ANTÉ
Lorsqu'une arliculalion est ankylosée, les nuiscles se rétraclent, il y a là une cause d'erreur, mais ils s'atrophient à la longue et alors il n'y a plus d'erreur possible (Stromeyer, Godde, etc.).
Thérapeutique. — Les dilatateurs mécaniques, tels que les coins de bois taillés en bec de flûte (A. Toirac), placés entre les mâchoires, ne produisent aucun changement, lorsqu'ils sont employés seuls.
Contre l'ankylose osseuse vraie, on pourrait scier les condyles de la mâchoire, et par des mouvements répétés, déterminer une fausse ankylose (A. Bérard), mais le voisinage de l'artère maxillaire interne qui rampe sur le col du condyle rend cette opération périlleuse. Mieux vaut couper à sa base la branche montante du maxillaire (Dieffenbach), à l'aide de pinces de Liston, après la section du masséter.
Si une seule articulation est ankylosée, on sectionnera le corps du maxillaire inférieur au niveau des petites molaires (Esmarch), et pour obtenir un meilleur résultat, on fera éprouver à l'os une perte de substance de 1 centimètre. Après l'incision des parties molles, l'os sera coupé avec une cisaille de Liston ou avec deux traits de scie à chaîne, ou même avec une petite scie à main, et le périoste sera enlevé avec la portion d'os réséquée. La suture de la lèvre étant faite, un coin de bois sera placé entre les dents du côté de la mâchoire non ankylosée et le malade se gargarisera avec de l'eau fraîche. Des mouvements de cet os seront exécutés quotidiennement, sous peine de voir perdre en un jour tout le bénéfice du traitement.
S'il survient une inflammation, on la traitera par les moyens appropriés jiour la périostite et l'ostéite, mais un coin de bois devra rester néanmoins enti'e les deux mâchoires du côté où l'on veut rétablir le mouvement. Pour éviter la soudure des deux portions du maxillaire, on pourra, en opérant, ménager le périoste et le rabattre sur la section de l'os (U. Trélat). Ce procédé serait plus avantageux que l'apposition d'un tampon de charpie entre les os réséqués.
Si les deux articulations temporo-maxillaires sont ankylosées, une résection double ne produit pas un avantage beaucoup plus grand que l'avulsion de trois ou quatre dents, moyen palliatif suffisant dans toutes les variétés d' ankylose que des opérations multipliées ne peuvent guérir radicalement.
Le resserrement des mâchoires par contracture nuisculaires étant dû quelquefois à un trismus idiopathique et à la contusion d'un nerf se dissipera avec la maladie première. On a guéri une contraction du masséter avec des lotions de chloroforme et de pommade belladonée (Cullerier).
Si la contracture persistait, on aurait recours à la section des muscles et de leur tendon, ou à l'écartement progressif des mâchoires continué pondant longtemps après l'opération. Si l'on sent au niveau du masséter un cordon dur, si la nuiqueuse buccale est souple, et s'il reste im certain degré de mobilité de la mâchoire, il est évident <|ue le muscle rétracté est la seule cause de l'immobilité de la mâchoire. Il est alors indiqué de faire la section sousculanéc du masséter (Dieulafoy, W. Fcrgusson, Schmidt). On le sectionnera par une petite ouverture de la muf(ueusc buccale ou de lajoue. L'hémorrhagie sous-cutanée par les veines et par les artères nombreuses avoisinant le masséter, est le seul accident à redouter.
La dilatation est un procédé moins expéditif et moins si\r que la myolomic.
Si l'ankylose est duc à une pri io.stite et une ostéite de
la branche montante du maxillaire supérieur, à la suite de l'évolution vicieuse de la dent de sagesse, ou d'une carie dentaire, il faudra combattre d'abord l'inflammation par des applications de sangsues sur la région massétérine. Un vésicatoire sera ensuite posé ; s'il se forme du pus, on incisera, mais il faut être prévenu que le bistouri, pour découvrir l'abcès, doit aller jusqu'à l'os.
11 peut arriver que l'inflammation se termine par induration ; aloi's les tissus fdjreux se rétractent, et l'on doit avoir recours à des moyens d'un autre ordre. On coupera les brides fibreuses accessibles à l'instrument (Dieffenbach), on écartera ensuite les mâchoires avec les coins ou les dilatateurs mécaniques, pendant longtemps et même pendant des années s'il le faut. L'ankylose due à des brides cicatricielles des joues et de la commissure ne guérit pas par la section sous-muqueuse des brides ; la section de toute l'épaisseur de la joue ne met pas plus à l'abri d'une récidive. Comme dans ces ankyloses fausses, les articulations sont saines, la section avec résection du maxillaire est indiquée (Esmarch, Rizzoli, Vilms). Ce moyen est rationnel mais il est douteux, les os peuvent se souder malgré leur écartement. Il est nécessaire d'opérer la section du maxillaire en avant de la bride cicatricielle, c'est elle qui guidera le chirurgien.
S'il était possible, par une opération autoplastique, par la méthode indienne ou italienne, d'interposer un pont de peau saine entre les deux portions de la bride sectionnée, ce serait une meilleure opération.
Lorsque les cicatrices vicieuses des lèvres maintiennent les mâchoires rapprochées, il y a une sorte de fausse ankylose, qui sera toujours traitée par la section des brides. V. Atrésie de la bouche.
AivopslE (Strabisme en haut). Mot impropre. V. Strabisme.
AXOREXIE. L'absence d'appétit, avec ou sans lièvre, constitue l'anorexie.
Contre l'anorexie fébrile, il n'y a d'autre remède que la guérison de la maladie qui engendre la fièvre, mais dans l'anorexie apyrétique delà chlorose, de l'anémie, de l'état languissant qui accompagne la scrofule et les cachexies, il faut donner la macération de quinquina ou de quassia amara, plusieurs verres par Jour[+], — le vin d'année, de gentiane ou de quinquina [+] ; l'i poudre de colomho, 50centigram. par jourf+l; la poudre de rhubarbe, SOcenligrammes avant chaque repas ; — six à dix grains entiers de poivi'e noir[+]; — de la graine de moutarde noire entière Dioscoride) [+] — le suc de cresson, 100 à 200 grammes [T]; — les eaux ferrugineuses [T] ; — le sirop d'arséniate de soude, 10 cenligTanmies pour 300 grammes de sirop de sucre ; une cuillerée tous les matins à jeun f+l. En outre, il faut prescrire les bains frais, l'hydrothérapie, les bains de mer; les voyages et toutes les distractions qui, en égayant l'esprit, donnent à l'organisation une force inaccoutumée.
AIMNÉRllVE VERMIFUGE. Plante des Éljits-linij d'Amérique, de la famille des chénopodiacées, dont le? semences aromatiques remplies d'huile volatile sont slinudantes et vermifuges.
Les semences pilées se donnent en électuaire à la (los( de S à 10 grammes contre les ascarides, et l'huile essentielle est employée contre le ténia.
i\\TÎ''.FLE\IO\ DE L-IITÉRUS. V. UxÉRUS.
ANTÉ%ERSlo:\ DE L'ETÈRES. V UtÉKUS.