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BÉNI

sédative antispasmodique, son principal effet est de dilater la pupille et de dessécher le gosier. A haute dose, elle trouble la vue, amène des hallucinations et un violent

Fig. 6^2, — La belladone.

délire. C'est un poison narcotico-âcre Irès-dangereux, pl il importe d'en surveiller l'emploi avec soin.

Les feuilles se donnent en poudre, 5 à 50 centigram.; en extrait, 5 à 10 centigram.; en teinture, 10 à 15 gouttes. — L'écorce de racine se donne en poudre, 10 à 15 centigrammes par jour. Extérieurement, la belladone s'emploie sous forme d'huile pour faire des frictions. V. Atropine.

BELLEVILLE; (dans Paris). Eau minérale sulfureuse froide. Employée dans les maladies chroniques de la peau, dans la bronchite et l'angine chronique et dans la scrofule ; on en donne 2 à 3 verres par jour [T].

BEN-HAROUIV. Eaux minérales bicarbonatées oti chlorurées sodiques, de la province d'Alger, dans la Kabylie, près de Dra-el-Nizan. Elles ont une température de 18 deg rés centigrades, et s'emploient dans la dyspepsie, dans la gravelle, dans la cachexie paludéenne, dans les engorgements du foie et des reins.

BÉIVItCiNITÉ. La bénignité est une forme des maladies en rapport avec leur intensité, les lésions qu'elles engendrent et la cause occulte qui peut leur avoir donné naissance.

C'est surtout à l'occasion des maladies gangréneuses, pestilentielles, virulentes, miasmatiques et épidémiques, qu'on parle de la bénignité ou de la malignité des maladies, car dans ces cas, de deux alîeclions semblables dues au même poison morbide, l'une, Irès-grave chez les uns, est très-légère chez les autres, ou même, lorsqu'elle paraît très-grave, se termine plus favorablement (pie d'autres cas en apparence peu redoutables.

Les épidémies, très-meurtrières au momenl de leur apparition, deviennent peu à peu très-bénignes, et à leur lin laissent guérir la plupart de ceux qu'elles frappent.

C'est à la modification inconnue de la cause elle-même inconnue des lièvres épidémiques, plus encore qu'à la con- ' ^litution des individus, qu'il faut attribuer la bénignité des maladies.

BÉl^llV, IGRIE. Qualification accordée aux maladies ;ans gravité et indiquant leur terminaison favorable. Elle l'applique aux maladies inflammatoires n'ayant qu'une nédiocre intensité ; aux maladies gangréneuses, telles que

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l'anthrax et les angines ulcéreuses ou couenneuses, lorsque leurs produits n'infectent pas le sang et n'empoisonnent pas l'individu ; aux tumeurs dont les éléments se reproduisent avec lenteur et ne pénètrent pas dans la circulation pour créer des diatbèses mortelles, comme le lipome ou les adénomes : tumeurs bénignes, opposées au cancer, à l'épithélioma, aux tumeurs fibro-plastiques, etc. ; tumeurs malignes; enfin aux fièvres contagieuses, épidémiques, lorsque la cause occulte qui les a produites n'entraîne pas de phénomènes graves et ne compromet pas la vie des malades.

BENJOIIV. Baume retiré par incision du Stijrax henzoin., de la famille des ébénacées. Il est composé d'acide benzoïque, d'une essence appelée benjoine et d'une résine mal déterminée. Son odeur est agréable. V. Benzoïque.

On l'emploie comme tous les balsamiques à l'état de sirop □ , et à l'extérieur contre le rhumatisme chronique, dans l'anasarque sous forme de fumigations

Pour faire ces fumigations, on enveloppe les malades, tout nus, dans une couverture imprégnée de vapeurs de benjoin, et on les y laisse deux heures. Pour imprégner la couverture, on entoure avec elle un fourneau allumé sur lequel on jette plusieurs pincées de poudre de benjoin, et quand la laine est bien imprégnée, on emmaillotle te malade.

On s'en sert en teinture, quelques gouttes dans de l'eau, pour faire le lait virginal, destiné à la toilette des femmes élégantes.

BEWOITE. Plante des rosacées, dont la racine est amère et astringente.

Elle est employée en décoction et en. poudre comme sucdané du quinquina, à titre de fébrifuge.

BE1\1ZII¥E. Carbure d'hydrogène retiré du charbon de houille.

Ce carbure est employé seul ou mélangé d'huile en lotions contre les poux, la gale et les autres parasites.

BEIVZO^ITES. Sels résultant de la combinaison de l'acide benzoïque avec une base.

Le benzoate de soude à 2 et i grammes par jour dans une potion gonimeuse, s'emploie contre la gravelle et dans la goutte m.

BEAIZOIQUE (Acide). Cet acide existe dans tous les baumes, et on le relire du benjoin sous forme d'aiguilles soyeuses, blanchâtres, d'un goût acre, peu solubles dans l'eau froide, mais solubles dans l'alcool. On le donne dans la bronchite chronique [±\, dans la goutte et dans la gravelle uriquc [+]•

Potion benzoïque.

l'Iiuspliale Je scude 2 siammcs.

Anide beuzoïqiie 1 id.

Potion gommeuse "125 id.

A prendre par cuillerées dans les vingt-quati e heures (Bouchardat) .

Pilules d'acide beinoîque.

Acide benzoïque 5 grammes.

Conserve de roses ((.s.

F. s. a. 50 pilules. De une à huit par jour, moitié le matin, moitié le soir (Fraene).

BERBÉRIDE (Épine-vinette). Arbuste de la famille des berbéridées, dont les fruits acidulés servent à faire un sirop rafraîchissant, dont les semences entrent dans le diascordium, et dont l'écorce de racine donne la berbéruie el ['oxyocanthine, principes ameis fébrifuges □.

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