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SOUS-CARROI^ATEDE FER. V. CARBONATE DE FER

SPA (Belgique). Eaux minérales bicarbonatées ferrugineuseses et gazeuses froides employées en boisson contre la chlorose, l'anémie et le nervosisme chronique f+l.

SPARADRAP. Les sparadraps sont des morceaux de toile, de papier, de peau ou de soie couverte d'une couche résineuse ou emplastiquc et qu'on applique sur la peau dans un but excitant ou sédatif.

Sparadrap comiiian.

Emplâtre de diachylon gommé, q. s. Faites foudre. Etendez sur du calicot écru ou sur delà toile. — C'est le sparadrap des hôpitaux de Paris.

Sparadrap aijijlutiaat if.

Moyùùc'. ! ; ■ 200 grammes.

(ioulinc aiuinriiiiaijnL' . \

Gomme galbauiiui - J jo id.

Gomme sagapénnm I

Kmi.làln,. sim,ile J (,[) M.

Cire januc 20

La proportion de térébenthine varie selon la saison entre 50 et 100 grammes. On calandre la toile, deux bandes étant placées l'une sur l'autre. C'est sur les faces qui n'ont point reçu le contact des cylindres, (ju'au moyen du couteau on coule l'emplâtre en quatre ou eu six couches, selon l'épaisseur que l'on veut donner au sparadrap. 11 faut préparer l'einplàtre à une douce chaleur en donnant assez do temps pour dissoudre les gommes-résines dans la térébenthine, la colophane et la résine, avant d'ajouter l'emplâtre simple et la cire jaune. (Scliœuffèle.)

Sparadrap brûlé.

Huile il olive 500 grammes.

.Minium 250 iil.

Cire jiniiic 185 iil.

Ce sparadrap ne produit, dit-on, jamais d'érisijpèle, ni d'irritation. Mais il faut qu'il soit récent pour qu'il ne s'écaille pas. Il faut remuer sur le feu jusqu'à ce que la masse devienne noire. (Colson.)

Perccdine ayylutinative .

A l'exception du tissu qui reçoit la matière adhésive, il n'y a aucune différence, soit pour les substances employées, soit pour le mode de préparation, entre la percaline adhésive et le taffetas d'Angleterre du Codex; on remplace en conséquence le tissu de soie par de la percaline blanche ou noire. Ce sparadrap offre l'avantage d'adhérer avec force à la peau, surtout si, au moment de son application, on a soin de tremper la bandelette dans de l'eau tiède. 11 convient parfaitement dans les cas de blessures ou de plaies consécutives aux amputations et opérations diverses, et lorsqu'il s'agit de réunion immédiate. (Dorvault.)

Sparadrap de belladone.

Ce sparadrap se prépare de la même manière que le sparadrap d'opium.

Sparadrap d'emphitre de ciguë,

l'.mplàlriî lie ciguë 300 sniuimes,

Térelieiitliiiie 00 " iil;

Opérez comme pour le sparadrap commun.

Préparez de la même manière les sparadi aps d'emplâtre de Vigo cum mercurio, d'empliitre de Nuremberg ou de minium.

Sparudrapi d'emplâtre d'iodure de plomb.

Emplfttre de ei^iië. . . 250 grammes.

lodiire de piomb 30 id.

Dans le traitement des bubons et surtout des engorgements chroniques du scrotum. (Ricord.)

Sparadrap de cire.

(Toile de mai.)

cire blanelie 240 giammes.

Huile d'olives 120 id.

Téréberitliine 30 id.

Faites fondre à une douce chaleur dans un vase à fond plat, puis plongez dans le mélange des bandes de toile que

sPAi;

SPAR

vous en retirerez en les faisant passer entre deux règles de bois.

Dans quelques localités on donne à la toile de mai le nom de toile Dieu. Dans d'autres ce nom est appliqué au sparadrap de diapalme.

Sparadrap de colophane.

Emplâtre simple. 1000 grammc-s.

Cnlopbane i oua • i

•i'^ i. I , ! na 300 iJ.

Huile d iiraaniles ilouccs )

Faites cliauffer jusqu'à ce que la masse ait acquis la couleur j«M«e foncé que l'on recherche pour les sparadraps, et passez à travers un linge. Cette composition est simple et offre l'avantage de ne contenir aucune substance irritante. Le sparadrap se conserve bien et ne s'écaille pas.

(V. Garnier.)

Simradrap de diapalme.

Emplâtre diapalme 360 grammes.

Huiles d'olives I „ „„ . ,

,,• , 1 , ! aa Si) id.

Cire WaDche /

TérébeDtliine 00 id.

Faites fondre l'emplâtre avec la cire et l'huile, ajoutez la térébenthine, et étendez sur la toile.

Sparadrap d'ichthyocolle.

Colle de poisson 30 grammes.

Faites ramollir et versez dessus :

Alcool à 83" 63 grammes.

Eau 46 id.

Chauffez au bain-marie pour faire dissoudre .

On étend cette dissolution à l'aide d'un pinceau sur du taffetas gommé ou ciré ordinaire ; on réitère les couches. C'est le taffetas d'Angleterre simplifié.

Employé par le docteur Liston, dans les opérations chirurgicales. (Liston.)

Sparadrap d'opium.

On ramollit de l'extrait d'opium par quantité suffisante d'eau, ou y ajoute un sixième de poudre de gomme arabique, et l'on étend la masse au pinceau sur du taffetas tendu. On conserve le taffetas en lieu sec.

On conçoit qu'on pourrait préparer ainsi des taffetas d'extraits actifs. (Schfeufèle).

Sparadrap or dîna ire .

cire jaune 200 gramme-^.

Huile d'amandes douces 100 id.

Térébentliine 50 id.

Sparadrap sur papier ou Papier chimique.

Les papiers sparadrapiques prennent faveur de plus en plus pour la préparation des écussons.

Les papiers de cette sorte les plus employés sont ceux d'emplâtre de poix et d'emplâtre vésicatoire anglais.

Le papier chimique contre les douleurs, etc. , de Fayard et Blayn, ainsi que de madame Poupier, est préparé, dit-on, avec des feuilles de papier, entières, trempées dans de l'emplâtre de Nuremberg fondu, et qu'on retire en faisant passer entre deux règles, à la manière de la toile de mai. Cependant, d'après le brevet aujourd'hui expiré, ce papier serait fait de la manière suivante : huile de lin, 500 grammes; ail, 30 grammes: essence de térébenthine, 500 grammes; sel de Saturne, 60 grammes; ocre jaune, 30 grammes; minium, 15 grammes. On fait d'abord bouillir l'ail avec l'huile, on passe et l'on ajoute les autres substances; on applique le mélange sur des feuilles de papier de soie à l'aide d'un pinceau en blaireau, forme queue de morue; on fait sécher à l'étuve.

Ce papier est préconisé contre les douleurs, les brûlures et les cors.

Sparadrap stibié.

Poix blanche 40 grammes.

^î-'^P'-o^^ laa 20 id.

Cire jaune /

Térébenthine 1 - • i

Hude d'olive ^ "'•

Éraétique 10 iti.

F. s. a. une masse emplastique, et étendez chaud sur des bandes de calicot, à la manière du sparadrap ordinaire. Pour remplacer les écussons stibiés ordinaires. (Mialhe.)

Sparadrap dit taffetas d'Angleterre.

{Court-plaster des Anglais, sparadrap de colle de poisson, emplâtre adhésif anglais, emplâtre de Woodstock, sericum anglicmn.)

Colle de poisson 30 grammes.

Faites ramollir et ajoutez :

Alcool 250 graumos.

Teinture de benjoin 60 id.

Chauffez au bain marie, passez, étendez au pinceau quatre ou cinq couches de cette préparation sur des bandes de taffetas noir tendues sur un châssis, et recouvrez par deux couches du mélange suivant :

Térébenthine de Venisr 125 grammes.

Teinture de benjoin 30 id.

Recouvrez enfin par une dernière couche de dissolution gélatineuse.

Pour obtenir des couleurs différentes, il faut varier les taffetas. Ce taffetas sert surtout dans les cas de coupures légères.

Les taffetas adhésifs communs sont faits avec de la gélatine.

La baudruche gommée est de la baudruche sur laquelle on a étendu une dissolution de colle de poisson.

Sous le nom de percaline adhésive, on se sert avec avantage, en place de sparadrap, dans les hôpitaux d'Algérie, de la composition ci-dessus, étendue sur de la percaline blanche ou noire. Ce sparadrap adhère avec force à la peau. Il convient parfaitement lorsqu'il s'agit de réunion par première intention, et dans les cas de plaies ou de blessures consécutives.

Pour l'employer, on fait tremper les bandelettes dans de l'eau tiède.

On fait de la même manière le sparadrap gélatineux.

(Dorvault.)

Sparadrap dit taffetas vcsica7it.

Extrait éthéré de cantharidos 125 grammes.

Cire jaune 250 id.

Faites dissoudre la cire, ajoutez l'extrait et étendez au pinceau sur de la toile cirée. Ne le préparer qu'en petite quantité et le tenir enfermé. (Codex.)

Papier antirhumatismal.

Gomme ammoniaque. . 250 grammes.

Térébenthine 60 id.

f.'}'^-. -Ua 30 id, (.ire jaune )

Faites fondre, passez, ajoutez une partie de tartre stibié en poudre fine par neuf parties de masse, et étendez sur du papier peu collé.

Rhumatisme et tous les cas où une dérivation à la peau est utile. (Steege.) Papier dérivatif.

Cantharides 15 grammes.

Racine de ga:ac l aa 90 id.

Galbanuin J

Alcool 180 id.

SPAR

Faites digérer, passez et ajoutez :

Térébenthine de pin 75 grammes.

Térébenthine de mélèze 30 iJ.

Pour remplacer Vemplàtre de poix de Bourgogne.

(G. H., Pirwitz.)

Papier à cautères.

Cire blanche 200 grammes.

Blanc de baleine Ua 100 id.

Résine élemi J

Térébenthine 120 iJ.

Faites fondre, passez et étendez sur des bandes de papier lisse ou du sparadrapier ordinaire. (Guibourt.)

On coupe les feuilles par petits carrés, et Ton en mel cent par boite Le Codex prescrit la masse de la toile clr mai.

Papier épispastique ou à vésicatoire aux cantharides.

cire blanche 240 grammes.

Blanc de baleine 90 id.

Huiles d'olives 120 id.

Téi'ébenthine ) on ; i

, . , I • . J aa iiO lu.

Cantharides pulvérisées j

Kau 300 id.

Mettez toutes ces substances dans une bassine étamée et faites bouillir lentement pendant deux heures en agitant continuellement ; passez à travers une étoffe de laine sans exprimer. Placez dans ce mélange fondu des bandes de papier que vous retirerez en les faisant passer entre deux règles, ou, si vous ne voulez recouvrir le papier que d'un côté, tirez-le au sparadrapier. (Guibourt. J

On atteint plus expéditivement ce dernier but enfaisani fondré la masse emplastique au bain-marie, dans une large assiette par exemple, puis en faisant couler de cette masse fondue sur des bandes de papier que l'on coupe de grandeur après refroidissement.

La composition ci-dessus donne le papier n"^ 1 ; pour obtenir le n" 2, on ajoute 10 grammes de cantharides, el 20 pour le n° 3.

On coupe le papier en carrés d'environ 12 centimètres de long sur 9 de large, et on les met en boîte par vingtcinq. (Dorvault.)

Papier épispastique ou à vésicatoire au garou.

cire blanche 240 grammes.

Blanc de baleine 90 id.

Hnile d'olives 120 id.

Térébenthine 30 id.

K.xtrait éthéré de garoii 15 id.

Faites fondre l'extrait dans quantité suffisanle d'alcool, ajoutez-le au mélange fondu, faites évaporer l'alcool et étendez comme ci-dessus. Pour obtenir le papier n" 2, on ajoutera 5 grammes en sus d'extrait, et pour le n" 3. 10 grammes.

On pourrait tout simplement étendre la pommade au garou ordinaire.

Le papiei' épispastique cl' Albespeyre serait, selon son propriétaire, la pommade épispastique du Codex étendue sur du papier.

Peau diviîK.

Poix résine. . 120 grammes.

Poix de Bourgogne 40 id.

Cire jaune \

Suif de mouton ! aa 20 id.

Térébenthine de Venise i

Huile d'olive? 10 id.

Faites fondre, passez, étendez sur la peau. En application contre les névralgies rhumatismales.

BOUCBUT ET DESPRÉS. — 2^ édlt.

SPAS 1281 Peau résolutive.

Huile d'olives 500 grammes.

Cire vierge 250 id.

Acétate de plomb 30 id.

Camphre > ^ . ,

Sel ammoniac | ""^ ^ id.

M. s. a., et étendez, soit sur une peau, soit su de la toile; employée contre les rhumatismes ankylosés.

(Goulard.)

SPASME. Nom donné aux contractions involontaires des muscles de la vie organique et des fibres contractiles de tous les tissus.

Le spasme est la cause ou l'effet d'un grand nombre de maladies, et sa présence en modifie toujours les symptômes de façon à les rendre plus douloureuses qu'elles ne le seraient sans lui.

Selon les âges, les sexes et le tempérament varie l'état spasmodique, car chez les enfants il n'occupe pas les mêmes organes et ne se traduit pas par les mêmes accidents que chez la femme adulte et chez le vieillard.

Chez les enfants le spasme produit : les convulsions internes, — le phréno-glottisme ou spasme de la glotte, — la laryngite slriduleuse, — la suffocation croupale, etc. (V. ces mots), tandis que chez l'hystérique il engendre le sanglot, — l'œsophagisme, — les palpitations, — la pneumatose, — l'hystéralgie, — et chez le vieillard, l'asthme, — le spasme du col vésical, etc.

Il y a des maladies primitivement dues au spasme, telles sont l'asthme, l'œsophagisme, l'hystérie, le phréno-glottisme, etc., et c'est ce qu'on appelle des névroses spasmodiques.

Thérapeutique. — Contre le spasme et l'état spasmodique il faut employer Yopium et ses composés, la belladone et ses préparations, \a. jusquiame, \a ciguë, les solanées vireuses, Véther, le chloroforme, lat^alériane, le musc h haute dose; le bromure de potassium et tous les antispasmodiques. V. ces mots.

SPASME DE LA GLOTTE. De courts accès de suffocation et d'asphyxie brusque et apyrétiques, terminés par un petit hoquet très-aigu, annoncent le spasme de la glotte qu'on peut aussi appeler phréno-glottisme en raison du siège des phénomènes spasmodiques.

Le spasme de la glotte cesse très-souvent sous l'influence d'une maladie intercurrente.

Le spasme de la glotte, suivi de convulsions, est une maladie mortelle.

On attribue le spasme de la glotte au gonflement du corps Ihyréoïde, au ramollissement rachitique de l'occipital ; mais, à cet égard, il n'y a rien de démontré.

Thérapeutique. — Il suffit quelquefois du déplacement et du séjour à la campagne pour guérir le spasme de la glotte.

Au moment de l'accès il faut jeter de l'eau sur le visage, donner de l'air frais et faire respirer un peu d'étber ou de chloroforme.

Deux petits vésicatoires volants sur les côtés du cou avec 1/20" de grain de morphine ou 1 centigramme d'extrait de belladone suffisent souvent pour faire cesser le spasme de la glotte.

Quand le spasme de la glotte existe chez les enfants constipés, il faut entretenir la liberté du ventre au moyen de purgatifs.

Des bains de racine de tilleul et de fleurs de valériane doivent être donnés tous les jours aux malades.

SPÉC

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