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APHO

Les aphémiques, avec ou sans conservation de la mémoire, ne sont pas privés de la faculté de dire tous les mots, ils en disent un ou plusieurs qui reviennent toujours les mêmes pour exprimer leurs pensées.

L'apliémie révèle une lésion des lobes anléi ieurs du cerveau (Bouillaud), de la troisième circonvolution du lobe frontal gauche en particulier (Broca). On rencontre Taphémie dans le ramollissement du cerveau, dans les hémorrhagies cérébrales et les contusions cérébrales, dans l'aliénation mentale, à la suite des méningites aiguës; on la rencontre aussi isolément (Rostan).

Chez les individus qui savent écrire, on reconnaît l'apliémie simple, en leur donnant une plume et du papier; les aphémiques avec perte de mémoire ne peuvent écrire.

Thérapeutique. — On traitera les maladies qui semblent être la cause de l'aphémie. V. Encéphale, Lésions

TRAUMATiQUES, HÉMORRHAGIE CÉRÉBRALE, RAMOLLISSEMENT CÉRÉBRAL.

APHOKIE. On donne le nom d'aphonie à la diminution ou à la suppression de la voix.

Il ne faut pas confondre l'aphonie avec le mutisme et la suppression de la parole, c'est-à-dire de la voix articulée, avec la mussitation considérée comme le murmure incomplet des sujets affectés de coma, qui marmottent entre leurs dents et qui ne peuvent parler.

L'aphonie est souvent le résultat des lésions organiques du larynx ou de la gorge ; dans ces cas, il faut lui appliquer les agents thérapeutiques qu'on emploie habituellement contre ces maladies. Ainsi, c'est par le traitement de la laryngite aiguë, de la lai-yngite chronique, de la laryngite ulcéreuse syphilitique ou scrofuleuse, de l'œdème de la glotte, 4" croup ou pseudo-croup., c'est par le traitement de l'angine tonsillaire et pharyngée qu'il faut chercher à faire revenir la voix plus ou moins altérée dans son timbre, mais rarement supprimée.

Chose extraordinaire, la véritable aphonie, c'est-à-dire la suppression complète de la voix, existe moins souvent avec ces ulcérations graves du larynx qui intéressent tout l'organe, qu'avec de simples troubles d'innervation qui ne laissent pas de traces dans les tissus.

Souvent la voix est entièrement supprimée, et le larynx ne paraît être nullement malade. C'est l'aphonie nerveuse, l'aphonie atonique de Gullen.

Tliérapeutique . — Dans les cas oii l'aphonie est le résultat d'une interruption dans le courant nerveux laryngien, comme cela s'observe dans les cas d'apoplexie, de destruction, ou de compression par une tumeur des nerfs laryngés, il n'y a que peu de chose à faire, toute thérapeutique est à peu près inutile.

Mais dans l'aphonie qui résulte d'une intoxication passagère du cerveau par la jusquiame, de l'intoxication saturnine, d'un trouble circulatoire causé par une vive impression morale, par l'hystérie, par une excitation ou par une lésion des organes génitaux, la thérapeutique, quoique très-difficile et souvent très-embarrassée , a cependant quelque chance de succès si elle est dirigée convenablement.

La saignée du bras ou les sangsues à l'anus et à la vulve, sont quelquefois très-utiles chez les sujets qui ont un peu de congestion sanguine céplialique, ou chez les femmes qui ont de l'aphonie dans le cours d'une menstruation irrégulière ou après un l'etard de l'époque menstruelle. Souvent, et j'en ai vu plusieurs exemples, la voix revient à l'instant ou dans les vingt-quatre heures qui suivent la saignée.

Les (intispdxmodiques sont journellement employés contre i l'aphonie avec des succès très-divers. L'éther, le musc, le succin, le castoréum, l'asa fœtida peuvent être administrés. V. Antispasmodiques.

L'éther se donne à la dose de 15 à 25 et 30 gouttes i dans une potion de 125 grammes pour vingt-quatre I heures [+] ou sous forme de perles ; le musc à 8 ou 10 gouttes; le succin en teinture éthérée de la manière suivante :

Teinture étliérée île sncnin 1 j^'ramme.

Sucre 30 iil.

Eau 250 ill.

Par cuillerées toutes les trois heures [+]■

Hoffmann donnait le castoréum ainsi préparé ; ;

Teinture de casioréum 60 s;"<'ltes, '.

Ammoniaque liquide 30 oentigramniss. j|

Ellier sull'urique 2 grammes.

30 gouttes toutes les quatre heures dans une cuillerée d'eau sucrée.

On peut également employer les révulsifs cittanéfi sur le cou, les vésicatoires volants, les frictions matin et soir à l'huile de croton jusqu'à vésication, les sinapismes au cou, ou enfin le séton àla nuque.

Les vomitifs et ies purgatifs ont été prescrits, mais il ne me paraît pas qu'il y ait eu indication à leur emploi, leur effet contre l'aphonie est loin d'être démontré.

Les topiques ont été vantés à plus juste titre. Rennati, auquel nous devons de bonnes et utiles recherches sur la voix humaine, a obtenu de bons résultats ayecValun.

Voici sa formule :

Alun 4 grammes.

Sirop diaeode 15 id.

Eau 300 ill,

Pour un gargarisme.

La do.se d'alun doit être élevée successivement de à 8 grammes, de 8 à 12, 16 et 20 grammes; quelques médecins emploient, au contraire, le nitrate d'argent en solution pour cautériser légèrement le voile du palais, le pharynx et l'ouverture supérieure du larynx. Cette solution doit être faite avec 20 centigrammes de sel poiu' 30 ou kO grammes d'eau distillée.

L'aphonie guérit quelquefois par la cautms((tiûn du. phartjnx ou du voile du palais avec un pinceau légèrement imbibé d'ammoniaque pure. .l'ai réussi de cette manière à guérir une aphonie presque complète datant de quinze jours et produite par un mouvement de colère très-prononcé.

Les aphonies intermittentes doivent être traitées par le sulfate de quinine comme toutes les fièvres larvées, et pour celles où l'infection syphilitique pourrait être considérée comme cause, il faut la combattre par les mercuriaux d'abord, et ultérieurement par l'iodure de potas-, sium.

La galvanisation cutanée , Vélectropuncture , sont fréquemment employées dans l'aphonie, mais il ne faut y recourir que lorsque les autres moyens ont échoué.

Dans l'aphonie nerveuse, l'électricité d'induction ou Vélectrisation par courants continus, par un faible courant augmenté de jour en jour, un des conducteurs placé sur un côté du larynx, tandis que l'autre occupe le côté opposé, guérit quelquefois l'aphonie nerveuse et hystérique en quelques séances.

On peut encore employer les applications quotidiennes sur les cordes vocales avec la teinture de noix vomique (Gibh) □ ; les bains d'air comprimé (Taharié) [T] ; l'infusion de pimpinclle, 8 grammes par lili'e d'eau □ ; la teinture de Lobelia inflnta, 20 à /lO gouttes par jour □ ;

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a tfintiire de gingembre, ZiO à 50 gouKes en potion □ ; 'eau distilléo A'Osmites camphorina (Timniberg).

APIIRODI!i»IttQUES. Les substances qui excitent le îens génital et poussent au rapprochement sexuel sont des iphrodisiaques. Les aromates, les gommes odorantes, les miles essentielles, le musc, le safran, le poivre, la truffe

la vanille gratifiés du pouvoir d'exciler la sensualité, l'ont, à cet égard, qu'une influence très-contestable, mais 1 n'en est pas de même des substances que je vais indi- |uer.

Thérapeutique. — Les cantharides en poudi'e à la dose le 2 à 10 centigrammes; en teinture, 1 à 2 gr. ; en 'xtrait alcoolique, 1 à 5 centigranlmes, et le phosphore i l'état d'éthcr phosphore, 2 à 10 gouttes par jour; à 'état d'huile phosphorée, 20 à 30 gouttes par jour, ont les effets beaucoup plus certains, mais souvent trèslangereux. Ces remèdes ne doivent être administrés qu'avec a plus grande précaution. On donne aussi les préparaions :

Tablettes de çjinseiig.

Sucre en poiulre 2500 crammes.

Vanille on poudre GIO iil.

Ginseng' on poudre 80 id.

Mêlez, et ajoutez :

Teinture de cnntharides 10 grammes.

Huile essentielle de cannelle 25 gouttes.

Teinture d'ambre concentrée 40 id.

Mêlez de nouveau, et avec :

Mucilage de gomme adragant, quantité suffisante, aites des tablettes de 1 gramme, cinq ou six par jour lans l'anaphrodisie.

Tablettes mongoles.

Sucre en poudre.. . • 100 grammes.

Gomme arabique en poudre .30 iil.

Extrait d opium. ............. .j id.

Girofle en poudre \

Maéis en poudre Ç aa 60 id.

Muscade en poudre )

Musc en poudre 25 centigrammes.

Mêlez, ajoutez : Eau distillée, quantité suffisante.

Faites des tablettes de 3 décigrammes. Deux ou trois en se couchant pour exciter les forces et faciliter la digestion.

Pastilles du sérail.

Vanille 8 grammes,

Musc ■ . . 4 (lécigrammes.

Cannelle 4, c;ranimes.

Safran 42 ' id.

Ambl'P gris 4 id.

(iirollc ' 4

Cubèbe 30 id'.

Gingemore 42 id

Maois 23 id.'

Mucilage à l'eau de roses (j. s.

F. s. a. des pastilles de 15 centigrammes qu'on peut dragéifier. (Dorvault.)

Diablotins.

Mastic eu larmes , 12 grammes.

Poudre de safran oriental g id.

Poudre de musc 4 id.

Poudre de gingembre 2 id.

Poudre d'ambre gris 2 décigrammes

Poudre de girolle 4 g-rammes.

Sucre en poudre 500 id.

Faites des tablettes selon l'art (Virey). Toutes ces formules sont bien rarement employées.

APHTUCS. Des vésicules suivies d'ulcérations arrondies, grisâtres, douloureuses, développées à la surface interne de la bouche, en dedans des joues, des lèvres, sur la langue et jusque dans le pharynx,' sont des aphthes!

Les aphthes, ordinairement très -douloureux, duveni

de quatre à cinq jours, et disparaissent sans laisser de traces de leur passage.

11 n'y a souvent qu'un aphthe ; il peut s'en présenter cinq ou six, et quelquefois ils sont tellement nombreux que, dans leur confluence, ils forment une véritable stomatite.

Les aphthes sont parfois le départ d'une phlegmasie du tissu cellulaire pouvant donner lieu au sphacèle des parois de la bouche.

On trouve toujours le fond des aphthes cou\jert d'une couche pseudo-membraneuse grisâtre, mais cette fausse membrane n'a pas d'importance et ne ressemble pas à celles de l'angine couenneuse.

Les aphthes sont des ulcérations buccales qui n'oni: rien de grave et dont la terminaison est presque toujours favorable.

Thérapeutique. — Des gargarismes de miel rosat ou de guimauve ; un attouchement quotidien avec de Yalun en poudre ; de la teinture d'iode; de la pierre infernale ou de l'acide chlorhydrique suffisent pour guérir les aphthes.

Gargarisme avec le borate de soude, 10 grammes pour un litre d'eau miellée.

Gargarisme avec le chlorate de potasse ou le chlorale de soude, 10 grammes par litre d'eau miellée.

Gargarisme avec Valun, 5 grammes par litre d'eau miellée.

Collutoire avec miel blanc, 30 grammes, et borax, 10 grammes. — Barbouiller les aphthes avec un pinceau, trois fois par jour.

APlOli. Principe actif du persil (V. ce mot) employé dans l'aménorrhée au moment de l'époque présumée des règles; une capsule matin et soir (Marotte) ; et dans le choléra (Hasro) à la dose d'une demi-capsule toutes les demiheures.

C'est le produit actif extrait de la graine de persil. C'est un liquide huileux, de couleur ambrée, non volatil, plus dense que l'eau, d'une saveur sui generis et d'une odeur rappelant celle de la graine de persil.

APOI^IÉ'WROSES (LÉSIONS DES). Les aponévroses sont intéressées dans les plaies. Elles peuvent se rompre, la peau étant intacte.

L Les piqûres des aponévroses ont été considérées comme une condition favorable à la production d'un phlegmon diffus ; c'est là une exagération ; ce qu'il y a de vrai, c'est que l'inflammation de la plaie, permettant le développement d'un phlegmon sous-cutané, favorise aussi le développement d'un phlegmon profond.

Thérapeutique. — Toutes les fois que l'on suppose . une piqûre d'aponévrose, la plaie doit être pansée avec des cataplasmes.

II. Les ruptures des aponévroses sont très-rares. On les trouvera plus loin. V. Hernies et Muscles.

APOPLEXIE. On nommait jadis apoplexie toutes les maladies qui donnaient lieu à une perte subite de sentiment et de mouvement suivie d'im certain degré de paralysie, mais ce mot s'appliquant à des maladies trèsdifférentes devrait disparaître de la langue médicale-.

ApopHexic cérébrale. V. HÉMORRHAGIE CÉRÉBR.4LE.

Apoplexie niénîssgée [hémorrhagie méningée). L'hémorrhagie de l'arachnoïde constitue l'apoplexie méningée.

On rencontre l'apoplexie méningée plus souvent chez les enfants que chez les adultes et chez les vieillards.

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Elle est assez fréquente chez les aliénés.

L'hémorrhagie méningée résulte de la parlurition produisant la mort apparente, de la congestion cérébrale produite parla colère, de l'insolation et delà phlébite des sinus de la dure-mère.

On observe quelquefois riiémorrhagio méningée à la suite d'une chute sur la tête produisant la fracture du crâne, mais alors l'hémorrhagie a lieu entre la duremère et le crâne, et non pas dans la cavité do l'arachnoïde .

Au début de l'apoplexie méningée, le sang épanché en quantité plus ou moins considérable, est noir, diffluent, à peine coagulé ; mais peu à peu il forme des caillots qui se couvrent d'une membrane mince de nouvelle formation, et, avec le temps, il en peut résulter des kystes séreux énormes formant une véritable hydrocéphalie chronique.

C'est à la pachyméningite développant des fausses membranes à la face interne de la dure-mère qu'il faut attribuer le plus grand nombre des hémorrhagies méningées ; car dans ces fausses membranes il se fait des vaisseaux de nouvelle formation qui se déchirent et qui donnent lieu à une hémorrhagie entre cette fausse membrane et la dnre-mère. (Virchow. )

Des convulsions et un peu de fièvre, avec ou sans vomissements, laissant après elles de la somnolence, du strabisme, de l'inappétence, de la contracture entremêlée de mouvements convulsifs toniques et chroniques, indiquent une hémorrhagie méningée.

L'hémorrhagie méningée est ordinairement mortelle ; mais par exception les malades peuvent guérir, et, si ce sont des enfants, ils peuvent avoir une hydrocé[)halie externe.

Thérapeutique. — Deux ou quatre sangsues aux oreilles chez les enfants ; des veiîlouses scarifiées ou une saignée du bras chez l'adulte ; des applications froides sur le crâne, et enfin des purgatifs répétés sont les moyens à employer pour combattre l'hémorrhagie méningée.

Apoplexie ner-aeiisc. L'apoplexie nerveuse n'existe paS; car ce n'est autre chose que la syncope. V. ce mot,

Jtpopicxie des nouveau-nés. V. ASPHYXIE DES NOU- VEAU-NÉS.

Apoplexie pliBcentaIre (Ca'uveilhier). L'apoplexie placentaire est une hémorrhagie interstitielle dans le placenta résultant d'une allération des vaisseaux placentaires, de congestion utérine ou d'une contusion des parois du ventre.

On ne peut soupçonner l'apoplexie placentaire que par des signes de congestion utérine ou par la mort du fœtus que la lésion du placenta provoque, excepté dans les cas où l'épanchement limité se résorbe en partie, et forme des masses fibrineuses que l'on retrouve sur le placenta.

L'apoplexie placentaire peut être due à une oblitération du cordon par sa torsion sur lui-même (Trélat), par des adhérences.

Chez les femmes syphilitiques on trouve des placentas renfermant des apoplexies, ce sont à proprement parler des hématomes.

Thèrapeutirjue. — L'avortement est la conséquence de la mort du fœtus par apoplexie placentaire. Le rôle du chirurgien est d'attendre.

APOi>I.EXIE PdS.nioniAIRE. Le sang qui sort de ses vaisseaux pour Tonner des foyers sdNriiiiin^ ou des

noyaux dHnfiltration sanguine dans k;s poumons, constitue l'apoplexie pulmonaire (Laennec).

L'apoplexie pulmonaire est une maladie de tous les âges occasionnée par les rétrécissements de l'orifice auriculo-venlriculaire gauche, par les tubercules du poumon, par les embolies capillaires du poumon, et par les obstacles mécaniques à la circulation pulmonaire ; par l'impulsion exagérée des contractions du ventricule droit hypertrophié, par la pléthore et par les nosohémies septiques de la variole, de la rougeole, de la scarlatine, de la morve, de l'angine maligne et du croup, de l'infection purulente, etc.

L'apoplexie pulmonaire déchire souvent le poumon l)oury former des foyers de oO à 150 grammes de sang noir entouré de tissu pulmonaire dilacéré et infiltré de sang, en provoquant plus loin des noyaux plus ou moins volumineux d'infiltration sanguine.

Le sang épanché dans l'apoplexie pulmonaire peut être inmiédiatement rejeté en hémoptysie par les bronches, ou bien se décolorer, se dissocier et disparaître graduellement.

Un foyer sanguin des poumons qui se vide par l'hémoptysie donne lieu à ime carverne tapissée d'une fausse membrane, qui s'organise et sécrète du pus sanguinolent et infect en plus ou moins grande abondance.

.Vuloar des foyers sanguins de l'apoplexie pulmonaire il 1 y a toujours luie zone circonscrite de pneumonie au . deuxième et au troi-ième degré.

On a vu quelquefois la gangrène des parois du foyer it' sanguin compliquer l'apoplexie pulmonaire.

L'apoplexie par infiltration produit des noyaux d'engorgement, durs, résistants, noirs, privés d'air, allant au fond de l'eau, du volume d'un pois à celui d'une orange et en nombre plus ou moins considérable.

Le tissu pulmonaire infiltré de sang est dur, noir, granuleux, par suite du sang coagulé dans les vésicules aériennes, et autour du noyau d'infiltration il y a une zone plus pâle d'hépatisation pulmonaire rouge ou grise.

L'apoplexie pulmonaire par infiltration est ordinairement suivie de la résorption du sang extravasé ou par la formation de tubercules crus.

L"apoplexie pulmonaire qui siège à la superficie des poumons, sous la plèvre, peut amener la rupture de cette séreuse et donner lieu à une hémorrhagie de la plèvre, mais cela est rare.

Un ou deux jours de dyspnée, de douleurs thoraciques, de toux sèche, de palpitation avec force du pouls, et coloralion rouge du vi.sage et crachement de sang, indiquent une apoplexie pulmonaire.

L'apoplexie pulmonaire s'annonce souvent d'emblée |iar une toux fatigante, sèche, suivie de l'expectoration de filets de sang ou d'une masse de sang noir, coagulé, quelquefois spumeux ou mêlé de pus et de caiUots putréfiés.

L'expectoration du sang craché rouge, suivie au bon de quelques jours de crachats noirâtres, annonce la fin d( l'apoplexie pulmonaire.

La fétidité des crachats dans l'apoplexie pulmonaire es un signe très fâcheux.

t)uand vous verrez h; sang d'un foyer d'apoplexie pul mouaire rejelé par les bronches et produire une vast<

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