SPER
SOUA
lorsqu'elle dqicnd de causes locales qu'il op(iai'li(Mi[ au médecin de découvrii' et de faire disparaîlre.
On voit souvent la spermatorrliée produite par la longueur et rétroitesse du prépuce. En effet, celte malformation donne lieu à l'accumulation de la matière sébacée autour du gland et amène l'excitation réflexe des organes génitaux, d'où résulte l'écoulement involontaire du sperme.
Les affections dartreuses du prépuce ou de l'anus, les hémorrlioïdes, les vers intestinaux, la constipation, l'hypertrophie de la prostate, qui amènent la congestion ilu rectum et des organes génitaux, sont souvent la cause de pertes séminales involontaires.
Les anciennes blennorrhagies, laissant après elles une phlegmasie chronique du vérumontanum et de l'orifice des conduits séminifères, produisent souvent la spermatorrhée.
A l'époque de la virilité, la continence et le célibat sont très-souvent l'origine des pertes séminales.
On voit quelquefois la spermatorrhée se produire sous l'influence de la masturbation et des excès vénériens qui entraînent l'atonie des glandes séminales et de leurs conduits.
La folie qui succède à des pertes séminales, involontaires est incurable et promptement mortelle.
Thérapeuthiqw. — La spermatorrhée exige un régime tonique et fortifiant.
Chez les hommes jeunes et n'ayant aucune affection locale des organes génitaux, le înaringe est quelquefois le meilleur remède de la spermatorrhée.
Dans les pertes séminales, le médecin devra toujours chercher à guérir la constipation, 'es hémorrhoïdes, les rétrécissements de l'urèthre, la varicocèle, les aifections dartreuses du prépuce et de l'anus, les entozoaires, etc., qui sont souvent la cause occasionnelle du mal.
La circoncision guérit la spermatorrhée qui résulte de l'excitation génitale produite par l'accumulation de matière sébacée sous un prépuce trop long et dont l'ouverture est trop étroite.
Dans la spermatorrhée il faut ordonner les tojnqaes et les ferrugineux, — les bains froids, — les bains de mer,
— Vliydrothvrapic, — les douches froides tous les jours, sur le périnée, — le camphre, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme; — Y ergot de seigle, à la dose de 1 à 2 grammes; — la poudre de noix vomiqiir, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme; — la Iitpuline, à la dose de 1 à 3 grammes; — Vopium à petites doses,
— la valériane, — Vasa fa'tida.
La digitale en poudre à la dose de 30 centigrammes I '; ; — le bromure de potassium à 1 , 2, et 3 grammes (Lafont-Gouzi) \±]; — le phosphore elles cantharides, moyens dangereux 13; — 1g poivre cubêbe, 200 à 25 grammes par jour; — la décoction de Geum urbanum ou benoîte I I :
— la tliridacc, 15 à 20 centigrammes par jour; — l'acétate de plomb, 15 à 30 centigrammes □.
Quand la spermatorrhée a résisté à tous ces moyens, il faut faire la cautérisation de vérumontanum et de l'orifice des conduits séminifères avec le nitrate d'argent dans le porte-caustique de Lallemand.
On mesure la longueur du canal de l'urèthre avec le porte-caustique gradué et l'on vide la vessie. Aussitôt après on introduit l'instrument et l'on touche légèrement la portion prostatique du canal avec le nitrate d'argent, le malade étant debout ou couché.
Pendant quarante-huit heures il y a émission douloureuse et sanglante des urines qui se dissipe par le repos, les bains et la diète lactée végétale.
Au bout d'un mois l'opération doit èlre recommencée, et il n'en faut que deux ou trois pour guérir les malades, mais ces o|iérations ont souvent pour résultat de produire l'impuissance ou d'autres maladies.
SPHACÈLE. V. Gangrène.
KPllYCmOGRAPIiSE;. Méthode d'observation dans laquelle on se sert d'un appareil spécial pour tracer l'ondulation du pouls sur le papier (Vierordt, Marey). On écrit ainsi la fréquence du pouls, sa force, ses irrégularités, ses inégalités, ses intermittences, etc., et c'est dire tous les services que cette méthode peut rendre au diagnostic. V. Anévrysmes, Cœur {Inflammation du), Ossification