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PÉRITONITE

PULLRIA (Bohème). Eau sulfatée sodique et magné, sienne, employée comme purgatif. — Deux à trois verres

dont les lleurs en infusion, 5 à 10 grammes par litre d'eau, se donnent dans la bronchite E] et dans la phtliisie □.

PULPE. Substances animales ou végétales, réduites en pâte molle, pour l'usage externe ou interne. — On fait des pulpes de carottes, de pommes de terre, d'ail, d'oignon, de ciguë, etc., qui s'emploie sous forme de cataplasmes; une pulpe de casse, de tamarin, de pruneaux, qui sert de purgatif; une pulpe de cynorrhodons (jui se donne à l'intérieur comme astringent ; une pulpe de viande crue qu'on administre dans la diarrhée des jeunes enfants, etc.

PULSATILLE. V. AnÉMONE,

PULVÉRIIS4TIOIV. La réduction de l'eau et de I éther ^n poussière sont très-employées en médecine et

Fi^'. 595. — Piilvérisatem' de M. Sales-Girons.

en chirurgie. On obtient la pulvérisation de l'éther avec l'appareil Ricliardson. La pulvérisation de l'eau se réalise

Ki". 596. — A|.i.areil île f'ouchei' poiu' inigations d'eau pulvérisée delà vessie.

Fig. 594. — Pniino

PULMOlVAiRE. Plante de la famille des borraginées.

par la projection violente d'un mince filet d'eau contre les parois d'une salle à inhalation (Waltz et Scheider) ou par la pression d'un mince filet d'eau à travers un trou

fULV

PURG

d'épingle (Mathieu de la Drôme, Sales-Girons). Cette eau poudroyée s'utilise en thérapeutique pour donner des buins (V. Hydrofère), et pour faire des inlmlulions dans la poitrine. V. AîMiATRiE, INHALATION, Vaporarium, Étuve.

Fig, 5',n, — Pulvérisateui' de MM. Hubert et Gollin.

La pulvérisation, comme médimUon balnéaire, est à peu près abandonnée, mais comme médicationrespinitoire, elle s'emploie dans toutes les stations d'eaux minérales et avec toute espèce d'eau médicamenteuse ; seulement,

Fig. 598. — Pulvéïisateiir île M. Galante.

comme il n'est pas certain que la poussière d'eau respirée pénètre au fond des bronches, car elle se condense sur les parois de la bouche, et que, d'une autre part, la pulvérisation de l'eau la refroidit, ou, si elle est chargée

de sels, lui enlève une partie de son activité médi( ; menteuse, on ne sait encore à quoi s'en tenir sur li avantages de la pulvérisation. V. Inhalation.

L'eau sulfureuse pulvérisée, — l'eau arsenicale, ~

Fig. 599, — Pulvérisateur de M. Galante.

l'eau de goudron, — l'eau de coaltar, — l'eau phéniquéi — l'eau chargée de sulfate de quinine, ont été employé contre la bronchite, la phthisie pulmonaire, tuberculeul et caséeuse, l'emphysème, la fièvre intermittente, etc.

PURGATIFS. Les médicaments doués de la proprié

de provoquer les évacuations stercorales sont des purgv fifa. On les emploie à titre de désobstruants de l'intestr de révulsifs pour amener un flux séreux susceptible ( détourner une maladie éloignée, enfin de cholagogues poi augmenter et expulser la sécrétion biliaire.

Les purgatifs sont tous des irritants de la muqueu gastro- intestinale, ayant une action particulièi'e sur 1 différentes parties de l'intestin.

Il y a plusieurs sortes de purgatifs : 1° les drudùiue: 2" les cathartiques ; et 3° les laxatifs.

Purgatifs drastiques. Les purgatifs drastiques so VImile de croton, une goutte ou deux dans du bouillo dans une pilule de mie de pain, dans un loocli blanc, ( tablette ou en savon, et l'on favorise l'effet purgatif avi quelques tasses de bouillon d'herbes. En même lem qu'elle purge, cette préparation fait souvent vomir.

Uliafic d'épurge, bonne prépai'alion, se donne à dix ( douze gouttes dans un looch blanc préparé à cet effet.

Vextrait d'élatérium, 1 gramme en vingt pilules, ui par heure jusqu'à effet purgatif; \sx poudre d'clatérium Vélatérine, alcaloïde très-dangereux de cette substancsont de violents purgatifs.

La coloquinte en poudre, 30 centigrammes àl gramm^ avec du sucre pulvérisé dans du sirop ou du pain à cha 1er, en extrait sous forme de pilules, 10 à 30 centigrar mes, est un drastique très-énergique [3- H agi*' pai'

PURG

PURP

méthode eiidermiqiie à la dose de 38 cenligram. de pou- |dren.

Lsigomme gutte se donne associée au jalap, au calomel, ! à la rhubarbe et à la scammonée. Seule, il faut la prescrire à la dose de 10 à ^lO centigrammes.

La scammonée se donne à la dose de 50 centigrammes ïi l gramme.

I - Le jalap en poudre se donne à la dose de \ h U grammes, et, si l'on emploie la résine de jalav), c'est .'iO centigrammes à 1 gramme qu'il faut prescrire. Le jalap trèsemployé est la base de Vélectuaire diaphœnix, de Veau-devie allemande ou teinture de julap, 30 à 60 gram., du remède de Leroy et de la plupart des préparations purgatives conseillées contre la goutte.

Le suc de seconde écorce fraîche de sureau, qui est dit-on, un excellent purgatif, se donne à la dose de 30 gr. dans du sirop.

Vellébore noir, jadis très-employé et très-bon, ne se donne plus que dans les pilules de Bâcher, dont il fait la base.

Racine sèche tl'elléboie 500 grammes.

Carbonate de potasse 125 id.

Faites de cela un extrait dont on prendra la quantité suivante :

Extrait ci-dessus. fii grammes.

Extrait de myrrhe 54 id.

Poudre de chardon liéuit 32 id.

Faites des pilules de 20 centigrammes, à conserver dans un flacon, bien bouché et prendre deux à cinq pilules par

L'aloès, drastique agissant surtout sur le rectum qu'il rend le siège d'une hypérémie considérable. Il se donne en pilules avant le repas, à 20 centigrammes, comme léger purgatif, et à jeun, en poudre, à 1 gramme comme drastique. On le donne aussi en teinture, 5 à 15 grammes, avec du sirop de sucre.

11 fait la base des ante-cibum, des pilules d'Anderson, de Bontius et de tous les élixirs purgatifs.

Le calomélas ou mercure doux se donne à la dose de 50 centigrammes à 1 gram. avec du miel ou en tablettes.

L'agaric blanc se donne à la dose de 1 gramme en poudre.

Purgatifs cathartiquc.'j . Les purgatifs calhartiques sont :

L'émétique en lavage, 5 centigrammes dans un litrr (le tisane ou de bouillon d'herbes. Alors il purge et ne fait pas vomir.

Le sulfate de. magnésie, ou seld'Epsom, 30 à 60 grammes dans un litre d'eau avec du citron.

Le sulfate de soude, ou sel de Glauber, à la même dose et de la même manière.

Le phosphate de soude, — le tartrate de potasse et de soude, — Veau de Sedlitz artificielle, l'eau de Pullna, — Veau de Carlsbad, — de Kissingen, — de Niederbronn, la. magnésie calcinée, une cuillerée dans un verre d'eau, ce qui est sans saveur, — le citrate de magnésie, 60 grammes, qui forme une excellente limonade dans un litre d'eau, sont d'excellents cathartiques à employer.

La rhubarbe en sirop pour les enfants, 30 à 50 gran;mes par jour ; — en poudre pour les adultes, 5 à 15 grammes ; — en extrait, à la dose de 4 à 10 grammes;

— en teinture, 15 grammes, dans l'eau sucrée, est un très-bon purgatif.

Le séné, en infusion de feuilles, de 10 grammes, dans du café, pour les enfants, et de 20 grammes pour les adultes, en sirop, en potion, se donne très-souvent comme purgatif. — Si l'on emploie les follicules, il faut augmenter un peu les doses.

Infusion de thé de Smyrne, de thé de Saint-Germain, mélange de plantes purgatives et de sené dont l'effet est assez agréable. Une cuillerée de ces plantes en infusion se donne le soir et l'effet purgatif se produit le lendemain. Il en est de même du thé suisse et du thé de Saint-Germain.

Le nerprun se donne en sirop, à la dose de 30 à 60 grammes.

\j huile de ricin, faite à froid, s'administre dans du thé, dans du café, en émulsion, en capsules, ou dans du bouillon gras, avec de l'oseille, à la dose de 20 à 30 grammes.

Uniment de Heims, en frictions matin et soir sur le ventre.

Teinture de coloquinte 15 grammes.

Huile de ricin 45 id.

Purgatifs laxatifs. Les purgatifs réputés laxatifs sont :

La manne qui se donne surtout chez les enfants dans du lait, à la dose de 30 à 60 grammes.

La casseetle tamarin , en décoction, 60 gram. par litre; les pruneaux cuits, le miel, les roses pâles et les fleurs de pêcher se donnent aussi comme purgatifs, mais, sauf les deux premières substances, l'action des autres est trèsfaible.

PïJKPUR*. Le purpura est une nosohémie de même nature que le scorbut (V. Scorbut), dans laquelle la fibrine, diminuée, ou ayant conservé son chiffre normal, perd sa consistance et voit disparaître cette faculté de coagulation qu'on appelle la plasticité. On attribue cet état de dissolution de la fibrine à l'augmentation des sels alcalins du sang, mais cela n'a jamais été parfaitement démontré.

Le purpura est quelquefois accompagné d'une augmentation de fibrine, mais alors ily a un état inflammatoire aigu.

Dans le purpura existent toujours des pétéchies et des hémorrhagies plus ou moins fortes dans le tissu de la peau ou des muqueuses, de manière cà former de larges taches d'un rouge acajou, disparaissant en quelques semaines après avoir passé par toutes les teintes brune, violacée jaunâtre, de l'ecchymose (Werlholtj.

Le purpura, borné à la surface de la peau et des muqueuses, existe toujours sans fièvre et dure deux à quatre semaines, offrant plusieurs poussées successives d'ecchymoses superficielles et profondes, c'est le purpura simplcx.

Il y a une forme plus grave de cette maladie qu'on appelle purpura hœmorrhugica, et dans laquelle, outre les ecchymoses muqueuses et cutanées, on observe des vésicules hémorrhagiques sur le derme, des hémorrhagies plus ou moins abondantes dans les muscles, sur les muqueuses du nez, des poumons, de l'intestin, etc., de la fièvre avec lassitude, inappétence et grande faiblesse.

Si le purpura simpkx guérit sans peine, le purpura hœmorrhagica est plus grave et dure de quelques jours à quelques années. Il peut amener la mort dans une hémoiv

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