‹ Dictionnaire de médecine et de thérapeutique médicale et chirurgicaleChapitre 556 sur 612 · PEND · texte numérisé non relu

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Les accidents primitifs des plaies des tendons sont la rétraction du bout attenant au muscle, les accidents consécutifs sont une inilammation de lagaîne tendineuse, une adhérence vicieuse du bout musculaire du tendon à la cicatrice, ce qui cause de vives douleurs. Ce sont encore la cicatrisation isolée des bouts du tendon, ce qui entraîne la perte du mouvement auquel présidait le muscle dont le tendon est coupé.

Les plaies contuses des tendons avec arraclicment et dénudations, comme dans les écrasements des doigts, sont toujours suivies de la mortification du tendon, et dans ce cas les fusées purulentes dans les gaines sont presque inévitables.

Thérapeutique. — Contre les piqûres des tendons el contre les coupures en long on appliquera des cataplasmes en permanence ou des compresses d'eau froide fréquemment renouvelées.

Les plaies en travers seront traitées par la simple position. On placera les parties dans une position telle qu'elles

Fig. 687. — Baadage destiné à placer les tendons extenseurs dans le relâchement.

soient dans la position forcée où elles seraient si le muscle dont le tendon est coupé était à son maximum de contraction. Ainsi les tendons des extenseurs des doigts étant coupés, on placera la main dans l'extension forcée au moyen du bandage (fig. 687).

La simple position est suffisante, mais on doit éviter de faire chevaucher l'un sur l'autre les bouts du tendon.

Au lieu de maintenir la position avec des appareils faits avec des bandes, on placera un appareil inamovible de stuc ou avec la dextrine (V. Bandages inamovibles), seulement pendant que le bandage séchera on placera le membre de façon que les muscles dont les tendons sont coupés soient dans le plus grand relâchement possible.

La suture des tendons a été pratiquée depuis Guy de Chauliac, mais n'a été admise dans la pratique que depuis Barthélémy, 1834.

Pour faire la s^iture des tendons on rapproche les par-

lies divisées par la position; on passe dans le tendon, .3 ou Znnillimètres au-dessus de la section, un lîl de lin ou un fil de soie, puis on passe l'autre chef du fil dans l'autre bout du tendon ; si le tendon est large on passera plusieurs points de suture, on laissera pendre les fils par la plaie. On rapprochera les bords de la plaie cutanée et l'on pansera à l'eau froide; s'il y avait plusieurs tondons divisés et perte de substance, on pourrait réunir, par exemple, le tendon extenseur du médius au tendon de l'indicateur (Missa).

Du quinzième au dix-huitième jour, que la plaie soit traitée par la position ou la suture, les tendons sont réunis ; il n'est pas nécessaire de laisser la suture en place au delà de ce temps, mais, règle générale, il ne faut pointtirer sur les fils pour les faire tomber.

La suture des tendons est inutile quand ceux-ci sont coupés dans une plaie régulière. La réunion se fait facilement seule quand on a soin de tenir la partie immobile et dans une bonne position (Ghassaignac).

Si le chirurgien est consulté longtemps après une plaie des tendons, alors que les bouts se sont cicatrisés isolément, on ira à la recherche du tendon, on avivera les bouts et l'on réunira par suture. Les tendons des doigts (M. A. Petit, Dutertre, Roux), le tendon d'Achille (Syme), les tendons de la partie inférieure de l'avant-bras (Sédillot), ont été réunis de cette façon longtemps après que la pluie des tendons avait été faite.

Dans un cas oià une extrémité du tendon adhérait à la cicatrice, la suture du bout supérieur du tendon avec la cicatrice a réussi à rendre les mouvements perdus.

Tendons (RUPTURE DEs). Les ruptures des tendons sont dues à des efforts musculaires considérables, ou à des elforts, le membre étant dans une fausse position (Bi^el, Monod).

Le tendon d'Achille, le tendon rotulien, les tendons des doigts, 'le plantaire grêle et son tendon se rompent assez souvent; c'est la rupture de ce dernier qui cause une variété de lésion connue dans le vulgaire sous le nom de coup de fouet. V. Muscles {Usions des).

Tliérupeutique. — Les ruptures de tendons avec perte complète des mouvements n'autorisent d'opération de suture que quand le cinquantième jour après la rupture est passé. Le repos et la position des membres ont souvent suffi pour permettre une cicatrisation isolée des bouts des tendons et leur réunion par sutures fibreuses. On se rappellera que, au voisinage des articulations, les opérations sur les tendons ont une grande gravité. On rombattia la douleur par les cataplasmes el au besoin par les applications de ventouses scarifiées.

Les sutures faites sur des tendons rompus sont des opérations dont le succès est toujours douteux.

L Rupture du tendon rotulien et du tendon du triceps. — La rupture du tendon rotulien et du tendon du triceps se produit par un violent effort au moment d'.une chute et rarement par une flexion forcée de la jambe (Saucerotte). La rupture existe d'ordinaire sur un seul des deux tendons, mais on a observé un cas où les deux tendons à la fois ont été rompus.

Un craquement, une douleur vive, une chute malgré les eflorls pour se retenir, l'impossibililé de se lever, caractérisent la rupture du ligament rotulien et du tendon d;triceps crural.

Une mobilité anormale delà rotule, l'impossibilité où est le malade d'étendre la jambe, une dépression au dessus ou , au-dessous de la rotule comblée par un épanchement san-

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guin, quelquefois des eccliymoses étendues ne permettent pas d'erreur. L'absence de dureté osseuse à la fois sur les deux parties qui sont écartées, le volume et la forme conservés de la rotule empêchent de confondre la rupture des lig-aments rofuliens avec la fracture de la rotule.

Fig, 088. — Appareil à extension du pied et flexion de In jaiiilio.

Lorsque les ruptures du tendon rotulien et du tendon du triceps sont abandonnées à elles-mêmes, il est rare que la cicatrisation ait lieu, mais il arrive quelquefois que les aponévroses s'épaississent el peuvent suppléer aux tendons manquants. Le muscle tenseur du frincia Juin peut même suppléer en partie au défaut de solidité du tendon du muscle triceps.

11 est très-rare que l'articulation du genou s'enflamme après la rupture des tendons rotuliens.

Thérapeutique. ■ — On rapprochera les extrémités du tendon par le bandage unissant des plaies en travers (Fractube), fait avec des bandelettes de diacbylon; la jambe sera élevée sur un plan incliné el placée dans l'extension, la cuisse étant dans la demi-llexion sur le bassin. Un bandage inamovible sera placé pour maintenir le membre dans la même position.

Il ne faut tenter aucune suture des tendons.

IL Bupture du tendon d'Achille (J. L. Petit). — Le tendon d'Achille se rompt chez les bateleurs principalement. Il peut être divisé en partie ou en totalité. Une contusion peut être une cause de la rupture du tendon d'Achille.

Un sentiment de craquement, une douleur vive, la dif-

ficulté de garder l'équilibre dans la station sur les pieds, l'écartement des bouts du tendon exagéré pendant la flexion du pied et diminué pendant l'extension, ne permettent aucune hésitation.

Thérapeutique. — On appliquera un bandage dextriné, laissant le pied dans l'extension (Nélaton), mais il faut en même temps que la jambe soit fléchie sur la cuisse.

On peut placer une pantoufle, fixer le talon de cette pantoufle à une courroie qui s'attache d'autre part à un cuissart (.1. L. Petit, Ravaton, Monro). Ces appareils ont pour elîet de placer le membre dans une position indiquée par la figure 688. Elle représente un appareil que l'on |ieut toujours faire en attendant im meilleur appareil.

Appliquer une attelle et un coussin sur la face antérieure de la jambe cl du pied, et placer une bande qui force ainsi le pied à se placer presque dans l'axe de la jambe (Desault), est encore un appareil assez commode et qu'on a toujours sous la main.

TÉHIESMIE. La contraction douloureuse de l'anus ou du col de la vessie, avec besoins continuels d'excrétions stercorales ou urinaires, caractérisent le ténesme vésical ou rectal.

Le ténesme rectal résulte d'une inflammation du rectum par la dysentérie ou par les hémorrhoïdes.

Le ténesme vésical est toujours produit par une cystilo aiguë ou par l'action des cantharides sur la vessie.

Thérapeutique. — Des sangsues au périnée, des bains de siège prolongés, des onctions de belladone, des boissons mucilagineuses et des lavements narcotiques de pavot ou de laudanum, sont les meilleurs moyens à employer contre le ténesme.

Acétate de plomb, 5 à 20 centigrammes pour un litre d'eau et faire des lotions.

Injection de vapeur de chloroforme.

TEBIETTE. Instrument qui sert à l'extraction des calculs de la vessie après l'opération de la taille, V, Taiixe, Vessie.

TÈMIA. V. TyENIA.

TÉIVOTOME. Petit bislouri à lame fine situé sur une tige également fine. Suivant que le ténotome est pointu ou arrondi, on dit que le ténotome est mousse ou pointu.

TÉKOTOMIE (Minnius, 1641, Roonhuysen, Michaëlis, M. A. Petit, Delpech, 1816, Stromeyer, Dieffenbacli, J. Guèrin). La ténotomie ou section des tendons faite d'abord à ciel ouvert depuis Minnius, a été faite par une sorte de méthode sous-cutanée depuis M. A. Petit, 1806.

La ténotomie est une opération qui a pour but de couper im tendon raccourci par une contracture ou de couper un tendon sain du côté opposé à un muscle paralysé. Lamyotomie est une opération du même ordre que la ténotomie, et qui remplit le même but, seulement la première de ces opérations expose à des inflammations qu'on ne voit pas autant après l'autre.

La ténotomie et la myotomie doivent toujours être faites par la méthode sous-cutanée, c'est-à-dire par une incision de la peau pratiquée loin des tendons ou muscles à couper (J. Guérin). V. Pied bot, Strabisme.

La section des ligaments pour réduire des luxations irréductibles a été désignée sous le nom de ténotomie, V. Luxation du pouce.

Pour pratiquer la ténotomie sou f<- cutanée on fait à la peau une incision avec la lancette, loin du muscle ou du

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tendon ;i couper; on passe à travers cette incision un ténotome mousse. On l'insinue entre la peau et le tendon, et l'on coupe ainsi de la peau vers les parties profondes, en faisant saillir le tendon par la position des parties (Bouvier, Duval); couper avec un bistouri courbe glissé sur le tendon (Stromayer) est moins sûr que le procédé précédent. On panse à l'eau froide et le malade est condamné à l'immobilité, les parties étant maintenues pî.r un bandage ou une mécanique qui les tient dans la position opposée à la déviation pour laquelle la ténotomie a été faite (J. Guérin).

Un bandage inamovible avec une fenêtre au niveau de la partie sectionnée est d'un excellent usage.

Les accidents de la ténotomie sont : la section incomplète du tendon, ce qu'on peut toujours éviter en produisant au moment de la section le mouvement exagéré auquel s opposait le tendon ; les inflammations que l'on doit traiter par les moyens indiqués. V. Gaines tendineuses {Maladies des).

1. Section sous-cutanée du tendon d'AchiUe\{M. A. Petit, Delpech, 1816, Stromeyer). — Pour sectionner le tendon

Fiff. G89, — Tt'notomio du tendon d'AoliiUe, (A, Gni-rin,)

d'Achille, on précisera à l'avance le point où il faut le couper. On tracera une ligne transversale qui partage en deux la malléole externe et se prolonge jusqu'au tendon, c'est au niveau de cette ligne que la section doit être faite. On applique les règles générales de la ténotomie, mais on doit passer le ténotome de dedans en dehors pour être sûr d'éviter l'artère (Scoutetten). Le pied est fortement étendu pour faire saillir le tendon d'Achille. On pansera à l'ordinaire.

II. Section sous-cutanée du rnuscle sterno-cléido-mmtoidien (Minnius, Dupuytren). Le malade étant couché et chloroformisé, faites incliner par un aide la tète du côté opposé à la déviation du cou. Ponctionnez la peau à 18 ou 20 millimètres au-dessus de la clavicule, en arrière du sternocléido-mastoïdien. Faites un ph à la peau parallèle au muscle sterno-mastoïdien, introduisez à plat un ténotome mousse entre le pli et le sterno-mastoïdien, abandonnez le pli de la peau et retournez la lame de façon que le tranchant soit sur le muscle, celui-ci se coupe presque de lui-même.

Faite à cette hauteur, la ténotomie ou myotomie du muscle sterno-mastoïdien ne coupe que l'attache sternale

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du slerno-cléido-mastoïdien, alors si la rétraction persiste on recommencera la même opération pour l'attache claviculaire .

Lorsqu'on veut couper le muscle en entier, il faut le couper à 3 centimètres au-dessus de la clavicule ; pour cette section, on peut couper le muscle d'arrière en avant, en introduisant le ténotome entre le muscle et la gaîne des vaisseaux (Malgaigne) ,mais on s'expose à laisser une parlie du muscle (.1. Guérin). On peut toujours, en faisant bien saillir le muscle par une rotation et une inclinaison forcées de la tête du côté opposé à la déviation, éviter de couper au delà du muscle ; en pesant seulement sur le muscle avec le ténotome, on le coupe très-bien. Cette action ne suffirait pas pour léser les vaisseaux, qui du reste, à ?> centimètres au-dessus de la clavicule, sont éloignés du muscle. On pansera à l'ordinaire.

III. Sections de divers tendons et muscles. — On a sectionné le temporal et le masséter pour des contractures de la mâchoire (Bonnet, de Lyon) ; les muscles des gouttières rachidiennes pour des déviations du rachis (J. Guérin) , le muscle trapèze dans des contractures de ce muscle (Stromeyer), les muscles trapèze et rhomboïde pour une déviation de l'épine (Dieffenbach) . On a coupé les muscles autour de luxations anciennes et congénitales (Dieffenbach, .1. Guérin, Blandin, Michaëhs, Duval); enfin on a coupé les tendons des péroniers, des jambiers dans le pied bot, toutes ces opérations ont causé de graves accidents et n'ont eu aucune action sur le mal pour lequel on les avait tentées. Elles sont aujourd'hui abandonnées.

Les procédés opératoires dérivaient tous du procédé Dupuytren pour la section du muscle sterno-mastoïdien et des procédés de M. A. Petit, Stromeyer, Duval et Bouvier et de ,J. Guérin, pour la section du tendon d'Achille.

TEXTE. Pièce de linge que l'on passe dans les plaies pour les faire suppurer ouïes maintenir ouvertes.

On donne aussi le nom de tente à un gros faisceau de brins de charpie liés par le milieu.

TEPLITZ ou TŒPLITX (Hongrie). Eaux minérales bicarbonatées, alcalines, gazeuses et sulfureuses calciques, de 36 à 40°, employées dans les affections catarrhales du larynx, des bronches et des poumons, dans les maladies de la peau, dans le rhumatisme \±], etc.

TEPIiITZ-SCH01VAr'(Bohême).[Eaux alcalines, bicarbonatées, sodiques de 27 à U9°, employées en boisson et surtout en bains contre les rhumatismes chroniques et les paralysies, contre les engorgements articulaires, contre la scrofule et les maladies de la peau [+]■

TËRj^BDELLE. Machine pneumatique destinée à faire le vide alternatif sous des ventouses scarifiées, de façon à pratiquer des saignées révulsives pouvant donner 50 à 60 grammes de sang par minutes (Damoiseau). Cet appareil peut repdre de grands services dans l'hémorrhagie cérébrale et dans l'apoplexie pulmonaire au moment même de l'accident. On applique les ventouses sur l'occiput, sur la poitrine ou sur le bassin. V. Ventouses.

TERCI^ (Landes). Eau minérale, saline, chlorurée, sodique, de 33°, employée on boisson et en bains, contre la chlorose, les affections chroniques des voies digestives, le rhumatisme chronique et les maladies de la peau r+1.

TÉRÉBEl\ITni:ME. Résine liquide, acre, piquante, inflammable, remplie d'essence odorante, fournie par certains arbres de la famille des conifères et des térébinthacées.

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Il y a différentes espèces de térébenthines : la térébenthine de la Mecque, la térébenthine du Canada, le térébentine deChio, la térébentine de Bordeaux.

Toules les térébenthines sont employées comme anlicatarrhales.

La térébenthine des pins ne s'emploie guère à l'intérieur, et on ne la donne qu'après l'avoir fait cuire pour en chasser l'essence et la rendre moins excitanle.

On relire de la térébenthine : 1° une huile volatile ou essence de térébenthine, très- employée en médecine à l'extérieur, en frictions, contre les névralgies, à l'intérieur contre les vers intestinaux ; contre les calculs bihaires, quand elle est associée à son double poids d'éther, et l'on donne 5 à 10 grammes de ce mélange par jour dans des bouillon gras , ce qui constitue le remède de Durande, enfin contre la péritonite puerpérale ; — 2" la iwix blanche oupoix de Bouryogne, la poix-résine, la poix noire et le noir de fumée.

L'essence de térébenthine, difficile à administrer, peut se mettre en pilules, et alors elle est plus facile à avaler que si l'on veut la prendre sous forme liquide.

Essence de térélienthine \ .. , ,

r-- 1 1 I > aa parties e"-ales.

Cire IdaïK'lie j ^ ^

Faites fondre à une douce chaleur; laissez fondre et ajoutez :

Sucre en poudre c|. s.

Pour des pilules de 20 centigrammes ; cinq à dix pilules par jour. (Dannecy.)

Avec les copeaux résineux du pin que l'on fait brûler, on fait des bains de vapeur terébeiithinée très-utiles contre les affections rhumatismales chroniques et les anciennes sciatiques. — Un établissement de ce genre existe à Die dans le déparlement de la Drnme.

TEBIVAUT (Puy-de-Dôme). Eau minérale ferrugineuse froide, employée par les gens du voisinage [+]•

TERRASSE (Isère). Eau sulfureuse calcique froide peu usitée.

TERRE DE l,Ei?ll\OS. Substance argileuse et alumineuse, absorbante, employée à la dose de 1 à Zi- grammes contre la diarrhée I I.

TESTïCULE (Maladies du). Le testicule est le siège de nombreuses maladies infiammatoires (V. Orchite), de tumeurs variées, de plaies, de contusions, de névralgies, etc.

Testicule (ANÉMIE DU). Lorsqu'une tumeur existe et comprime les vaisseaux du testicule, il résulte une anémie de l'organe et son atrophie insensible (Gosselin). Un testicule anémié reprend rarement ses fonctions.

Testicule (ATROPHIES DU). L'atrophie du testicule est liée à une lésion du testicule, à une lésion des enveloppes; elle est la conséquence de la masturbation ; on l'a vue succéder àlavaricocèle, se montrer après des plaies de tête. On a vu le testicule atrophié, c'est-à-dire ne se développant qu'incomplètement, reprendre ses fonctions par l'usage du coït (Wilson). L'atrophie du testicule est néanmoins généralement incurable.

Testicule (CANCER Du). Le cancer encéphaloïde (ibroplastique, le cancer cartilagineux avec ou sans kystes, ou enchondrome, se montrent dans le testicule; ils débutent par l'épididyme (Ch. Robin) etle corps d'Hyghmore. Quelquefois les cloisons du testicule en sont le point de départ.

Une orchite chronique peut être l'occasion du dévelo) -

pement d'un cancer fibro-plastique, une inclusion lesticulaire renfermant des poils est dans le même cas {Société anatomique., 1865).

Le cancer du testicule peut être double (Hancock, Denonvilliers).

Le cancer débute par le testicule ou par l'épididyme.

Le cancer qui a débuté par l'épididyme se reconnaît à une tumeur irrégulière, présentant de grosses bosselures, faussement fluctuantes ; la tumeur s'est développée rapidement et elle est accompagnée de la production d'une hydrocèle, toujours peu abondante et fluctuante. C'est dans cette variété de cancer que l'on rencontre le plus souvent des indurations sur le trajet du cordon, ou des engorgements dans la fosse iliaque.

Le cancer qui a débuté par le testicule est une tumeur bien arrondie, sans bosselures, à moins que la tumeur ne soit déjà ancienne. Il est impossible de retrouver l'épididyme induré. La tumeur n'est jamais fluctuante parce qu'il n'y a pas d'épanchement dans la tunique vaginale, la tumeur est très-mobile dans le scrotum.

De tous les cancers qui existent chez l'homme, le cancer du testicule est celui (jui a la marche la plus lente; il amène tôt ou tard la cachexie cancéreuse quand on n'opère pas.

Les douleurs spontanées, lancinantes, sont rarement un attribut du cancer du testicule ; elles ne se montrent et ne sont accompagnées des signes de la diathèse cancéreuse qu'à une époque avancée de la maladie ; seulement il survient de bonne heure des douleurs de rein et assez souvent l'impuissance.

Les cancers ulcérés du testicule ressemblent aux autres cancers.

Les cancers de l'épididyme qui sont suivis de la production d'une bydrocèle symptomalique sont difficiles à reconnaître; mais après la ponction de l'hydrocèle le diagnostic est plus facile. Les cancers des corps du testicule ont été confondus avec des hématocèles et des vaginalites chroniques. On se rappellera <{ue les tumeurs de la tunique vaginale sont comme fixées à la peau du scrotum, tandis que les cancers du corps du testicule sont très-mobiles dans les tissus. On soupçonnera une maladie kystique du testicule, à l'exclusion d'un cancer, quand on sentira des points fluctuants, sans qu'il soit possible de déplacer le liquide comme cela arrive pour les cancers avec hydrocèle. Dans ceux-ci on peut arriver à déprimer la peau et le liquide de l'hydrocèle avec le doigt et sentir au-dessous de la couche liquide un corps dur.

Thérapeutique. — Le seul traitement rationnel et efficace est la castration ou ablation du testicule.

La ligature des vaisseaux du cordon est une opération sans résultats, à moins que le îeslicule ne se sphacèlc. il vaut donc mieux recourir à l'ablation.

Testicule (Hernie CONSÉCUTIVE du) (Boyer). Les fougus du testicule sont des hernies du testicule, avec granulations sur la tunique vaginale et albuginée. Dans ce cas le scrotum du côté où existe le fongus est vide. Callisen avait déjà fait pressentir ce qui se passait dans ces cas lorsqu'il a parlé d'une excroissance fongueuse du testicule et qui se développe ex superficie albuginœ rel ipm tunica vaginali.

Cette lésion se produit à la suite de plaies ou de gangrène du scrotum, ou après de larges ulcérations consécutives à des suppurations de la tunique vaginale, ou à

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des suppurations qui ont eu pour effet (réliminer des tubercules du testicule.

On ne confondra pas cette lésion avec les foiigosités sur le testicule (V. Testicule [Foi^gtis bénin du\), parce que dans le premier cas le testicule n'est plus dans le scrotum, et parce qu'on l'y trouve dans le second.

Thérapeutique. — La hernie du testicule peut être traitée par la simple compression avec des bandelettes agglutinatives. Creuser une loge pour le testicule dans le scrotum [Oschéoplastie, Malgaigne) est une opération difficile et souvent inefficace. La résection du testicule (Gosselin) a été suivie de guérison (il s'agissait d'un vieillard). L'ablation du testicule ou d'une portion du testicule est contre-indiquée chez les jeunes sujets. La meilleure opération serait de tailler un lambeau sur le scrotum pour recouvrir le testicule.

Testicule (FoNGUS BÉNIN Du). Le fongus bénin est un épiphénomène de lésions diverses du testicule. Il présenle pour caractère une excroissance de bourgeons charnus, mous, végétants, saignant quelquefois, laissant couler du pus clair dans lequel il est plus qu'extraordinaire de rencontrer des spermatozoïdes (Gosselin) ; quelquefois le fongus est grisâtre [(Malgaigne) et paraît être une masse tuberculeuse en voie d'élimination au milieu de bourgeons charnus.

Le fongus du testicule n'est pas un testicule tuberculeux (Malgaigne), ni une orchite chronique (Curling), ni une hernie du testicule (Deville), ni un testicule syphilitique (Gosselin), ni un fongus spécial (Jarjavay), mais des végétations de bourgeons charnus qu'on peut observer sur les plaies et les ulcérations du testicule et qui peuvent se montrer après une simple ulcération de la tunique vaginale (Collisen).

Si l'on peut confondre les végétations d'un cancer ulcéré avec le fongus consécutif aux orchites et aux tubercules, on les distinguera en considérant quelles ont été la marche et la durée de la maladie (Nélaton). Du reste, l'application d'alun sur les végétations amenant une cicatrisation rapide sera encore un moyen de diagnostic. La i connaissance des lésions qui ont précédé la formation du fongus lèveront toute incertitude.

Lorsque le fongus bénin paraît être la suite de l'ulcération de tubercules du testicule, nés après un orchite, il n'est pas très-rare de voir le testicule être ainsi brusquement détruit et un fongus existe. Les malades présentent bientôt les signes de la tuberculisation pulmonaire ; dans ces cas il s'agit d'une véritable diathèse tuberculeuse galopante, à la marche de laquelle l'orchite a servi comme de coup de fouet (Ricord). Le cancer du testicule est toujours plus volumineux et moins douloureux qu'un testicule tuberculeux inflammatoire; le testicule tuberculeux a eu une marche lente et est accompagné d'induration de la }irostate qui manque dans le cancer ; dans ces cas d'ulcération du testicule le diagnostic est fongus bénin tuberculeux.

Thérapeutique. — La compression d'un fongus bénin du testicule, lorsqu'elle est possible, est un bon moyen. Placer de l'alun en poudre sur les bourgeons charnus peu développés, cautériser avec le nitrate d'argent ou le fei' rouge, ou avec une rondelle de p:\te au chlorure de zinc, sont des opérations moins douloureuses et aussi sûres que l'excision et la ligature. Dès que les eschares seront tombées, on recourra de nouveau à la compression.

Si des fongosités, transformées en tissu fibro-plastique

BOUCHUT ET DESPRÉS. 2' édlt.

reconnu au microscoi'e, augmentaient et gagnaient eu étendue, c'est alors seulement que la castration serait indiquée.

Testicule (Hydatides et EntozOaires du). Les hydatides du testicule n'ont pas encore été rencontrées sur le vivant. A. Cooper, Larrey, Dupuytren, disent en avoir vu sur le cadavre, mais ce pouvait être d'autres lésions. Baillie dit avoir vu un ver filaire de Médine adhérent à un testicule, mais tous ces faits sont problématiques.

Le frémissement hydatique, l'issue par la ponction exploratrice d'un liquide clair, renfermant des crochets d'échinocoques, révèlent la présence d'hydalides dans le testicule.

Thérapeutique. — La ponction et l'injection iodée, le séton, la castration enfin, seraient les moyens à employer.

Testicule (INCLUSION FŒTALE DU). Les inclusions lesticulaires sont très-rares et semblent être une inclusion primitivement abdominale, descendue dans le scrotum avec le testicule (Velpeau, OUivier d'Angers), et peutêtre, lorsqu'il s'agit seulement de poils, une hétérotopie plastique (Lebert), c'est-à-dire une formation de tissus nouveaux de toute pièce.

Les inclusions testiculaires sont congénitales, elles donnent au testicule une forme lobulée, puis la tumeur, qui était d'abord dure et irrégulière, s'enflamme, suppure, des débris de fœtus sortent avec le pus.

La congénitalité, une période stationnaire d'abord, puis une période d'accroissement et d'inflammation, caractérisent les inclusions testiculaires (V. Inclusions fœtales). On ne confondra pas cette lésion avec une hydrocèle congénitale; parce que celle-ci n'existe pas au moment précis de la naissance, mais se montre quelques jours après, tandis que l'inclusion tesliculaire existe au moment de la naissance.

Thérapeutique. — Si les inclusions testiculaires ne suppurent pas, il ne faut pas y toucher. Lorsqu'elles suppureront, on ouvrira les abcès, on extraira les portions mortifiées, les os, les poils; on fera des injections émollientes iodées. V. Abcès.

Testicule (IvYSTES DU). 11 y a deux espèces de kystes du testicule, ceux qui occupent l'épididyme, ceux qui occupent le testicule.

I. Kyste de l'épididyme (Liston, Lloyd, Curling, Marcé, Gosselin). — Nés aux dépens d'une dilatation des canalicules séminifères (Liston), les kystes de l'épididyme sont uniloculaires ou multiloculaires.

On reconnaît les kystes de l'épididyme à une tumeur siégeant sur un point de l'épididyme. Si le kyste est umloculaire, il est petit, dur, bien arrondi. Si le kyste est multiloculaire, la tumeur est lobulée. La tumeur est opaque ou transparente , la ponction exploratrice donne issue à un liquide clair, opalin, dans lequel on retrouve des spermatozoïdes dans un bon nombre de cas. Quelques kystes qui n'ont donné à une première ponction que de la sérosité donnent quelquefois à une seconde ponction du liquide contenant des spermatozoïdes (Curling). Hamilton pense qu'il y avait des kystes séreux de l'épididyme et que la présence d'animalcules spermaliques dans le liquide pouvait être due à une rupture d'un conduit séminifère dans le kyste.

Les kystes de l'épididyme sont indolents, se développent avec une très-grande lenteur et ne causent aucune altération de la santé générale.

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Les kystes de l'épididyme, comme tous les autres kystes, peuvent être le siège d'hémorrhagies; — les liématocèles de l'cpididyme (Curling) semblent avoir pour point de départ un kyste de l'épididyme. L'accroissement subit d'un kyste, la perte de la transparence, feront reconnaître cette complication.

Fig. 690« — Kyste spcrraatiqiie de 1 epidiilymi'.

Thérapeutique. — Lorsque la tumeur a un petit volume, lorsqu'elle n'augmente pas, il est inutile d'y toucher. S'il y a une hydrocèle concomitante ou consécutive, on opérera l'hydrocèle. V. ce mot.

Si le kyste devient volumineux, on fera une ponction et une injection iodée; ou bien on passera un séton, ou mieux un tube perforé dans la tumeur, et l'on fera des injections iodées.

Contre les phlegmons consécutifs à ces traitements, on aura recours au traitement approprié. V. Phlegmons des

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