J^SEU
après le scorbut local, c'est-à-dire une atonie de toute une partie d'un membre. (J. Cloquet.)
On a rencontré les pseudarlhroses chez les malades indociles qui ne supportent point l'appareil et qui se lèvent trop tôt. Les fractures intra-capsulaires ne se réunissent dans la grande majorité des cas que par une pseud arthrose. V. Fracture du col du fémur.
Il est rare qu'une pseudarthrose soit constituée par un encroûtement des bouts des fragments, par du cartilage et par une capsule fibreuse contenant un liquide analogue à de la synovie : il y a un cas authentique (A. Key, E. Home Kuhnholtz, Howship, Cruveilhier) ; le plus souvent les fragments sont réunis par une substance fibreuse.
Les fausses articulations se reconnaissent à un défaut de consolidation du cal, au delà du quatre-vingtième jour après la fracture. On trouve les trois conditions suivantes (Malgaigne) :
Ou bien les fragments indépendants ilotlent dans les chairs.
Ou bien les fragments ne se touchent que par leur face latérale.
Ou bien les fragments sont bout à bout, réunis par un cordon fibreux.
L'humérus et le fémur sont les os le plus souvent atteints de pseudarthroses.
Thérapeutique. — Jusqu'en 1760, le frottement des fragments imaginé par Celse a suffi aux nécessités de la pratique. J . Hunter, qui a conseillé pour les pseudarthroses de la cuisse et de la jambe de faire lever le malade avec son membre entouré d'attelles et de le faire marcher, mettait en usage, sous une forme particulière, le traitement de Celse.
L'acupuncture est un moyen qui n'a pas une utilité réelle.
Le sélon (A. L. (Uchter, Winslow^ a donné des succès. On le passe à travers la fausse articulation, on le laisse en place plusieurs mois (Physick) ou huit jours seulement (Wardrop, Liston). Si l'on ne peut passer le séton dans les fragments, on passe un séton de chaque côté de la fausse articulaticfti (Oppenheim) ; l'action du séton est celle d'un corps étranger qui cause une inflammation.
La ligature sous-cutanée (Sommé d'Anvers) est un procédé analogue au séton comme résultat, et plus compliqué sans être plus avantageux.
La résection des bouts des fragments (White), la fausse articidation étant mise à nu (V. Résection), est bonne quand tous les autres moyens ont échoué. La résection peut être accompagnée de grattage du périoste et de cautérisation, pour laisser à nu des surfaces osseuses bourgeonnant.
On a réséqué les fragments et fait une suture de l'os avec un fil d'argent, dont deux bouts étaient engagés dans une canule qui sortait par la plaie (Kearny, Rodgers, 1825, et Béranger'-Féraud). V. Cals difformes.
On s'est borné à gratter les extrémités des fragments (White, Brodie), à ruginer les extrémités des fragments avec un ténotonie par la méthode sous-cutanée (Delore). On a«cautérisé les surfaces des fragments mis à nu (White, Hewson) avec la potasse caustique ou avec l'acide nitrique (Ollenroth), ou avec le beurre d'antimoine (White). Le caustique au chlorure de zinc serait aujourd'hui préférable.
On emploiera, avant d'avoir j-ecours à tous ces procédés, l'immobilisation prolongée dans un bon bandage inamovible. V. Fractures (Complications des). .Le vésicatoirc a ijueiquefois réussi.
Lorsqu'on se résout à une opération, on tentera le frottement des fragments. Les deux fragments de l'os seront frottés avec les mains, saisissant les fragments et les frottant l'un contre l'autre ; les machines sont inutiles.
l'ig. 5'3'2. — Ajipui'eil à contoutiou pniu' une pseuJai'thi'ose de rhiiiiM'i h-^. — C, C. Plaque destinée ii eomprimei' tii pseudarthrose. — A. Ai lieulation de la mécanique au niveau du coude.
Si ce moyen échoue, on aura recours au séton ou à la cautérisation. Pour cela, il suffit de faire une incision allant jusqu'à l'os et de cautériser le fond de la plaie (Malgaigne).
La résection et même la suture conviennent lorsque les fragments sont flottants dans les chairs. Dans tous les cas, il ne faut avoir recours à cette opération qu'à la dernièi e extrémité. Cette opération peut être suivie de très-graves accidents.
On a employé des mécaniques pour remplacer les appareils de contention sur le modèle de l'appareil fig. 592. Blandin et A. Bérard en ont obtenu de bons résultats.
PSEUDO-CROUP OU FAUX CROUP. V. CrOUP.
PSEUDO-MEMERAî^E. Pellicule blanchâtre formée de mucine associée à des filaments de fibrine entremêlés, unis à des granulations moléculaires, à des corpuscules de pus, des cellules d'épithélium et des globules de sang. V. Diphthérite.
Les fausses membranes ne sont pas les caractères d'un état morbide déterminé, car elles se forment tantôt chez des sujets bien portants ayant vm vésicatoire ou une plaie, tantôt sur des sujets malades ayant une gangrène de la peau ou une angine maligne.
Les fausses membranes se montrent sur la peau dégarnie d'épiderme, sur les amygdales, sur le pharynx, dans le larynx, dans les bronches, dans les intestins et sur les séreuses enflammées.
Quand les fausses membranes se développent sur la peau ou sur les muqueuses, et qu'il y a au-dessous une ulcération par laquelle se fait la résorption du pus et du produit morbide, il en résulte une intoxication du sang, caractérisée par de petites apoplexies pulmonaires des
l'SEU
PSOl
inlarclus libriiicux cl des noyaux d'inliltration iiurulenlc dans le poumon.
PSELDO-9IÉMK«lTE. Maladie rjui simule la méningite.
Dans l'invasion de certaines maladies aiguës, et dans le cours des alleclions vermineuses et cldorotiques, il se produit souvent des phénomènes sympathiques dus à des actions morbides réflexes amenant des congestions et des ischémies cérébrales.
Parmi les troubles sympathiques du début des maladies inflammatoires et des afl'ections chlorotiques et vermineuses, il faut mentionner la pseudo-méningite.
La pseudo-méningite a toutes les apparences, au début, de la méningite, mais les accidents ne durent pas et ils ne se terminent pas comme elle par convulsions et paralysie.
Il y a une pseudo-méningite vermineuse, une pseudoméningite prodromique des maladies aiguës, une pseudoméningite anémique, gastralgique et chlorotique, et une pseudo-méningite simple.
Traitement : lleste maintenant la question du traitement de la pseudo-méningite.
A part le traitement spécifique de la pseudo-méningite vermineuse par la santonine et par le calomel, le traitement des autres formes de la pseudo-méningite consiste en saignées révulsives, en sulfate de quinine, et, s'il V a chlorose ou anémie, en préparations arsenicales et ferrugineuses.
Celle qui précède les maladies aiguës, dont elle est quelquefois le prodrome et qui ne dure qu' un à deux jours, n'a besoin d'autre traitement que l'emploi des révulsifs sur les membres inférieurs et des afpUeations froides sur la tête. Des sangsues à l'anus peuvent être utiles, mais il faut que les accidents cérébraux soient très-prononcés.
La pseudo-méningite vermineuse exige comme traitement palliatif les révulsif s sur les membres inférieurs, les réfrigérants sur la tète, et comme indication spéciale plusieurs purgations au calomel associée avec la sardo- )Une.
Calomel ^5 centisi.ii l ^1',
Santoiiinc 25 à 50 eentigr.
Mêlez.
A prendre à jeun dans du miel ou dans un peu de conlitures.
Cette médication est surleut applicable aux ascarides lombricoïdes.
S'il y a des oxyures, il faudrait donner un lavement de suie de bois.
Suie de bois 30 grauuiifs.
Eau 3U0 id.
Faire bouilhr et administrer après refroidissement à 4" 25° environ.
Maintenant, dans la pseudo-méningite gastralgique avec chlorose et anémie, ce qui réussit très-bien, c'est le sulfate de quinine à la dose de 1 5 à 25 centigram.mes par jour, et à titre d'auxiliaire les préparations ferrugineuses ou arsenicales.
Le sulfate de quinine est le moyen auquel j'accorde la préférence en sa qualité A' antihyyérémique du cerveau. Cette vertu lui est généralement accordée, et c'est à l'état d'anémie qu'il entraîne qu'on attribue certains accidents de surdité et d'amaurose produits par son abus.
J'ai démontré par la cérébroscopic cette faculté congestive du sulfate de quinine. En effet, chez des malades qui, par rhumatisme aigu articulaire ou par névralgie, avaient besoin de prendre du sulfate de quinine, j'ai examiné la rétine et la choroïde avant l'emploi du remède, et j'ai fait le même examen à quelques jours de distance. J'ai fait de même dans certains cas de méningite accompagnés de dilatation phlébo-rétiniennc, et j'ai vu les veines de la rétine se rétrécir en même temps que pâlissait la choroïde. Pour moi, cette expérience démontre que, si le fond de l'œil se décongestionne par la quinine, les méninges et le cerveau font de même, et il en résulte que, dans un cas de pseudo-méningite, c'est-à-dire de congestion névropathique de l'encéphale, c'est au sulfate de quinine qu'il faut s'adresser.
L'expérience clinique confirme d'ailleurs ces prévisions de la science ; car, chez les malades que j'ai soignés, bien qu'il n'y ait pas eu de périodicité névralgique, la quinine a réussi de la façon la plus heureuse. Elle a dissipé les douleurs de tète et a triomphé des accidents gastriques produits par l'action réflexe des nerfs du cerveau. Elle a régularisé le pouls, et l'on a vu sous son influence disparaître des symptômes dont l'ensemble excitait les plus vives appréhensions. En dehors de cette indication, il n'y en a plus qu'une, c'est celle de l'anémie et delà chlorose. Pour celle-là, on y satisfait par l'arséniate de soude à 15 ou 25 milligrammes par jour, par l'hydrothérapie bien faite et par le sous-carbonate de fer à 1 et 2 grammes par jour.
P.S01TIS. L'inflammation de la gaîne du muscle psoas a lieu chez les femmes dans l'état puerpéral, et chez les hommes à la suite d'un effort, après une marche forcée (Dance), après un rhumatisme musculaire, après un traumatisme, tel qu'une fracture du bassin ou de la colonne vertébrale.
Le psoïtis se révèle par une douleur vive et par les signes de l'inflammation, tels que frissons, fièvres, état saburral. En général, chez la femme en couches, le mal a les caractères d'un phlegmon de la fosse iliaque, plus une rétraction de la cuisse et l'existence d'un cordon dur sur les côtés de la colonne vertébrale. Chez l'homme on reconnaît le phlegmon à la rétraction de la jambe, à une tuméfaction sur le trajet du psoas.
Il est rare que l'abcès formé dans le psoas fasse saillie à la région lombaire ; il est plus ordinaire que le pus vienne se montrer sous l'arcade crurale et même entre les muscles de la cuisse.
On peut confondre les pso'itis avec le phlegmon de la fosse iliaque, car ces deux affections se succèdent quelquefois. V. Phlegmon de la fosse iliaque.
La rétraction de la cuisse dans la coxalgie peut en imposer au chirurgien et faire croire à un psoïtis, mais l'adsence de toute tuméfaction douloureuse dans l'abdomen éclairera le diagnostic.
La réplétion de la vessie cause des douleurs dans le cas de psoïtis, ce qui n'a pas lieu dans la coxalgie au début.
Chez l'homme, des phlegmons péri-néphrétiques on! été pris pour des psoïtis (de la Motte, F. Delens). V. Phlegmon..
Thérapeutique. — Appliquer trente sangsues en une seule ou en deux fois sur la région lombaire. Placez le malade dans de grands bains prolongés, donnez un lavement purgatif.
PSOR
PSOR
Ces cataplasmes seront maintenus en permanence sur rabdomen.
Si l'abcès proémine vers la région lombaire, on incisera de bonne heure ; si l'on s'est trompé, et s'il y a un phlegmon périnéphrélique, il n'y aura pas d'inconvénient, puisque les psoïtis et les phlegmons périnéphrétiques exigent le même traitement.
Lorsque la maladie a duré un certain temps, le pus arrive sous l'arcade crurale où il est facile de lui faire jour par une ou plusieurs incisions.
Si le pus fuse dans la cuisse, on fera des ouvertures successives et l'on appliquera le traitement local et général des abcès chauds. Les contre -ouvertures, le drainage, les injections iodées, sont ici d'une heureuse application.
PSOREXTERIE. Hypertrophie des follicules isolés de l'intestin grêle et du gros intestin qu'on observe dans le choléra, dans l'entéro-colite des enfants, dans l'entérite cholcriforme, sous l'influence de l'hypersécrétion ou flux dont ils ont été momentanément le siège. — Les follicules se présentent à la surface de la muqueuse sous forme de pelites tumeurs pâles, blanchâtres, du volume d'un grain de millet, ayant une petite dépression centrale.
PS05MASIS ou LÈÈ»RE. Des plaques squameuses blanches, brillantes, de forme et de dimension variables, plus ou moins saillantes, durant très-longtemps et sans fièvre, constituent le psoriasis.
Pour la plupart des médecins le psoriasis et la lèpre sont deux maladies cutanées de même nature, ne ditïérant entre elles que par la forme un peu plus déprimée au centre dans la seconde que dans la première (Plumbe, Gibert, Emery, Cazenave).
Le psoriasis est une maladie de l'appareil blennogène de la peau, c'est-à-dire de l'appareil chargé de la sécrétion de l'épiderme.
Le psoriasis n'a jamais rien de contagieux.
Il y a un psoriasis arthritique, dartreux, syphilitique et scrofuleux (Bazin).
i Au point de vue analomique il y a un psoriasis guMuta lorsque les plaques squameuses blanches ont la largeur d'une tache ronde, de 1 à 3 centimètres; un psoriasis (jyrata, quand les plaques sont allongées et irrégulières.
C'est le psoriasis guttata élargi, déprimé au centre et un peu dépourvu de squames en ce point qu'on appelle la lèpre vulgaire.
m Autour des plaques squameuses du psoriasis, la peau est parfaitement saine , mais au-dessous d'elles le derme est d'un rouge très- vif.
Le psoriasis est une maladie essentiellement chronique et qui ne détermine aucun trouble général des fonctions.
Non-seulement le psoriasis occupe la peau , mais il altère les ongles et les rend jaunâtres, cassants et fendillés en tous sens.
C'est ordinairement sur le tronc et sur les membres que se développe le psoriasis, mais il se montre également au visage et dans le cuir chevelu, où il est plus difficile à distinguer.
Rien n'est difficile à guérir comme le psoriasis , car, quoi qu'on fasse, il dure souvent un grand nombre d'années et récidive très-aisément.
C'est l'aide des commémoratifs fournis par les malades qu'on reconnaît la nature dartreuse ou syphilitique du psoriasis.
BOUCHUT ET DESPRÉS. — 2*' édit.
Thérapeutique. — Dans le psoriasis syphilitique, il faut prescrire le proloiodure de mercufe, à 5 centigrammes par jour pendant deux mois, ou bien les pilules de Belloste, ou la liqueur de van Swieten |-t- +\.
Si le psoriasis est arthritique, il faut le traiter par les bains alcalins et le bicarbonate de soude" en solution dans l'eau, 3 grammes par jour (Bazin) [+]•
Le psoriasis scrofuleux réclame l'emploi de l'huile de morue et des toniques sous toutes les formes.
Quant au psoriasis dartreux, il faut le combattre par les saignées El, par ies purgatifs, tous les huit jours, surtout le jalap, l'aloès, la scammonée (Rayer), le calomel (3 (Hamillon), les sudoriftques Q (Cazenave), les sulfureux RI, la teinture de cantharides, cinq à trente gouttes par jour [3 (Biett), Varsenic \+ +\ (Bielt) sous formes de pilules asiatiques, de solution de Fowler ou d'arséniate de soude, 10 à 30 milligrammes par jour.
A l'extérieur, on a employé les bains chauds, — les bains de mer chauds, — les bains de vapeur, — les lotions sulfureuses, — l'onguent de poix, — la pommade au calomel, — au précipité rouge, — au protoiodure de mercure, ■ — au goudron, 8 grammes sur 30 grammes (Emery), — l'huile de Cade, le goudron pur, etc., les bains de vapeur térébenthinés, une douzaine de bains peut suffire 13-
FORMULAIRE DU PSORIASIS.
Arséniatc de potasse.
(Liqueur arsenicale de Fowler).
Acide arsi-nieux. i ^ 5 grammes.
Carbonate de potasse j ^
Eau distillée 500 id.
Alcool de mélisse composé 16 id.
Réduisez l'acide arsénieux en poudre : mêlez avec le carbonate de potasse et faites bouillir dans un vase de verre jusqu'à ce que l'acide arsénieux soit dissous complètement. Ajoutez l'alcool de mélisse à la liqueur quand elle sera refroidie, filtrez et remettez une quantité d'eau suffisante pour que le tout représente exactement 500 grammes ; vous aurez de cette manière une liqueur qui contiendra un centième de son poids d'acide arsénieux (Bouchardat) .
Cinq à dix gouttes dans le courant de la journée et dans un verre d'eau sucrée [±I±]-
Solution arsenicale ou minérale.
Acide arsénieux 1 gramme.
Eau distillée 1000 id.
Faire bouillir pendant un quart d'heure. 50 grammes de cette solution représentent 5 centigrammes d'acide arsénieux.
Pommade d'iodure de soufre.
lodure de soufre 1 gramme.
Axonge purihée 20 irl.
Mêlez. (Biett.)
Sirop de douce-amère.
Tiges sécbes de douce-amèrs 500 grammes.
Sirop simple 4000 id.
F. s. a. 30 à 60 grammes dans une tisane appropriée.
(Codex.)
Tisane de douce-amère.
Douce-amère contuse 20 grammes.
Eau bouillante 1000 id.
Faites infuser pendant deux heures et passez. A prendre par verrées.
1170 r'S')R Dans la praliqiie civile, on ajoute :
sirop de luuieteiTe 1000 graiimiL-s.
Pilules d'ioduir de soufre.
lotlure de soufi'e 1 graiimie.
Soufre \
Huile d'amancles douces S aa q. s.
Gomme arabique ;
Faites pilules n° 20. Enveloppez ces pilules d'argenl.
(Devci'gie.)
Pommade de turbitk.
Cérat soufré 30 p rem mes.
ïurbith minéral 1 id.
Goudron 4 id.
.M. s. an.
Pommade au calomel et au (joudron.
Cérat soul'ré 30 grammes.
Calomel à la vapeur 2 iil.
Goudron 4 îd.
Pommade de ijoadruii eiimphrée.
Axonge 30 grammes.
Goudron 4 id.
Camphre 50 centigrammes.
Mêlez. Celte pommade est employée contre les éi uplions squameuses. Elle calme les démangeaisons [+].
(Baumes.)
Pommade aiitipsorique,
Axonge 700 grammes.
Pyrélaine de goudron dOO id.
Cette pommade ne tache pas le linge (Girauld.) \±\
Pommade de Gù'oiix.
Goudron 10 g]nmuies,
Lairdanum 5 itl.
Axonge 40 id.
Mêlez [+],
Pommade de ijoudroii,
Axonge. , :20 grammes.
Goudron de Norwége 5 à 15 id.
Mêlez
Sirop d'arséniate de aoude.
sirop de douce-amère. 300 granuiies.
Arséniate de soude. ... 10 eentigraniiney.
Faites dissoudre. Une à trois cuillerées à bouche par jour (Bouclmt'>l+ +l.
Potion d'arséniate de soude.
.lulep gommeux 100 grammes.
Arséniate de soude 10 a 30 milligr.
Faites dissoudre. Par cuillerées dans les vingt-quatre heures, en commençant par la dose la plus faible |T]-
Granules d'arséniate de soude.
On prépare des dragées en granules contenant un milligramme d'arséniate de soude et l'on en avale de cinq à trente par jour, en augmentant progressivement la dose.
Décoction de tiges de douce-amère. Vingt et une guérison sur vingt-trois cas. 8 à 60 grammes par litre I I. (Crichton.)
Poudre d^écorce de racine de madar. 10 à 20 centigrammes par jour. Beaucoup de succès □. (Casanova.)
Décoction de feuilles et de racines de Xyris indica. Dans de l'huile à l'intérieur.
Ellébore noir. 50 à 120 centigrammes en poudre, 60 à 75 centigrammes en extrait.
PSOROPIITHjtL'niE. Blépliarite existant chez les dartreux. V. Blépharites.
PTÉRTGIOIV. Chez les sujets avancés en âge, à la suite d'une lésion traumatiquc de la conjonctive, d'une ophthalmie purulente ou d'un ulcère sur la cornée, une hypertrophie partielle de la nuiqueuse, triangulaire, existant ordinairement à l'angle interne de l'œil et occupant la conjonctive oculaire en empiétant sur la cornée, est un ptcrygion. Ces productions hypertrophiques cicatricielles peuvent être multiples (Beer, Velpeau).
Le ptérygion est membraneux ou charnu, sarcomateux, c'est-à-dire rougeàtre et comme fongueux.
Une plaque charnue, blanche, jaunâtre ou l'ougo, triangulaire, dont le sommet est plus ou moins étendu sui' la cornée, caractérise le ptérygion; les malades ne soufFreut pas, mais leur vision est gênée.
Un ptérygion membraneux peut se transformer en un ptérygion charnu, sous l'influence d'une irritation (Desmarres).
Lorsque le ptérygion s'accroît, il y a toujours un certain degré d'inflammation (Arlt).
La récidive du ptérygion opéré par la section simple, ou traité par les cautérisations, est presque inévitable.
Thérapeutique. — Au moment où il se forme un ptérygion, on traitera les maladies qui peuvent lui avoir donné naissance. On cautérisera les bougeons charnus avec le crayon au sulfate de cuivre ou le crayon de nitrate d'argent. On saupoudrera le ptérygion commençant avec de l'acétate de plomb en poudre.
Fig. 593. — Opération de la ligature dans le ptérygion.
Si le ptérygion est tout formé et existe depuis longtemps, qu'il soit fibreux ou sarcomateux, on décollera le sommet du ptérygion de la cornée, on renversera le sommet en dedans, à l'aide d'un fil fin passant par sa pointe et traversant la base du ptérygion, et on laissera cicatriser la plaie (Desmarres). On aura avantage à renverser de dehors en dedans la pointe du ptérygion détachée, et à faire, avec des fils très-fins, une suture des bords de la plaie'de la conjonctive (Pagenstecher).
On peut aussi lier le ptérygion comme cela est marqué sur la figure 593 : trois fils serrent les attaches du ptérygion et le font tomber (procédé ancien dans Scultet).
Fixer le ptérygion détaché en partie de la conjonctive, loin delà plaie laissée par la dissection du ptérygion, est une opération moins bonne.
PULM
PULV
Les incisions et les cautérisations ne sonl applicables avec succès que pour les productions charnues peu développées. Les incisions et les scarifications de la base du ptérygion ne sont pas efficaces.
Après l'opération, l'œil sera recouvert de compresses froides renouvelées souvent, et l'on appliquera des sangsues à la première manifestation d'inflammation, de la douleur et de l'écoulement des larmes.
PTYALISIHE OU SI4LORRHÉE OU SALIVATION.
Une sécrétion abondante de salive insipide ou styptique, inodore ou fétide, sous la peau de la muqueuse buccale ou des glandes salivaires, caractérise le ptyalisme.
Le ptyalisme ou flux salivaire, donne lieu à une sécrétion quotidienne de salive dont la quantité peut être trèsconsidérable et atteindre un poids de 2 à 5 kilogrammes.
Il y a un ptyalisme essentiel nerveux et un ptyalisme symptomatique.
Le ptyalisme e;^sentiel est produit par la grossesse, l'état nerveux aigu ou chronique, la névralgie de la cinquième paire et la rage.
On a vu la quantité de salive assez abondante pour remplir l'arrière-bouche et occasionner la suffocation.
Le ptyalisme est ordinairement le symptôme des maladies de la bouche et particulièrement des différentes variétés de la stomatite, surtout de la stomatite mercurielle. V. Stomatite.
Thérapeutique. — En cas de ptyalisme intermittent par névralgie de la cinquième paire, sulfate de quinine, 1 à 2grammes par jour; — vésicaloires volants saupoudrés de 2 centigrammes de sulfate de morphine.
Contre le ptyalisme nerveux : préparations de fer et de quinquina, — antispasmodiques, hydrothérapie, — opium, 20 à kO centigrammes par jour.
Collutoires astringents et alcalins, — purgatifs etsudorifiques.
Contre le ptyalisme mercuriel il faut employer le chlorate de potasse et les moyens indiqués à l'article Stomatite. V. ce mot.
PUERPÉRiiLE (Fièvre). V. Fièvre puerpérale,