urines sanguinolentes chez un pestiféré indiquent la mort.

Après sa guérison la peste laisse très-souvent une faiblesse excessive et des paralysies sensoriales ou musculaires, comme cela s'observe d'ailleurs dans la plupart des lièvres et des maladies aiguës.

La mort laisse peu de traces dans l'intérieur du corps des pestiférés, et 1 on n'y trouve que la fluidité du sang, l'énorme intumescence du foie et de la rate, les pétéchies muqueuses et cutanées, et l'engorgement des glandes axillaires, inguinales et mésentériques.

Le sang des pestiférés, rouge obscur, peu coalugablc, ne se recouvre jamais de couenne.

Thérapeutique. — La saignée contre la peste ne vaut absolument rien et elle ne peut être utile que dans les cas particidiers où il y a une réaction inflammatoire trèsvive.

Les boissons acidulées, froides, gazeuses , les lotions d'eau glacée sur le corps (Samoïlowitz), l'eau vineuse, la décoction de quinquina, le bouillon et le lait doivent être d'un usage journalier contre la peste.

Les vomitifs, les purgatifs, les toniques, le sulfate de quinine, le haschich, employés comme méthode exclusivide traitement dans la peste, ne valent rien.

Quand la peste se présente avec une forme adynamique, il faut donner du vin de quinquina, et s'il y a des phénomènes ataxiques, administrer le camphre et le musc à haute dose.

Les anthrax et les bubons doivent être couverts de cataplasmes émoUients, arrosés d'huile, jusqu'au moment où il convient de les ouvrir avec le bistouri.

Les plaies gangréneuses de la peste doivent être pan-, sées avec une solution au cinquantième ou au centième) de teinture de coaltar.

Le meilleur traitement de la peste consiste dans l'adop-i tion des mesures prophylactiques, par lesquelles on isolei les malades de leurs semblables et l'on sépare momenta-. nément les objets à leur usage de la circulation ordinaire,: de là l'origine des lazarets, des quarantaines et des ror-i dons sanitaires. V. ces mois. '

PKTÊcaaiE. Tache miliaire, rouge, arrondie, livide, formée par une ecchymose sanguine de l'épaisseur de la peau et ne s'effaçant pas sous la pression du doigt comme les taches rosées lenticulaires de la fièvre typhoïde.

Les pétéchies se montrent dans le purpura (V. ce mot), dans le scorbut (V. ce mol), dans les fièvres typhoïdes adynamiques et ataxiques, dans quelques cas de variole et de rougeole hémorrhagiques, dans le typhus, dans la peste et dans les maladies compliquées de phénomène-i typhoïdes graves.

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