TRAUMATIQUE. V. TRAUMATISME
TRAUMATISME. Terme employé pour désigner un coup, une plaie, une congélation et toute violence exercée sur l'homme : on appelle traumatisme accidentel, ces lésions accidentelles, les opérations constituant ce que l'on désigne sous le nom de traumatisme cliirurgical .
TRÉB.IS (Tarn). Eau bicarbonatée, alcaline, gazeuse, ferrugineuse et sulfureuse froide, employée contre la chlorose et les maladies de la peau.
TRÈFLE. Plante de la famille des légumineuses papilionacées. — C'est une plante fourragère très-utile qu'il faut toujours faire sécher avant de la donner aux animaux ; car, si on la donne fraîche ou mouillée, elle détermine promptement une pneumatose mortelle.
Dans les cas de pneumatose occasionnée par le trèfle, il faut saisir les animaux par le froid, en les baignant dans une mare, ou faire la ponction de l'intestin.
TRÈFLE d'eau. V. MlNYANTHE.
TREMBLEMEIVT. Des oscillations continuelles dans les muscles de la tête ou des membres caractérisent un état morbide particulier connu sous le nom de tremblement.
Le tremblement de la tête ou des membres résulte de l'âge avancé {tremblement scnilij, — des excès vénériens et surtout de l'onanisme, — de la sclérose en plaques disséminées (V. Sclérose), — de l'usage excessif des liqueurs alcooliques (tremblement alcoolique) (V. Delirium tremens) , des effets toxiques de l'opium et du tabac, — enfin de l'intoxication chronique par le mercure (tremble^nent mercuriel) chez les ouvriers qui manipulent ce métal, ou chez les personnes qui, dans un but thérapeutique, en ont pris une trop grande quantité.
Thérapeutique. — La suppression des mauvaises habitudes de luxure et d'intempérance, — la privation du tabac, — la cessation du travail qui exige l'emploi du mercure et, avec cela, les bains sulfureux artificiels, les bains de Baréges, de Cauterets, les frictions sèches et le massage, les frictions rubéfiantes, la noix vomique et le sirop de strychnine, l'acupuncture des nmscles agités, enfin l'électrisation, sont les moyens à opposer au tremblement.
Poudre de valériane. A prendre de 5 à 60 grammes par jour.
Suc de racine fraîche de piimne, k 30 grammes, ou bien décoction de cette racine fraîche, 15 à 30 grammes dans un litre d'eau réduit à moitié. (Forestier.)
Poudre d'oxyde de zinc. A prendre de 1 à 5 grammes par jour.
Application d'aimant artificiel sur les parties agitées.
Eau distillée de lavande, 15 à 30 grammes; huile essentielle, quelques gouttes dans une potion.
Extrait de jusquiame. A prendre depuis 10 centigram.
Menthe poivrée, en infusion, ou huile essentielle, six à douze gouttes dans une potion.
Phosphure de zinc. — 1 gramme pour 100 pilules argentées.
De 1 à 5 pilules par jour. (Gueneau de Mussy.) Ou bien :
Huile phosphorée en capsules de 1 milligramme ; 2 à 8 pilules par jour. (Beaumetz.)
Tremblement mercoi-it'I. Contre cette espèce de tremblement, il faut donner :
Phosphure de zinc. — 3 à 6 et 10 milligrammes par jour en pilules ou poudré avec de l'amidon.
Huile phosphorée en capsules de 1 milligramme. Une à deux pilules par jour.
TRÉPAl^ (Appareil du). Connu depuis la plus haute antiquité, et sous toutes les formes instrumentales usitées aujourd'hui, le trépan est un instrument destiné à pratiquer dans les os une voie artificielle, régulière, soit pour ouvrir le crâne, soit pour évacuer les produits morbides contenus dans les os ou au-dessous d'eux.
A. Trépan français. — L'appareil du trépan se compose d'un arbre à vilebrequin, muni de scie circulaire ou couronne, et d'un perforalif vissé à rebours ou articulé à cliquet dans la partie terminale de l'arbre du vilebrequin.
Les pièces qu'on place sur l'arbre du trépan sont : le perforalif, une couronne munie d'une gaîne d'arrêt ou une scie à champignon à volonté.
Fig. 698. — Trépan mndirié servant de scie à molette, île scie de Heine. ■ — F. Couronne du trépan, avec perforatif an centre et gaîne d'arrêt autonr de la couronne. — D. Manche. — B. Poignée serrant à maintenir le trépan pendant que le manche D est appliqué sur la poitrine. — C. Manivelle pour manœuvrer la couronne. — G, F. Molettes mues par la même manivelle C, lorsqu'on se sert de l'instrument comme de scie à molette. — A. Manche pour maintenir l'appaieil pendant que l'on fait usage de la scie à molette ; quand on se sert du trépan, le manche est confié à un aide. Cet instrument remplace le trépan ordinaire et la scie de Heine.
Les accessoires du trépan sont une rugine, un couteau lenticulaire, c'est-à-dire un couteau court, fort, et terminé par une plaque lenticulaire, perpendiculaire à la direction de la lame ; un élévatoire courbe en S, de J. L, Petit, ou une spatule ordinaire, un lire-fond ou vis double, une brosse pour balayer les os et les dents de la couronne du trépan.
B. - Trépan anglais ou tréphine. — Le manche sur lequel se vissent les couronnes au lieu d'être un vilebrequin est un simple manche semblable aux manches des tarières antiques, La tréphine a les mêmes couronnes et le même
TRÉP