‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 49 sur 612 · VII. Angine laryngée œdémateuse. V. ŒdÈME DE LA GLOTTE · texte numérisé non relu

VII. Angine laryngée œdémateuse. V. ŒdÈME DE LA GLOTTE

VIII. Angine de poitrine. Quand une personne est jrise subitement d'une douleur vive sous je sternum ou ious le mamelon, avec irradiation au cou et dans le bras jauche, avec angoisse et suffocation, on peut dire qu'elle aune angine de poitrine, ce qu'on appelle encore sterlalgie, cardialgie ou névralgie du cœur.

L'angine de poitrine est dix fois plus fréquente chez 'homme que chez la femme.

L'angine de poitrine revient par accès plus ou moins îloignés, durant une ou plusieurs heures, à des époques rrégulières, et plus de la moitié des malades succombent lu milieu d'un de ces accès.

L'hypertrophie du cœur et l'ossification des artères co- "onaires ont été considérées comme les causes d^ l'angine de poitrine, mais c'est par erreur, car dans beaucoup ie cas il n'y a pas de lésion cardiaque, et cette maladie loit être considérée comme une simple névrose.

La mort des personnes atteintes d'angine de poitrine a oujours lieu en quelques minutes au milieu de l'accès.

Thérapeutique. — Au moment d'un accès d'angine de loitrine, quand la congestion tégumentaire s'ajoute au pasme, il faut faire une saignée au bras, appliquer des 'entouses scarifiées au dos et des ventouses sèches ou les sinapismes aux membres inférieurs.

L'accès d'angine de poitrine doit être combattu par des rictions sèches générales et par des frictions aromatijues, par des inhalations d'eau de Cologne, d'éther, de hloroforme, d'acide acétique et d'ammoniaque et de valé- 'iane, par une potion renfermant 3 à 5 gram. d'hydrate ie chloral (Bouchut); par de l'eau de laurier cerise, 2 à gram. ; par du musc, 1 à 3 gram. ; par de la liqueur i'Hoffmann, 2 à i gram. ; par du valérianate de zinc oud'am- :noniaque, 1 à 2 gram. ; par de l'aconitine, 1 à 2 milhgr. njections hypodermiques de morphine (Griffith, 186/i) qui ionnent un sommeil et un soulagement immédiat; on peut réitérer l'injection si les accidents reparaissent.

Dans l'intervalle des accès d'angine de poitrine et pour en éviter le retour, il faut prescrire la diète végétale ou lactée, la privation de tabac à fumer, les bains de mer et les voyages, les préparations ferrugineuses ou arsenicales, les plaques d'aimant sur la poitrine, et, enfin, l'usage continu du musc, 10 grammes par jour ou de la poudre de digitale, 5 centigrammes par jour.

L'émétique à dose vomitive au moment d'un accès d'angine de poitrine soulage beaucoup les malades.

Le sulfate de quinine et le musc administrés dans l'intervalle des accès ]teuvent guérir l'angine de poitrine.

Lorsque, dans une angine de poitrine, il y a soupçon de syphilis constitutionnelle, il faut faire pendant plusieurs mois usage de l'iodure de potassium, 1 à 3 grammes par [jour.

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AXGIOLEUCITE. L'inflammation aiguë ou chronique

des vaisseaux lymphatiques s'appelle angioleucite, et elle est toujours produite par quelque lésion traumatique ou spontanée, inflammatoire ou spécifique, superficielle ou profonde des tissus dans lesquels rampent ces petits vaisseaux. Avec elle il se produit le plus souvent une inflammation des ganglions lympathiques, c'est-à-dire une adénite aiguë ou chronique due au transport de l'inflammation des parties molles au ganglion par le canal des vaisseaux lymphatiques. V. Adénite.

L'angioleucite aiguë des membres, souvent traumamatique, produit toujours, avec la fièvre : douleurs et gonflement du membre, traînées rouges et dures sur le trajet des lymphatiques enflammés ; tuméfaction des ganglions correspondants à la racine des membres, et quelquefois suppuration de l'intérieur de ces vaisseaux et de ces glandes, de façon à produire de petits abcès limités ou un phlegmon superficiel ou une adénite, l'infection purulente, avec les abcès métastatiques intérieurs, et la mort comme dans la phlébite (Velpeau).

L'angioleucite peut devenir un phlegmon diffus ou un érysipèle.

L'angioleucite aiguë intérieure ne s'observe guère que dans l'état puerpuéral et l'état typhoïde ; elle est provoquée par la plaie réente de l'utérus ou par l'ulcération des intestins.

L'angioleucite chronique est rare et succède à des lésions chroniques inflammatoires, cancéreuses ou tuberculeuses, placées à l'extérieur ou à l'intérieur du corps.

L'angioleucite intérieure difficile à reconnaître, mais possible à prévoir, en raison des circonstances où l'on se trouve, produit, avec la fièvre, des frissons intermittents, une prostration et une adynamie très-marquées, du délire et irrévocablement la mort.

L'angioleucite et l'adénite peuvent exister simultanément, ou au contraire indépendamment l'une de l'autre.

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