HEIN
amener de ti ès-abondanles selles liquides sans douleurs ni coliques.
Conseillée dans la maladie de Briglit (Bright) □. Pilules hydragogues.
Scille en iiiuidre I i
^ J , ■ . > an lu iTfaiiiliu':?.
Kxtrnit do cnloquiiitf ) °
F. s. a. cent pilules. De deux à douze pilules par jour, jusqu'à effet purgatif RI.
Tisane de raifort composée.
Hail'nrt sauvage i'é('Oiit et Iti'isé 50 gi'ammfjs.
Kuu .' 1000 gTamme?^.
Passez, et ajoutez :
sirop antisi'or]>utiqiic. . . . .■ 4000 grainiui's.
A prendre par petites tasses dans l'albuminurie chronique \±}.
Décoction de genêt.
Les fleurs de genêt [Genista scoparia) ont été employées avec succès dans quelques cas d'albuminurie.
FleiU's lie geiiét. ...» 15 à 30 Jii'aiiinieri.
Faites bouillir dans :
Enii 1000 gTammes.
Jusqu'à réduction à un demi-litre. On en donne une pe • tite tasse ou deux cuillerées à bouche pour commencer, toutes les heures □. Suivant Cullen, cette décoction purge et pousse aux urines.
.'Vvant Cullen on avait préconisé les semences du Genista scoparia à la dose de k grammes tous les deux jours, infusées dans du vin blanc , comme un remède trèsefficace contre les hydropisies.
Jalap 150 centigrammes.
Décectioii de chieui-ée 130 graniiiLes.
A prendre en trois fois, à une demi-heure d'intervalle. (Valleix.)
Tisane de busserole.
linsserulc '2 à i grarunies.
Kaii 500 'i.l.
Faites bouillir pendant vingt minutes ; édulcorez. A prendre par tasses dans la journée (Valleix) □.
Vin de coloquinte.
Coloijiiiiiti' 5 grammes.
Vin de Malaga 150 1(1.
Faites macérer pendant quatre jours, passez. Une cuillerée tontes les heures, jusqu'à effet purgatif suffisant FH.
Mixture diurétique.
Infusion de raifort 125 grammes.
Teinture de eantliarides 8 gouttes.
Laudanmn liquide de Sydenlianu 12 id.
Sirojj simple 16 griimmes,
•A prendre en trois doses en vingt-quatre heures, dans l'hydropisie consécutive à la néphrite albumineuse chronique.
La dose de la teinture de cantharides peut être graduellement portée à trente-six gouttes, en augmentant la dose du laudanum jusqu'à dix-huit gouttes (Rayer).
Tisane diurétique.
Acide nitrique alcoolisé 5 grammes.
Eau. - 1000 id.
Sirop de sucre 100 id.
Mêlez. A prendre dans les vingt-quatre heures [±\.
HFJiN ! 195
Limonade nitrique.
Eau lOnO grammes.
Snop de sucre 6() id.
Ajoutez acide nitrique jusqu'à agréable acidité, environ douze gouttes.
A prendre par verres dans les vingt-quatre heures
Décoction de 'quillagu saponaria, 10 grammes par litre d'eau, à prendre dans les vingt-quatre heures.
Eau distillée de cannelle', à prendre une cuillerée à cafi' matin et soir. (Christison.)
Teinture de digitale, 10, 1,5, 20 gouttes dans une potion. (Valleix.)
Teinture d'agaric bulbeux, de 5 à 8 grammes par jour pendant cinq mois (Curie); trois cas de guérison □.
Solution de crème de tartre.
I''hu 100 gi'iunmes.
Crème de tartre H ou 8 id.
A prendre en une fois, trois fois par jour FH.
(Valleix.)
Émulsion cVumandes aux cantharides.
Émulsion commune au lait d'amandes. . . 30 grammes. Teinture de cantharides 4 à 12 gouttes.
Mêlez. A prendre par cuillerées (Valleix.) Pilides drastiques.
Aloès 1
Gonime-gutte { a» 5 eeuligrammes.
Extrait d'ellébore )
Résine de jalap 10 id.
F. s. a. des pilules semblables, dont on donne deux ou trois par jour E]. (Valleix.)
Urée, 2 et 3 grammes par jour.
Beîn (Hydatides Du). Des hydatides, c'est-à-dire des tumeurs remplies de vésicules transparentes échinocoques, peuvent se développer dans le rein comme dans tous les autres viscères.
Au début, les hydatides du rein ne produisent aucun symptôme appréciable, et ce n'est que lorsqu'elles ont acquis un certain volume qu'elles produisent une tumeur et une douleur vague à la région lombaire. Si elles s'ouvrent dans le bassinet, il y a une douleur vive augmentée par la pression, quelquefois semblable à celle de la colique néphrétique et accompagnée d'expidsion d'acéphalocystes dans l'urine.
Dans les hydatides du rein ouvertes dans le bassinet, en outre des fragments d'acéphalocystes contenus dans l'urine, il y a quelquefois du sang et du pus qui jirovieniient de l'altération de la substance rénale.
Les hydatides du rein s'ouvrent quelquefois à l'extérieur, et alors il y a vers la région lombaire une tumeur plus ou moins volumineuse, élastique, fluctuante, offrant le frémissement hydatique à la percussion, devenant peu à peu douloureuse à la pression et s'ouvrantau dehors comme un abcès.
On voit quelquefois une tumeur hydatique enflammée, donnant lieu à des phlegmons semblables à ceux d'un abcès du rein, cesser d'être douloureuse, reprendre les caractères d'une tumeur indolente et guérir par la destruction des échinocoques qui s'enveloppent d'un kyste, lequel se transforme peu à peu en matière calcaire.
REIN
REIN
Les hyJatides du rein, au lieu de s'ouvrir à la peau ou dans les bassinets, peuvent s'ouvrir dans l'intestin, dans l'estomac ou dans les voies respiratoires, mais cela est rare.
Le travail d'élimination des hydatides du rein, de quelque côté qu'il tende cà se faire, produit toujours de la fièvre, de l'inappétence, de l'amaigrissement et un état cachectique souvent suivi de mort.
Thérapeutique. — Le traitement des hydatides du rein est purement palliatif.
Rein (Inflammation du) ou Néphrite. L'inflammation du rein existe à l'état aigu et à l'état chronique.
La néphrite s'observe chez les enfants, chez les adultes et chez les vieillards, à la suite de coups, de chutes et de blessures, à la région rénale, après l'ingestion de substances irritantes, telles que les alcooliques, les ennnénagogues et les cantharides, après l'action du froid humide sur le corps, sous l'influence de l'irritation produite par les calculs des bassinets et du rein {néphrite calculeuse), à la suite des maladies de l'urèthre [blennorrhagie], de la vessie (cystite), de la prostate et de l'urèthre, après la lithotritie et enfin sous l'influence de la gravelle et de la goutte (néphrite goutteuse). V. Calculs du kein.
Dans la néphrite il y a d'abord congestion et augmentation de volume du rein; adhérence de la substance corticale à la capsule fibreuse ; pointillé rouge de cette substance correspondant à l'inflammation des glandules de Malpighi, puis, selon les cas, suppuration en foyer ou en infiltration dans la substance tuberculeuse ou corticale.
Les abcès du rein ont un volume qui varie entre celu' d'une lentille et celui d'une noisette.
Dans quelques circonstances la néphrite aiguë produit le ramollissement gangréneux de la substance des reins avec odeur très-prononcée de gangrène.
Quand la suppuration du rein occupe l'intérieur des cabces et s'étend jusque dans le bassinet, elle prend le nom de pyélite, maladie qui revêt la forme aiguë et chronique.
Si la suppuration consécutive à la néphrite se porte à l'extérieur des reins, au-dessous de la capsule fibreuse, elle a reçu le nom de périnéphritc, et dans quelques cas rares elle s'étend au tissu cellulaire des lombes et forme un abcès qui s'ouvre à l'extérieur.
Des frissons suivis de malaises, d'inappétence, de fièvre, quelquefois de nausées, de douleur rénale plus ou moins vive, quelquefois très-étendue et pulsative, augmentée par la pression et la percussion dirigée le long de l'urèthre, et des urines diminuées ou supprimées, neutres ou alcalines, mélangées de sang, quelquefois d'albumine, ordinairement de muco-pus, annoncent une néphrite aiguë.
Dans quelques circonstances la néphrite aiguë s'accompagne d'ischurie, de phénomènes typhoïdes extrêmement graves et de troubles cérébraux attribués par quelques médecins à l'urémie. V. ce mot.
La néphrite aiguë se termine par la résolution, par la gangrène, par la formation de pus qui s'écoule par l'urine ou qui forme abcès à la région lombaire, enfin par le passage à l'état chronique et par la mort.
C'est toujours une maladie très-grave que la néphrite aiguë, mais son pronostic est encore plus fâcheux lorsqu'elle est sous l'influence de la goutte et des calculs du rein.
Thérapeutique. — Quelle que soit la cause de la néphrite aiguë, quand elle commence il faut l'attaquer par une saignée du bras ou une application de sangsues et de ventouses scarifiées à la région lombaire.
Les malades resteront à une diète en rapport avec l'intensité de la fièvre, garderont le lit et boiront on abondance de la tisane froide de chiendent, de pariétaire, d'uva ursi, de limonade, de groseille, d'eau vineuse, avec ou sans addition de sel de niire.
Dans les cas où l'on voudrait rendre la tisane plus diurétique, on y ajouterait pour chaque litre delà teinture de scille, 5 grammes, ou du nitrate et de l'acétate de potasse, h grammes.
Des bains prolongés sont très-utiles dans la néphrite aiguë.
Si cette maladie est douloureuse, il faut donner l'opium, 5 à 10 centigrammes en pilules ou dans une potion et faire usage des préparations narcotiques de morphine et narcotico-âcres telles que l'alcoolature d'aconit, de belladonne, à la dose de 2 à 3 grammes.
Quand les frissons erratiques et une prolongation du mal font prévoir la formation d'un abcès du rein, il faut examiner avec soin la région lombaire au moyen de la main, qui permet de sentir la fluctuation profonde, et de la percussion qui fait découvrir une notable augmentation de volume de l'organe. Dès qu'il existe tumeur et fluctuation, il faut ouvrir un passage au pus (V. Néi'HROTomie) et aux calculs qui pourraient se trouver dans le rein.
S'il y a du pus dans l'urine et qu'il s'agisse d'une pyélite simple, il faut prescrire l'eau de goudron, l'eau térébenthinée, le baume de Tolu, le baume du Pérou, la résine de benjoin, etc.; mais si la pyélite est calculeuse, c'est-à-dire occasionnée par des calculs du rein, il faut donner à boire par jour plusieurs litres d'eau gazeuse, ayant chacune 5 à 8 grammes de bicarbonate de soude, ou envoyer les malades aux eaux de Vichy et de Contrexéville.
Néphrite chronique. — Que la maladie succède à la néphrite aiguë ou qu'elle apparaisse d'emblée sous cette forme, la néphrite chronique entraîne ordinairement l'atrophie et l'ulcération de la substance tuberculeuse des reins, avec hypersécrétion muqueuse des calices et du bassinet, d'où l'urine neutre ou alcaline, quelquefois trouble, chargée de mucus, rarement d'albumine, et avec cela des malaises, de la faiblesse, de l'inappétence et un amaigrissement plus ou moins prononcé.
Dans la néphrite chronique occasionnée par des calculs du rein, il se fait souvent une désorganisation complète de l'organe, dont le tissu disparaît par la suppuration, et il ne reste plus qu'une coque fibreuse lobulée, plus ou moins vaste, remplie d'urine, de pus et de calculs en plus ou moins grand nombre. C'est ce qu'on appelle Vhydronéphrose.
Quand des accès intermittents de douleur aiguë, compliqués de vomissements, se montrent dans le cours de la néphrite chronique, on peut affirmer qu'il y a des calculs dans les reins.
Thérapeutique. — La néphrite chronique calculeuse doit être combattue par les boissons abondantes, par les solutions alcalines et par les eaux de Vichy.
Si la néphrite chronique est simple, il faut la traiter par les boissons résineuses et balsamiques abondantes. Le régime est le même que pour la néphrite aiguë.
Rein (MOBILITÉ Du) . Le rein peut se déplacer et venir dans la fosse iliaque sous forme de tumeur mobile ova-
REIN
HENN
laire donnant lieu à de la faiblesse, de la douleur, des coliques nerveuses et quelquefois à des symptômes de péritonite aiguë (Rayer).
Les reins mobiles s'observent plus souvent dans le rein droit que dans le rein gauche, et plus ordinairement chez la femme que chez l'homme (Rayer).
On a souvent pris la tumeur abdominale formée par un rein mobile pour un cancer de l'intestin, pour des glandes du mésentère ou de la fosse iliaque, mais la mobilité de la tumeur et sa forme ovalaire devront faire éviter l'erreur. V. Luxation du rein.
Thérapeutique. — On ne peut faire revenir en place un rein déplacé, et il n'y a dans ces cas d'autre traitement à faire qu'à combattre les accidents qui peuvent se présenter.
Une ceinture hypogastrique soulage beaucoup les malades qui doivent garder le lit pendant quelque temps et se faire donner des douches d'eau froide sur le ventre.
On combaltra ensuite les accidents de péritonite par des émissions sanguines locales, et la douleur par des fomentations narcotiques ou par l'opium et les bains.
Rein (Plaies du). Les plaies du rein produites par des instruroents piquants et tranchants, et par des balles, sont suivies de douleurs de rein vives, de rétraction du testicule, quelquefois l'urine est teintée de sang, la plaie donne quelquefois issue à de l'urine et du sang. S'il y a héinorrhagie intra-abdominale il y a les signes d'un épanchement de sang dans l'abdomen (V. ce mot).
D(ins les pressions violentes exercées sur le tronc, il y a quelquefois rupture ou plaie contuse.
Les complications primitives des plaies du rein sont la présence de corps étrangers dans la plaie, l'inliltration d'urine et un phlegmon diffus; les complications consécutives sont une fistule urinaire rénale, quelquefois la rétention d'urine dans le rein, par suite du gonflement inflammatoire.
Lorsque par suite d'une blessure du rein l'urine coule dans le péritoine, une péritonite mortelle survient.
Les Vjlessures du rein sont reconnues à l'écoulement par la verge de sang bien mêlé à l'urine, par l'écoulement d'urine par la plaie.
On ne doit jamais sonder une plaie du rein avec un stylet. Si l'on suppose qu'une balle est restée dans la plaie on sondera avec une sonde de femme.
Thérapeutique. — Repos absolu, diète, un ou deux verres d'eau de Sedlitz, quinze sangsues sur les lombes, cataplasmes s'il y a une plaie par instruments piquants.
Même traitement et application immédiate de sangsues s'il y aune plaie contuse. On extraira les corps étrangers im peu mobiles.
On sondera les malades s'il y a rétention d'urine; si des caillots existent dans la vessie on les morcellera avec la sonde métallique, on fera des injections d'eau tiède dans la vessie.
On ne fera pas boire les malades s'ils ont de la rétention d'urine.
Il faut se garder de fermer la plaie si elle donne issue à de l'ui'ine.
On traitera la fistule urinaire par les moyens appropriés. V. Fistules urinaires.
Rein (Strongle du). Le rein renferme quelquefois un ver, allongé, cylindrique, mince à ses extrémités, dont le
mille a une queue terminée par une bourse unique, d'où sort la verge
Le strongle, assez commun chez le chien, est très-rare chez l'homme.
Les effets produits par le strongle du rein sont ceux d'une néphrite ou d'une pyélonéphrite (V. ces mots), etle ver est expulsé par les urines ou par un abcès s'ouvrant au lombes (Moublet).
Thérapeutique. — Le traitement des accidents produits par le strongle des reins est identique avec celui de la néphrite, et s'il y a abcès lombaire il faudra l'ouvrir comme on fait de ceux qui résultent d'un calcul rénal.
Rein (Tubercules du). Les reins sont souvent le siège de tubercules chez les sujets scrofuleux atteints de carie vertébrale, de tumeurs blanches ou de tubercules pulmonaires, mais on ne rencontre presque jamais cette lésion comme maladie primitive.
TItérapeutique. — Les tubercules du rein sont absolument incurables.
REI\E-DE«-PRÉS OU SPIRÉE ULMAIRE. Plante de la famille des rosacées, dont les feuilles et les fleurs (30 grammes par litre d'eau) sont employées en décoction contre les hydropisies à titre de diurétique I I.
RELA<JUEnEA'T DES SYMPHYSES V. GROSSESSE [Accidents de lu).
REMÈBE. Tout ce qui guérit devient un remède, mais ce mol s'applique surtout aujourd'hui à ces formules empiriques vantées pour la guérison d'une maladie. On connaît ainsi le remède des Caraïbes, — le remède de Pradier, — le remède ou élixir de Villetle, — le remède de Turck, — le remède de Lartigue contre la goutte, — le remède de Lefèvre contre le cancer, — le remède de Rremser contre le tœnia, — le remède de mademoiselle Stephens contre la gravelle et la pierre, — les remèdes contre la rage, etc., — remèdes qu'on trouvera indiqués à l'occasion de chaque maladie.
RÉniSSIo;\. Diminution ou cessation des phénomènes d'une maladie et particulièrement de la fièvre. V. ce mot.
RÉMITTENTE (FiEVRE). Les fièvres continues présentent souvent dans leurs cours des exacerbations quotidiennes ou tierces régulières ou irrégulières qui caractérisent la rémittence et servent d'indication h l'emploi du quinquina. V. Fièvre.
A côté de la rémittence, il y a la fièvre rémittente, maladie rare en France, plus commune en Orient, et qui est de la même nature que les fièvres intermittentes. Elle lui succède quelquefois, et alors, après avoir eu des accès de fièvre intermittente, le malade a une fièvre continue, traversée par des paroxysmes quotidiens ou tierces périodiques. Chez d'autres, c'est une fièvre continue, avec des accès intermittents réguliers.
Thérapeutique. — La fièvre rémittente doit être traitée par le sulfate de quinine, .50 centigrammes à 1 gramme, administrés à la fin du paroxysme.
RE.^IOLLj%IV (Hautes-Alpes). Eau bicarbonatée et froide, légèrement sulfureuse, peu connue.
REIS'jtlSOIM (Loire). Eau bicarbonatée trèb-gazeuse, froide, employée dans la dyspepsie comme eau de table m.
RE!\;IVES-LES-BAI1%IS (Aude). Eaux minérales chlorurées à une source, et ferrugineuses à l'autre, ayant de 20°
1198 RÉPE
à 45", employées rentre l'anémie, la chlorose, la dispepsie, etc.
REIVOIVCIJLES. Plantes de la famille des renonculacées, dont les feuilles contiennent un principe acre et assez
irritant pour rubéfier la peau ou produire la vésication. Parmi elles les plus communes sont : la renoncule des ^yrcs ou bouton-d'or, — la renoncule aquatique, — la renoncule douve, — la renoncule scélérate onmort aux vaches, — renoncule des jardins, etc. Aucune n'est plus employée en médecine.
REKOUÉE. Plante de la l'amille des polygonées, dont la racine acre et rougeàtre est employée en décoction comme astringente \±\. A cette famille appartiennent la historié ou Polygonum bistorta, — la sanguinaire ou traînasse, — la renouée acre ou poivre noir, et le blé noir ou Polygonum fagopyrum. — Ce dernier, connu sous le nom de sarrazin, donne une farine qui, en Auvergne, sert à faire des galettes destinées à remplacer le pain.
RËPERCUSSIFS. Médicaments employés en topiques, dont l'action est de sécher une plaie, une dartre ancienne, un vésicatoire, ou de faire disparaître un exanthème fébrile, etc., de façon à produire à l'intérieur, dans les viscères, sur les séreuses ou sur les muqueuses, une phlegmasie aiguë ou chronique plus ou moins grave. V. Répercussion.
Les astringents, tels que le sublimé, le tannin, l'acétate de plomb, l'eau froide, la glace etj'air froid, sont des répercussifs.
RÉPERCUSSION. État morbide intérieur dû à la disparition rapide d'une maladie externe sous l'influence des topiques.
L'asthme, la dyspepsie, l'entérite chronique, l'angine granuleuse, les engorgements chroniques du foie ou des poumons, et les tumeurs fibro-plastiques, épithéliales ou cancéreuses des viscères, peuvent être la conséquence d'un principe diathésique primitivement fixé au dehors et guéri d'une façon inopportune et précipitée. V. Diathèse.
Les principes arthritique et goutteux peuvent se déplacer des articulations et se fixer à l'intérieur, où ils produiront des viscéralgies variées ou une maladie organique du çfjpur avec toutes ses conséquences,
RÉSE
Le principe dartreux ou herpétique guéri à la peau produit l'angine granuleuse et la surdité, la bronchife chronique, l'emphysème, l'asthme, la dyspepsie, l'entérite chronique, et peut-être certaines transformations organiques. V. Herpétisme, Dartre.
La scrofule se porte souvent au dedans sur les os et sur les poumons après avoir existé au dehors. V. Scrofule.
Sans prétendre que toute diathèse dont la manifestation extérieure aura été guérie devra se reproduire en dedans sous une forme plus grave, il faut savoir que, dans un grand nombre de cas, les maladies chroniques sont de nature scrofuleuse, syphilitique, goutteuse, arthritique, dartreuse ou herpétique.
Chez quelques malades, enfin, ce n'est pas sous la forme chronique que se présentent les effets de la répercussion, et c'est à Yétat aigu qu'on les observe immédiatement après la guérison d'une dartre ou d'un rhumatisme simple et goutteux. Ainsi se produisent quelques pneumonies et quelques méningites mortelles.
REPOS. Le repos à la chambre ou au lit, à la ville ou à la campagne, loin du bruit des affaires, des préoccupations du monde, et même de la conversation des intimes, est, dans beaucoup de maladies aiguës et chroniques, un des plus puissants moyens curatifs que puisse employer le médecin.
Dans toute maladie aiguë grave, le repos est indispensable, et dans beaucoup de maladies chroniques, surtout dans les affections du cerveau, il est absolument nécessaire.
RÉSECTIOIV. Les résections sont des opérations qui ont pour but d'enlever un os ou une portion d'un os, une extrémité articulaire ou une articulation malade, en conservant la continuité des parties molles.
On a recours à la résection pour les nécroses totales d'un os, si cet os peut être enlevé sans causer la perte complète des fonctions de la partie, ainsi la résection du premier métacarpien.
On fait la résection d'une portion d'os sortie par une plaie du tégument, lorsqu'on ne peut réduire, lorsque l'os est fracturé comminutivement.
On fait la résection d'un seul ou des deux os qui constituent les articulatiorfs atteintes d'ostéite périarticulaire compliquant une synovite fongueuse, la résection des extrémités articulaires blessées par une balle. Pour le bras celte pratique est préférable à une amputation, à moins que les contusions des parties molles ne soient considérables.
La résection a été appliquée à des tumeurs des os, el l'on a réséqué seulement la tumeur.
Pour les cals difformes, pour les fausses articulations, des résections ont été faites. V. ces mots.
Les complications des résections sont : les complications générales des plaies; l'arthrite traumatique, si toute l'articulation n'a pas été enlevée; — l'ankylose ou la mobilité excessive de la fausse articulation nouvelle ; — la récidive du mal et la persistance de fistules qui nécessitent une amputation consécutive.
Les lois générales de la gravité des résections et de leurs indications sont les mêmes que les lois générales pour les amputations.
Les résections faites pour des lésions traumatiques sont pjus graves que les résections faites pour les lésions inflatp'
RÉSE
RESE
maloiros clironiques, et parmi les premières, les résections faites immédiatement sont moins graves que les résections faites entre le troisième et le trentième jour après la production de la plaie.
Les résections pour des cas pathologiques ne doivent pas être faites trop tard ; plus tôt on les fait, plus les malades ont de chances de résister à la suppuration
Les résections des articulations sont les plus graves entre toutes les résections. La gravité des résections en particulier est dans l'ordre suivant :
La résection delà hanche, celle du genou, du coude, du poignet et des os des mains et des pieds.
Les résections des os, loin des articulations, ne sont généralement pas graves, même les résections pour pseudarthroses.
Comparée aux amputations, la résection du genou, par exemple, n'est pas plus grave que l'amputation de la cuisse (École anglaise).
Il n'y a pas de règles absolues pour faire les incisions de la peau, si ce n'est qu'il faut se faire un jour suffisant. On doit toujours éviter la section des artères, des nerfs et des tendons de la région. Chassaignac a recommandé de faire des petites incisions.
Fis'. 618. — flfii' i vésoctinn de Bonnet, ilo Lynn,
On fait les résections avec la pince coupante, les cisailles de Liston (fig. 617) et les pinces coupe-net. On se sert de la scie à chaîne d'Aitken, que l'on passe àl'aide d'une forte aiguille courbe autour de l'os que l'on veut scier, ou à travers un trou fait à un os avec le trépan perforatif, de la scie à manche de Langenbeck, de la scie de Heine (V. Trépan), de la scie de Bonnet (de Lyon) (fig. 618) ; la scie à molette, de F. Mai'tin, qui est une espèce de scie versatile (V. RÉSECTION DE LA CLAVICULE), la scie ordinaire, la |a scie des horlogers (0. Heyfelder), sont bonnes pour
couper les os très-volumineux. Le porte-scie à chaîne de Mathieu (fig. 619) est encore un bon instrument.
On a coupé les os encore avec le galvano-cautère (Bardeleben, 1854).
Pour éviter la section des parties molles pendant la section des os, on place une planchette entre l'os et les parties molles qu'on veut protéger. On se sert aussi pour protéger les chairs d'une sonde cannelée, à manche de Blandin.
On a fait des résections sous-cutanées (Langenbeck) en incisant les tissus loin des os à couper, des portions de la mâchoire inférieure ont été extraites par la bouche (Malgaigne, J. Heyfelder), mais ce sont là des complications inutiles, à moins que l'os à enlever soit très-petit ou qu'il soit très-facile de faire ces opéralions.
Les plaies des résections seront pansées comme les plaies irrégulières (V. Plaies). On ne réunira pas par première intention, ou on laissera au moins une partie de la plaie non réimie. Les parties
Fi;;' 019. — Pnrto-sfie à oliaine. AA. Points d'uttaclie ]ionr fixer lu soie à chainc.
seront tenues dans une gouttière qui les immobilisera. Tous lesjours on fera bien sortir le pus.de la plaie.
Pour les résections d'un nienbre, pour les résections partielles et les résections articulaires, on place le membre dans une gouttière de fil de fer rembourrée et garnie d'une toile cirée. Après la guérison des plaies on fera porter des appareils prothétiques, soit des jambières ou brassières de cuir lacées, soit un appareil à coxalgie ou une bottine à tuteur et à talon.
Le régime des opérés devra être suivi ; on donnera de
RÉSE
RÉSE
la noiirriluro et des toniques. V. Pi.AlES et Indications