STAT
libératrices sur cliaque côlé de la solution de continuité qui se ferme seule (Dieffenbacli). Sectionner les piliers du voile du palais (Warrcn) et les muscles péristaphylins avec un couteau courbe sur le plat (Fergusson, Sédillot) est une déduction des incisions libératrices de Dieffenbach, après lesquelles on réunit les bords des lambeaux avec les sutures à anses passées comme pour les sutures ordinaires. Lesfds métalliques sont bons à mettre en usage.
Tailler un lambeau sur la voûte palatine, renverser le lambeau, tordre son pédicule et le réunir au bord de la plaie du voile du palais (liontils) , est une opération dont les résultats sont douteux.
Toutes les opérations de stapbyloplastie, comme celles de staphylorrhapliie, doivent être tentées seulement quand les individus sont raisonnables et savent supporter la faim, ■chez les enfants les cris, la parole, la déglutition, dérangent toutes les sutures.
STAPÎÏirORBÎBÏftS'HIE OU SUTIIKE DU VOIS.K »Ï.I I»AI.llS<i (Roux). La staphylorrhapliie est une opération complémentaire de l'opération du bec-de-liévre compliqué, et elle est faite longtemps après la réunion des lèvres. La stapliylorrhapliie se pratique encore pour les plaies du voile du palais, pour les perforations centrales, mais cette opération commence a être abandonnée. On a essayé de la faire revivre en conseillant de l'employer quand le voile du palais est encore conservé assez pour aller au contact delà paroipharyngienne (Passavant), mais la question aujourd'hui est presque jugée contre la staphylorrhaphie.
Pour faire lastaphylorrhapbie on avive avec des ciseaux, et mieux avec un couteau à lame très-étroite et à long manche, les bords de la séparation du voile du palais, saisis avec une pince à dents de souris, et puis on passe un plus ou moins grand nombre de points de suture métallique, et l'on réunit en serrant les fils métalliques avec des anneaux de plomb. V. Pl.^ies.
Pour passer les fds on se sert d'aiguilles à suture ordinaire courbes (Roux), ou d'aiguille à chas brisé (i\, Smilli)
Abc
Fig. G6i, — Aiguilla à ]Jointe moliilo, C.
plate, dans laquelle est une fente au lieu d'un chas, d'oùle fil légèrement serré, peut fttre facilement repris après que l'aiguille a traversé le voile du palais ; mais la meilleure aiguille estcelledeRourgougnonàpoiiUe inoMfi(fig. 664),
Ou enfile l'aiguille avec une anse de fil double, on passe l'aiguille dont on reprend la pointe au-dessus du voile du palais, on retire la pointe de l'aiguille en attirant l'anse du fil et on la laisse pendre. On passe de l'autre côté du voile du palais un fil simple avec la même aiguille, le chef du fil sain est placé dans l'anse du fil passée la première. On retire cette anse et elle amène le chef du fil simple, de cette façon le fil se trouve passé dans les deux moitiés du voile du palais (procédé de Bérard).
L'instrument de Depierris est plus compliqué et moins utile ; il consiste en un crochet glissant à frottement dans une tige recourbée sur la partie terminale de laquelle on passe une anse de fil ; le crochet , après avoir traversé le voile du palais, va accrocherl'anse de fil et la ramène de l'autre côlé de la lèvre du voile du palais.
Pour serrer les fils de lin on a imaginé beaucoup d'appareils compliqués, tombés dans l'oubli, car les sutures métalliques sont préférables ; on arrête les fils métalliques en les tordant ou en plaçant les anneaux de plomb (V. Sc- TUHKS et Plaies). La suture enchevillée (Gerdy) n'est pas utile.
Lorsque le voile du palais a été divisé seul, lorsqu'il n'a éprouvé aucune perte de substance, et quand la luette seule manque, on opérera comme pour le bec-de-lièvre. Au lieu de détacher les portions de muqueuses destinées à être enlevées pour laisser une surface avivée, on laissera les lambeaux adhérents et l'on réunira le voile du palais et les lambeaux renversés (Nélaton). Ceux-ci serviront à reproduire une luette.
.\ucun pansement n'estnécessaire après la staphylorrhaphie. On nourritles malades avec du bouillon et des potages ; un gargarisme froid additionné d'un peu d'eau-devie ou d'eau de tilleul est bon à employer.
Les sutures seront enlevées du quatrième au sixième jour, à moins que les lambeaux ne paraissent repris avant ce temps.
La staphylorrhaphie ne se fait plus pour le bec-de-lièvre compliqué (V. ce mot); elle est peu efficace contre les divisions de la voûte palatine et du voile du palais, consécutive à des fractures ; mais elle a quelque avantage pour la prothèse, même quand elle ne réussit pas entièrement. Un peu de voile du palais réuni permet de placer un obturateur qui tient mieux, mais l'opération n'étant pas innocente et les voiles du palais artificiel étant perfectionnés de jour en jour, on ne fait plus guère la staphylorrhaphie, dont les réussites ont toujours été rares, d'ailleurs.
STilSE. Arrêt du sang dans les vaisseaux à la suite d'un obstacle mécanique ou de l'hyposthénie causée par maladies adynamiques. C'est un mot synonyme à'hypéré. mie ou de congestion passive. V. ces mots.
STATICE. Plante de la famille des plombaginées, dontla racine en décoction a été conseillée contre le cancer □.
STATS«WS illVEKiVAl.ES. Les Stations hivernales sont des localités dont les conditions climatologiques sont exceptionnellement favorables à la santé des individus débilités, qui ne peuvent être sans danger exposés aufroid et aux variations de température.
L'utilité des climats doux est incontestable pour guérir ou modifier les maladies que le froid et l'humidité font naître ou entretiennent, telles que la scrofule, le rhumatisme aigu et chronique, la chlorose, l'anémie, la phthisie pulmonaire et généralement toutes les affections de l'appareil respiratoire, Pans le Nord, lephthisique se voit dès le
SÏAT