‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 44 sur 612 · ANAS · texte numérisé non relu

ANAS

meilleur moyen de guérir l'anasarque engendrée par les maladies du cœur et du foie.

Forniiilaire de l'annsnrqiie.

Po7nmade de vératrine.

Vératrine 30 centigrammos.

Axoiige 30 grammes.

Mêlez. Pour friction sur le corps □.

Parmi les purgatifs on peut donner les suivants : Pilules Morisson.

Aloès. . . • i c;mmmc.

Résine de jnlnp •)

Extrait de coloiiuiiite i iil.

Gomme-gutte i id.

RImbai'be en pondi'e -1 id.

jWyiTlie ij

F. s. a. ëO pilules. Une à quatre par jour, comme purgatif drastique |+]-

Pilules drastiques.

.Talap en pondre 2 grammes.

Soaiumunée en poudie 2 id.

Mêlez, et, avec quantité suflîsanle de sirop simjde, faites 12 pilules.

Deux à six par jour, jusqu'à ce qu'elles aient produit une al)ondante évacuation [+]•

Pilules purgatives fondantes.

Seammouée 10 grammes

Fiel do bœnf 15 id. j

E.xtrait de gentiani" 20 id. 1

F. s. a. 200 pilules avec poudre de gentiane. On eni prend quatre par jour (Saiffer) [+]•

Potion hydragogae. ^

SiK-re d éeorce iraiehe de snreau 30 grainmns.

Sirop de violette 15 id. 1

Celte potion a été employée contre l'hydropisie par Roerhaave ((îaubius) [+1.

Mixture purgative.

Triturez avce jaune d'œuf 10 liraninies.

Huile de ci'oton (■.■utiL;i;nuiue?^.

Ajontez eon de menthe ."lO miiiuou--.

Sirop de (leur d'oranger 20 id.

En une fois à jeun, le matin (+|-

Vin hydragogue.

Iris de Florence ï «o

- , , ■ I > aa .10 £jrammes.

hcoree mterieure de sureau ) ^

Macine d'nunée ï rn ■ i

Il , . , > lui .10 ul.

l'eudii's di' sciM' )

Uaciu,' ,1c lulap 10 id.

Via Liant- ^:riMTeux 1000 iil.

Faites macérer pendant huit jours; filtrez. Un verre le matin à jeun contre les hydropisies (Af. ll.-D) [+]• Électuaire hydragogue.

Seammonée d'.Vlep \

.lalaj ' 'Ul I ô grammes.

.Seilie eu poudre )

Késine de jalap .') id.

Mêlez et ajoutez :

sirop de nerjirun |. s.

6 à 1.") décigrammes par jour (Fouquier) [T].

Électuaire hydragogue.

Y; 'l''"' '''^ laa iOerauM ^

Holi di' genic'vre )

Oxvmi'l sc'iMilii|uc' iO i.l.

rondre de jala] 10 ul.

Snlliile de potasse •"> id.

Ajoutez :

.Siiop de ui'rprUM 'I- •

5 granunes, à des intervalles irès-rapprochés, jusqu"; c(> ([u'on obtienne d'abondantes évacuations (Quarin) H

ANÉM

ANÉM

Électuaire purgatif.

Raciiio i\r jalii]. j.iilvFi'isi'.e i s™mine.

Caloiiii'l à lii viipeiii' 30 CBiitiçiaiiimrs.

Sufi'c ^ graiiiiiif.

Poiulro de i'é£;lisse i irl.

Miel blanc. 10 ici.

Mêlez les poudres ; ajoutez quelques gouttes d'eau pour les humecter, puis les 10 grammes de miel (Requin) [±\.

A ces moyens il faut ajouter toutes les préparations de scille en poudre, en teinture, en oxymel, elc, telles qu'elles sont indiquées à l'article Hydropisie. V. ce mot.

i^l^ATOMBSME. Doctrine médicale dans laquelle la disposition et la texture des organes sont les hases du diagnostic et de la thérapeutique. Elle a pour auxihaire la connaissance de l'anatomie normale, de la physiologie, de l'anatomie pathologique, de la percussion, de l'auscultation, de la micrologie, du spéculum, del'ophthalmoscope et de la chimie. C'est une de nos plus importantes doctrines médicales, et les vérités qu'elle renferme ont été extrêmement utiles aux progrès de la science, particulièrement à ceux de la chirurgie. Elle ne devient dangereuse que si l'on généralise ses données pour en faire les bases de la science au détriment des autres vérités doctrinales. Il y a autre chose dans l'homme que son organisation matérielle, et il faut savoir tenir compte, même en médecine, des principes qui créent et qui dirigent cette organisation.

AHîCïSILOPS. L'anchilops ou l'inflammation phlegmoneuse du tissu cellulaire et de la peau devant le sac la crymal, et un abcès du sac, peuvent simuler une dacryocystite ; mais l'ahsence d'écoulement par les points lacrymaux, pendant la pression sur la tumeur, empêchera cette méprise ; puis l'anchilops se développe en général plus rapidementque la dacryocystite ou tumeur lacrymale.

Lorsque cet abcès s'ouvre seul et laisse une fistule, on dit qu'il y a œgilops.

Il se forme queliiuefois à la suite des anchilops de petits kystes qui restent stationnaires.

Thérapeutique. — Au début, on appliquera une ou deux sangsues, puis des cataplasmes ; on incisera dès que le pus sera formé, de peur que l'inflammation ne gagne le sac lacrymal et ne cause une dacryocystite aiguë.

Les kystes consécutifs à l'anchilops seront traités par l'incision et l'excision, puis on pansera avec de la charpie sèche, ou l'on cautérisera; si la tumeur est solide on l'enlèvera avec le bistouri.

Al^lDREA JAP«îj (Tver, Russie]. Eau ferrugineuse, 8 degrés.

AKÉITIIE. L'anémie est caractérisée, tantôt par la diminution de la masse totale du sang, tantôt par l'accroissement du sérum aux dépens des globules et de l'albumine, notablement réduits dans leur quantité.

Dans l'anémie, les globules tombent de 141 à 100, à 90 et 50 p. 1000, l'albumine de 70 à 50 p, 1000, et la densité du sérum à 1020.

Il y a une variété d'anémie dans laquelle la proportion d'eau est tellement considérable qu'il en résulte une plénitude séreuse du système circulatoire qu'on désigne sous le nom dliydrémie.

L'anémie, Yolighémie, Vhydrémie ou VagJobuHe, variétés d'un même état morbide, senties conséquences d'un état morbide antérieur, tel que les maladies organiques, les hémorrhagies abondantes et répétées, les évacuations séreuses ou diarrhéiques, l'état nerveux, l'hypochondrie ou l'alimentation insuffisante et mauvaise, la privation d'air et

BOUCHUT ET DRSPBÉS. 2*^ édit.

de lumière, les préoccupations intellectuelles, les affections morales, etc.

On reconnaît généralement l'anémie à la pâleur des téguments, à la petitesse et à la viduité des veines superficielles, à la décoloration des lèvres et des ongles, à l'essoufflement, aux névralgies de la tète et de la poitrine, à la dyspepsie, aux palpitations, à la syncope et au bruit de souffle des vaisseaux du cou.

La chlorose et l'anémie produisent l'éclat des bruits du cœur, et un bruit de souffle aorlique au premier temps.

Dans quelques cas d'anémie, le visage reste bien coloré, ainsi que l'orifice des muqueuses, et il faut un examen trèsjudicieux pour reconnaître la véritahle nature du mal.

Une forte anémie entraîne delà langueur et de la fai])lesse musculaire, l'inaptitude aux travaux d'esprit, la perte du sommeil, des rêves et des cauchemars, du délire et quelquefois des hallucinations qui peuvent faire croire à l'existence delà folie.

L'anémie à un très-haut degré détermine toujours de l'œdème des membres, de la bouffisure du visage, et quelquefois une anasarque générale au milieu de laquelle surviennent des troubles cérébraux mortels.

Sauf les cas d'hémorrhagie abondante et prolongée, l'anémie se produit lentement, et représente par son degré d'intensité l'action plus ou moins énergique des causes organiques ou morales qui favorisent sa production.

L'anémie n'est qu'une lésion secondaire, et elle résulte des causes antérieures dont l'importance s'ajoute à la sienne, car celle qui est produite par les causes morales, la nourriture insuffisante, la convalescence, une hémorrhagie essentielle ou accidentelle, disparaît très-vite sous l'influence du régime, tandis que celle qui résulte des maladies organiques, ou des hémorrhagies symptomatiques de ces maladies, est à peu près incurable. Ses dangers viennent s'ajouter à ceux de la maladie antérieure, et c'est une seconde maladie non moins sérieuse que la première.

Nulle maladie ne ressemble plus à l'anémie que certains cas de pléthore, et quand on est en présence d'une anémie qui n'a pas entraîné la décoloration de la peau, la distinction est souvent difficile à établir. Il faut une étude complète des causes, des commémoratifs, et la constatation des souffles vasculaires pour arriver au diagnostic.

C'est à l'anémie et à la chlorose qu'il faut rapporter un grand nombre de troubles nerveux de la diathèse nerveuse qu'on appelle Vctat nerveux ou nervosisme, et qui est caractérisé par les troubles fonctionnels du cerveau, du larynx, de la respiration et de la circulation, de la inotilité et de l'intelligence, de la sensibilité générale et spéciale, de la digestion, des sécrétions, c'est-à-dire d'un plus ou moins grand nombre d'organes.

Il faut se garder de considérer les troubles fonctionnels de l'anémie comme des symptômes de maladies organiques des parties aftectées, et c'est sur cette erreur que reposent les prétendues guérisons des nosorganies du cœur, des poumons, du cerveau, de la moelle, et de l'estomac, qui n'ont jamais existé que dans la pensée des médecins, et qui n'étaient que de fausses maladies organiques.

On rencontre des anémies constitutionnelles simples, dans lesquelles la modification de composition du sang paraît être la seule lésion matérielle appréciable.

ANEM

L'anémie esl ordinairemenl symptomaliqno d'iino Usion viscérale ancienne plus ou moins caractérisée.

L'anémie peut èlre facilement confondue avec la chlorose, en raison de la similitude parfaite de leurs principaux symptômes ; elle ne s'en distingue que par des considérations secondaires nécessairement peu précises, tirées de l'âge, du sexe, des sujets et des commémoralifs di) la maladie.

L'anémie se distingue chimiquement très-l)ien de la chlorose, puisque dans un cas tous les éléments solides du sang, moins la fibrine, sont diminués de proportion, tandis que dans l'autre, c'est-à-dire dans la chlorose, la diminution porte exclusivement sur le chiffre des globules du sang (Recquerel).

L'anémie qui a engendré l'anasarque est presque toujours mortelle.

L'anémie constitutionnelle simple des sujets adultes guérit proniptement et facilement, tandis que l'anémie constilutionnelle des sujets avancés en âge guérit trèsdifficilement.

L'anémie qui succède aux hémorrhagies actives guérit très -facilement, tandis que l'anémie des maladies organiques viscérales ne guérit jamais.

Thérapeutique. — Quelle que soit la cause de l'anémie, et qu'elle dépende d'une hérnorrhagie accidentelle ou d'un épuisement par de longues maladies, elle doit être li'aitée par un régime excitant, substantiel , composé de viandes rôties et de vin de Bordeaux, par la purée de viande crue, par les voyages et le séjour àla campagne, par les frictions sèches sur le corps, par les bains stinudants de sels gris, par les bains de mer, de rivière, et par l'hydrothérapie.

Dans l'anémie il faut prescrire les infusions de houblon, de gentiane, de chicorée, le sirop d'écorce d'orange, le vin d'aunée,de gentiane, de quinquina, etc.

Préparations ferrugineuses. — Limaille de fer, souscarbonate de fer, citrate et lactate de fer, 50 centigrammes à 1 gramme par jour; eau ferrée, eau de boule de Nancy; eau de Spa, de Bussang, 1 litre par jour; fer réduit par l'hydrogène, 50 centigrammes à 1 gramme par jour; sirop de pyrophospliate de fer, une cuillerée avant chaque repas, etc.

Préparations de manganèse. — Oxyde, 50 centigrammes à 1 gramme par jour.

Préparations arsenicales. — Arséniate de soude, 5 centigrammes pour 300 grammes de sirop de sucre. Une à trois cuillerées abouche le matin à jeun.

Transfusion. — Dans les cas d'anémie subite par blessure artérielle ou veineuse, par une hémorhagie d'accouchement, etc., si la mort est imminente, il faut pratiquer la transfusion avec 300 grammes de sang humain fourni par une personne de bonne volonté. Le sang est reçu dans une seringue chauffée au bain-marie et immédiatement portée dans l'une des veines de l' avant-bras du mourant.

Sang de volaille. — A l'intérieur, on a donné avec succès du sang de poule, canard ou dindon, reçu dans une tasse chautTée au bain marie et bu tout ciiaud. On fait prendre aussitôt après 1 5 grammes de rhum avec 1 5 grammes d'eau sucrée (Mascarel). Pareille chose a été faite avec le sang de hœuf.

L'anémie qui résulte d'une hémorrbagie habituelle trop souvent répétée, telle que des hémorrlioides, un polype utéi in, doit être combattue à la fois par les préparations

ANEM

pharmaceutiques, et par l'ablation du polype ou des lumeurs hémorrhoïdales. V. Chlorose.

Pain au lactate de fer.

On ajoute 25 centigrammes de lactate de fer dans la pâte d'un petit pain. C'est une préparation expérimentée depuis un certain nombre d'années dans les hôpitaux (Boissière).

Élixir fortifiant.

Extrait de eascnrillo 15 gramuip?.

— (le seiiliano 15 id.

Délayez dans :

Eau de meiitlio poivn'0 1000 tiraiiinios.

Teiiiliu'C do mars astriiigoiito fiO gTamiiics.

Filtrez.

On en donne (juelques cuillerées par jour, ime le matin à jeun, une avant le déjeuner, et une avant le diner (Selle) H-

Eau gazeuse ferrée.

Sulfate de fer inir 2 grammes.

Acide tartrique , 0 iil.

Sucre l'2 id.

Pulvérisez, mêlez et divisez en douze paquets dans du papier blanc.

Bicarbonate de soude H i^rammos.

Sucre 15 id.

Mêlez, divisez en douze paquets dans du papier bleu. On : fait dissoudre séparément chacun de ces paquets dans un < demi-verre d'eau. On mêle et on avale au moment de r(>ffervescence (Golombat) [+]■

Pastilles de lactate de fer. J

Lactate de protoxyde de fer 25 grammes. j

Essence de menthe l id. 4

Sucre Raguenet 500 id. '

Eau distillée de menthe |. s.

F. s. a. des pastilles à la goutte de 50 centigrammes. On les prescrit à la dose de six à douze dans les vingt-quaire heures, contre la chlorose et les accidents qui en dépendent. Elles noircissent les dents [+]•

Poudre contre l'anémie.

Page 1