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rhagie ou passer à l'élal chronique en déterminant une anémie plus ou moins accusée.

Le purpura se montre à tous les âges et chez tous les sujets, mais de préférence chez les personnes valétudinaires affaiblies par les privations de la misère, les excès de régime, les affections morales, la chlorose, la cachexie paludéenne et quelques maladies chroniques aux approches de la mort.

Le purpura est produit d'emblée, comme maladie primitive, par la mauvaise nourriture, l'habitation dans les lieux humides, bas, privés d'air et de lumière.

On voit le purpura apparaître comme maladie secondaire dans le cours des maladies chroniques et des cachexies qui compromettent l'existence.

Quand on voit le purpura se développer dans le cours d'une maladie chronique , c'est que la mort est prochaine.

Quand le purpura est très-fort il s'accompagne de fièvre.

Deux ou trois septaines suffisent ordinairement à la guérison du purpura, et il est très-rare de le voir durer quelques mois ou quelques années.

Quand le purpura se prolonge il occasionne toujours un état très-prononcé d'anémie.

Thérapeutique . — 1" indication. Placer les malades en bon air, dans un logement bien aéré, bien sec, trèséclairé par le soleil, et leur donner une bonne nourriture.

2° indication. Guérir l'altération du sang. Pour cela on prescrira : suc de citron, — eau vinaigrée, — limonade sulfurique et nitrique +\.

Potion gommeuse, l'iO grammes, avec eau de Rabel, vingt à quarantes gouttes

Potion avece«M sucrée, 120 grammes avec perchlorure de fer, 2 à 4 grammes [+].

Bains froids à 26° centigrades, ou bains de rivière tous les jours 1+1.

Vin de quinquina, 30 tàSO grammes par jour f+l.

Préparations ferrugineuses, telles que limaille de fer, 1 gramme par jour [+], eau ferrée (3, deux pilules de Vallet, sirop de py rophosphate de fer, 30 grammes [+].

Eaux hémostatiques de Brocchieri, — de Pagiiari, 00 à 100 grammes parjour [+]•

Décoction de térébenthine de Venise, 60 grammes par litre d'eau.

Potion gommeuse avec extrait de ratanhia, 2 à 3 grammes.

PUS. Le pus est un produit morbide liquide de l'intlammation; c'est une humeur opaline, blanchâtre ou verdàtre sécrétée par les parties enflammées. — Il est formé : 1" de sérum tenant en suspension des cellules spkériques, plus ou moins bien formées, larges de 8 à li millièmes de millimètre, contenant de un à quatre noyaux sans nucléoles et des noyaux libres ou globulins. Ces cellules, appelées leucocytes ou globules de pus, sont trèsvariables selon les tissus où elles ont été formées. — Mal développées, ce sont les globules de mucus, et quand elles ne renferment pas de noyaux, même après l'action de l'acide acétique, on les appelle des globules pyoîdes;

2» de pyine et d'albumine; — 3" de la graisse; k" des sels ; — 5" et quelquefois de la matière colorante bleue.

Le pus est un liquide blanchâtre ou verdàtre, crémeu\ plus ou moins homogène selon sa nature. Il y a le pu phlegmoneux ou louable, formé dans les inflammatior franches, le pus sanieux gris brunâtre, le pus bleu, dû la biliverdine (Robin), le pus concret, s'il est épaissi, et(

C'est une émulsion formée de sérum tenant en su; pension des cellules de même nature ; mais ces élé ments anatomiques n'en révèlent pas la nature qui e: toute dans la spécificité. Il n'y a aucune différence anatoj mique entre le pus phlegmoneux et le pus syphilitique morveux, charbonneux, diphlhéritique, blennorrhagiqu( varioleux ou autre cependant l'inoculation montre con bien ces liquides, de constitution semblable enapparenci sont de nature opposée.

Le pus est du sang mort mêlé à des détritus organ ques qui ont perdu leur vitalité par suite d'ime inflamm: lion.

Les globules de pus sont des leucocytes à l'état cad, vérique (Robin).

Le pus est sécrété par les bourgeons de tissu cellulai des plaies selon Virchow et résulte d'une transsudalion dglobules blancs du sang à travers les capillaires/ sek Cohnheim.

PUSTULE MALIfilVE. Affection charbonneuse Iran missible des animaux à l'homme et se montrant soi forme de pustule maligne ou d'œdèine charbonneux.

I. Pustule maligne. — La pustule maligne est une p tite tumeur gangréneuse spéciale, causée par l'applic tion, soit sur la peau saine, soit sur la peau excoriée, ( virus charbonneux contenu dans le sang ou les débris d'. nimaux morts du charbon. Cette lésion est encore cause par des piqûres de mouches qui se sont reposées sur d: animaux morts de charbon ou de sang de rate, et pet être d'une autre affection de nature voisine (Enaux Ghaussier, Manoury, Raimbert, Bourgeois (d'Étampes Salmon).

f'ig. 600. — Piisliile maligne datant de trente-six lioiircs.

Une pustule maligne débute par un bouton qui eau une démangeaison ; le bouton devient une vésicule ren plie de sérosité ; la vésicule croît ; au-dessous d'elle exi? un point noir, puis après vingt-quatre heures une éru tion de pustules apparaît autour du point noir qui s' grandit : il y a alors de la cuisson, de la chaleur ; i œdème dur envahit toute la région et cet état dure trois cinq jours. Après cette période les malades éprouvent < l'abattement, de la somnolence, de la lièvre, il y a des ve tiges, la langue se sèche, l'haleine est fétide, il y a d chaleurs à l'épigastre, du hoquet, des vomissements, ( la diarrhée ; puis une troisième période commence où i mal est irrémédiable, le ventre se méléorise, il y a di syncopes et le malade meurt dans le coma, l'agitation ( la somnolence avec conservation de la connaissance.

Toutes les oustules malignes ne causent pas les acc

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