‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 45 sur 612 · C.arhonate de fer 2 grammes · texte numérisé non relu

C.arhonate de fer 2 grammes

Extrait de quinquina 13 décigranunes.

Poudre da caanollo 5 id.

Mêlez. D'abord en trois fois, puis en deux , onfm en une dans la journée, avant l'un des rejtas (Fouquier) [+].

Pihdes de citrate de fer.

Protooitrato do fer •'> gramme-.

Miol 1 id.

Poudre de guimauve

F. s. a. 100 pilules. Une à dix par jour [±]. Pastilles au citrate de fer.

Citrate de fer | aa 10 gramme*.

Acide citrique )

Essence do citron 20 gouttes.

Sucre Ragueiiot 200 grammes.

Eau '1- s.

F. s. a. des pastilles à la goutte de 5 décigrammes. Dose : cinq à six pastilles et plus.

C'est une préparation ferrugineuse très-efficace, mais '< qui noircit les dents.

Dragées de fer réduit.

Fer réduit 2 kilogrammes.

Sucre Idanc i''''

Pour liO 000 dragées, que 'j'on préparera à la manière

ANES

ANES

les anis, en ayant le soin de placer le fer sous la couche de iucre envi'loppante.

Chacune contient 5 centigrammes de fer.

Ces dragées forment un bonbon agréable offrant l'avantage d'une longue conservation.

La dose est la même que pour les pastilles de chocolat ' (Bouchardat, Miquelard et Quevenne) [+].

JJragées de Gélis et Coûté.

Laotate de fer "100 grammes,

Mueilage et pondre de gnimauvo q. s.

F. s. a, 2000 pilules que vous recouvrirez d'une couche ie sucre aromatisé, comme on le fait pour les anis de FlavignyS.

Sirop de citrate de fer et de magnésie.

j Citrate do for et de magnésie 10 grammes.

Dissolvez dans :

1' Ean de lleiir d'oranger 28 grammes.

, Siro[j simple 200 id.

Mêlez. Ce sirop forme l'une des préparations ferrugileuses les plus agréables (Bouchardat).

On peul encore prescrire les eaux minérales ferrugileuses de Passij, de Spa, de Bussang, d'Orezza, de Vichy source Lardy), une bouteille par jour, au repas avec le I nn, ou bues à la source.

AI^ÉMOME ou PULSATILLE. Plante de la famille les renonculacées, qui doit être employée à l'état frais. ÎUe renferme un principe volatil cristallisable qui a reçu ' e nom A'anémonine et qui se perd par la dessiccation. A J 'état frais c'est une plante irritante et presque vésiante.

Thérapputique. — Vanémone des bois employée en tolique conlre le rhumatisme et contre la goutte n, conire a teigne qu'elle guérit en deux jours Ê], contre lespaalysies (.Stork), contre la coqueluche (de Ramm), contre 'amaurosn et contre les dartres, et Vanémone hépatique

' lont l'eau distillée enlève les taches de rousseur et semble

' itile dans les maladies du foiel I.

' On la donne en extrait, 10 à 20 centigrammes par pur ; en infusion 2 à Zi grammes par litre qu'on prend lar portions dans les vingt-quatre heures.

AIWËIHONIIME. Substance cristallisable, toxique, souble à chaud dans l'alcool et dans l'eau, extraite par , ichwartz de l'anémone.

AWES'ireÉSlE. Qui perd la faculté de sentir le conict des objets ou la douleur , s. A&Xanesthésie; mais la erte du sentiment de la douleur est plutôt V analgésie.

La faculté de percevoir les objets du dehors est le sens pctérieur de la vie, comme les sensations éprouvées au edans de nous par la nutrition en sont le sens interne.

Les viscères ont leur sensibilité, et par conséquent leur jisensibilité, d'où l'anesthésie interne qu'on observe dans estomac chez quelques chlorotiques, dans les poumons t dans le cerveau chez quelques autres malades.

L'anesthésie est un symptôme d'empoisonnement, lors- , u'elle résulte de l'asphyxie produite par le chloroforme, ar le plomb, par le chloral hydraté, par les inhalations n l'acide c;u'bonique, et des autres vapeurs non respirables. Dans l'anesthésie provoquée parle chloroforme et par le hloral hydraté il y a souvent persistance des mouvements éflexes.

Lorsque le croup s'accompagne d'anesthésie, il y a indi- ( ition de recourir à la trachéotomie (Bouchut).

Quelques maladias de la peau produisent l'anesthésieen altérant la substance des nerfs, ce qu'on voit dans l'éléphantiasis.

L'anesthésie est un symptôme de la troisième période du croup, lorsque l'obstacle à la respiration a entraîné la rétention d'ime grande quantité d'acide carbonique dans le sang (Bouchut).

L'anesthésie s'observe quelquefois dans la bronchite capillaire lorsqu'il y a menace d'asphyxie et que le sanoest rempli d'acide carbonique (Bouchut).

De toutes les perturbations nerveuses qui accompagnent la convalescence, la chlorose et l'hystérie^ la plus commune de toutes, on pourrait presque dire la plus constante, c'est l'anesthésie.

L'anesthésie est rarement générale et complète ; elle n'occupe habituellement qu'un seul membre ou même une partie circonscrite de la peau des membres.

Une personne anesthésique sent qu'on la touche, mai.«( elle ne sent pas qu'on la brrile, parce que chez elle la sensation du chaud, du froid, etc., n'existe plus.

Thérapeutique. — L'anesthésie du croup guérit à l'instant même par la trachéotomie

En faisant cesser l'empoisonnement qui produit certaines anesthésies, l'insensibilité ne tarde pas ù disparaître.

Les toniques, les ferrugineux et les arsenicaux, les boissons stimulantes, les frictions irritantes, les bains excitants, les fumigations aromatiques, etc., sont les meilleurs remèdes de l'anesthésie chlorotique et hystérique.

Des applications de fer doux, chaînettes, tôle ordinaire, etc., guérissent quelquefois instautanémenl l'anesthésie essentielle.

Dans l'anesthésie chlorotique il faut employer les moyens suivants ;

Lini7nent.

Huile d'amandes douces lOO grammes.

Ammoniaque 20 id.

Pour frictions, matin et soir FH.

Frictions.

Acide acétique concentré 2 grammes.

Miel blanc 10 id.

Glycérine anglaise ' 10 id.

Une friction par jour

Pilules.

Strychnine 5 conti.srainnios,

iMurila?;e q. s.

Pour 50 pilules. Une pilule matin et soir.

Pilules.

Vératrine 5 centigrammes.

Extrait d'opium , . , . 5 iil.

Pour 20 pilules. Une matin et soir RI.

Ancsthésic de la lace. Quand la cinquième paire esl paralysée sous l'influence du rhumatisme, de la syphilis ou d'une lésion cérébrale, il se produit une anestliésie de la face dans le côté correspondant à la lésion du cerveau. Alors la peau est insensible, ainsi que la conjonctive et la muqueuse' nasale qui ne perçoit plus les odeurs, et le goût est aboli dans une moitié de la langue. La muqueuse buccale ne sent plus le contact du bol alimentaire, ce qui I gêne la mastication, et c'est à ce point, qu'en buvant, le I malade croit son verre ébréché, parce que les lèvres dont

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une commissure est insensible ne sentent plus que la moitié du contact da verre.

Thérapeutique. — Ici conviennent particulièi'ement les frictions irritantes, les fumigations aromatiques, les vésicatoires volants au devant de l'oreille, etc. V. plus liant Anesthésie.

AXES'î'BiÉSIQl'ES. l'uur épargner aux malades la douleur des manœuvres opératoires ou des explorations, et laisser au chirurgien la liberté d'agir sans être gêné par les mouvements imprudents du patient, on le prive de la sensibilité locale (V. Anesthésie locale), ou de la sensibilité générale en les soumettant à l'inhalation d'une solution stupéfiante, telle que Vcther (Jackson de Philadelphie et Morlon, 18^i6), ïamyJéne eth cJilofoformc, le liirliJorure de mrthylèii/;, le ivotoxyde d'azote.

On produit également l'anesthésie par les voies gastriques (Liebreich) en introduisant dans l'estomac 1 à 5 gram mes de chloral hydraté (V. ce mot), de bromal ou d'iodal.

Le chloroforme, corps liquide dérivé de l'esprit de bois dont il est l'éther, doit être préféré à tous les autres agents anesthésiques (Simpson, 1847), car il est reconnu qu'il expose à moins de dangers que l'éther et l'amylène dérivés de l'alcool et de l'esprit de pomme de terre.

Le chloroforme agit à la manière de l'alcool. Il produit d'abord des bourdonnements d'oreilles, de l'embarras de la parole, et une excitation quelquefois convulsivc , en même temps que des rêves de nature variable ; puis la sensibilité s'émousse, la respiration s'embarrasse et le malade tombe dans un état identique avec l'ivresse commune, c'est-à-dire dans une résolution complète avec insensibilité absolue.

L'ivresse etranesthésio du chloroforme durent peu; si les malades ont mangé, elles se terminent par un vomissement.

Une céphalalgie est un état saburral durant une journée au plus, sont le résultat de l'action du chloroforme dans les conditions ordinaires de son application, les malades étant à jeun.

Chloroformisation . — Pour produire l'anesthésie dans un but thérapeutique, on appliquera le chloroforme sous le nez, an moyen d'une éponge, d"un tampon de charpie ou même d'im simple linge plié en double, sur lesquels on vei'se envii'on 5 grammes de chloroforme, puis on renouvelle la dose à mesure qu'elle est évaporée.

11 faut que le malade respire de l'air en même temps que du chloroforme; les appareils sont en ce sens inférieurs aux procédés d'inhalation par l'éponge et par les compresses.

Une ou deux minutes d'application du cldoroforme suffisent en général pour plonger les nialades dans le sommeil anesthésique. Chez les sujets adomiés à la boisson, les inhalations doivent être prolongées plus longtemps.

En règle générale, il n'est pas bon de se presser et d'employer de grandes quantités de chloroforme à la fois. Si une opération doit durer longtemps, on endormira d'abord le malade aussi complètement que possible; puis on s'arrêtera; lorsqu'il paraîtra près de se l'éveiller, on l'endormira de nouveau, et ainsi de suite.

Si le maladie pâlit pendant (|u'on lui administre le chloroforme, il faut cesser, car une syncope pourrait se produire (,\élaton) ; nuïttez alors le malade la tête en bas, jetez-lui de l'eau sur la face, et llagellez le CiOrps et le visage.

Si le visage du malade se congestionne, si la respiralion devient sterloreuse, arrêtez vous, soulevez fortement le menton, ou lirez la langue en avant, car celle-ci

tombe sur la glotte et produit une asphyxie mécanique (D. Després).

Si, malgré ces moyens, le cœur cesse de battre, si la respiration est arrêtée, il y a mort apparente, et l'électricité sur le trajet du pneumogastrique ainsi que le galvanopuncture du coîur sont autorisées. Mais, pendant qu'on emploie un quelconque des moyens indiqués, il faut faire sans interruption la respiration artificielle, les maliults ayant la tète dans une position déclive.

Pour prévenir les accidents du chloroforme, il faut d'abord prendre en considération l'état du malade et le laisser à jeun; s'il a été soumis à un traumalisnni violent qui l'ait plongé dans la stupeur, s'il est chloro-anémiqui\ et s'il a un bruit de souffle au cœur, soyez sur vos gardes et ne poussez pas trop loin les inhalations du chloroforme. Dans les luxations où il est nécessaire d'arriver à une résolution complète du système musculaire, progressez avec ménagements, mais il vaudra mieux remettre au lendemain de l'accident la réduction de la luxation.

Lorsqu'on a affaire à des malades qui sont dans de mauvaises conditions, et chez lesquels une syncope peut avoir lieu, on placera les patients sur un lit, la tête un peu élevée, de façon que si la syncope survient on poui'i'a placer la tête en bas avec succès ((ïhassaignac).

La plupart des accidents étant dus à une syncope par faiblesse du sujet ou par intoxication, il faut avoir deux aides intelligents près du malade qu'on veut endormir : l'un pour veiller tà la respiration, au pouls et à la colora-i tion du visage ; un autre pour veiller àcequele chloroformei ne soit donné qu'à de très- jKMites doses à la fois. i

Les opérations qui ne sont pas très-douloureuses néi; cessitent seulement un engourdissement général qui nr soit pas l'insensibilité complète. 11 est inutile de donne le chloroforme jusqu'à la perte de connaissance corn plète.

Il est dangereux d'endormir les jeunes enfants, et i' est nécessaire, lorsqu'on doit les opérer avec le chlore-^' forme, de les habituer au remède en leur en faisan' respirer de petites doses les jours qui précèdent l'opération.

La respiration du gnz protoxyde d'azote on gaz hilariant peut être employée comme anesthésique (Iloract Wells (du Conneclicut) 1864; Préterre). ^

Ce moyen sert journellement à Paris pour l'extractioi des dents et pourrait être employé comnu" anestliésiqui dans les opérations chirurgicales de courte durée; mais s l'opération doit être longue, l'usage de ce gaz ne saur;ii être prolongé sans inconvénient.

Si l'on veut produire l'anesthésie par la voie gaslri(pie on prescrira le chlora.l hydraté en potion ou en lavemiuit 5 à 7 grammes chez l'adulte et 2 à 3 grammes chez l'enfant

Anestliosïe locale. Au lieu d'anéantir la sensihilil générale, on peut seulement endormir la sensibilité d point sur lequel on veut agir. Celas'oblient à l'aide de dit férents moyens et nolamnient par l'influence anesthésiqu du froid.

.\vec un mélange d'une pai'tie de sol et de deux par ties de glace, on fait une excellente préi)aratiou réh'igé rante. Un marteau de fer trempé dans ce mélaug(>, ou u flacon rempli par cette composition est appliqué sur I partie que l'on opère (.1. Arnotl). Mais on se sert plus sou vent d'un sachet d(> grosse tarlatane ou d'une étofl'e line qu'on remplit du mélange. Ce sachet, appliqué siu' I partie où l'on veut produire l'anesthésie, détermine un coloration blanchâtre de la peau qui est à demi geh'-e, ( une ou deux minutes suffisent à abolir la sensibilité.

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L'acide carbonique en douches (lii'own-Séquai'd, Aran) l Féliier de pétrole (E. Gorges) ont été employés dans le lènie but, mais ce sont des anesthésiques locaux peu uissants.

Le chloroforme appliqué localement sur des compresses 'agit pas comme aneslhésiquc, par absorption, mais bien jomme réfrigérant, par le froid produit au moment de la aporisation. 11 en est de même de l'éther, qui, sous ce kpport, a une action bien plus eflicace, et on l'emploie vec un appareil à douche à boule de caoutchouc qui le |mce en vapeur sur la partie qu'on veut rendre insenible.

On peut obtenir un degré d'insensibilité locale assez rand à l'aide de la compression des membres ou des erfs de la région où l'on opère. Malheureusement cette lanœuvre ancienne n'est pas toujours facile et elle a été bandonnée.

L'électricité proposée comme un anesthésique local, 'a pas cette vertu; la douleur légère due à l'électris^ion masque un peu la douleur de l'opération et c'est là Dut.

Le bromure de potassium (Puche, Huette, Cusco), n'est as anestliési(iue, et il n'a d'autre effet que celui d'endorlir la sensibilité des organes génitaux et urinaires. Il est dministré en potion.

lîaii distillée 100 siamuies.

Sirop 30 " iti.

Bromure Je putassium . 1 à 2U iil.

La rhigolène peut également être employée dans ce but K ce mot.

Al^IÉVRlSMEJ*. Une dilatation d'une portion d'artère, omprenant les deux tuniques externes ou une seule tulique, un kyste des parois artérielles ouvert dans l'intéieur du yaisseau, et où s'épanche consécutivement je ang (Corvisart et Broca, anévrysme kystogénique), sont des [uévrysmes artériels spontanés.

Une dilatation de la tunique externe de l'artère, peu le temps, ou longtemps après la cicatrisation d'une plaie irtérielle ; un épanchement de sang artériel circonscrit par ine pseudo-membrane, et communiquant avec une artère )lessée par un instrument tranchant ou une contusion et léchirure sous-cutanée , sont des anévrysmes artériels raumatiques . La première lésion est un anévrysme traunatique consécutif ; la seconde est un anévrysme traumai'jue primitif.

La communication d'ime veine et d'une artère avec ou sans tumeur intermédiaire ou collatérale, soit après une dcéralion spontanée des vaisseaux, soit après une blesiure simultanée des deux vaisseaux, constitue un anc- )rysme artérioso-veineux .

Anévrysmes ui-téricls. Que la lésion des trois tuliques de l'artère forme une espèce de cul-de-sac plus ou noins allongé, ou que les deux tuniques internes étant rompues, l'externe seule soit dilatée en ampoule, ou bien rjue la pseudo-membrane qui environne l'épanchement de ^ang artériel soit intimement unie à l'artère, il y a une |)oche, où du sang s'accumule indéfiniment et circule avec lenteur sur les parois du sac. C'est un anévrysme. Cette poche, s'épaississant d'abord en raison de la pression du sang dans sa cavité, finit par se distendre, s'amincit et se rompt à la longue en donnant lieu à une hémorrhagie mortelle.

Le sac anévrysmal communique avec l'artère par une ouverture irrégulière quelquefois double, comme dans Vantiiiysnw disséquant (Laennec).

fje sang qui se coagule dans les sacs anévrysmaux forme des caillots noirs et des caillots stratifiés fibrineux (J. L. Petit, Hogdson, Bellingham, Broca) remplissant la cavité dans des conditions différentes, et constituant des caillots actifs ou passifs.

Les caillots passifs sont le fait d'une coagulation analogue à celle des épanchemenls sanguins; ce sont des caillots noirs, mous, susceptibles de se résorber et de provoquer la formation de pus.

Les caillots actifs sont des couches de tissu fibrineux ; ils ne sont pas produits par une coagulation des couches sanguines où il y a le moins de mouvement, c'est-à-dire des couches qui sont en contact avec les parois du sac. il faut les considérer comme une exsudation de la luuiqm; celluleuse des artères, une sorte de produit d'un ti'avail l éparateur, une pseudo-membrane, avec fixation de fibrine et de globules du sang passant au niveau de la paroi qui sécrète une lymphe plastique. Les anévrysmes dont les parois ne sont pas constituées par la tunique celluleuse de l'artère ne renferment pas de caillots stratifiés.

Les stalisli(jues ne prouvent l'ien d'absolu sur l'âge auquel s'observent les anévrysmes. Pour avoir une idée de la valeur de l'inlKience du pays; sur les anévrysmes, ([li'on se rajipelle que l'Irlande passe pour le pays où ces lésions sont le plus fréquentes, et qu'on n'oublie pas que les rixes journalières sont presque l'hygiène des Irlandais.

Les inllannnations, les altérations graisseuses séniles, et les ossifications des artères, sont la cause d'idcéralions de la membrane interne des artères et de la dilatation consécutive de la tunicpae externe.

Il y a des sujets qui, en vertu d'une di.spositiou pai liculière du système artériel, ont des anévrysmes nmltiples (Pellelan, Manec).

Un anévrysme occasionne des lésions secondaires dans la ri'gion où il existe : il déplace les organes, oblitère les conduits, comprime les nerfs, traverse les os, trouble la nulrition dans les parties où se distribue l'artère qu'il occupe, et favorise la gangrène ; il devient quelquefois la cause de phlegmons diffus, qui dénudent l'artère et Fanévrysme, et celui-ci se rompt en donnant lieu à une liémorrliagie de la plus grande gravité; lorsque l'anévi ysnie siège sur une grosse artère.

On reconnaît difficilement un anévrysme viscéral au début. Il n'y a d'abord que -des symptômes pathologiques de compression : l'œdème, la douleur, les paralysies, et un affaiblissement du pouls , révélés avec précision par le sphygmographe. Au contraire, pour les anévrysmes des membres, du cou et de la tête, la tumeur est en général constatée au moment oit elle se produit.

Une tumeur molle, .fluctuante, tendue à sa iiartie la plus saillante, présentant des battements avec mouvements d'expansion isochrones à ceux du pouls, avec un bruit de souille simple, très-rarement double, et quelquefois un frénnssement vibratoire (ce caractère existe quand il y a diialation de l'artère), est un anévrysme artériel.

Les antécédents, c'est-à-dire le début de l'anévrysme, la connaissance de l'existence d'une plaie suivie d'hémorrliagie abondante au niveau d'une artère, et de la production presque immédiate d'une tumeur animée de battemciils, feront reconnaître que l'anévrysme est Iraumalique primilif.

La compression de l'artère entre le co!ur et l'anévrysme fait cesser les battements dans la tumeur.

Au débul, l'anévrysme artériel, sauf celui qui est trauniatique et primitif, est réductible en entier, plus lard il

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ne l'est plus qu'en partie, parce que des caillots actifs ou passifs se sont formés dans son intérieur.

Un anévrysmc qui cesse de battre, parce qu'il est le siège d'une inilammation , présente les caractères d'un abcès. Prenez bien soin de vous informer de la durée de la maladie et des caractères que la tumeur a présentés antérieurement.

Si, à côté, des caractères d'un anévrysme que vous avez déjà reconnu, un abcès se forme sous vos yeux, faites une ponction et tenez-vous prêt, en cas d'hémorrhagie, à faire la ligature du vaisseau ; lorsque vous ouvrez un de ces abcès vous ne pouvez rien prévoir à l'avance des complications qui peuvent se produire.

Les anévrysmes ne peuvent être méconnus si l'on appli- (jue le sphygmographe sur la tumeur , car on obtient un ti'acé de pulsations d'une amplitude énorme, où la ligne d'ascension est beaucoup plus élevée que celle du pouls de l'artère, ce qui ne s'observe ni pour les tumeurs érectiles, ni pour les tumeurs soulevéesjpar des battements artériels, sur le tracé desquelles, du reste, les caractères de la pulsation artérielle sont effacés (Marey).

Fig. 19. —Tracé d'anévrysme du tronc brachio-cépbalinue.

Mais un caractère distinctif essentiel des anévrysmes est l'état du poids au-dessous de la tumeur, comparé au pouls de l'artère correspondant du cùlé sain ; du côté malade, le pouls ne présente plus les caractères du pouls normal (Marey).

Fig, âU. — Trucù du pouls normal.

Kig. 21. — Tracé du pouls provenant d'une artère du côté où existe un anévrysme; ce tracé est eoustitué par une ondulation à peine martiuée.

Quand un anévrysme artériel s'oblitère, exceptionnellement , par l'accumulation incessante de couches fibrineuses, la tumeur cesse de battre et diminue subitement. L'artère reste quelquefois perméable après la résorption des couches fibrineuses de la tumeur, mais le plus souvent elle s'oblitère.

L'inflammation survenant dans un sac anévrysmal y coagule le sang qui se prend en caUlots passifs, elle ramollit les dépôts fibrineux, et la suppuration et gangrène consécutive peuvent être suivies de guérison, mais au prix d'accidents redoulables d'hémorrhagie et d'infection purulente qui sont toujours imminents.

La résolution de rinflammation est suivie de la persislance de caillots passifs (|ui peuvent se résorber, et la guérison survient alors par rétraction de la poche et oblitération de l'artère, mais dans ((nulqucs cas il se forme du pus qui se l éunit eu abcè»,.et l'ouverture du foyer amène

une hémorrhagie ou l'infection purulente avec ou sans abcès métastatique.

11 se forme quelquefois des abcès autour des anévrysmes et même dans l'épaisseur de leurs parois; mais ces deux cas ne sont pas également graves, car un vaste abcès qui a dénudé l'anévrysme sera suivi tôt ou tard de la rupture du sac, tandis qu'un petit abcès entre la poche primitive et les caillots fibrineux n'ofl're pas d'aussi grands dangers. On observe assez souvent ces derniers abcès dans les anévrysmes traités et guéris par la ligature ou la compression de l'artère.

Les anévrysmes récidivent assez souvent. Toutes les fois que la ligature des deux bouts de l'artère a été faite, et que le sac a suppuré, les malades sont radicalement guéris , mais on expose la vie du malade en pratiquant cette opération.

Thérapeutique. — On traite les anévrysmes par la méthode directe et par la méthode indirecte.

Méthode directe. — I. L'ouverture du sac avec ligature des deux bouts de l'artère est applicable pour les artères des membres, toutes les fois que l'artère peut être exactement comprimée au-dessus de l'anévrysme (Antyllus).

Un aide exerçant une compression sur l'artère, le chni rurgien ouvre largement la tumeur, s'il ne reconnaît pas tout de suite l'orilice du bout supérieur, l'aide cesse dd comprimer, le sang qui sort indique le siège de cet orifice. Une sonde ou un stylet est introduit et sert de guide poui disséquer l'artère et la lier ; le bout inférieur est chercht' et lié de la môme façon. Des bourdonnets de charpie soni placés dans la plaie, qui n'est pas réunie par première intention. Peu à peu éliminées par la suppuration, les ligatures tombent vers le vingtième jour.

S'il survenait une hémorrhagie, on déferait le pansement pour vérifier si la ligature du bout supérieur tien> solidement; dans le cas où la ligature aurait manqué, ci agrandirait la plaie pour aller lier l'artère un peu au-des sus de l'anévrysme. Si le sang provenait d'autres artériole développées autour du sac, on les lierait.

Dans l'opération de l'anévrysme par l'ouverture du sac il faut faire bien attention à ne lier que l'artère ; si le nei était compris dans la ligature, le tétanos serait à redoulei

Lorsqu'un anévrysme est constaté, si vous vous déci dez à employer la méthode directe, par l'ouverture du sac opérez tout de suite sans recourir auparavant à aucu autre moyen.

II. Une double ligature peut être faite sans ouverture d sac (Pasquier) . Extirper l'anévrysme après l'avoir isolé, i après fivoir lié les deux bouts de l'artère, est comme l'c pération de la double ligature, sans ouverture du sac, ur dérivation de la méthode d' Antyllus, applicable aux am vrysmes bien limités.

III. Le cautère actuel peut être employé pour détruii un anévrysme (M. A.Severin). On a mis en usage les cau: tiques (Girouard, Bonnet de Lyon). Après dénudation t l'épiderme et ouverture du sac par une incision de l'e chare produite, des bâtons de pâte au chlorure de zii sont plantés dans l'anévrysme. Si une hémorrhagie su vient, une compression énergique est pratiquée sur la ti mcur ou sur l'artère, au-dessus de la tumeur, puis ui rondelle de pâte au chlorure de zinc est appliquée jusqi sur l'ouverture du vaisseau.

IV. Malaxer un anévrysme, avec ou sans introdiictii préalable d'un instrument pro|ire à détacher quelques ca lots (Kcrgiisson, Broca), est une dangereuse prati(pie ; I caillots détachés peuvent, au lieu de boucher l'orilice

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r;in(''vrysm(3 ou le bout inférieur de l'artère, former un ■iiibolus avec tout son cortège de gravité accoutumé. Faire rii;i!^uler le sang dans un anévrysme et empêcher ainsi I ;ii!'ivée du sang, déterminer une sorte d'inflammation •\sadative dans le sac anévrysmal, constitue un ordre de iiKiyens thérapeutiques moins sûr que la destruction de l'auévrysme, mais aussi moins dangereux.il ne met jamais mûrement à l'abri des récidives.

A. Une aiguille traversant un anévrysme (Velpeau), et embrassée ou non par une suture entortillée; une aiguille cliaufTée à blanc ou la galvano-puncture (Pravaz, Guérard, Pétrequin), déterminent la coagidation du sang par la même action, la présence d'un corps étranger dans l'anévi'ysme.

La galvano-puncture se pratique avec six, huit ou dix aiguilles de fer doux, vernies dans la partie qui doit traverser les tissus sains; on les introduit dans le sac, elles servent à faire passer un courant électrique dynamique fourni par une pile de 2 ou 3 éléments de Bunsen. Pendant que le courant agit, une compression absolue doit être faite enlre l'anévrysme et le cœur.

B. L'emploi des styptiques, des moxas, des cautérisations superficielles, de la réfrigération, n'agit que (tour ralentir la cii'culation etfavoriser la coagulation du sang et même l'inflammation de l'anévrysme.

La compression directe sur l'anévrysme n'a pas un autre effet, sauf qu'en comprimant l'anévrysme on comprime du môme coup l'artère.

G. Les injections de liquides coagulants (Monteggia, Leroy d'Etiolles, Bouchut), surtout les injections de perclilorure de 15° à /|5" (Pravaz), avec une sonde graduée à vis de Charriére (fig. 22), sont les meilleurs agents coagulateurs pour les anévrysmes. Applicables avec le plus grand succès, aux anévrysmes des petites artères, elles réussissent assez souvent daus les anévrysmes l'écidivés ou

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