V. AUÉNITE
L'angioleucite aiguë, non compliquée d'adénite, est
plutôt suivie d'infection purulente et de la mort que l'angioleucite et l'adénite simultanées.
L'adénite aiguë, sans inflammation appréciable des vaisseaux lympathiques correspondants, n'est jamais suivie d'infection purulente.
L'adénite aiguë est souvent une barrière qui empêche le pus des lympathiques d'ai'river dans le sang, et sauve alors les malades d'une mort certaine.
L'angioleucite et l'adénite chronique, n'ayant pas de chance de produire l'infection purulente, sont et demeurent des maladies locales, indépendamment de la causal qui peut leur avoir donné naissance,
L'angioleucite et surtout l'adénite chronique se développent presque toujours sous l'influence de la diathèse scrofuleuse, syphilitique ou cancéreuse, à laquelle s'ajoute momentanément la plus faible excitation locale. (Velpeau.)
L'adénite cervicale des enfants résulte presque toujours de leur disposition lymphathique ou scrofuleuse, aidée d'une angine tousillaire ou pharyngée, d'une stomatite simple ou aphtheuse, du travail de la dentition, de Tim pétigo des lèvres, des yeux, des oreilles ou du cuir chevelu.
L'adénite médiastine postérieure résulte de l'irritation des bronches de la coqueluche, de la pneumonie fibreuse ou catarrlialc, maladies qui n'ont cet effet que si elles sont