‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 529 sur 612 · SPER · texte numérisé non relu

SPER

Le bromure de potassium à 1 gramme m'a paru soulager les malades, mais le meilleur remède est le musc à 1 et à 2 grammes par jour en petits paquets toutes les heures. Ce médicament est frès-uliie dans le spasme de la "loUe.

(Salatlié.)

Chez les enfants rachiliques, il faut donner l'huile de morue.

Sï*ÉC!FiriTÉ. Les médicaments dont l'influence différente des actions de contact s'exerce sur un organe ou sur une maladie en parlicuiier sont des spécifiques.

Les spécifiques dont l'action s'exerce sur des organes sont : ]e plornb, qui paralyse l'intestin, les extenseurs des doigts et le cerveau ; — ïalcool, qui fait trembler les muscles; — le mercure^ qui enflamme les gencives et amène le tremblement musculaire ; — les canthuriiks-, qui enflamment la vessie, excitent les reins et les organes génitaux ; — Vcrgot de seigle, qui fait contracter l'utérus; — Vuldès, qui engendre l'hypérémio du reclum ; — la belladone, qui dilate la pupille ; — Vopiinii et la fève de Calabar, qui la font contracter; — la stry chimie, qui occasionne des convulsions ; — Viode, qui atrophie les glandes ; — la digitale, qui affaiblit l'action du cœur; — lechromate dépotasse, qui perfore la cloison nasale, etc., et partout il y a dans cette action quelque chose de spécial qui ne ressemble pas à l'action des excitants, des antispasmodiques, des toniques ou des purgatifs en généra'.

Les spécifiques dont l'influence se révèle par une action curative presque certaine, et par cela même spéciale à une maladie plutôt qu'à une autre, sont : Vammoinaque dans l'ivresse, ■ — la quinine dans les fièvres p:iludéennes et dans l'intermittence, — la belladone comme prophylactique de la scarlatine, — la rjuinine et la vératrine dans le rhumatisme articulaire aigu, — Viode dans la scrofule, — le mercure et l'toc^wre de pohtssium dans la syphilis, — le fer et le manganèse dans la chlorose, — le vaccin, comme prophylactique delà variole, — Varsenic dans le psoriasis et dans les dartres, — le semen contra dans les ascarides, — l'écorce de racine de grenadvr contre le ta?nia, — Vergot de seigle contre les hémorrhagies utérines, — les cantharidcs et le phosphore contre l'atonie génitale, etc.

Le principal caractère de la spécificité est l'action élective et directe des médicaments sur les tissus, et comme cette action représente une modalité, les impressions organiques se traduisant par une réaction particulière, il faut que le médecin apprenne à la connaître pour l'employer dans le traitement des maladies.

SPÉCIFIQUE. V. Spécificité.

iSPECTRES. On entend sous le nom de spectres des images que les malades voient en examinant une muraille blanche ou une feuille de papier blanc. Les spectres sont désignés sous le nom de mouches volantes et de mouches fixes, de scotomes, d'images lumineuses. Toutes ces sensations sont le symptôme de maladies de la cornée, du cristallin ou de la réline. V. PiÉtinites, Choroïdites, Hé- MiopiE, Corps' VITRÉ [Opacités du).

Il y a des hypochondriaques qui se plaignent quelquefois de voir des mouches volantes en regardant le ciel. Cet état est souvent dû à des larmes qui passent au devant de la cornée. — En empêchant les malades de cligner et de regarder fixement, il est possible de faire disparaître ces sensations et de rassurer ainsi les hypochondriaques.

SPÉCULUMS. On a donné le nom de spéculum à des instruincnls très-divers pour explorer les cavités profondes.

Ainsi les instruments pour explorer l'oreille, l'anus et le vagin. Par corruption, on a désigné les miroirs laryngoscopii|ues et les miroirs pour explorer la gorge sous le nom de spéculums.

Aujourd'hui on emploie le spéculum vaginal, le spéculum ani et le spéculum auri, mais ces deux derniers sont calqués sur le spéculum vaginal. V. Vagin, Utérus (£a;p/oration de l'), Oreille [Exploration de F), Ams, Rectum {maladies du).

Speeialiini iiteri. Pour examiner l'état de la cavité du col utérin, on a imaginé un petit spéculum plein, ouvert [ sur un côté monté sur une longue tige. Pour introduire I ce spéculum on glisse une petite valve, qui peut être retirée lorsque le spéculum a pénétré dans le col (Jobert).

Cet instrument sert à cautériser la cavité du col de l'utérus avec de petits cautères olivaires. Un stylet boutonné sert à nettoyer la cavité du spéculum.

Cet instrument n'est pas indispensable.

SPERMâCETI. V. RlANC DE BALEINE.

SPEKMATOCÈLE. V. TESTICULE.

SPERMATORRIIÉE. De fréquentes évacuations de sperme ayant lieu dans le sommeil, avec ou sans rêves, dans l'état de veille, sous l'influence d'une pensée érotiqiie, à chaque défécation ou à la fin de l'émission des urines, caractérisent la spermatorrhée.

L'émission involontaire et fréquente de la semence sans aucun attouchement est le caractère de la spermatorrhée, et il ne faut pas appeler de ce nom les rares pollutions nocturnes observées chez les hommes qui vivent loin du commerce des femmes, ou l'évacuation de quelques gouttes de sperme après la défécation chez des hommes constipés.

La spermatorrhée débute par des pollutions nocturnes et diurnes, sans plaisir, souvent sans érections, et elle arrive à être un écoulement de sperme avec l'urine ou seulement à la fin de la miction.

Dans la spermatorrhée, si les urines renferment quelquefois du sperme, lui donnant l'odeur fade caractéristique et la propriété de mousser comme du savon quand on la frotte sous les doigts, ordinairement elle n'a qu'un dépôt peu apparent où l'on découvre quelques spermatozoaires au moyen du microscope.

Il ne faut pas confondre les urines rendues blanchâtres, lactescentes, par l'urate de soude et le phosphate ammoniaco-magnésien dans leur état amorphe, avec la spermatorrhée, car, si l'apparence est la même,- le microscope montre dans le premier cas un dépôt granuleux soluble dans l'acide acétique, tandis que dans le second il permet d'y découvrir des spermatozoaires.

La spermatorrhée entraîne l'infécondité et l'impuissance.

Dans la spermatorrhée il y a souvent de la dyspepsie, de l'amaigrissement, de l'anémie, de la faiblesse, et plus tard des étourdissements, de la céphalalgie, des vertiges, de l'insomnie, la perte de la mémoire, des idées tristes, de l'hypochondrie jusqu'au moment où la folie et le suicide viennent terminer le mal.

La folie et la dyspepsie sont les causes ordinaires de la mort dans la spermatorrhée.

C'est une erreur de croire la spermatorrhée incurable, et, si elle peut se prolonger plusieurs années, elle guérit

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