‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 53 sur 612 · ANTH · texte numérisé non relu

ANTH

AIVTIIRAHOK4LI. Substance composée de charbon le terre et de potasse caustique, imaginée par Polia. Thérapeutique. — Elle est donnée contre la scrofule I ;t les maladies scrofuleuses de la peau. C'est un carbure le potassium (10 centigrammes en poudre, trois fois par our, dans de la magnésie calcinée ou de la poudre de réglisse) ; à l'extérieur, il s'emploie en pommade (i gramme pour 30 grammes d'axonge) contre l'eczéma □.

AIVTHRAX. L'anthrax est une tumeur caractérisée par a gangrène limitée d'un point circonscrit du tissu celluaire et de la peau, formant une sorte de phlegmon gangréneux circonscrit.

Les anthrax apparaissent presque constamment chez les vieillards ou chez les individus débilités et affaiblis.

Le cou, les lèvres, la paroi abdominale antérieure, la tiuque, sontle siège de prédilection de l'anthrax, la langue même en est assez souvent affectée.

La coïncidence de troubles digestifs, de frissons erratiques et d'une teinte subictérique de la peau pendant le développement d'un anthrax est d'un fâcheux pronostic, car la tumeur inflammatoire est alors un épiphénomène d'une infection générale de l'économie.

La coïncidence d'une glycosurie avec le développement d'un anthrax (Prout, Wagner), démontre que, dans le diabète, il y a une tendance à l'apparition de gangrènes, mais elle ne prouve pas que l'anthrax soit une affection glycosurique .

Une tuméfaction rouge violacée, douloureuse, et une mollesse pâteuse, mais sans fluctuation, avec phlébite des veines voisines, avec angioleucite et adénite, caractérisent l'anthrax. A une période plus avancée de son évolution, la tumeur se recouvre de deux ou trois vésicules, au-dessous desquelle;s existent des plaques gangréneuses de la peau et des perforations; des lambeaux de tissu cellulaire mortifiés et du pus s'échappent par les ouvertures, qui ne tardent pas à se produire vers le cinquième ou le sixième tour.

Suivant la région où se développe un anthrax, des complications variables peuvent se présenter : ainsi, pendant la période inflammatoire, la tumeur comprime les parties sous-jacentes, la trachée, par exemple, et quelquefois l'inflammation se propage aux organes contenus dans les cavités voisines de l'anthrax.

Quand l'anthrax ne produit que des phénomènes locaux, comme un phlegmon simple, l'anthrax est bénin, mais si les malades ont des frissons, des sueurs profuses, des vomissements, de la diarrhée, du délire, tombent dans le coma et meurent, il y a ce qu'on appelle anthrax malin.

Le furoncle est moins volumineux que l'anthrax, et il n'existe que très-rarement seul, mais ce diagnostic n'a guère d'importance, le furoncle et l'anthrax étant deux affections de même nature.

La pustule maligne se distingue de l'anthrax parce que dès les premiersjours elle est recouverte de vésicules sans tuméfaction considérable du tissu cellulaire, sans suppuration évidente, sans symptômes généraux, et parce qu'il se développe une plaque gangrenée à la iplace de la première vésicule. V. Furoncle et Pustule maligne.

Thérapeutique. — Lorsqu'un anthrax débute, on appliquera des cataplasmes laudanisés renouvelés deux ou trois fois par jour; le malade boira une tisane délayante et on lui donnera un grand bain, s'il n'y a pas de fièvre et de sueurs profuses. On administrera aux malades débiUtés

h grammes d'extrait de quinquina en potion ou en pilules. Le sulfate de quinine à dose de 60 centigrammes par jour dans un julep de 125 grammes, sera prescrit dans le cas où l'on soupçonnerait une infection purulente.

S'il n'y a pas de troubles généraux graves, et pas de signes de compression des parties sous-jacentes, on n'ouvrira pas la tumeur avant le quatrième jour, ou plutôt, en attendant le moment propice à l'opération, on appliquera des cataplasmes laudanisés.

Contre l'anthrax et le furoncle, Celse recommandait l'application d'un emplâtre avec le yalbanum.

On a conseillé les cataplasmes suivants :

Cataplasmes de farine de lin 2U0 grammes.

Galbanuni 10 id.

Mêlez selon l'art.

Ou bien :

Farine de lin lUO grammes.

Faites un cataplasme avec :

Décoction d'es[ièees émollientes q. s.

Puis incorporez :

Pnlpc de lis I

■ n I 1 r -Il I' -Il ! '"i û(J grammes.

PuljJe de lenilies il oseule J

Onguent basiliciim 30 id.

Ou bien :

Farine d'orge et de lin 250 grammes.

Faites cuire en consistance convenable dans :

Eau commune q. s.

Et incorporez :

Savon blanc râpé 420 grammes.

Pour ouvrir un anthrax chez les malades pusillanimes, par une incision cruciale, on aura recours à l'anesthésie locale avec la glace. On peut .aussi ouvrir, et avec avantage, l'anthrax par une méthode sous-cutanée (Alphonse Guérin) : un bistouri introduit par la partie la plus culminante de la tumeur divise la tumeur en croix, suivant quatre rayons par des incisions faites à partir de l'ouverture de la peau sous laquelle le bistouri est engagé vers les parties profondes. Ces incisions sont suffisantes et non douloureuses, elles ne nécessitent pas l'anesthésie.

Ce traitement est bon pour les anthrax du dos et du cou.

Fig. 29. — Indiquant les incisions qui sont pratiquées sous la peau. (Alpb. Guérin.)

L'incision n'est efficace que si elle est faite en temps opportun, lorsqu'il y a de la suppuration formée (Bromfield). Lorsque l'anthrax tourne au phlegmon diffus, on fera des incisions multiples avec grands avantages dès le début,

S'il y a des symptômes généraux, il ne faut pas inciser trop tôt : les incisions pourraient être le point de départ d'une nouvelle inflammation telle qu'un érysipèle.

Le fer rouge acété employé pour modifier l'inflammation (Celse, Boyer, Pouteau), des flèches au chlorure de zinc implantées dans le phlegmon gangréneux, auront un résultat analogue et valent mieux que le beurre d'antimoine et la potasse (F ollin). Mais ces moyens ne seront employés, j avec espoir de succès, que si la santé générale n'est pas

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profondément altérée. Au reste, ils ne doivent être employés que dans l'anthrax malin.

S'il y a des phénomènes gastriques, un purgatif salin, l'eau de Sedlitz, le sulfate de soude à dose de h5 grammes.

Kig. 30. — Incision cruciale sous-cutanée. — A. Centre de l'antijra.'i. — B. Doigt guidant le bistom-i à travers la peau. (Alpli. Guérin.)

et un éméto-cathartique (Thomassin^i, seront administrés avec succès. Contre les accidents d'intoxication consécutifs, on emploiera les moyens appropriés. V. Charbon et Infection.

On fait quelquefois avorter ou limiter un anthrax par une compression avec des bandelettes de diachylon (Collis) . Pour cela, deux plaques de diachylon taillées en éqiierre sont appliquées de chaque côté de l'anthrax, de façon qu'une des branches de l'équerre puisse être croisée avec celle du côté opposé; on serre, et l'antlu'ax est comprimé dans un espace rectangulaire ; lorsque la tumeur est ouverte, c'est un excellent moyen pour faire écouler le pus.

Lorsque la peau est gangrenée et que les eschares se détachent, on ne touchera pas à l'anthrax, on favorisera l'expulsion du tissu cellulaire gangrené, on pansera la plaie avec des cataplasmes jusqu'à ce que toutes les parties mortes aient été éliminées. Puis on pansera simplement. On soutiendra les forces du malade par des tisanes vineuses associées à des tisanes amères, et on le nourrira ; on entretiendra la régularité des digestions par un verre d'eau de Pullna, de temps en temps.

Contre les démangeaisons vives qui accompagnent la cicatrisation de la plaie, on emploiera les lotions avec la glycérine.

AXTILAITEUX^. Substances qui ont la propriété de faire cesser la sécrétion du lait. On emploie comme telles l'infusion de menthe ou de pervenche, et la décoction do canne de Provence, mais il n'y a rien de démoniré à cet égard. Les diurétiques elles laxatifs n'ont pas d'effet plus certain, et il n'y a que les purgatifs énergiques qui puissent, par une forte révulsion intestinale, tarir la sécrétion lactée.

On pourra essayer les pilules suivantes :

Acélato do soude 20 ijramnies.

Camphre 8 id.

Nitrate de potasse 8 id.

Roi) de sureau m, s.

Pour 120 pilules, k prendre deux matin et soir.

Ou bien on fera, selon Goilden, des applications d'extrait de belladone sur les deux mamelons.

ANTIMOIIVE. Métal jadis enqiloyé à l'état pur de régule d'antimoine, sous forme de pilules perpétuelles, parce

que les malades les rendaient telles qu'ils les avaient prises. On faisait aussi du vin antiinonié, mais il a été abandonné avec raison.

Les seules préparalions d'antimoine employées en médecine sont aujourd'hui le tartrnte rV antimoinn et de potasse ou tartre stibié ou émetique , comme vomitif ou purgatif, selon le mode d'emploi i-h -h; on le donne comme vomitif à 5 centigr. dans un demi-verre d'eau à jeun; comme purgatif à 5 centigr. dans un litre d'eau miellée à prendre par verres à jeun ; et comme agent contro-stiniulant à 15 ou 20 centigr. dans une potion par cuillerées toutes les deux heures, dans la pneumonie, la chorée, etc. ; le kermcs minéral comme expectorant \+ +\ il la dose de 5 à 25 centigr. en potion; l'antimoniate de potasse ou oxyde blanc d'antimoine; le chlorure d'antimoine. V. ces mots.

ai\timo]\'Ij%te de potasse (Antimoine diapho^ RÉTIQUE LAVÉ). C'est l'oxyde blauc d'antimoine: 1 à2 et 3 grammes dans un loch contre la pneumonie f+l.

AIVTIPHI.OGISTIQUES. Les moyens propres à combattre la phlogose, c'est-cà-dire l'inflammation aiguë, sont désignés sous le nom à'antiphJofjistiqves. Ce sont : la diète qui appauvrit le sang; la saignée du bras et du pied, la saignée des veines ranines, la saignée de l'artère temporale, qui rendent le sang plus aqueux et dégorgent les parties enflammées, toutes les tisanes émollientes, mucilagiueuses, féculentes, acidulées; les bains, les cataplasmes, etc.

AlVTIPUTRIDES OU AIVTISEPTIQUES. Il y a des

subtanccs qui arrêtent la putréfaction, soit dans les maladies gangréneuses septiques , soit dans les matières animales exposées à l'air. Ce sont les antiputrides.

Les astringents, les toniques, les acides etles stimulants, pour la plupart, jouissent de cette propriété. La poudre de quinquina et la poudre de charbon, la poudre de plàlve avec du coaltar [3, In. solution de coaltar saponinée au 30'^ [T]; l'eau phéniquée au millième [T], le goudron, le thymol ou acide thymique, etc., sont constamment employés dans ce but.

Quant à ce qui touche à la désinfection des plaies et à la conservation des matières animales, on peut arriver à ce résultat en employant l'hyposulfite de soude, le permanganate de potasse, l'acide phénique, l'huile de goudron, l'acide pyroligneux, l'acide thymique, le tannin, le sel marin, l'arsénite de cuivre, le sublimé corrosif, l'alcool, les solutions d'acétate et de chlorure d'aluminiiuu, d'acétate et de sulfate d'alumine saturées, d'acide arsénieux, le sulfite de soude et le chlorure de zinc.

Ai\'TISCORBUTIQl]ES. Il y a des remèdes que l'on a considérés très-légèrement comme des spécifiques du scorbut, car le fait est encore à démontrer. Ce sont les racines du raifort, les feuilles du cocliléaria, celles du cresson, du trèfle d'eau,, et la plupart des crucifères. On s'en sert pour la fabrication du vin antiscorbutique composé de racine fraîche de raifort sauvage coupée menu, 32 grammes ; de feuilles fraîches de cochléaria, de trèfle d'eau etgraine de moutarde noire, contuses, àix 16 grammes ; sel ammoniac, 8 grammes; alcoolat de cochléa ria, 16 grammes; passant avec expression et fillranl.

11 y a aussi un sirop antiscorbutique composé de feuilles de cochléaria, 500 ; trèfle d'eau, 500 ; cresson, 500 ; raifort, 500; oranges amères, 500; cannelle, 16; vin blanc, 2000; sucre, 2000, que l'on fait cuire convenablement.

A^TISPASIVIODIQUES. Les antispasmodiques sont des remèdes doués de la propriété de calmer les troubles

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u système nerveux, surtout lorsqu'ils ne dépendent pas l'une lésion organique évidente. Ils sont employés contre es spasmes, contre les convulsions, contre les névralgies, ;ontre certaines paralysies, et dans les vésanies.

Les antispasmodiques renferment des médicaments de rature très -différente : 1° les gommes-résines fétides et toutes les plantes qui, semblables àlamélisse, àlasauge,à !a menthe, etc., renferment du camphre, agent énergique 3e 6édation du système nerveux ; 2» les éthers, remèdes iiffusibles qui sont facilement absorbés et qui agissent heureusement sur l'état convulsif; 3° certaines plantes renfermant une huile essentielle spéciale comme la valériane ; h" enfin, des substances minérales telles que les sels de îinc, de cuivre et d'argent.

L'asa fœtida se donne à 8 grammes dans une potion ; an pilules ou en lavement sous forme d'émulsion avec un aune d'œuf.

Le galbanum se donne en pilules ainsi que le sagapenimi et la gomme ammoniaque :

I aa 45 id.

'. '. '. . '. '. '. '. . . . . 15 iJ.

Triturez toutes les substances ensemble, et avec quanité de sirop simple, faites des pilules de 20 centigrammes, rois ou quatre par jour, au moment des spasmes et dans 'hystérie. [Murray.)

L'ambre gris se donne en pilules de lOcentigr.; en teinture, 1 à5 gram. ; en poudre, de 1 à 4 gram. eulavement.

Le musc se donne enpihdes et en potion, i kk grammes par jour. On le donne aussi en teinture, 8 à 10 grammes, e( ea lavement à la dose de 5 grammes.

Galbanum. .

Myrrlie. . .

Sagapenum .

Asa î'œtirla..

Poudre Tonquin.

Muse pulvL'i'isé. . . .

Poudriî Je valériane.

Camphre en poudre.

4 grammes, fi id.

2 id.

Mêlez. Contre l'hystérie, l'épilepsie, 2à 3 décigrammes par jour dans l'eau, ou en bols ou en pilules.

Totion musquée opiacée.

Musc

Sirop d'opium. . .

Infusion pectorale.

1 gramme.

30 grammes.

120 ■ id.

F. s. a. A prendre par cuillerées. Dans la pneumonie itaxique. (Carrière.)

Pilules musquées.

Musc. . .

Camphre.

75 gramme^.

25 id.

Triturez avec esprit de-vin, 2 gouttes. Incorporez à de a conserve de roses q. s. Faites douze pilules, que l'on lonnedans la journée comme antispasmodiques. (Hunier.)

Le castoreum se donne en poudre de 1 à 8 grammes, et ;n teinture., de 2 à 15 grammes dans une potion.

La vaMriam se donne en poudre de 2 à 10 et à 50 grammes dans de l'eau sucrée ; en extrait, de 1 à 10 grammes pour faire des pilules, et en infusion.

Le valérianate de zinc se donne en pilules :

Valériauate de zinc.

Gomme adragant. .

Pour 12 pilules, à prendre une le matin et une le soir. Ott bien :

Valérianate de zinc fi décigrammes.

Suci'C en poudre 3 graninies.

Mêlez et divisez en vingt-quatre paquets dont on don- Inera un à quatre par jour, suivant les indications.

ANTI 93

Ou bien : .

Eau distillée. 120 grammes.

Valérianate de zinc 10 centigrammes.

Sirop de sucre 30 grammes.

Une cuillerée toutes les demi-heures.

Le lactatc de zinc se donne aux mêmes doses que le valérianate de zinc.

Le sélin des marais se donne de 1 à 5 grammes, surtout dans l'épilepsie, dans l'eau sucrée chaude avec du rhum ; même dose matin et soir.

L'huile volatile de cajeput s'emploie à l'intérieur ou à l'extérieur, en frictions (5 à 6 gouttes).

Potion stimulante.

Huile .de cajeput 1 gramme.

Ether sulfuriqne alcoolisé i id.

Eau de menthe 150 id.

sirop de fleur d'orauger 40 id.

A prendre par cuillerées toutes les heures.

Le camphre s'emploie, à l'extérieur, réduit en poudre, au moyen d'une petite quantité d'alcool, ou à l'état d'huile

camphrée :

(Camphre purilié 04 grammes.

Iliiile d'olive 440 id.

Réduisez le camphre en poudre par trituration dans un mortier de marbre, en ajoutant quelques gouttes d'alcool : divisez-le peu à. peu dans l'huile ; et, quand la dissolution sera opérée, filtrez.

Eau-de-vie camphrée. Camphre, 32 ; alcool à 56° centésimaux, 1250. Faites dissoudre, et filtrez. On l'emploie pour faire des applications et des frictions résolutives.

Alcool camphré. Camphre, 6i ; alcool à 86° centésimaux, UUO. Faites dissoudre, filtrez. En lotion, pur ou étendu d'eau.

A l'intérieur, on administre en émulsion :

Emulsion sucrée 500 grammes.

Camphre 5 décigr. à 2 grammes.

Sirop de sulfate de morphine . 20 grammes.

Délayez le camphre dans le quart d'un jaune d'œuf, ajoutez l'émulsion et le sirop. A prendre par cuillerées toutes les heures.

Ou en gargarisme :

Camphre eu poudre 5 grammes.

Triturez dans un mortier avec un demi-jaune d'œuf.

sirop de sucre 40 grammes.

Ajoutez peu à peu :

litlicr sull'urique 2 id.

En pilules :

flonscrve de roses » 5 „,,,„„„,e,.

(-.amphre . j

Faites des pilules de 20 centigrammes. Une toutes les heures.

L'éther et le chloroforme ou le chloral hydraté se donnent dans les préparations suivantes :

Liqueur d'Hoffmann, 1 à 3 grammes :

Ether sull'urique ù 50° 100 grammes.

Alcool à 85° cent 100 id.

Mélangez exactement, et conservez pour l'usage dans un flacon bien bouché.

Sirop d'éther, 30 à 60 grammes :

Étlicr 30 grammes.

Alcool 10 id.

Sirop 500 iil.

ANTI

ANUS

Potion éthérée :

Sirop (le fleur d'oranger 33

Eau distillée de tlUoul Gi

Eau de Heur d oraiig'er 64

Êtlier sulfuric[ue 2

;ramuies id.

id.

s. a. (Codex). A prendre par cuillerées. Potion antispasmodique.

sirop d'opium IT) grammes.

Sirop de sucre - '10 iil.

Eau de fleur d'oranger 1,5 id.

Etiier sulfiu-ique 2 iil.

Eau 100 id.

Autre.

sirop diaeodo 30 grammes.

Infusion de tilleul 120 id.

Ëthei' sulfurique 1 id.

Mêlez. A prendre par cuillerées toutes les heures. Potion calmante antispasmodique.

sirop de sulfate de morphine 30 grunames.

Eau distillée de menthe 120 id.

Étlier sulfurique 2 id.

A prendre par cuillerées.

On donne aussi l'éther sous forme de perle, enveloppé dans de la gélatine huit à dix par jour ; enfin, en inhalation dans un appareil spécial.

Le chloroforme, préférable pour les inhalations, donne rapidement l'anesthésie, et il s'emploie, à l'intérieur, en siro}} dissous dans de l'eau ou du vin au moyen d'un peu d'alcool. On le donne auss en lavements.

Le chloral hydraté se donne dans du sirop de fleur d'oranger à 3 gram. dans la seconde enfance et 5 gram. chez les adultes. Il produit le sommeil et l'anesthésie. Apetiledose de 1 gram. il calme les différents spasmes. Quand il n'est pas toléré par l'eslomac on le donne en lavement à garder, et il réussit très-bien (Liebreich). V. Chloral. 't'

On donne souvent l'euM distillée de mille feuille, % 30 grammes en potion, l'huile essentielle demille- W feuille 20 à 30 gouttes; l'esprit volatil de corne de cerf 10 à 30 gouttes, etc. Les applications |" métalliques sur la peau, telles qu'un aimant ar (' tificiel sous forme de plaque d'acier et des ar- y matures de laiton sur le corps sont souvent utiles y pour calmer les troubles du système nerveux et sont de véritables antispasmodiques.

11 y a enfin les sels de zinc et l'oxyde de zinc qui s'emploient beaucoup à titre d'antispasmodiques, en pilules, à la dose de 5 à 10 centigrammes par jour.

On donne :

Oxyde de zinc 3 gi auimes.

Sucre i id.

Mêlez. Partagez en 20 doses. Trois par jour pour l'adulte, une heure après chaque repas. Si l'oxyde est bien supporté, augmentez d'un gramme tous les huit jours, jus(ju'à ce qu'on ait atteint la dose de 2 grammes 15 cenligramna's par jour. (Herpin.)

A l'état de chlorm'e de zinc.

r.ldoruro de zinc.

Faites dissoudre dans :

Alcool roctilii Éthcr siilfurii

40 grammes, 80 id.

Par goutte (deux à quatre par jour) dans de l'eau sucrée.

C'est ce qu'on appelle le zinmter {élher zincù). Voy. ÉCLAMI'.^IE, El'll.EPSlE et HySTÉRIK.

A]\ITO(,iA<ST (Duché de Bade). Eau minérale ferrugineuse employée en boisson, deux à cinq verres par jour, en douches et en bains, contre l'aménorrhée, la dyspepsie, et la chlorose [+]•

ARfUS ARTIFICIEL. Un anus artificiel est une ouverture de la peau et de l'intestin au-dessus d'un obstacle au cours des matières fécales, faite, soit pour évacuer ce$ matières et leur donner issue à l'extérieur, soit pour prévenir la rupture d'un intestin oblitéré ou étranglé, après une réduction dans l'abdomen.

Une oblitération congétinale ou accidentelle du gros ou du petit intestin ; une ulcération consécutive à une hernie enflammée ou étranglée ; une large plaie des intestins herniés à travers une plaie de l'abdomen, indiquent l'établissement d'un anus artificiel. V. Atrésie de l'anus, Hernie, Intestins et Plaies.

Thérapeutique. — Pour établir un anus artificiel dans la fosse iliaque, à droite ou à gauche (Littre), fig. 31, incision de 12 centimètres sur la paroi abdominale, à 2 centimètres au-dessus du ligament de Poupart ; couper couche par

Fig. 31. — £atérot""Me dans les cas d'étranglement interne. (Pr»oédé de M. Nélaton.)

couche jusqu'au péritoine ; lier les vaisseaux artériels ouverts ; ouvrir le péritoine (un intestin distendu par des gaz se présente toujours, et appartient, 99 fois sur 100, au bout de l'intestin qui est au-deSsus de l'obstacle) : assuji'ttir l'intestin aux angles de la plaie à l'aide de deux points de suture (Nélaton), placer huit ou dix fils (quatre ou cinq de chaque côté, qui uniront les bords de la plaie intestinale aux bords de la plaie du tégument ; seri'er, puis fendre l'intestin entre les points de suture (fig. 32 et 33).

Si l'on opère dans la fosse iliaque droite, le cœcum esl généralement l'intestin qui se présente le premier.

Si l'on opère dans la fosse iliaque gauche, chez les adultes, l'intestin grêle se présentera; tandis que chez lef^ enfants dont l'anus est imperforé et dont le rectum maïKiue, c'est l'S iliaque qu'on rencontre dans les quatre cinquièmes des cas. Après l'opération terminée, il faul passer une sonde dans le bout inférieur de l'inlestin.

ANUS

Pour (■tal)lir un anus arlilkiel dans la région lombaire Ulisen) : incision, à un travers de doigt, de la colonne iibaire, chez les enfants; à trois travers de doigt, chez i adultes, étendue delà dernière côte à la crête ihaque. uper couche par couche la peau, le tissu cellulaire sous-

ANUS

32. — Opération d'entérotomie ; l'iutestin est fixé par les exlréiiiités on prati(jiio les sutures.

Fi?'. 33. — Iiitcsiiii suturé et ouvert dans l'untéromie. (Xélatoa.)

tané, le grand dorsal, le petit oblique, l'aponévrose nmune du transverse et du carré des lombes. Découvrir bord externe du carré lombaire, chercher l'intestin dans tissu graisseux sous-péritonéal. Chez l'adulte, il se reana'it aux bandes fibreuses longitudinales ; chez l'enfant, itestiu distendu par le méconium ne se présente pas ijours à la plaie, l'S iliaque est portée en avant. Eviter de Isser le péritoine qui recouvre la partie antérieur e dti on descendant. Fixer l'intestin, puis ouvrir pour évacuer contenu.

Pour arriver plus sûrement sur l'intestin, on incise les fuments parallèlement à la •crête iliaque, dans une endue de 8 centimètres, et l'on débride les muscles ; au soin, inie incision cruciale serait faite sur les couches isculaires et aponévrotiques. (Âmussat.) De deux méthodes de création d'un anus artificiel, la îthode de Littre est la plus avantageuse, comme l'ésultat médiat et comme résultat consécutif, d'ailleui's l'opérain de Littre se fait avec plus de sûreté. Les malades uvent eux-mêmes veiller plus tard aux soins de leur opreté.

Lorsqu'un intestin sorti par une plaie de l'abdomen est essé, et lorsqu'il n'est pas indiqué de faire une suture, mme dans le cas d'une plaie mâchée ou confuse, avec ction complète de l'intestin, on fixe l'organe à la partie idominale, on va à la recherche du bout inférieur quand i peut l'atteindre, et on le fixe à la plaie comme le bout périeur.

Lorsque dans une hernie enflammée ou étranglée on lit établir un anus artificiel, on fixe les deux bouts de

l'intestin par quatre ou cinq points de suture, et l'on passe une sonde dans le bout inférieur. Cette précaution est d'autant plus urgente que l'ouverture de l'intestin est plus voisine de l'estomac. V. Anus contue natuue et Hernies.

Quelle que soit l'opération qui sera faite, il sera nécessaire, lorsque l'ouverture de fintestin aura lieu sur l'intestin grêle, de faire des injections de bouillon de lait ou d'un liquide albumineux, dans le bout inférieur. Cette recommandation ne sera négligée que pour les anus artificiels établis sur l'S iliaque et le caîcum ; on passera, dans tous les cas., une sonde dans le bout inférieur. (D. Desprès.)

L'engouement du bout supérieui' de l'intestin ; le renversement de la muqueuse et son invagination; l'étranglement de la muqueuse compliquant l'anus artificiel, seront traités comme les mêmes complications dans l'anus contre nature. V. Anus contre nature.

A'XVS COi>ITRE l^ATURE. Une plaie des intestins, la gangrène d'une anse intestinale herniée, une perforation de l'intestin par des fèces, par un calcul ou par une idcération, et un abcès stercoral consécutif sont l'origine des anus contre nature.

Lorsque des adhérences se sont établies entre les anses intestinales et la paroi abdominale, par accolement de la séreuse pariétale à la séreuse viscérale, les matières se font jour au dehors, grâce à un abcès stercoral qui s'ouvre en un ou plusieurs points de la peau.

La muqueuse du bout supérieur de l'intestin ouvert.se soude avec l'orifice cutané anormal, la peau s'enfonce et forme un unfundibulum (Scarpa) qui manque quelquefois, et dans les hernies il n'est jamais constitué par le sac (Malgaigne, Velpeau). Le mésentèi-e tire sur l'intestin, tend à attirer, avec la paroi abdominale (Scarpa, Dupuytren), les deux bouts d'intestin s'accolent et forment une valvule désignée sous le nom d'qjeroH, (jui empêche les matières de passer du bout supérieur dans l'inférieur. Cette valvule peut manquer (Velpeau), ceci se présente dans le cas où la partie non adhérente de l'intestin au mésentère a été seule détachée par la gangrène, on observe la même chose sur les anus contre nature qui existent sur le gros intestin.

Par les anus contre nature, il s'écoule des matières slercorales, si la solution de continuité porte sur le gros intestin, mais ce sont des liquides alimentaires et du chyme, si la plaie existe sur le jéjunum ou l'iléon.

Les malades sont d'autant moins gênés que l'anus porte sur un intestin plus éloigné de l'estomac. L'appétit insatiable de quelques individus tient à la hauteur de la fistule intestinale, et à la rapidité delà digestion par les contractions intestinales que favorise la fixation de l'intestin à la paroi abdominale (Dupuytren).

L'anus contre nature peut guérir spontanément (Pipelet le jeune) et plus ou moins vite, mais il reste ordinairement stationnaire lorsqu'il est dû à une obstruction de l'intestin.

Les malades peuvent succomber au moment de l'établissement de l'anus contre nature, soit parce que les adhérences de l'intestin ont cédé à l'effort de rétraction du mésentère (Dupuytren), et parce qu'il y a eu péritonite (Velpeau), soit parce que l'anus étant situé très-haut, les malades ne peuveat plus digérer ce qu'ils mangent et se nourrir.

ANUS

ANUS

Lorsque l'anus contre nature doit guérir spontanémeni, l'issue des gaz par l'anus normal est un signe précurseur de cette heureuse terminaison (Desault). Le rétrécissement de l'ouverture intestinale n'a pas la même signification.

Des excoriations suivies d'érysipèle, lorsque la plaie n'est pas nettoyée, l'étranglement de l'intestin par suite du rétrécissement de l'ouverture, et le renversement de la muqueuse du bout supérieur et même du bout inférieur de l'intestin, peuvent compliquer l'anus contre nature.

L'étranglement de l'intestin, ou engorgement de l'infundibulum, ressemble à un étranglement intestinal, au point de vue des symptômes. Il arrive quelquefois que l'intestin se rompt au-dessous de l'étranglement et qu'il y a une infiltration de matières intestinales et stcrcorales sous la peau. Cet engorgement peut exister après l'occlusion de l'anus contre nature.

En présence d'un anus contre nature, le chirurgien doit diagnostiquer, grâce aux matières qui sortent par la fistule, la hauteur à laquelle l'anus a été établi, pour hâter sa fermeture si l'anus est situé sur l'intestin grêle. Il doit chercher si le bout inférieur existe dans le voisinage. Il n'aura qu'à dilater les orifices avec l'éponge préparée, pour se rendre compte de la situation des deux bouts de l'intestin et trouver le supérieur.

Thérapeutique. — Il ne faut pas agir sur un anus contre nature au moment de sa production, parce que cette lésion peut guérir seule, et que, d'autre part, en attendant, on facilite le succès du traitement.

Dès que le bout inférieur de l'intestin est trouvé, on passera une sonde dans son intérieur pour empêcher sa rétraction, et l'on donnera des lavements émollients par l'anus, ou l'on fera des injections d'eau tiède dans l'intestin par la plaie.

Les malades seront soumis à un régime réparateur (Louis, Scarpa) ; si l'anus est situé très-haut sur l'intestin grêle, on fera des injections de bouillon dans le bout inférieur. Les malades resteront couchés, le pansement de propreté sera souvent renouvelé et imbibé au besoin d'eau chlorurée.

Si l'ouverture cutanée se rétrécit trop vite, on la dilatera avec l'éponge préparée. S'il y a engorgement de l'infundibulum, on appliquera des cataplasmes, on purgera une ou plusieurs fois, on débridera au besoin.

Contre le renversement de la muqueuse, on fera le taxis et l'on comprimera sur la plaie (Desault) avec un spica, en ayant soin de laisser un passage pour les matières ; sept ou huit jours de compression suffisent ordinairement ; on pourrait peut-être fixer la muqueuse à la paroi abdominale de dedans en dehors en introduisant une aiguille courbe munie d'un fil qui, traversant la paroi de l'intestin et la paroi abdominale, ferait remonter et fixerait la muqueuse dans l'intestin. (A. Gaillard.)

Verneuil a enlevé une invagination du bout inférieur de l'intestin avec l'écraseur linéaire. L'invagination était irréductible. (Soc. analomique, 1869.)

Contre les inflammations érysipélateuses, on emploiera la glycérine ou l'eau de sureau en topique.

Lorsqu'il sera démontré que l'anus ne tend pas vers la guérison spontanée, on fera les opérations suivantes :

S'il n'y a pas d'éperons, on fera la suture de l'intestin et de la peau (Lecat), après quelques jours de compression modérée, et après une dilatation du bout inférieur de l'intestin.

S'il y a un éperon, la compression (Desault) sera appliquée sur l'éperon avec des mèches, un croissant d'ivoire (Dupuytren), mais il vaudra mieux détruire l'éperon par

section simple (Schmalkalden) , par ligature (Physick), par perforation (Dupuytren) .

Mais de tous ces procédés, le meilleur est l'entérotomie (Dupuytren) avec une pince à mors ondulés, à deux bran- j ches mobiles croisées comme un forceps. Après qu'on s'est j assuré, par le toucher, qu'il n'y a pas d'intestin dans | l'angle formé par les deux bouts de l'intestin, les branches | de l'entérotome sont introduites dans le bout inférieur et | dans le bout supérieur, à une profondeur variable suivant l'étendue de l'éperon. Puis on serre progressivement jusqu'à ce qu'on suppose les deux branches assez rapprochées .pour détruire l'éperon par gangrène. Pendant quatre ou six jours, l'instrument reste en place.

On peut substituer à ce procédé l'écrasement linéaire i (Chassaignac) qui a tous les avantages de la ligature de Physick, sans en avoir les inconvénients, mais alors on ■ commence par perforer l'éperon avec un trocart, avant de passer la chaîne.

L'entérotomie faite, on attend quelque temps, l'anus i peut encore guérir seul; s'il tarde, si l'éperon se reforme, on aura recours de nouveau à l'entérotomie. Pour n'avoir qu'une opération à faire, Blandin a fait faire un entérotome à larges branches. Reybard sectionnait avec une lame après deux jours d'application de l'entérotome. A l'aide de l'application de pâte au chlorure de zinc placée sur la section par l'entérotome ou avec une pince chargée de caustique, on arriverait aussi à un bon résultat. (Vidal, de Cassis.)

Lorsque l'anus contre nature persiste après la destruction de l'éperon, quand on s'est assuré, par des injec-

tions, que le bout inférieur est libre jusqu'à l'anus, on tentera la compression (H. Paris), la cautérisation des bords de l'anus, et leur incision (Keybard), puis on réunira.

aORT

APHÉ

L'autoplastie par déplacement tégumentaire a réussi ilandiii) à fermer l'orifice fistuleux. A l'aide d'incisions térales, on pourra tailler deux lambeaux fixés, par leurs ;tréniités, à la paroi abdominale, et qu'on adossera, par lloxion, au devant de l'anus contre nature (Jobcrt, de amballo). On pourra décoller la muqueuse, la renverser 1 dedans et la réunir par une suture en piqué (Malgaigne), t faire une autoplastie tégumentaire par-dessus.

Décoller (out l'intestin dans une étendue de 1 centilètre, renverser ses bords en dedans, faire la suture fronpc (Gely) fig. 3/i (V. Plaies des intestins), à distance des vres renversées delà plaie, est une bonne opération.

Quand on a renoncé à opérer l'anus contre nature, il 5t bon de protéger les parties voisines de l'ouverture )ntre le contact des matières; on les badigeonnera avec ■ collodion élastique à l'huile de ricin (Ward).

On appliquera un appareil à vessie de caoutchouc moelé sur l'ouverture anormale (appareil Charrière), main- ■nu par un bandage herniaire , et muni d'un embout énétrant dans l'orifice afin d'empêcher le renversement e la muqueuse (Debout).

11 est périlleux d'aller à la recherche d'une anse intestiaie perdue pour guérir l'anus contre nature. Vouloir îunir le bout supérieur avec le gros intestin (Richter) 4 une o}>éralion mortelle.

Aaisis contre nature du -vagin. Après un accouchelent laborieux, si une anse intestinale a été gangrenée et est ouverte dans le vagin, il s'établit souvent un anus ontre nature.

Thérapeutique. — Une opération pourra être tentée. Ine pince qui, étant fermée, laisse un espace libre entre on articulation et ses mors, sera placée, une de ses branhes dans l'anus anormal, et l'autre dans le rectum, puis n serrera. Une gangrène déterminera une communication ntre l'intèstin grêle et le rectum (Casamayor), et l'anus ;ontre nature vaginal guérira seul.

AORTË (Maladies dé l'). L'aorte est le siège de batnentsnerveiix, d'inflammation, de dégénérescences (V. AOR- 'ite), à' athéromes et de stéatomes. V. Aortite.

Aorte (Rattements NERVEUX DE l'). Dans sa portion lescendante épigastrique, l'aorte est souvent le siège de )attements nerveux incommodes, qui constituent de vériables palpitations et qui ne dépendent d'aucune lésion des uniques artérielles.

Les battements nerveux de l'aorte dépendent de la surexcitation du grand sympathique et s'observent surtout ;hez les personnes nerveuses, hystériques ou hypochoniriaques.

U faut éviter de commettre l'erreur assez fréquente de ;eux qui attribuent les battements nerveux de l'aorte à un inévrysme de cette artère ou du tronc cœliaque. Pour cela il suffit de constater la pulsation en l'absence de toute tumeur du vaisseau.

Thérapeutique. — Les battements nerveux de l'aorte disparaissent par l'eau d3 laurier-cerise, 20 à 30 gouttes; par la préparation de digitale ; par la jusquiame, par la belladone, par l'hydrothérapie et par les applications froides sur le ventre.

^AORTE (Dilatation de l'). L'aorte est quelquefois le siège de dilatations assez considérables, donnant lieu à des battements qui inquiètent beaucoup les malades, mais c'est une lésion contre laquelle il n'y a rien autre chose à faire que le traitement des battements nerveux de l'aorte. V. ce mot.

BOUCHOT Et després. — 2^ édit.

AORTITE. Rien que l'aorte ne soit pas vascularisée, elle est le siège d'une phlegmasie qui occupe sa tunique celluleuse, et il en résulte avec le temps des lésions de nutrition occupant les tuniques interne et moyenne ulcérées et incrustées de matières cartilagineuses, graisseuses, osseuses el calcaires.

Des couches minces de fibrine se déposent souvent à la surface de l'aorte, de façon à simuler des fausses membranes.

L'aortite est le résultat du rhumatisme absolument comme l'endocardite.

La vieillesse est la cause la plus ordinaire des dépôts fibrineux, graisseux, cartilagineux, calcaires ou osseux, observés dans l'aorte et dans tout le système artériel.

Les dépôts fibrineux de l'aorte se transforment souvent en matière grasse, et simulent de petits abcès dans les parois de cet organe.

Quand les dépôts graisseux de l'aorte souvrent dans le vaisseau, ou lorsque les plaques osseuses se soulèvent audessus de la membrane interne qu'elles déchirent, il en résulte, sur les parois de l'aorte, une foule de petites cavités remplies par le sang.

C'est à la dégénérescence sénile qu'il faut rapporter tout ce que l'on a dit des stéatomes, des athéromes et des ulcérations de l'aorte.

Les plaques osseuses de l'aorte se détachent quelquefois du vaisseau, courent avec le sang, peuvent faire une obstruction dans le cerveau, dans les membres ou dans les poumons, en formant ce qu'on appelle une embolie, et elles produisent des gangrènes séniles, des ramollissements cérébraux qui ne sont que des gangrènes sans odeur faute du contact de l'air, et des pneumonies d'une nature spéciale.

Thérapeutique. — On ne guérit pas l'aortite, elle se guérit.

On peut prévenir les dégénérescences de l'aorte ou du moins en retarder les progrès par une grande sobriété et par l'usage du régime lacté, végétal et peu riche de viandes noires.

APÉRITIFS. Les apéritifs ont été ainsi appelés parce qu'on leur supposait la propriété d'ouvrir les voies de l'exhalation aux particules morbides contenues dans l'organisme. Ainsi les sialagogues senties apéritifs des engorgements des glandes salivaires, les vomitifs sont apéritifs d'une réplétion biliaire dans le foie, les diurétiques sont apéritifs du rein, les emmènagogues de l'utérus, les sudo rifiques de la peau, etc.

APHAKIE. L'absence du cristallin, congénitale ou accidentelle, constitue l'aphakie. Cet état a pour effet de diminuer le pouvoir de réfraction de l'œil, et il y a une hypermétropie exagérée qui exige l'emploi des verres biconvexes très-forts. L'aphakie est complète ou incomplète. Lorsque le cristallin est déplacé, il y a une moitié de la pupille qui est privée de cristallin, et il y a aphakie incomplète (V. Cataracte congénitale, Iridectomie). Le type de l'aphakie complète est l'état de l'œil après l'opération de la cataracte par extraction.

APIIÉIMIE (Rroca), ou APHASIE (Littré) OU ALA- SilE. Abolition de la faculté de parler.

L'aphémie est un symptôme qui se présente sous deux formes : l'abolition de la faculté du langage, avec conservation de la mémoire ; et l'abolition de la faculté du langage et de la mémoire.

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