PROSTATE
Les accidents de la prostatite chronique simple sont les
cystites du col ; la prostatite aiguë; les hypertrophies de la prostate, et, chez les individus prédisposés, la tnberculisation de la prostate.
Thérapeutique. — Contre la prostatite chronique, on appliquera des sangsues au périnée et des cataplasmes. — On donnera tous les jours des bains de siège de deuxheures.
Le malade évitera toute espèce d'excès , suivra un régime végétal. On sondera s'il y a rétention d'urine.
Si la maladie résiste , on appliquera des vésicatoires au périnée ou l'on placera des cautères.
La cautérisation dans la proslatorrhée, par la méthode de Lallemand (V. Uréthrite chronique), est dangereuse, à moins que cette cautérisation ne soit légère et qu'elle ne soit faite qu'à de très-longs intervalles.
Les injections mitigées au tannin et au sulfate de zinc (V. Uréthrite blennorrhagique) , sont les seuls caustiques qu'il soit raisonnable d'employer.
On administrera les tisanes amères, l'eau de goudron (V. Cystite), l'iodure de potassium, à la dose de 50 centigrammes par jour ; on prescrira les bains sulfureux et les bains de vapeur ; les eaux de Baréges , de Ragnères-de- Luchon , deCauterets, etc. On fera porter de la flanelle aux malades (Lallemand).
On traitera la spermatorrhée par les moyens appropriés.
On emploie à l'intérieur les pikiles :
Goudron 1
AiHs en [londn- J "
Mngnébie q. s.
Pour cent pilules. Une à dix pax jour. (Mignot.) Voyez Cystite chronique pour les antres formules du goudron.
PKOSTATORRIIÉE. V. PP.OSTATITE CHRONIQUE.
PROTHÈSE. La prothèse est un moyen de remédier aux difformités congénitales et aux difformités acquises résultant d'amputations , de perte d'un organe ou d'une partie d'un appareil, qui entraînent une infirmité.
Les perforations de la voûte palatine (V. VouTE palatine), les ablations des mâchoires supérieure et inférieure (V. Résection) , la destrurtion du nez , les yeux perdus, la phocomélie , sont rendus moins pénibles et à peu près insensibles, grâce à des appareils prolhctiques qui permettent un certain nombre de fonctions ou une symétrie d'organes qui rendent la vie supportable.
Les anus contre nature, les fistules urinaires, ont inspiré des appareils prothéliques ou hygiéniques qui rendent tolérables des infirmités dégoûtantes. On est arrivé même à suppléer, par des courroies élastiques et des ressorts en boudin, des muscles paralysés (Duchenne, de Boulogne). V. Muscles, Doigts {Maladies des).
Pi'otliëse dans les abaisseuicnts de l'utérus.