PI^AI
Cérat saturné et camphré.
Cire jaune 80 prammes.
Faites liquéfier à douce chaleur dans :
Huile rosaf 100 grammes.
Agitez le mélange el incorporez :
Extrait de Saturne 20 grammes.
Camphre 10 i.l.
(Frère Côme.)
Ou le coaltar saponiné au quarantième, ou la solution à'ucide phénique au millième. V. Ulcères.
Les pansements simples doivent être renouvelés tous les jours.
Tous les modes de pansement de plaies contuses se groupent sous deux chefs : le pansement quotidien et le pansement rare. Le pansement avec l'eau, les cataplasmes, la charpie mouillée, le linge troué enduit de cérat, sont renouvelés chaque jour et même plusieurs fois par jour, ce qui est meilleur, et Ton nettoie la plaie, soit avec une éponge, soit en plaçant la partie malade dans un bain; ce sont là les pansements quotidiens les meilleurs pour la généralité des cas. Plus on panse de fois une plaie, plus on la guérit vite. V. Cicatrisation.
Les pansements rares sont : des pansements simples avec la charpie sèche, le linge troué enduit de cérat, qu'on renouvelle tous les quatre jours ; le pansement par occlusion avec les bandelettes de diachylon ; le pansement avec un linge troué recouvert de charpie et de linge mouillés, qu'on arrose tous les jours.
A part les conditions déterminées, comme les plaies des doigts, certaines plaies contuses superficielles intéressant la peau, le pansement rare ne doit pas être adopté en principe. Le pansement rare est peut-être une cause delà pourriture d'hôpital.
Les plaies intermédiaires entre les plaies contuses, irrégulières, et les plaies régulières, c'est-à-dire les plaies produites par un corps contondant qui a fait une plaie régulière, seront traitées comme les plaies contuses
Traitement des plaies chirurgicales. — Les plaies faites pour ouvrir un abcès seront traitées comme les plaies qui doivent suppurer. Les cataplasmes seront appliqués pendant quatre jours ; on recouvrira ensuite d'un pansement simple.
Les plaies d'amputation seront réunies par première intention, avec les bandelettes agglutinatives de préférence aux sutures, en laissant un angle de la plaie ouvert.
On recouvrira la plaie de compresses froides ou de charpie mouillée. Toutes les plaies d'amputation, toutes les plaies qui ont été faites pour enlever une tumeur et où le couteau et les instruments ont longtemps travaillé, seront traitées comme les plaies contuses. 11 est avantageux de placer une mèche ou mieux un tube perforé dans la plaie réunie en partie et de. la recouvrir de cataplasmes. Pour les plaies des opérations autoplasliques. V. AuTO-
PLASTIE.
Pansements divers. — On a pansé les plaies, et en particulier les plaies d'amputation, par l'appareil à incubation, c'est-à-dire un appareil contenant de l'air chauffé à la température de 50" (J Guyot).
On applique l'appareil de la manière suivante : Un sac ouvert à ses deux extrémités est attaché d'une part au membre avec une courroie élastique, de l'autre il communique avec une boîte hermétiquement fermée, excepté en bas où se trouve un flacon à alcool producteur de chaleur. Le traitement des plaies par l'incubation convient tout au plus aux plaies atteintes de gangrène au
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début. On a essayé de substituer l'acide carbonique à l'air chaud (Ingenhousz, Follin). Aulieu d'une lampe, l'appareil à incubation est muni d'un tlacon producteur d'acide carbonique. Cette méthode n'a pas prévalu; elle n'est rationnellement applicable que dans les cas où les plaies sont douloureuses.
On a essayé de traiter les plaies par la méthode souscutanée :
1° En plaçant les moignons d'amputation dans des manchons de caoutchouc avec un appareil aspirateur pour enlever l'air et le gaz développés dans les plaies (J. Guérin) , pour aspirer les liquides purulents des plaies (Maisonneuve).
On a fait un pansement rare en enveloppant tout le membre amputé dans une couche épaisse d'ouate (A. Guérin) et qu'on ne renouvelle que quand elle ne tient plus.
Le traitement desplaiespar la cicatrisation sous-crustacée (Paracelse, Bouisson) est une imitation du mode de guérison spontané des plaies. On dessèche les plaies récentes i par la ventilation. S'il coule du pus en abondance, si la ! croûte se décolle, on fait une perforation à la croûte pour ■ favoriser l'écoulement du pus. Ce pansement ne vaut pas i la cuirasse de diachylon, la croûte est trop souvent une cause d'inflammation de la plaie pour que l'on accepte ' cette pratique.
La cautérisation des plaies n'est pas rationnelle, à moins qu'il n'y ait des accidents, tels que l'hémorrhagie, dont la cautérisation est le remède.
Régime et traitement général des blessés. — En général, le régime des blessés et des opérées doit être rafraîchissant (Gelse). On leur donnera peu de viande, des légumes et une boisson délayante; l'eau rougie convient aux blessés qui ont l'habitude du vin. |
On a recommandé le punch, le thé de bœuf (école an- ; glaise) .
Bœuf maigre, haché menu ] aa 500 grammes.
Eau )
Faites bouillir pendant une ou deux minutes. Passez. \ Mais, malgré ce qui en a été dit, une nourriture bonne, !
qui peut être supportée par les blessés, est infiniment
préférable.
Lorsqu'il y aune plaie étendue et lorsque les malades ne souffrent pas trop et sont remis de leurs émotions, on les nourrira comme s'ils n'étaient pas blessés, sans rien changer à leurs habitudes, à moins qu'ils ne soient sans i appétit. C'est folie de faire manger des gens qui ne peuvent digérer.
L'état des fonctions du blessé est le meilleur guide poui lui donner de la nourriture. Lorsque le malade accuser? la faim, on se hâtera de le nourrir.
Les grands blessés et les opérés seront nourris avec de If viande et du vin, s'il ne leur répugne pas. Dans le cas oi l'appétit est endormi, il faut donner seulement des bouil Ions, des potages et des boissons délayantes en abondance une fois que les malades ont sué et que les fonctions de 1; peau sont rétablies, presque toujours ils peuvent mange) et il n'y a plus de danger.
Dans les plaies accompagnées de violents traumatismes lorsque les malades sont robustes, lorsqu'il y a un poul plein, on fera une saignée générale ou locale, ou l'oi administrera l'émétique, 10 centigrammes dans un po d'eau de veau, ou l'émétique à dose de /lO à 80 centi^ grammes, en plusieurs doses dans la journée (Delpech).
L'opium à la dose de 35 à UO centigrammes (Malgaigne| est un médicament douteux, il donne souvent aux malade
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un état sabunal. Mais en général, la nourriture et les boissons délayantes sont le meilleur régime toutes les fois que les malades le supportent.
La saignée est bonne pour les individus robustes ; l'émétique est moins avantageux. L'opium est applicable seulement chez les gens nerveux et chez les individus affaiblis.
Le traitement général variera suivant les complications des plaies, suivant le siège des plaies. V. Poitrine {Plaies de), Abdomen {Plaies de f), Cou {Plaies du), etc.
Un blessé doit être tenu au repos absolu ; il restera couché, évitera de se refroidir et ne commettra pas d'excès de boissons. La tranquillité d'esprit est indispensable ; le chirurgien devra apaiser les alarmes du blessé, il emploiera toute son habileté à le rassurer sur son sort.
Un blessé ne doit pas rester constipé ; un verre d'eau de Sedlitz est toujours d'un bon usage, lorsque le malade est resté quarante-huit heures sans aller à la selle ; en même temps qu'il produit une ou deux selles, il favorise toujours le retour de l'appétit.
Panser avec discernement les blessés, nettoyer leurs plaies, les purger légèrement, assurer leur repos au milieu de bonnes conditions hygiéniques ; les protéger contre les variations de température et s'emparer de leur esprit, tel est le secret de la chirurgie des blessures. Ni les épidémies ni les maladies contagieuses ne seront à redouter si vous avez obéi à toutes ces indications.
l'ORMULAUîE DES PLAIES.
Préparations calmantes.
Pilules d'opium, deux à quatre, à quatre heures d'intervalle .
Fleurs d'arnica, 7 grammes par demi-litre d'eau en infusion dans la journée; fomentation de la décoction de la même plante.
Thridace, à l'intérieur, 10 à 15 centigrammes plusieurs fois par jour, en pilules.
Eau de mélisse des Carmes.
Feuilles de mélisse IVaicbes 3 poignées.
Écorces de citrou fraiche \
Ntiix muscades | le tout divisé
Semeaces de coriandre < aa 30 ;,'ramraes.
Girofle ) ^
Vin blanc très-généreux. ... i
Esprit-de-vin rectilié '. '. '.f"^ grammes.
Placez le tout dans une cucurbite de verre ; kiissez macérer pendant vingt-quatre heures, en agitant de temps à autre, et distillez ensuite au bain de sable pour retirer 1000 de produit. C'est là, selon Baudot, la véritable formule.
Térébenthine cuite.
On met de la térébenthine de mélèze dans de l'eau, et l'on fait bouillir jusqu'à presque complète évaporation de l'essence. On divise en pilules de 20 cenligrammes de térébenthine cuite ; de quatre à trente par jour.
Eau sulfurée artificielle.
Sulfure de sodium cristallisé, hydrosi
fure de soude / „
Carbonate de soude cristallisé mill'S™mm( s.
Cblorure de sodium J
Eau privée d'air 625 giammes,
Faites dissoudre, et conservez dans des bouteilles bien bouchées. [Codex.]