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DES ARTÈRES

SPJCA. Bandage roulé dont les tours de bandes s'entrecroisent à la façon des épillets d'une graminée sur leur axe commun. V. Bandages.

SPIGÉLIE. Racine exotique de deux herbes, la spigélic du Maryland ou BrinviUiére, et la spigélie anlhelminlliique ([u'on dit vénéneuse à l'état frais et qui sert de laxatif et d'anthelminthique, à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme □.

«PIXABiFIUA. V. HvDROnACHlS.

SPIXA VE:^T®S.%. Tumeur des os constituée par une tumeur de nature variable, enfermée dans un os et entourée par une lamelle osseuse. V. Os, Cancer, Maxillaire INFÉRIEUR (TuîMCMrs du) , Os {Tuhercules des).

^PIISÉE lis,M4lBîE. V. Reine des prés.

«PÎE®MÉrîliE. La spiromélrie, imaginée par Ilutchinson, est un procédé d'examen des poumons à l'aide duquel on mesure la quantité d'air qui entre dans ces organes et qui en sort à chaque mouvement respiratoire.

La spirométrie se fait au moyen d'une espèce de gazomètre.

La capacité des poumons est en rapport exact avec la stature des individus, et elle augm.enle d'environ huit pouces cubes par augmentation d'un pouce dans la taille des individus.

Une diminution de 20 à 30 pour 100 sur la moyenne de la capacité respiratoire d'un individu est un signe certain de tuberculose pulmonaire.

f^PI.EEM. Nom anglais de l'hypochondrie. V. ce mot.

f>«PLÈ!^ALGIE. Névralgie de la rate. Etat très-difficile à constater, ([ui n'est qu'une spléuile chronique, s'il y a augmentation de volume de l'organe, et une névralgie intercostale si l'organe garde ses dimensions normales. V. Rate.

SPî.Él\'l'rE. V. IXate {Maladies de la).

SPORADI^ilE. Nom donné aux maladies (jui se développent accidentellement sur un ou plusieurs individus, par opposition aux maladies dites épidémiques, frappant un grand nombre de personnes à la fois, et endémiques lorsqu'elles sont inhéreijtes à une locahté.

SPL'WE, SPIIMEEX. Crachats blanchâtres, mousseux,, aérés, qui sont rejetés dans la bronchite aiguë, dans la bronchite capillaire, dans l'asthme et dans labronchorrhée.

SQl'AMES. Écailles épidermiques se produisant à la surface de la peau dans le pitijriasis (V. ce mot), et dans le pjsoriasis (V. ce mot). V. Dartre, Peau {Mal((dieS' de la).

j <>iQL'ARREliX. Nom donné à une variété de favus ou;

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leignc faveuse, dans laquelle les godets forment de larges plaques sur le cuir chevelu. V. Teigne.

SQUIl^E. Racine d'un arbre du Japon, appartenant à la famille des asparaginées et réputée sudorifique. On

l'administre en décoction à la dose de 30 à 60 grammes |KU' litre d'eau [+]•

i^tjuaKRH!';. V. Canceh.

SQl'IISKHErx. Qui tient du squirrlie.

STACII¥S. Plante de la famille des labiées, employée comme vulnéraire, emménagogue et fébrifuge RI.

^TACKELBI^RG (Suisse). Eau sulfureuse sodique froide, administrée en boisson et en bains contre les rhumatismes, les engorgements articulaires et les anciennes maladies de la peau [+]•

«TAISE. Période constitutive d'un accès de fièvre inlermittente co.mposé d'un stade de froid, de chaleur et de sueur.

STAPSaiSAI«RE (Herbe aux coux). Plante de la famille des renonculacées, dont les semences amères et acres, réduites en poudre et mises en pommade f6 gram. sur 30 grammes d'axonge), détruisent rapidement les poux.

i^TAPlIYLO.VES. Les staphylômes, c'est-à-dire les dilalalious ou ectasies des membranes d'enveloppe de l'œil (la sclérotique ou la cornée), sont des lésions consécutives aux altérations inflammatoires ou aux plaies de ces membranes (V. Scléro-chohoïdites). Les membranes dislendues par les humeurs de l'œil forment des tumeurs qui tendent sans cesse à s'accroître.

!^<npliiylànic de la «ornée, Staphylonie iteUtieldc.

Il y a deux espèces de staphylômes delà cornée, le kératoconus ou cornée conique et le staphijlôme consécutif.

y Cornée conique. — La cornée conique est une disposition de la cornée dont l'origine n'a pu encore être précisée ; c'est une lésion de la cornée analogue au ramollissement des autres organes.

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La conicité de la cornée se reconnaît en regardant les malades par le côté pour voir le profil du globe oculaire.

Dans la cornée conique, les malades sont ordinairement myopes et ils distinguent mal même avec les lunettes de myopie. Il y a cependant des malades qui voient très-bien avec cette déformation.

La cornée conique est un mal incurable.

Thérapeutique. — Lorsque la conicité de la cornée commence il n'y a pas de remèdes externes, pas de collyre qui puisse arrêter le mal. Cependant on a vanté les applications quotidiennes de fiel de ba:;uf. La paracentèse de la cornée est un moyen palliatif.

On retire quelques bons effets de l'iridectomio. Bowman, constatant que les malades voient bien à travers la fente étroite de la lunette sténopéique, a proposé de substituer à l'iridectomie le déplacement de la pupille qui, devenue linéaire, reste plus propre à la vision. On a enlevé le cristallin pour faire cesser la myopie excessive, mais tous ces traitements sont impuissants et l'œil finit par se vider et s'atrophier, quand la conicité de la cornée augmente sans cesse. Il n'y a rien à faire si les malades voieut et peuvent lire sans lunettes.

2° Staphylôme consécutif de la cornée. — Le staphylôme consécutif de la cornée est dû à des ulcérations de la cornée, à des kératites vasculaires superficielles qui ont ramolli la cornée, et, dans ces cas, presque toujours la sclérotique participe àl'ectasie.

Le staphylôm.e consécutif peut être une conséquence d'une plaie de la cornée qui s'est transformée en tissu cicatriciel, et qui adhère plus ou moins à l'iris; il est quelquefois aussi le résultat d'une augmentation de pression intra- oculaire.

Les staphylômes consécutifs ont des formes variables, ils sont à un seul ou plusieurs lobes. Lorsqu'ils sont dus à une lésion de la cornée dont le tissu est peu altéré, ils sont transparents. Ils sont blanchâtres ou bleuâtres lors-

6GI. — Ciiiit'lie épitlirliale d'un stuphylome de la cornée. — A, A. Parois cellulaires. — B, B. Novaiix.

que la cornée est transformée en tissu cicatriciel. Les staphylômes delà cornée renferment de l'humeur aqueuse, des exsudais plastiques, du pigment; l'iris et quelquefois le cristallin opaque ou transparent : lorsque toute la cornée n'est pas dilatée, c'est-à-dire lorsqu'il y a staphylôme partiel, il y a une saillie conique, quelquefois étranglée à la base, dans ces cas l'iris seul est dans le staphylôme.

Lorsque la cornée est encore un peu transparente on reconnaît avec l'ophthalmoscope qu'il existe à l'intérieur et au fond de l'a'il une choroïdite, une excavation de la papille, de l'atrophie de la rétine, ou enfin des opacités du cristallin.

Il est rare que les staphylômes delà cornée restent slationnaires. Souvent la tumeur se rompt, se vide, sellétrit,

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une fistule persiste pendant un cerlain temps, puis se referme, et le staphylôme reparaît.

Quelquefois la cornée se spliacèle en partie et l'iris distendu oblitère la perte de substance, mais un nouveau staphylôme se produit et c'est l'iris qui en forme l'enveloppe. On appelle ce staphylôme staphylôme rameux-

Thémpeutique. — Au début des staphylômes consécutifs à des ulcérations de la cornée, alors qu'il n'y a qu'une hernie de l'iris prononcée, les ponctions de la cornée, la compression de l'œil (V. Kératite), sont quelquefois suflisantes.

Dans les staphylômes plus étendus l'irideclomie faite largement peut être utile ; si elle n'arrête pas les staphylômes, elle amène l'atrophie de l'œil. — Puis on fera usage du bandeau compressif continu et du collyre.

Eau distillée 30 grammes.

Borax 10 centigrammes.

On a conseillé les lotions de la tumeur avec le fiel de bœuf (Hôp. allemands).

Le staphylôme de l'iris qui a un grand volume, aloi s que la vision est perdue, nécessite le déhrklement de l'oiil, soit Y excision d' une portion de la tumeur (Celse), soit Vincisioii. — Pour cela on traverse le staphylôme avec le couteau à cataracte, dont le dos est tourné du côté de l'œ'il, et l'on sectionne, on extrait le cristallin avec une curette, on fait même sortir l'humeur vitrée. Pour prévenir l'inflammation on sectionne en même temps une portion de l'iris,, on lave bien l'œil et l'on applique un bandage compressif.

On peut passer cinq aiguilles courbes enfilées de fils de soîè qui passent à travers la sclérotique saine, en arrière du staphylôme, puis on excise le staphylôme en empiétant sur la sclérotique saine ; lorsque la section est faite on réunit (Critchett). — Pour pratiquer cette opération les paupières doivent être écartées avec les élévateurs et le malade est chloroformisé couché.

Le pansement après la section ou l'ablation d'un staphylôme est le suivant : on recouvre l'œil d'un morceau de linge fin et de charpie et l'on comprime par dessus avec un ruban de fil passant en sautoir au devant de l'a^il.

Les complications de ces opérations sont un phlegmon de l'œil ou ophthalmite. On aura recours, si cette complication se présente, aux sangsues sur les tempes, au calomel, à dose fractionnée, 1 centigramme toutes les heures; puis s'il y avait des douleurs lancinantes dans l'œil on débriderait largement l'organe.

Dans le cas où le staphylôme s'étend très-loin, on pourra enlever l'œil par le procédé de Bonnet, on incise circulairement autour de la cornée. On coupe les expansions aponévrotiques des muscles de l'œil, on attire le globe avec une pince à grilfes, et l'on va sectionner le nerf optique avec des ciseaux courbes.

Cette opération devrait être faite, s'il y avait récidive, après l'incision et l'excision du staphylôme, et si une oph- Ihaimie sympathique se déclarait sur l'autre œil ; en général il ne faut pas enlever l'œil d'emblée, parce que le moignon fourni par un œil atrophié est plus commode que le moignon formé par les seuls muscles, pour rapplicalion d'un œil artificiel.

Kig. G63. — Suture de la plaie après l'ablalioQ ilu staphylôme.

C'est quinze à vingt-cinq jours après les opérations du staphylôme qu'on placera un œil artificiel.

iStapliyiôiiie congénîial de la sclérotique. Le

btaphylônie postérieur est une conséquence d'une sclérochoroïdile postérieure (V. ce mot), mais.il peut aussi être dû à une disposition originelle.

La perte plus ou moins prononcée de la vision centrale chez un individu dont la myopie s'exagère progressivement doit faire soupçonne^ un staphylôme postérieur congé nital (Ed. Jœger). La constatation des signes ophthalmoscopiques du staphylôme postérieur dans la scléro-choroïdite postérieure confirme le diagnostic V. Sclero-ciio-

ROÏDITE.

Le staphylôme postérieur congénital peut suivre toute son évolution pendant de longues années sans se révéler par aucun signe inflammatoire.

Thérapeutique. - Le staphylôme postérieur congénital est incurable. Lorsqu'on a constaté une exagération de la myopie et les signes ophthalmoscopiqucs du staphylôme postérieur, on remplacera l'usage des verres convexes par celui des conserves de verres bleus. Chez les femmes on évitera toutes les congestions aux époques menstruelles, et l'on aura recours au purgatif doux avec 20 centigrammes d aloès ou de rhubarbe pour prévenir la constipation.

Stapliylômes de li» sclérotique. V. SCLÉRO-CIIOROÏ- DITES.

ST.lPIIYIjOPLaSTIE. La staphyloplastie est l'autoplastie appliquée aux pertes de substance du voile du palais. V. Voile du palais.

On a obturé les perforations du voile du palais et de la voûte palatine avec un lambeau emprunté à la muqueuse du voile du palais (Roux) et que l'on faisait glisser jusque sur l'ouverture à fermer. On a aussi proposé les incisions

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