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compliquées du tempérament lympathiqoe ou scrofuleux des sujets.
L'adénite mésentérique chronique, autrement connue sous le nom de carreau, est le résultat nécessaire de l'alliance entre la scrofule et l'entérite, à quelque degré que ce soit.
L'adénite inguinale aiguë ou chronique, résultat ordinaire d'une blessure ou d'une ulcération des membres inférieurs, des fesses ou des parties génitales, est tantôt inflammatoire, tantôt syphilitique, tantôt scrofuleuse, sans qu'il soit toujours possible de distinguer sa véritable nature.
L'adénite cervicale postérieure des adultes est presque toujours le symptôme d'une syphilis constitutionnelle et résulte des lésions syphilitiques du cuir chevelu.
L'adénite cervicale antérieure des adultes, inflammation scrofuleuse ou syphilitique, résulte des inflammations spéciales ou spécifiques, toujours faciles à reconnaître, de la muqueuse buccale ou pharyngée.
Thérapeutique. — Des cataplasmes doivent être mis sur la plaie de la jambe ou du bras qui produit l'angioleucite en même temps qu'on plonge les membres dans l'eau d'un bain pour en diminuer l'inflammation.
Si la fièvre d'une angioleucite est très- vive, il faut faire une saignée du bras ou mieux appliquer des sangsues sur le trajet des lymphathiques malades et des ganglions auxquels ils se rendent (Blandin).
Des lotions émollientes, des applications de graisse pure ou d'onguent mercuriel affaibli par moitié, de baume tranquille, d'huile d'amandes douces opiacée, de collodion riciné, etc., sont très-utiles pour amoindrir la douleur des angioleucites. Les compresses d'eau de fleurs de sureau sont très-bonnes.
Dès qu'un abcès se forme sur le trajet des lymphathiques enflammés, il faut, s'il est fluctuant, l'ouvrir avec le lîistouri pour éviter qu'il ne s'agrandisse au delà de ses premières limites.
Les mala'des atteints d' angioleucite doivent rester au lit, avec une demi-diète de bouillon, de potages, d'eau vineuse, et s'ils offrent des symptômes d'adymanie, on doit leur faire prendre du sirop ou de l'extrait de quinquina en suffisante quantité.
AXeiOME. Tumeur érectilc. Voy. Érectile [Tumcar).
AAIGIOTÉKIQUE (Fièvre). Nom jadis donné par Pinel à la fièvre inflammatoire, forme assez commune de la fièvre typhoïde. Y. Fièvre typhoïde.
AIVCUSTUKE. Deux écorces différentes portant ce nom sont employées en médecine.
Vangusture vraie, de la famille des rutacées, trèsamère et aromatique, s'administre comme tonique et fébrifuge en poudre, à la dose de 2 à 3 grammes par jour, en trois fois □.
Vangusture fausse, de la famille des apocynées, contient beaucoup de brucine et de strychnine, et ne saurait être avalée sans produire un empoisonnement.
ASIIS ou VERT. Plante indigène de la famille
des ombcllifères, dont le fruit verdâtrc exhale une odeur particulière due à une huile volatile très-aclive.
Thérapeutique. — L'anis est un stimulant et un carminalif, on le donne r'ii nature à la dose de 1 à 3 gram. dans la dyspepsie flatulenli;, ou en infusion à la dose de 30 grammes par litre [+]■
Ams ËTOILÉ OU BADIAIVE. Fruit d'un arbre de la famille des magnoliacées, qu'on donne également en infusion (à la dose de 60 à 100 grammes par litre) dans la dyspepsie flatulente [+].
AIVKYLOBLÉPHAROIN'. La soudure du bord libre des paupières, congénitale (Schon) ou accidentelle après une ulcération, une blépharite, une brûlure, une plaie plus généralement partielle que totale, est un ankylolilépharon.
Thérapeutique. — Pour guérir l'anltyloblépharon, on incise couche par couche la paupière au niveau des bords ciliaires adhérents, une petite ouverture est faite, on y engage des ciseaux courbés à pointe mousse, et l'on divise le reste des adhérences à petits coups. On cautérisera avec du nitrate d'argent les bords de la plaie (Carron du Villards), un point de suture à chaque angle de la plaie unira la muqueuse aux bords cutanés des paupières, pour prévenir la cicatrisation irrégulière aux commissures.
AIVKYLO«LOSSE (ADHÉRENCES CONGÉNITALES OU ACQUISES DE LA LANGUE). La langue peut adhérer au plancher buccal, à la voûte palatine même, soit par suite d'un vice de conformation congénital, soit après une inflammation de la bouche. V. Filet.
La difficulté de la succion chez les nouveau-nés, l'embarras de la parole chez les adultes, et les obstacles à la mastication caractérisent l'ankyloglosse. L'examen de 1& langue, toujours facile, révèle le mode d'adhérence de la langue, à la cavité buccale.
Thérapeutique. — Chez un enfant nouveau-né, dont lai langue semble absente et est collée à la voûte et au voile du palais, on décollera l'organe avec une spatule; si ce moyen ne suffit pas; le bistouri achèvera le décollemenl. Si le frein de la langue est trop long, ou s'il fixe la poitUe de la langue au plancher buccal et l'empêche de se porter aux lèvres et au palais, on sectionnera le frein ou filet.
Un aide pincera le nez à l'enfant pour lui faire tenir la bouche ouverte ; le chirurgien, armé d'une sonde cannelée retournée, engagera la fente de la plaque de cet instrument dans le pli formé par le frein, et il sectionnera avec des ciseaux courbes, en ayant soin de tenir son instrument dans une direction aussi verticale que possible. Si, dans cette opération, un vaisseau artériel est ouvert, le meilleur moyen hémostatique est de loucher l'orifice de l'ai tériole avec un stylet rougi à blanc. Le renversement de la langue en arrière est rarement observé (J. L. Petit) et il n'est jamais grave, on ramène la langue en avant avec le doigt, et on la maintient pendant quelque temps.
Les brides cicatricielles qui unissent la langue aux parties molles voisines seront attaquées avec le bistouri, le chirurgien les sectionnera, il les excisera même suivant que la bride sera plus ou moins nettement limitée.
(jue l'on opère sur les adultes ou les enfants, la récidive n'est pas à craindre, les mouvements de la langue empêchent les nouvelles adhérences. Mais chez les adullcï au moins, on favorisera la cicatrisation avec des gargarismes émollienls, avec 20 À 50 grammes de miel rosat.
ANKYLOKE. La soudure des articulations constiliK l'ankylose.
Ank.Tlosc vraîe. Lorsque les exirémilés articulaire: privées de leur cartilage se soudent entre elles et qu'au leur de la jointure se forment des stalactites osseuse; unissant les os, il y a ankylosc.
Les tumeurs blanches, ou ostéites des extrémités ai ti
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ulaires, l'arthrite sèche et l'arthrite des goutteux et rluilatisaiits, se terminent ordinairement par une ankylose raie. Après une luxation, une fracture dans l'articulation, I une arthrite simple, elle est beaucoup plus rare, j I/immobilité d'une articulation et sa déformation ne iiffisent pas pour déclarer qu'il y a union des surfaces rticidaires par de la substance osseuse. Il faut chloroforliser le malade et explorer l'étendue des mouvements, lans l'ankylose fausse, il y a toujours un certain degré e mobilité, il n'y en a pas dans l'ankylose vraie.
On a vu l'ankylose complète se former sans lésion anérieure des articulations, et être le résidtat d'une ossifiation musculaire (Pigné).
Il y a une espèce de prédisposition à l'ankylose (S. Cooer, Larrey, Percy, Velpeau), il existe même des auyloses isolées sans apparence de maladies articulaires ; insi, la soudure de l'astragale avec le calcanéum et le caphoïde chez certains sujets.
Thérapeutique. — Une ankylose vraie résiste à toutes 3s médications topiques et aux bains d'eaux minérales, .es machines à mouvements appropriés à chaque articu • ition, d'après l'ancien modèle de Fabrice de Hilden, et 'après les nouveaux modèles de Bonnet (de Lyon), seront ppHquées, mais sans espoir d'un succès, possible seulenent pour les fausses ankyloses. La machine Louvrier, lestinée à briser l'ankylose, serait seule réellement effiace, si l'on pouvait l'apphquer et si elle rendait le mou- •ement aux membres opérés, un nombre de fois égal au noins aux accidents d'une gravité effrayante qu'elle a )ccasionnés.
La résection des os soudés (Rhea Barton) peut pernettrede produire une pseudarlhrose. Elle peut permettre le faire souder les extrémités réséquées des os, de telle sorte que. l'on ait un membre dans la position la plus commode à ses fonctions, de telle sorte qu'on rende par ^xemple au genou l'extension (Maisonneuve), au coude la lemi-llexion. Ce mode opératoire n'est pas sans danger.
Les appareils prothétiques sont une ressource précieuse lour les ankyloses vraies, pour celles des membres infé- •ieurs elles valent mieux que des opérations dont l'eficacité n'est pas encore assez jugée par l'expérience. ^ . Prothèse des amputations.
Ankylose fausse. H y a une espèce d'immobilité incomplète des jointures, due à des adhérences fibreuses des surfaces articulaires ou à des rétractions de tendons, au cà des cicatrices vicieuses.
L'ankylose fausse articulaire est constituée par des jbrides, des replis fibreux analogues aux ligaments interîosseux et elle permet toujours un certain degré de mobilité. Elle arrive à la suite d'une arthrite simple, d'une fracture dans l'articulation ou d'une synovite fongueuse jguérie.
11 y a une ankylose fausse due à la réiraction des tendons, qui permet aussi un peu de mobilité, elle est caractérisée par une tension de l'organe rétracté, faisant saillie sous la peau.
Une cicatrice de brûlure au 3% h" et 5^ degré, ou la cicatrice d'une gangrène par suite de la perte de substance de la peau et de la rétraction du tissu inodulaire ou cicatriciel, restreint beaucoup les mouvements d'une articulation et, dans ces conditions, la perte des mouvements de l'os est une fausse ankylose. Avec l'emploi du sommeil anesthésique, on reconnaît sans peine toutes ces variétés, et l'on constate où siège l'obstacle aux mouvements.
Thérapeutique. — Lorsqu'il y a simplement roideur articulaire, on emploiera les douches de vapeurs aromatiques, les frictions sèches et le massage ; on enverra les malades aux eaux de Saint-Amand, de Bourbonnc, de Baréges, de Bagnoles, de Balaruc, d'Aix en Savoie, d'Aix-la- Cliapelle, de Wiesbaden, de Tœplitz et de Gurgitello. Les l)ains dans les boues de Saint-Amand et celles de Dax sont un peu plus avantageuses que les autres eaux ; mais, concurremment avec ces bains, il faut prescrire aux malades les mouvements et le massage ; les bains sulfureux artiliciels seront employés pour les malades qui ne veulent pas se déplacer.
Les appareils à mouvements gradués et à leviers et poiflies, de Bonnet (de Lyon) et de Malgaigne, ne doivent cire employés que pour les grandes articulations. Pour les petites, les mouvements avec la main peuvent suffire. Au genou, au coude, à l'articulation tibio-tarsicnne, à l'épaule, ces machines sont d'une application facile, mais il ue faut point brusquer les mouvements : on enseigne au malade le mode d'action de l'appareil, et il exerce luimême son articulation.
A défaut des appareils à mouvement pour le genou ankylosé à l'état de flexion, on aura recours à un appareil à extension continue, constitué par une corde passant sur une poulie et tirée par un poids, la cuisse étant fixée par un lien contre-extenseur. Ce moyen est souvent très-pénible pour les malades qui sont obligés de rester couchés.
Endormir les malades, redresser de force l'articulation et appliquer ensuite un appareil inamovible, puis faire exécuter des mouvements un peu plus tard, n'est pas toujours sans péril.
Si l'ankylose est due à une rétraction tendineuse et musculaire, on pratiquera la ténotomie sous-cutanée (DiefTenbacli) (V. ce mot); le membre sera immédiatement redressé et maintenu dans une gouttière métallique, ou mieux dans un appareil mécanique à tige rigide et à mouvements gradués, au niveau de l'articulation.
Si l'ankylose est due à la rélraclion d'une cicatrice, on fera la section des brides, et l'on redressera immédiatement le membre en ayant recours à une mécanique. Mais comme, avec la section simple des brides, on est exposé à la récidive, une autoplastie est de beaucoup préférable. V. ClCATRIC['S VICIEUSES.
Ankylose des ntàclioires. L'articulation temporomaxillaire peut être le siège d'une ankylose vraie après une tumeur blanche ou une arthrite. Elle peut être immobilisée, soit par suite de la contracture des muscles élévateurs, le temporal et le masséler, soit par le gonflement de la bouche et de la région massétérine consécutif à une inflammation de l'os maxillaire, soit enfin après une cicatrice vicieuse d'un lupus, d'une gangrène de la joue ou d'une stomatite grave. Comme cela se voit après la gangrène de la bouche dans la rougeole.
La connaissance des antécédents des malades, l'examen avec ou sans l'aide du sommeil anesthésique, suffisent pour reconnaître toutes ces lésions. L'.ankylose vraie de l'articulation est diagnostiquée par voie d'exclusion. Il n'y a d'incertitude que quand il existe plusieurs lésions à la fois. Alors, en cherchant à écarler les mâchoires, on se procure un élément de diagnostic ; s'il y a quelques légers mouvements dans les articulations, l'ankylose est fausse. L'ankylose cicatricielle se reconnaît toujours au tissu de cicatrice.
Quand une articulation temporale est ankylosée, il est impossible de reconnaître, d'une manière positive, si l'autre articulation est saine.
ANivY