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BELL

distinctement, avec un corps étranger dans la bouche (un caillou, un bride-langue (Colombal) , un cintre (Hervez de Chégoin), une petite fourchette de bois (Stard), une boule de caoutchouc (Morin), en rhythmant l'émission des syllabes par l'élévation et l'abaissement du bras ou du pouce sur l'index, on améliore beaucoup le bégayement.

Si le bégayement est léger, il suffit, pour le guérir, de prononcer brusquement chaque syllabe, et s'il est fort, de joindre à ce mode orthophonique une forte secousse de haut en bas sur l'un des bras (Serres) .

Si un bègue veut se corriger, il doit lire lentement, prononcer une à une toutes les syllabes, ne jamais perdre de vue le mouvement de la langue, garder un silence complet hors des exercices, faire attention aux mots et non au sens de la lecture, parler seul de temps à autre, rendre ce monologue de plus en plus long, enfin converser lentement avec une autre personne, sans cesser de faire attention aux mouvements de la langue (Malbouche) .

Les gymnastiques pecioraZe, laryngée, gutturale, linguale et buccale sont les meilleurs moyens de rhythmer la parole et de diminuer le bégayement : 1 ° faire une forte inspiration ; 2" retirer la langue en relevant la pointe vers le palais; 3° tendre les lèvres dans le sens transversal, en éloignant les commissures," ^° parler en mesure et lentement (Colombat) .

C'est à la gymnastique que se rapporte la méthode de Ghervin mise en pratique dans le département du Rhône, d'après l'avis favorable émis par le conseil général de ce département. Cette méthode consiste dans la gymnastique de la langue, des lèvres, de la respiration, de l'ouïe et dans le rhytlime. h' inspiration faite à propos dissipe la contraction spasmodique de la glotte et remplit la poitrine d'une quantité d'air suffisante pour fournir à une longue expiration ; l'élévation de la pointe de la langue contre le palais (méthode de M""* Leigh) favorise l'ouverture du larynx et le relâchement des cordes vocales, de manière à laisser un libre passage àl'air ; enfin, l'écartementdes commissures des lèvres donne à celles-ci un point d'appui qui prévient les mouvements convulsifs; les conditions d'une articulation nette et facile se trouvent donc ainsi remplies. Quant au y7i//^/w«e, son action est de modérer l'influx nerveux en exigeant de la part de l'élève une attention continuelle. C'est surtout en causant avec ses élèves et en les forçant à l'imiter qu'il fait rapidement disparaître leur infirmité. Le traitement, en effet, n'exige pas plus d'une quinzaine de jours.

Sauf la section du filet, il faut bannir de la thérapeutique du bégayement les opérations à faire sur la langue, et se contenter d'une gymnastique par laquelle la volonté reprenant son empire sur l'organe de la parole, se dirige plus sûrement dans l'articulation des mots.

La section de la langue, l'excision d'une portion de sa base (DielTenbach) , l'excision en V d'une portion de la langue (Velpeau), la section des muscles génioglosses (Baudens, Âmussat, Philipps, Bonnet) par la bouche ou pardessous le menton, ne produisent qu'une amélioration éphémère. Les résultats de ces opérations ont des dangers et ne valent pas ceux de l'éducation.

BELLADOIVE. Plante indigène des solanées, dont la racine, les feuilles, les fleurs, les fruits, sont employés comme narcotiques, en raison de l'atropine qui s'y trouve. V. Atropine.

Elle s'emploie dans les spasmes et dans les névroses, dans les névralgies, dans les paralysies, dans la toux nerveuse, dans la coqueluche, etc. \+ +\. Après son action

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