TOUX
TOUX. Secousse subite d'expiration plus ou moins bruyante.
La toux est st/mptomatique des maladies du lai'ynx, des bronches, de la plèvre et des poumons, ou sympathique dans les maladies vermineuses, gastriques et hystériques. — Elle est sèche, petite dans l'hystérie : grasse, humide dans la bronchite et la phthisie ; rauque, enrouée dans le croup; quinteuse âans la coqueluche ; incessante, férine, duns la rougeole ou dans l'hystérie, nuances importantes pour le diagnostic et pour le traitement.
Les opiaciés et les solanées vireuses, en infusion, en extrait et en sirop, sont les meilleurs moyens intérieurs de calmer la toux (V. Sirops, Pilules). On y réussit également avec des vésicatoires volants saupoudrés de morphine, ou avec des injections hypodermiques de sulfate de morphine. V. Narcotiques, Hypodermiques.
TOUX ]\ERVEUSE. Une petite toux sèche, incessante, augmentée par l'émotion, sans expectoration ni fièvre, et sans modilication des bruits respiratoires, dépend d'une névrose du larynx et constitue la tuiix nerveuse.
La toux nerveuse est quelquefois sympathique de la dentition; d'une dyspepsie par des helminthes de l'intestin ; des affections de l'utérus, de l'aménorrhée et de l'hystérie.
Thérapeutique. — En cas d'aménorrhée la toux nerveuse doit être traitée par les emménagogues, et, s'il y a des phénomènes de congestion sanguine, par la saignée ou les sangsues aux cuisses.
La toux nerveuse s'observe chez les hystériques en dehors des attaques consécutives comme phénomène nerveux particulier. On l'a quelquefois rencontrée chez l'homme. Si les sujets ne sont pas chlorotiques il faut essayer d'une émission sanguine. Si, au contraire, ces sujets sont chlorotiques, il faut employer les toniques, les ferrugineux, l'infusion de sauge, de mélisse, de menthe, de safran; la décoction de quinquina, d' armée, etc., l'extrait de quinquina en pilules, les différents sels de fer associés au quinquina, à l'asa fœtida ou à l'extrait de valériane, etc.; les potions avec de l'élher, de la teinture de musc, de la teinture de belladone ; le bromure de potassium 2 à 3 grammes par jour (Cersay); la poudre d'oxyde de zinc, de 2 à /i grammes par jour ; la poudre de valériane à 1 gramme, la poudre de digitale à 10 et 15 centigrammes, la poudre de camphre àl et 2 grammes par jour, les lavements d'asa fœtida à 1 et 4 grammes, doivent être successivement employés.
La toux nerveuse, incessante et très-fatigante, se guérit en mettant sur les côtés du larynx deux petits vésicatoires volants de 1 centimètre de diamètre avec de l'ammoniaque ou de la pommade ammoniacale, et en y mettant aussitôt 1 au 2 centigrammes de sulfate de morphine, application qu'on renouvelle les jours suivants. On réussit quelquefois avec des injections hypodermiques de sulfate de morphine, 2 centigrammes pour 10 gouttes d'eau, ou d'acide valérianique au trentième \+ +\.
On est quelquefois obligé de recourir à l'hydrothéra • pie et alors on donne tous les jours aux malades des bains d'affusion froide pendant quatre ou cinq minutes avec de l'eau à 18 ou 20 centigrades [+]•
Pilules antispasmodiques.
Bleu de Prusse t .a
,-, , , . J aa 10 grammes.
(Jxvoe de zinc ) ^
F. s. a. Cent pilules. On prendra une de ces pilules chaque matin à jeun pendant la première semaine fR.
(De P)Ourge.)
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Poudre antispasmodique.
Oxyde de zinc 2 grammes.
Sucre 5 id.
Mêlez, et divisez en dix prises.
Une toutes les deux heures, dans un peu d'eau sucrée pn.
Zincatev.
(Ether zincé.)
chlorure de zinc 20 grammes.
Faites dissoudre dans :
Alcool rectilié 40 grammes.
Éther snlfurique 80 id.
Par gouttes (deux à quatre), deux fois par jour dans de l'eau sucrée. Comme antispasmodique □.
Poudre antispasmodique.
Cyanure de zinc '. . . . 2 centigrammes.
Magnésie calcinée 2 décigrammes.
Cannelle 15 centigrammes.
Mêlez. A prendre en une fois. On pourra successivement prendre trois ou quatre prises semblables par jour E).
Pilules antispasmodiques .
Cyanure de ziuc 1 gramme.
Castoréum eu poudre 5 id.
Sirop de gomme q. s.
F. s. a. Quarante pilules.
A prendre une ou deux chaque jour [3.
Si7'op d'acide hydrocyanique.
sirop simple blanc 500 grammes.
Acide hydrocyanique médicinal 4 id.
Mêlez très-exactement et conservez dans des vases bien bouchés.
Dose, 30 grammes, dans une potion appropriée Q.
Potion calmante.
Eau distillée de laitue 100 grammes.
Eau distillée de laurier-cerise iO id.
Sirop diacode 30 id.
Mêlez. A prendre par cuillerées f+1.
Potion calmante antispasmodique.
Eau distillée de laurier-cerise 10 grammes.
Eau distillée 100 id.
Sirop de ileur d'oi'anger 30 id.
Extrait de suc dépuré de belladone. ... 5 centigrammes. Éther sulfurique 2 grammes.
Mêlez. A prendre par cuillerées toutes les heures f+l.
Acétate de plomb, 5 à 10 centigrammes, tous les jours El- (Tachenius.)
Eau distillée A'Osmison camphorina, à la dose de 1 à 2 grammes □. (Thunberg.)
Poudre de parisette (étrangle-loup), de 5 à 10 et 30 centigrammes. (Bergins.)
Poudre de semences de ciguë, 50 à 60 centigrammes en poudre ou en infusion,
TRACHÉITE. L'inflammation de la trachée-artère n'existant jamais seule est presque toujours associée à la bronchite ou à la laryngite.
Thérapeutique. — Dans la trachéite et dans la trachéobronchite, il faut garder la chambre et suivre les prescriptions du traitement de la bronchite.
TRJlCHÉOTOlMIE. V. CroUP,
TBAIVCHÉES. Les douleurs qui suivent l'accouche-
ment après la délivrance constituent les tranchées utérines, bien plus fortes chez les femmes qui ont déjà eu des enfants que chez les primipares.
Les tranchées sont souvent produites par les contractions de l'utérus qui cherchent à expulser un fragment de placenta ou des caillots de cet organe renfermés dans l'in- . térieur.
Thérapeutique. — La première chose à faire auprès d'une femme qui a des tranchées utérines est de savoir s'il y a des caillots ou un morceau de placenta retenus dans l'utérus, et dans ce cas de procéder à leur extraction.
L'administration du seigle ergoté, opiacé, à la dose de 1 à 2 grammes d'ergot, avec 1 centigramme de sulfate de morphine, guérissent très-bien les tranchées utérines.
Des applications continuelles de serviettes chaudes sur le ventre, — des cataplasmes et des fomentations narcotiques, des pommades belladonées et laudanisées, enfin un quart de lavement avec dix ou quinze gouttes de laudanum suffisent souvent pour guérir les tranchées.
TRAKSFIXIOIV. Procédé d'incision consistant à traverser de part en part des tissus, soit pour ouvrir un abcès, soit pour tailler un lambeau.
TRAIiSFUSIOl^ WU SABJG (Denis, Lower, R. Boyle, Blundell). La transfusion du sang est une opération qui a pour but d'introduire du sang vivant pris sur un homme sain, dans les veines d'un malade exsangue ou atteint de maladie chronique.
On ne fait plus la transfusion que pour des hémorrhagies telles que les malades sont voués à une mort certaine; mais jadis on avait la prétention de guérir ainsi une foule de maladies diathésiques.
La transfusion a été faite dans l'asphyxie des nouveaunés au moyen d'une injection dans la veine ombilicale (de Béhna).
La transfusion doit être faite avec le sang d'un être de même espèce, carie sang des animaux est un poison pour l'homme et même pour l'animal d'espèce différente.
Le sang qu'on vient de tirer d'une veine et qui reste au contact de l'air par une température moyenne garde ses propriétés chimiques pendant deux heures, perd de son oxygène et gagne un peu d'acide carbonique, mais pour la transfusion il vaut mieux se servir immédiatement du sang tiré de la veine.
Les globules rouges sont le principe vivifiant du sang par l'oxygène qu'ils portent avec eux.
Le sang transfusé avec sa fibrine peut amener la formation de caillots qui forment des embolies mortelles.
Le sang défibriné et fitlré peut être employé avec avantage dans la transfusion, et il a l'avantage d'éviter la formation des embolies.
Les malades auxquels on pratique la transfusion du sang ressentent une chaleur qui part du point d'injection, gagne le cœur et le reste du corps, et ceux qui sont sans connaissance se raniment graduellement, comme le pouls qui se relève avec la température générale.
■ Le sang fibrineux ou défibriné que l'on transfuse dans les veines d'un agonisant d'hémorrhagie agit à la fois comme stimulant du cœur et des muscles et comme partie réparatrice dans la nutrition générale.
La quantité de sang à transfuser qui est de 30 grammes pour un petit enfant, varie de 120 à 700 grammes chez les adultes.
La transfusion n'est bonne quedans l'agonie hémorrhagique ou dans l'asphyxie et dans certains empoisonne-
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ments par les gaz ; mais il est douteux qu'elle soit utile dans la pyohémie, la fièvre puerpérale, la diplithérite, etc.
La transfusion s'est faite avec du sang de mouton et du sang de bœuf, mais aujourd'hui on ne la fait plus qu'avec du sang humain sortant de la veine ou défibriné par le battage.
Jusqu'ici on a toujours fait la transfusion dans les veines, mais on peut également employer les artères (Graefe, Hueter) .
1° Transfusion du sang dans les veines. — Pour faire la transfusion du sang on ouvre une veine du pli du bras par une petite incision de la peau et une incision de la veine parallèle à l'axe de ce vaisseau ; on introduit une canule sur la partie terminale de laquelle on lie le bout inférieur de la veine. On chauffe à 30 ou 36° une seringue ordinaire; une saignée de 300 grammes est faite à un adulte; on reçoit le sang dans le corps de la seringue, dont on ôte le piston ; on referme la seringue et l'on injecte.
Pour être plus sûr d'aller avec rapidité on se servira d'une seringue à corps de verre munie d'un entonnoir à sa partie supérieure ; on reçoit le sang dans une seringue, lorsqu'elle est pleine on pousse le piston, l'entonnoir se trouve fermé et l'on a encore l'avantage de voir s'il y a de l'air dans le corps de la seringue et de savoir quand il faut cesser d'injecter. La seringue est chauffée comme il a été dit. Il vaut mieux injecter 300 grammes de sang en trois fois en poussant peu à peu que d'injecter brusquement 300 grammes à la fois (Nélaton) : c'est perdre du temps que de défibriner le sang par le battage. V. Anémie, Délivrance.
Jadis, on a fait la transfusion, de bras à bras, en plaçant sur un homme sain, dans le bout inférieur d'une veine du bras, une canule dont l'autre extrémité est placée dans le bout supérieur de la veine du pli du bras du malade.
2° Transfusion du sang par les artères. — Hueter de Rostock a fait dans huit cas la transfusion du sang par les artères, méthode qui a été employée par Graefe en 1866 sur les cholériques.
Pendant qu'un aide défibrine le sang que l'on doit injecter, le chirurgien met à découvert l'artère radiale ou l'artère tibiale postérieure dans une étendue de 2 à 3 centimètres, et place des fds à ligature sur l'artère à l'extrémité centrale, périphérique de la plaie et dans son milieu, puis un quatrième fd comme fd d'attente. Le premier fil met un obstacle à l'apport du sang, le deuxième empêche la circulation collatérale de donner jusqu'au moment où on placera la canule ; le troisième fil sert k lier la canule que l'on place dans une petite incision faite à l'artère entre les deux ligatures précédentes. Lorsqu'on veut faire l'injection, on relâche le fil placé sur le bout périphérique, qu'on a soin de Uer lorsque l'injection est finie.
On peut en quelques minutes injecter une quantité considérable de sang ; la peau du pied ou de la main gonfle un peu, prend une couleur rouge pourpre, le malade y ressent des démangeaisons ; cependant il n'y a pas d'extravasation sanguine; on ne voit pas davantage survenir d'inflammations, qu'on pourrait rapporter à l'hypérémie des capillaires. Le principal avantage de la transfusion artérielle sur la transfusion veineuse consiste surtout en ce que le sang n'arrive au cœur que d'une façon lente et mesurée. Le cœur ne reçoit pas tout d'un coup une surcharge qui en gêne les fonctions. Une telle surcharge et les troubles consécutifs de la circulation sont très-dangereux.
Aussi Hueter fait-il ciiez des septicémiques, etc., une
saignée veineuse pendant la transfusion. 11 faut aussi signaler un second avantage assez sérieux ; des bulles d'air offrent peu de danger dans la transfusion artérielle ; l'air est facilement résorbé dans son trajet; il n'en est pas de même pour les veines ; on connaît tout le danger des injections d'air dans ces canaux.
Sans rien préjuger du mérite de la transfusion du sang veineux ou de la transfusion de sang artériel, ce qui doit être étudié, d'après de nouvelles observations comparatives, je dirai d'une manière générale, que pour la réussite de cette opérai ion il faut surtout éviter : la présence de corps étrangers venant salir le sang ; la formation des caillots; l'introduction de l'air dans le torrent circulatoire ; la précipitation de l'injection, et enfin la phlébite. On devra faire en sorte :
1" Que l'appareil puisse être tenu dans un état de propreté parfaite.
2° Que sa capacité soit suffisante pour contenir la quantité nécessaire de sang et qu'd puisse être manié facilement et avec précision.
3" Qu'il soit possible de conserver au sang la température voulue.
Il" Que l'introduction des bulles d'air dans la veine soit rendue impossible.
Les seringues ordinairement employées pour la transfusion se composent d'un cylindre de verre muni des pièces accessoires de métal ou de caoutchouc et d'un piston recouvert de cuir graissé. En fixant au cyhndre les pièces accessoires, il reste toujours entre ces parties des rainures. Dans ces rainures s'introduisent toujours de la poussière, de petits morceaux de mastic, et surtout du sang qu'il est très-difficde d'enlever complètement ; ce sang entre en décomposition et peut infecter celui qui servira à une seconde transfusion.
Les pistons sont aussi, à la longue, très-difficdes à conserver dans un état de propreté absolue. Le cuir absorbe toujours un peu de sang; la graisse devient rance, et du cuir du piston se détachent des matières étrangères qui altèrent facUement le sang et produisent dans les poumons diverses lésions pathologiques, comme des embolies et des abcès. Plusieurs physiologistes prétendent que l'introduction des corps étrangers dans la circulation pourrait être même le point de départ de la formation des tubercules.
On peut éviter tous ces inconvénients en adoptant l'appareil et le procédé de de Belina :
1° Un flacon renversé cylindrique de verre, de 25 centimètres de hauteur sur 5 centimètres et demi de diamètre. Ce flacon se termine à la partie inférieure par un ' goulot de k millimètres de diamètre. Au-dessous de la partie supérieure existe un orifice 6 de 1 centimètre et demi de diamètre. Ce flacon est construit pour contenir 250 grammes de sang de zéro à 250 degrés; au-dessus de 250 degrés, reste une chambre qui contiendra de l'air.
2° Une pompe à air comprimé, composée de deux ballons de caoutchouc réunis et se terminant "par un tuyau également de caoutchouc. Le premier ballon p, d'environ 5 centimètres de diamètre sur 7 de longueur, est fermé du côté extérieur en par une soupape qui s'ouvre de dehors en dedans, et, du côté intérieur en o, correspondant au second ballon il est fermé par une soupape s'ouvrant en sens inverse. La seconde soupape sert de communication entre le premier et le second ballon ; celui-ci, à l'état de repos, présente une longueur de 7 centimètres et un diamètre de 3 centimètres, qui peut acquérir celui du premier ballon. Il est entouré d'un filet
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destiné à limiter le degré de distension. Le luyau m, également de caoutchouc, qui termine le second ballon, a 27 centimètres de long sur U millimètres de diamètre.
3° Un trocart composé de deux tuyaux d'argent et d'un stylet. Le premier tuyau fn, long de 2 centimètres, se décharge à angle presque droit, avec une légère inclinaison, dans l'autre tuyau hJi' , long de 5 centimètres. Le diamètre des deux tuyaux est de 2 millimètres environ. Le stylet ii' , garni d'un petit manche en forme de bouton, s'ajuste à frottement doux avec le tuyau. La pointe, de forme triangulaire, dépasse de 5 millimètres l'ouverture dudit tuyau. Près de /c il y a un ressort qui se détend, quand on retire le stylet, dans une rainure située sur la tige de celui-ci, et, de cette manière, empêche qu'on puisse le retirer davantage.
Kiï. 09". — Appareil Robert et Collin.
Les trois parties s'ajustent entre elles de la manière «uivante :
L'orifice h est rempli par un bouchon perfoi é de caoutchouc, qui lui-même contient une canule d'ivoire ressortant en dehors en forme de bouton. Ce bouton est recouvert avec une gaze épaisse pliée en deux pour arrêter la poussière et les germes organiques en suspension dans l'air. Sur ce bouton s'ajuste l'extrémité du tuyau m.
Le goulot /■ du ilacon est réuni avec le tuyau du trocart terminé en bouton /' par un tube ff' de caoutchouc noir, de 12 centimètres de long sur k centimètres de diamètre.
Afin d'éviter une trop grande variation dans la température du sang, surtout si l'on est obligé d'injecter trèslentement, et si la température de la chambre du malade n'est pas très-élevée, le flacon peut être muni d'une couverture de laine ; on y a ménagé une échancrure qui permet de voir la quantité de sang fournie au ma|ade à l'échelle métrique gravée sur le flacon.
La description de l'appareil terminée, voici comment on opérera la transfusion. On commence par défibriner le sang à l'aide de baguettes de verre tordu; puis, on le filtre à travers une toile épaisse, et on l'introduit par l'ouverture b avec un entonnoir de verre dans le flacon. On ferme l'ouverture b avec un bouchon de caoutchouc noir, et l'on place le flacon dans un bain d'eau chauffée à l\(> degrés.
Après avoir bandé le bras du malade, comme pour une saignée, on découvre la veine médiane, en pratiquant une incision d'un centimètre de long. On retire le flacon de l'eau, on le sèche ; puis tenant le col en bas, o'fi tire le bouchon de caoutchouc et l'on y introduit la pompe à compression.
On relire alors le stylet jusqu'à //, et le sang chasse tout l'air contenu dans le tuyau du trocart dans la direction de communication fui, qui se rétablit de cette manière. Lorsqu'on s'en est assuré, en voyant couler le sang par l'ouverture du tuyau, il faut remettre le stylet, essuyer le trocart, faire tenir le flacon par un aide, et, après avoir fixé la veine avec la main gauche, y enfoncer le trocart, puis retirer le stylet.
On enlève alors la bande du bras ; on fait maintenir le trocart par l'aide ; prenant ensuite le flacon de la main gauche, on manie avec la droite la pompe de compression. Chaque pression sur le ballon p fait venir environ 20 à 30 grammes d'air dans l'espace l ; l'air est comprimé au dedans et presse sur le sang. En maniant ce ballon d'une façon suivie et en réglant l'écoulement du sang par l'introduction du stylet, qui peut être ici employé comme un robinet, on parviendra à faire couler le sang dans la veine d'une façon sûre et uniforme.
Beaucoup de chirurgiens sont d'avis que tous les appareils spéciaux et compliqués sont superflus ; qu'un bistouri, une pincette et une seringue à lavements, qu'on trouve partout, suffisent pour pratiquer la transfusion. Cette tendance vers une simplicité primitive est déplorable.
Pour résoudre un aussi grand problème, il faut des moyens appropriés. La transfusion du sang est une opération physiologique par excellence; elle demande conséquemment un appareil qui réponde aux exigences physiologiques.
L'organisme humain est très-compliqué. Tous les matériaux qui arrivent dans le sang passent par tout un système de filtres ; l'air même que nous respirons pénètre par un canal dont les poils et la membrane pituitaire retirent la poussière, en même temps que l'air des fosses nasales réchauffe celui que nous aspirons.
Si nous voulons donc remplacer le sang d'un individu par le sang d'un autre, il faut que ce sang passe par un médium convenable à l'état physiologique.
Le temps où l'on voulait tout faire avec un bistouri et une pincette est passé pour la chirurgie. Il y a des opérations qui, en se perfectionnant, deviennent plus compliquées; et si quelques chirurgiens se plaignent des appareils et des procédés minutieux, beaucoup de malades leur doivent leur salut.
Le perfectionnement, s'il est réel et incontestable, s'il sauve même un seul malade sur cent, est une raison suffisante pour faire adopter l'appareil nouveau et réserver les seringues à lavements à leur usage habituel.
Trois observations de succès ont déjà été publiées dans la (}azettc médicale de Pxris.
TRAKSPIKilTIO]*. La sécrétion insensible de matières liquides et gazeuses par la peau constitue la transpiration;
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mais si la sécrétion du liquide est très abondante, il en ' résulte de la sueur. V. Sueur et Éphidrose.