‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 526 sur 612 · SOMN · texte numérisé non relu

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lance ou sa périodicité, le sommeil est un véritable état morbide.

Quand un individu dort dans la journée et après le repas, il faut lui prescrire de manger un i^eu moins, déboire du café et de prendre de l'exercice.

Le sommeil diurne avec lourdeur de tète est souvent la conséquence de la pléthore, occasionnant l'iiypérémie cérébrale, et il exige une saignée ou de temps à autre des sangsues à l'anus.

Le sommeil produit par les narcotiques doit être combattu par V infusion de café.

Quand le sommeil revient avec de la fièvre d'une façon périodique, il faut administrer 2 à 3 grammes de sulfate de quinine auprès l'accès.

SOnniAMBtLlLIS.^E. Sommeil particulier dans lequel la mémoire, l'intelligence et les sens sont dans un état inconscient d'activité, et permettent à un individu d'agir à jieu près comme dans l'état de veille.

Il n'y a pas à comparer les actes libres et volontaires de l'état de veille avec les manifestations automatiques et inconscientes du somnambulisme, car dans ce dernier élat l'individu qui agit, parle et marche en dormant, n'aura au réveil aucun souvenir de ce qu'il a fait précédemment.

Tout individu qui se lève la nuit, qui marche endormi et se dirige sans le secours des yeux, qui parle et qui agit à peu près comme s'il était éveillé, est atteint de somnambulisme naturel.

Les sujets atteints de somnambulisme agissent sans conscience, se dirigent en rêve et par imagination, car ils ne voient pas ce qu'on présente à leurs yeux fermés ; ils n'entendent pas ce qu'on leur dit, ils ne sentent pas qu'on les touche, et il faut crier fort et les secouer vigoureusement pour avoir une réponse, mais dans ce cas ils sont éveillés.

Le somnambulisme est un rêve mis en action et par conséquent une véritable névrose.

Les hommes sont plus sujets au somnambulisme que les femmes, et les jeunes gens plus que les adultes et les vieillards.

C'est toujours pendant la nuit que se montrent les accès de somnambulisme.

Il y a, dit-on, un somnambulisme artificiel, déterminé par le magnétisme animal (V. Magnétisme), et dans lequel le sujet magnétisé, insensible et endormi, comme dans le somnambulisme naturel, agit comme dans la veille ; mais quand on ajoute qu'il pense et qu'il voit sans le secours des sens, ce qu'on appelle la seconde vue, on commet une ei'reur grave qui ne repose que sur le fait du sommeil déterminé par l'ennui des pratiques du magnétiseur.

Le somnambulisme naturel n'a rien de grave par luimême, mais il devient une affection très -sérieuse lorsque le malade se lève endormi et nu, marche dans un appartement, ouvre des fenêtres, monte sur les toits et peut faire une chute grave.

Thérapeutique. — Quand un enfant a des accès de somnambulisme nocturne, il faut, pour éviter qu'il ne s'échappe sans qu'on s'en aperçoive, l'enfermer dans sa chambre et cadenasser les fenêtres.

Dans le jour il faut prescrire beaucoup d'exercice, en allant jusqu'à la fatigue, — ordonner des bains froids, —

des bains de mer et de rivière, l'hydrothérapie, — les bains de valériane, de tilleul et de pavot.

A l'intérieur, le bromure de potassium, 3 à 6 grammes [T] (Bouchut), le sirop d'éther, 1^ à 30 grammes;

— le sirop de codéine ou de morphine, 1 ô à 25 grammes;

— le musc en pilules de 10 centigrammes, cinq à dix pilules par jour; — la jusquiame en pilules de 5 centigrammes, deux à trois pilules par jour ; — le valérianate de zinc, à la dose de 5 à 10 centigrammes; -r- le valérianate d'ammoniaque, etc., devront être conseillés successivement.

SOMNIFÈRE. Qui porte au sommeil. Y. N.iRCOTlQUE.

SOm\OLEmCE. Etat intermédiaire au sommeil et à la veille qui s'observe dans la méningite aiguë et chronique, dans la commotion du cerveau, dans les maladies cérébrales et dans les empoisonnements. V. Méningite, Fièvre typhoïde, Cérébroscopie.

SO\. Produit de mouture du blé, formé par l'enveloppe de cette semence , et dans lequel se trouvent de l'amidon et une matière azotée, très-nutritive, utilisée dans la panification par Mége pour augmenter le rendement de la farine.

Le son en nature sert à préparer du pain de son vanté contre la constipation [T]- On en fait de la tisane contre la diarrhée des enfants, en le battant dans l'eau froide [±}, et enfin on l'emploie dans les bains pour rendre l'eau un peu mucilagineuse.

SOXOEJ*. Instruments dont on se sert pour explorer la vessie, les plaies, les fistules, etc.

Soudes urinaires. Elles comprennent le cathéter, instrument plein, quelquefois avec rainure, destiné à diriger les instruments dans la vessie. La sonde proprement dite, qui est creuse et garnie de deux yeux à son extrémité pour vider l'urine de la vessie ou y faire des injections ; la boiigir, instrument plein et souple, de cire, de caoutchouc ou de baleine, elc , la sonde de femme courte, presque droite, si ce n est à son extrémité, oîi se trouvent également deux ouvertures pour le passage des liquides. V. Bougies, Cathéti^risme, Rétention d'urine.

Ki^'. Gô7. — Sonde à ilemeiiio [loiii lj [(.■miiK-.

Quand on est obligé de laisser ces sondes à demeure dans la vessie, il faut les fixer auprès du méat pour

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